Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 10:14

Mesdames et messieurs, chers auditeurs, chères auditrices, nous sommes de retour en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, pour la suite de cette retransmission en Eurovision. Tout va bien Jean-Pierre, remis de la flambée intello de Francis ? Vos neurones tiennent le coup ?

-Va chier, Bozo !

-Elégant en diable, Jipé…

-Mais j’y pige rien à ses feintes grecques avec ses typhons, ses borées et ses Parthénons, jeunesse.

-Ah Jean-Pierre, ce fut pourtant une prestation homérique

-Ah oui OK, je pige maintenant. Homérique. Rapport aux Simpsons, tout ça ?

-Mais non crétin, Homère, l’Illiade, la mythologie Grecque, l’Odyssée, Ulysse…

-Ah, là, je pige :  Je suis Nono, le petit Robot… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn.

-Irrécupérable Jipé, bon pour le privé !

 Img0008 e7a En Islande, même en été, le fond de l'air est un peu frais...

-Je vous interromps Jean-Edern. Car pendant que vous discutez avec votre pote, Lady Glagla nous annonce le prochain candidat, pour la Moldavie.

-Tout à fait Francis. Voici maintenant le candidat Moldave. Sopranal.

-Moldave ? Mais je croyais qu’il venait du côté de Charleroi.

-Et alors, c’est pas en Moldavie Charleroi ?

-Ce doit bien être à l’Est de quelque chose en tout cas, mais pas à l’est d’Eden.

-M’en fout de votre Charleroi, Jean-Margoulin, c’est pas une ville ça Charleroi. Faut du passé et du sang versé, une âme polie à la meule de l’Histoire avec une grande Hache. Vous voulez de la ville ? Lîdge ! Asse veyou l’torê ? Esse-ti bê ?

-Tu m’étonnes John, saleté principautaire va ! C’est bien les Liégeois ça !

-Vous n’êtes pas d’origine liégeoise Jipé ?

-Je… non. Non non non. Ces Lîdgeux, centres de la Belgique avec leur Wallon, leur accent et leur histoire millénaire, ils me gonflent. Si ça ne tenait qu’à moi, on rebrulerait la ville tiens.

-Tiens à ce propos, Francis, vous pourriez nous faire un rappel historique ?

- Je ne sais plus qui a incendié Liège en 1465. Charles le Téméraire ou Charles Michel ? A moins que ce ne soit son père, Louis le Pieux, un homme tiré du bois dont faisait cent palettes. Le Pieux… comme dirait Charles Picqué, il est temps qu’on clôture, les limites sont dépassées.

-Bon, Sopranal, les amis. Ca relèvera le niveau. Sopranal qui pousse un cri d’amour émouvant et poétique : «J’ quette Jocelyne », Sopranal.

 

 

-Hé ben vous voyez, hein Jean-Claudine, quand je vous disais, à propos de Charleroi. Tous pourris !

-Francis… Poujadissss, sont des mots qui vont si bien ensemble.

-Hautain boudin sont des saucisses qui…

-Bon les enfants fin de la partie ! Francis : Liège question magouille politique, c’est pas clair, clair non plus hein… Parait même que le glaive de la justice, tout Seraing qu’il était, s’est Flémalle en tenant le sceau des lois par son Ans… C’est dire…

-Tous pourris de toute façon, j’vous dis Jean-André. Tous partout. En Belgique, en Allemagne, en Grèce, en Italie, en France…

-Francis, c’est plus du poujadisme là, c’est de la banalité. C’est pas pire, c’est juste plus con.

-Poujadisme ? MAM, DSK, TRON ? C’est des titres de jeux vidéos ?

-Ah oui ! Ce scandale avec le ministre Tron en France.

-Minestrone, Serge ? C’est pas plutôt Italien ?

-Ah, laissez-nous avec vos billevesées, Jean-Modeste, cette histoire sans queue ni tête d’homme tronc qui prenait son pied avec des panards me casse les couilles. J’en ai plein les fesses. Surtout que le gars a beau jouer les fiers à bras, il n’a pas les épaules assez larges que pour ne pas se casser l’échine.

-Vous pensez qu’on s’échine à l’épier ?

-Dites-donc, vous n’essaieriez pas de contrepéter Jean-Richard ?

-Pas du tout, tournez-le dans tous les sens, c’est à deux doigt de la contrepèterie mais deux doigts qui font toute la différence. Enfin... quoique.  

-Mouais… Enfin, cette affaire Tron toute étrange ne mériterait pas de marche blanche même pour un cas de podophilie saisi sur la tranche. Etrange cas d'étron car si j’ai déjà entendu parler d’estomac dans les talons je n’avais jamais ouï telle affaire de libido dans le talon, Jean-Achille.

-Ben, lui aussi on se demande s’il a zouï, hein Agnès ?.

-Si je puis me permettre, D’intervenir à l’aulne de...

-Allez-y Serge, dites quelque chose d’intelligent.

-Cette histoire me rappelle le livre passionnant de la romancière belge Amélie Poulain : Mieux vaut avoir l’étalon dans l’estomac que l’estomac dans les talons : réhabilitons les boucheries chevalines !

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En parlant de boucherie chevaline, j'me découperais bien un morceau de selle dans le gras mois. Ou alors un bon cheval melba. Henni soit qui mal y pense mais cheval dire à ma mère que tu as triché pendant la croupe du monde. 

-C’est pas du jeu Serge ! On avait dit intelligent ! Meeeeeerde. Jument fout de vos jeux de mots ! Mais heureusement, le prochain candidat arrive déjà et c’est du lourd. Du très lourd. De l’heavy merdal authentique de chez OTAN tique pour lequel je vous prierai de laisser vos commentaires à 5 balles au vestiaire. C’est la Suisse qui nous arrive. Et là respect. Vous allez voir qu’après ça, la seul commentaire qui convienne c’est le silence. Nous allons écouter la Suisse et ensuite une page de pub.

-C’est Lady Glagla en personne qui nous l’annonce, Jean-Blaise. Un groupe qui nous sert un rock musclé et une collaboration exceptionnelle entre des artistes majuscules.

-Oui, des majuscules qui avancent et qui reculent si bien qu’à la fin c’est nous qui nous retrouvons entubés.

-Je conseille cependant aux lecteurs de s'accrocher à leurs neurones, parce que là, ça va tondre des triangles de pelouse.

-Quel humour rase-mottes Francis ! 

 

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 08:13

 

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8 minutes. Juste 8 minutes. C’est le temps qu’a duré la grêle hier soir. Des grêlons énormes. La chaleur étouffante et puis tout à coup le vent, violent et froid, se lève. En quelques minutes, la pluie se met à tomber à grosses gouttes glacées. Le temps de rentrer et c’est le déluge. Et là impuissant, vous assistez à l’apocalypse.

Depuis le mois de mars, je m’échine au jardin. Pour la première fois en 6 ans, j’étais arrivé plus ou moins au résultat attendu : des massifs de fleurs sauvages, des dizaines de coloris, de feuillages, de « textures » différentes. Puis il y avait le potager évidemment. Bien sûr ce n’est pas mon gagne pain. Mais quand même, il fournit tous nos légumes entre le mois de juillet et celui de février par l’intermédiaire du congélateur.

Ce n’est pas mon gagne pain mais aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser aux agriculteurs, aux viticulteurs qui subissent ça, eux qui en vivent, eux qui en remplissent leur assiette. Et qui voient tous leurs efforts d’une année vaporisés par un quart d’heure de grêle ou dix minutes de tornade dévastatrice.

Et face à eux, je pense à tous ces bobos et ces nantis, ces donneurs de leçon qui, dans le domaine du vin surtout, se permettent de prendre ces gens de la terre de haut, voire, pourquoi pas, les cons ça ose tout, de leur donner des conseils culturaux. Pro-bio, anti-bio, pro-nature, morpions collés aux parties du terroir, amateurs de risotto… Venez pas me poncer les burettes aujourd’hui, je suis pas d’humeur.

8 minutes. Et ces gros bouts de glace qui explosent contre la vitre de mon salon. Tout à coup de l’eau s’engouffre dans mon rez-de-chaussée et dans la cave, venue on ne sait pas trop d’où. Il faut écoper. Hé, vous saviez qu'une bouteille de vin, même à plus de trente euros, ça flotte pas ! Heureusement que l'eau arrive, parce que collé à ma fenêtre, les bras ballant, impuissant, j’enrageais. Trois mois de sueur : le matin avant d’aller bosser, souvent dès 5 heures. Le soir après le boulot, arroser comme un perdu avec cette foutue sécheresse, lutter contre les limaces quand il pleuvait. Le week-end. Le dimanche, grasse matinée : je me lève à 6 heures. Alors OK, en même temps, il y a le blog et tout. Mais n’empêche. Combien de fois serais-je bien rester sous les couvertures ? Combien de fois aurais-je pu jouer avec mes enfants au lieu d’aller biner, d’aller semer, d’aller finir mes tomates parce qu’on annonçait du vent, d’aller buter mes patates. Combien de fois ai-je envoyer ma femme sur les roses ? Et le mal de dos, les insolations, les courbatures, les heures, l’argent dépensé. Du travail tous les jours depuis mars. Des dizaines d’heures de labeur. Huit minutes pour tout détruire. Tout ? Aucune idée, je suis coincé comme un con à écoper.

Bien sûr, il y a les avantages : l’odeur de la terre en avril, quand elle se réchauffe, qu’elle devient amoureuse. A l’aurore, parfois tu t’arrêtes et tu t’appuies sur ta bêche. Tu es seul avec le joyeux tintamarre printanier des oiseaux, tu savoures l’air frais, tu caresses la rosée, tu t’amuses de petits papillons de brume qui volètent autour des troncs.

Les soirs de moiteur orange et rose, il y a les papillons et les hannetons partout autour de toi. Et alors que tu ranges tes outils, pensant à l’ambrée fraiche et mousseuse qui t’attend sur la terrasse, les lucioles et les chauve-souris sortent de leurs repaires de jolis petits vampires.

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Il y a la joie de voir les feuilles puis les jeunes fruits. De se dire que cette année promet d’être magnifique. La joie de voir des plantes saines, vigoureuses et pourtant exemptes de tout phytosanitaire.

Il y a les légumes frais, saveur incomparable, que tu vas cueillir pour les cuire immédiatement. Ces tians délicieux, ces gratins d’aubergine, la moussaka de septembre, les pois sucrés que tu manges à même la cosse. Vous mangez quoi les enfants ce midi ? Du concombre ? OK, tu vas m’en cueillir un mon chou ?

Huit minutes… pour tout foutre en l’air. Sans espoir de retour, je suppose, pour certains légumes : trop tard pour semer. Trop de fierté pour aller acheter des plants en jardinerie.

Et moi, ce n’est pas mon gagne-pain. Mais comme tous ceux qui vivent, même un peu, de la terre, je suis à la merci des sautes d’humeur de notre charmante mère Nature que d’aucuns voudraient porter au pinacle de la bienveillance. Mais la Nature n’existe pas, c’est juste une collection d’animaux et de plantes qui vivent ensembles. A cela s’ajoute le climat, une machine aveugle, sans âme, sans cœur qui se fout comme de sa première culotte de nos agissements de nains de jardin.

Cette nature que chaque année, je trouve, nous prenons un peu plus de plein fouet dans la gueule. Mais, allez, on est un peu beaucoup responsables non ?

Huit minutes suffisent. Et puis parmi les internautes du vin, tu as encore des môôssieurs pas avares de conseils suite à leur dernière hardie dégustation, wouah les risques qu’ils prennent dis-donc. Sur les marchés tu as encore des peïs pour dire :

-Je m’en doute que vous respectez l’environnement monsieur mais vous n’êtes pas bio.

-Oui mais vous les avez goûtées mes fraises, vous les avez visitées mes serres, vous avez vu mes petites guêpes qui bouffent les pucerons ?

-Certes mais vous n’êtes pas bio. Certifiez-vous et on en reparlera.

Huit minutes. Et puis, dans le noir, tu vas quand même voir les dégâts. Tu t’accroches aux bonnes nouvelles : la serre semble ne rien avoir. Tu t’arrêtes devant le reste incrédule. A la place de tes superbes plants de patates, il y a une espèce de hachis de tiges jetées sans respect dans le fond des butes. En tâtonnant dans le noir, tu trouves des espèces de dentelles là où il y avait quelques heures avant des plants de courgettes.

Alors tu arrêtes. Demain sera un autre jour. Il sera toujours temps de voir ce que sont ces grandes tiges brisées. Il sera toujours temps, si la pluie cesse un jour. Si le soleil revient un jour.

Et alors, on se lèvera à l’aube, on chaussera ses bottes et on recommencera tiens…

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Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 06:43

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 Attention, voici de l'humour qui cocotte et qui en plus ne présente rien de n'oeuf.

- Cette prunelle est simplement… Au plus que tu la goûtes au plus qu’elle te goûte ! Et la tarte se marie bien avec. Francis, Vous pouvez m’appeler Jean-ce que vous voulez, je vous z’aime !

-Je me demandais juste, Jean-Juste… Marcel Amon, c’était pas une divinité sur l’île de Ré ?

-Ah oui Marcel Amont, rapport au chapeau de Mireille, aux vents, à Eole, tout ça. Très fin Francis, mais je doute que nos auditeurs pigent.

-Pourtant Jean-Hippocrate, la Grèce antique, qui rappelons-le doit être changée parce que c’est cancérigène et pas bon pour la santé en plus, regorge de divinités éoliennes.

-Hé bé… et pourtant ces gens là n’avaient pas l’électricité.

-Tout à fait. Ils avaient déjà des champions d’athlétisme plus rapides que le vent, les frères Borée. Modernes en plus les Grecs en tic. Ils utilisaient déjà l’Euros. Mais pas pour payer, juste pour mettre dans les chansons de Jacques Brel quand il chantait en grec : Avec l’Euros, écoutez-le vouloir, le pays ruiné qui est le mien. (1)

-Si je puis me permettre Francis, vous commencez à me faire caguer avec votre culture là. Tiens prends celle-là : Quand ça sent le soufre en enfer, satan pète. Et si ça continue, il va Hécatonchire è Mouss !

-Bon Francis, Serge, on perd des auditeurs là, si on se cantonnait au « Ris basique ». Du bon caca pipi des familles ? Et donc sans transition, nous allons écouter maintenant la deuxième prestation de Mister Methane, en tant que candidat de la Suisse, avec le très poétique « Wind of change ». Un commentaire Jean-Pierre ?

-Non je pensais juste à l’artiste suivant qui va devoir récupérer le micro. Au fait de quel signe zodiacal tient ce monsieur ? Je penche pour Verseau ascendant Zéphyr.

-Je crois plus simplement qu’il est du signe du Scorpion, Jean-Pierre, ça me semble logique.

-Wind of change Jean-Olivier, qui est le nouvel hymne national du MR. Avec des paroles poignantes :

« Girouette, gentille girouette, girouette, je te chevaucherai ».

-Ah bon, moi je croyais que c’était tu veux ou tu veux pas ?

-Comment ça ?

-Ben oui, une fois on se fait une bouffe dans un resto chic, la fois d’après on ne veut plus négocier avec la N-VA, trois mois plus tard, on rêve de têtes à têtes avec Bart sous la couette en foutant des miettes de gaufre tout partout dans les draps bleus froissés, tout ça pendant qu’Olivier Maingain gueule partout que la N-VA c’est des fachos… Je m’excuse, mais le mouvement réformateur ça fait désordre. Limite Muppet Show, mais avec les rideaux en bleu si vous voulez.

-Certes mais revenons à notre chevalier du Foehn, avec Wind of change. Envolons nous sur les ailes de la légèreté.

Chocking It isn't ? Mais que fait-on du micro après ?

-Je dois dire qu’il m’a roulé dans la farine l’animal. Prions pour qu’heureux, il fêle Jacob. Un numéro tonitruant.

-Oui Jean-Louis, Tony le truand qui était un des parrains de la mafia des déchets à Palerme et qui lui aussi faisait dans le méthane. Et par ailleurs, comme on dit dans ch’nord « Mé ta nanorak, y drache ! ». Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn…

-N’empêche Jean-Pierre : ce n’est pas parce qu’on veut rester dans les annales qu’il faut l’avoir dans le cul. Pourtant je crois que nous avons une bonne tête de gagnant devant nous : la chorégraphie, le costume ringard avec des couleurs criardes et questions étincelles, on peut dire que ça pète des flammes.

-Je dirais même plus Jean-Philémon, les Pays-Bas ont mis la barre très haut. Une barre tellement haut qu’ils vont se mettre à faire des pubs pour Pizza Hut, si ça continue.

-Aaaahh, Francis, n’évoquez pas Tia, elle me botte.

-Non Jean-Epicure, je préfèrerais évoquer ces paroles définitives autant que consternantes du philosophe Pascal Mouton « Quand le gaz part, Melchior bat l’ bazar »

-C’est qui melchior ? Un roitelet ?

-Mais non ce n’est pas Melchior Roitelet, c’est un faux mage de Hollande qui avait un numéro de tulipes notiseurs.

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OTAN en emporte le vent du désert. Le bombardement de Tripoli. Au centre on distingue bien Kadhafi, tandis que les rebelles passent à l'action. Bien tapie dans l'ombre avec son casque (presqu'un parachute) doré Christine Lagarde qui meurt mais ne se rend pas. Et bien sûr la présence de Nicolas Sarkozy (le playmobil de droite) pose question quant aux agissements de la France et de ses féroces soldats.

-A propos de petomane, connaissez vous l’humoriste Vincent Lagaf’ qui officie sur TF1 Jean-Louis ?

-Boarf vous savez, moi les chaines privées, ce n’est pas comme vous hein Jean-Pierre, je n’en rêve pas la nuit… Mais Lagaf’ c’est le tondu qui anime des jeux ?

-C’est ça. Vous savez pourquoi Lagaf’ est chauve ?

-Non, mais je m’en fous.

-Parce qu’il a joué dans Spiderman et que l’araignée a pété !

-Ah… et ?

-Et ? L’araignée a pété et le gaz tond Lagaf’… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Elle est bonne non ? Gaston Lagaffe !

-Jean-Patachon, je suis sidéré. Ce type, c’est carrément Fantasio chez les ploucs.

-Francis, je crois que j’ai besoin d’une larme de prunelle.

-Volontiers mon bon Louis-Jeanne, c’est un calmant en plus.

-Sur ces paroles consternantes de notre ami Jean-Pierre, nous nous quittons encore une fois pour un peu de réclame poussive et vulgaire, bien plus qu'un malheureux petomane.

 

(1). Le lecteur voudra bien me pardonner cette parenthèse d’humour intello mais bon faut bien faire le yeux doux à la Communauté Française, ils vont peut-être me subsidier. Et puis ça me donne bonne conscience après les tonnes de caca pipi déversées ici. Une vraie manif d'agriculteurs. Et donc chez les Grecs, si tu vas t’y faire voir, tu verras Borée, le vent du Nord, Euros le vent d’Est et les Hécatonchires, les tempêtes.

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 07:12

Almanach de la semaine du 20 au 26 juin.

 

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, en ce dimanche, plutôt qu’aller fol en messe, lisez-donc mes hagiographies. Je rappelle que tous les saints évoqués ici sont vrais de vrais. Peut-être l’église a-t-elle supprimé de ses calendriers officiels nombre de ces martyrs des premiers âges, mais soyez-en sûr quelque part dans les campagnes reculées de France ou de Hongrie, il existe encore des chapelles, des dictons, des neuvaines ou des légendes les concernant. Pour vérifier : www.nominis.fr.

 

Les saints :

 

Lundi le 20 juin : Si Saint Méthode était bordélique en diable, Saint Bain était très propre sur lui. Quant à Sainte Gemme c’était une femme brillante et précieuse qui enfilait les perles pour protéger ses bijoux de famille.

Mardi 21 juin, c’est l’été, le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année. Chouette. Cela signifie aussi que dès demain, les jours raccourciront nous emmenant inéluctablement vers les rigueurs de l’hiver : les petits matins glacés, le givre sur les pare-brises, le verglas et son lot de morts sur les routes, les vieux mourant seuls, de froid, oubliés de tous y compris d’eux-mêmes, les pauvres qui ne pourront plus se chauffer autrement qu’en foutant les doigts de leurs gosses dans le poêle, oh un ou deux doigts par gosse, ce qui arrange tout le monde, avec 8 ou 9 doigts on se débrouille encore et puis les pauvres ça a un tas de gosses alors ça fait un paquet de doigts pour l’hiver, les loups affamés dans Paris, la pestilence sur Marseille et le beaujolais nouveau sur Lyon. Cette note d’optimisme estival vous était offerte par les cordes « Le nœud coulant ».

Sinon, le 21, c’était la Saint Pelade. Il mourut en 518 d’un accident stupide. Pelade était doté d’une pilosité abondante et d’une barbe de patriarche. Il avait l’habitude de parler dans sa barbe et un jour, il avala de travers un reste de cuissot de chevreuil qu’il y avait stocké en vue d’une longue marche d’ascèse. Alors il s’assit sur sa çaise et il mouririt seul dans les bois parce qu’il n’y avait pas un pelé à la ronde. Enfin, c’était la Saint Leufroy, au Pays d’Evreux, en pleine Normandie, il picolait du calva, parce que disaient ses contemporains, « il eu froid »

Mercredi le 22 juin nous nous rappelions (enfin moi, tas de mécréants) Saint John Fisher qui était un pauvre pécheur et Sainte Prece qui mourut écrasée sous le poids de la foi, parce qu’elle écoutait trop Barrique White. Et à trop tâter de la barrique elle eu une crise de foi.

Et puis vendredi c’est pas pour dire du mal, mais bon la religion catholique ne pense pas au bonheur des enfants. Non mais, voyez donc ce qu’on nous propose aujourd’hui : Saints Agoard et Aglibert, Gohard, Rombaud, Simplice, Théodgar et Théodulphe… Alors qu’il y a de si beaux prénom : Justin, Kevin, Allison, Jennifer, Spiderman, Starsky et Hutch si ce sont des jumeaux.

Mais le ou plutôt la meilleure du jour reste la Bienheureuse Raingarde. Bon vu qu’elle vivait vers 1100, je veux bien qu’elle n’était pas à la page bien qu’elle dû en avoir quelques-uns à son service des pages, mais quand même. Vous imaginez votre femme ou votre mère s’appelant Raingarde vous ?

-Ta mère c’est une ringarde !

-Ben oui, c’est vrai. Comment tu le sais ?

Et enfin, en ce dimanche 26 juin, fêtons Saint Pélage et il en a bien besoin vu les températures ! Il paraît que Saint Pélage avait mauvaise haleine et se promenait souvent à poil. Quand il avait bu, il nageait souvent en eaux troubles Pélage, hic !

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Saint Pélage, le matin avant le rasoir... 

 

Rétro Rustre.

 

LA page Facebook de Jésus, rien de moins…

http://lerustre.over-blog.com/article-tres-breve-de-comptoir-56380947.html

 

 

La télé quelle plaie !

http://lerustre.over-blog.com/article-vacances-potins-et-page-blanche-56379499.html

 

« Oui, j’avoue m’être parfois gélifié le cerveau des heures durant devant Louis la Brocante, Joséphine et Julie Lescaut. J’aime les séries policières mais FBI portés disparus, à la cinquième diffusion, ça lasse, on voudrait que ça disparaisse. »

Et enfin, un texte juste à moitié drôle sur les pratiques et les enfantillages de certains prêtres…

http://lerustre.over-blog.com/article-les-enfants-du-bon-dieu-c-est-pas-des-canards-sauvages-57052874.html

 

« Et puis j’en voulais à mes parents : ils m’avaient tout avoué pour Saint-Nicolas, pourquoi pas pour Dieu ? De ce jour, je suis devenu un perturbateur du cours de religion, le genre qui faisait rire les copains en demandant si le diable existait, qui  à la question "qu’évoque l’église pour vous ?" répondait "les bûchers". Bref, révolte adolescente, un peu puérile, mais qu’est-ce qu’on a ri ! »

 

 

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 12:13

-Délicieuse cette petite prunelle, Francis… Elle me donne des idées de jeux de mots dégueulasses et…Oups, antenne.

-Et nous nous retrouvons en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, Jean-Louis Lahaye, Francis Ballast, Jean-Pierre Hautain et Serge le Lama pour ce concours eurovision des grosses klettes. Et justement voici le deuxième candidat. Représentant l’Angleterre, il part parmi les favoris, Jean-Pierre.

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Plus que les petits pois écossais et sans paraître avoir la gale, je préfère la panse de mouton farcie. Il ne faut pas confondre les perfides albiques qui farcissent des moutons et les fidèles de la légion qui farcissent des biques.

 

-Je crois qu’on peut le dire Jean-Louis. Plus encore qu’avec Natacha Tenfeu…

-Hé ! entre deux coups de prunelle, laissez moi vous dire…

-Oui Francis !

-A propos de Natacha Tenfeu…. La pauvre, elle souffre. Natacha a mal !

-Gné ?

-Natacha Hamal, l’actrice….

-Jean-Pierre, on va faire comme si on n’avait rien entendu et on va poursuivre. Lui répondre c’est l’encourager, et il ne faut pas.

Oui…donc… bref, Ou en étais-je ? Ah oui : Un des favoris de cette compétition, ce qui n’est pas difficile Jean-Louis. Vous verrez au cours de nos émissions que tous les condidats sont des favoris potentiels. Z’ont tous une belle tête de vainqueur. Mais ce que nous allons voir maintenant, mes bons amis, sort de tous les sentiers battus. Il s’agit d’une véritable quintessence de l’expression corporelle scénique. On touche même là au fondement de la dialectique gestuelle existentielle Sartrienne. Vous noterez que ce candidat reviendra tout à l’heure comme représentant des Pays-Bas, rapport aux moulins à vent.

-Ah bon ? On peut être candidat pour plusieurs pays ?

-Bien sûr. Cela n’est pas en contradiction avec le principe de l’Eurovision : toutes ces daubes ont tellement peu d’âme que tout est interchangeable, surtout les artistes. Tant qu’ils changent de costume et de pétasses qui dansent, vous savez... 

 P9040297 "Comme un ouragan, le typhon a un peu plié mes tournesols". Marcel Proust et Frédéric Mistral dans "Nick, ton Moulinsart va trop vite".

-Pour ma part les amis, je me méfie de la perfide Albion et de ses présents surtout quand les Brittons s’appellent Timéo ou Dona. Un jour, en Angleterre, une sorcière friande d’hirondelles à la noix de coco me transforma en triton !

-Vous allez mieux on dirait !

-Mieux ? Je suis un lama et vous trouvez que je vais mieux. Moi, j’aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro, celui de l’équilibriste le seul qui compte et qui consiste à pas tomber. Plutôt que lama j’aurais voulu être lamantin. C’est moins lamentable.

-Serge, votre histoire me rappelle quelque chose, mais quoi ? Voyons, Timéo et Dona… Oui c’est ça ! La déclaration d’Herman Van Rompuy : "les Grecs nous craignent surtout quand on leur fait des cadeaux".

-Un morceau de tarte les amis ?

-Oui Francis. Et le nom de cet artiste ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Méthane man, tout un programme. Ecoutons cette œuvre touchante intitulée "One perlouze in my froc".

 

 

-Vous ne mangez plus votre tarte Francis ?

-Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens une singulière baisse de l’appétit, Jean-Pilou.

-Je dois avouer que c’est une œuvre qui décoiffe. Bien que j'eusse préféré qu'il nous interprète "Comme un ouragan"

-Tout à fait Jean-Louis. Et il s’agit également d’une véritable performance physique qui fait souffler un vent de fraicheur sur la musique moderne. Un morceau qui marquera les anales.

-Oui, enfin de fraicheur, Môssieur Hautain, permettez-moi d’en douter. Si c’est de l’aérien, ça vole quand même bas. Et question énergies vertes, je préfère quand même le solar impulse à ce prout qui pulse.

-C’est clair : prout le bruit qui pulse ! Il y a un poème du Titicaca qui commence ainsi "Avec le vent du nord qui vient s'écarteler. Avec le vent du nord, écoutez le Condor passé. Le plateau Andin qui est le mien !"

-C'est beau Serge, c'est beau.

-Mouais, n’empêche… Il faut savoir néanmoins derechef OTAN que fer ce pneu, que dans le civil, Monsieur Méthane alias Hannibal Sphincter le péteur en série, est attaché du cabinet du ministre en charge des énergies renouvelables.

-C’est passionnant ça Francis.

-Et Oui Jean-Ermengarde, surtout quand on sait que ce monsieur a notamment en charge le développement du secteur de la bio-méthanisation et celui des éoliennes, ce qui est tout à fait dans ses cordes alors que lui, joue plutôt d’un instrument à vent.

-Réellement détonnant. On peut dire que ce monsieur a plusieurs cordes à son arc. Mais dites-moi, une question me taraude… Un pétomane ça doit acheter des quotas de CO2 ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn… Votre feinte, elle est éventée. En plus, je crois que le tir à l’arc, ce n’est pas dans ses cordes. Ouaip Guillaume, c’est tel que je vous le dis. Lui c’est plutôt l’instrument à vent. Un vent de gogues qui me coupe une oreille si vous me passez l’expression. Au point de me dégoutter de la trompette et du piston. De l’urticaire Jean-Louis.

-Si vous avez la guitare qui vous démange, grattez un petit peu Jean-Pierre.

-Malgré tout, Jean-Paltoquet, cette faculté d’alimenter les moulins à vent reste pour moi un don qui choque. Il sert vents d’aises celui-là.

-Personnellement, Je trouve qu’il poète plus haut que son cul. J’aime beaucoup sa poésie. C’est le plus fol et le plus magistral de la bande à Eole.

-Frédéric Mistral ?

-Non, Marcel Amont.

- Tiens, Marcel Amont il aval ? Moi j'aurais dis Gérard Lenorman (1)

-Pffff, Francis, avec vos jeux de mots vous me faites pleurer des rivières, alors que tout ce que je veux, c'est revoir ma Normandie. (1)

-Chapeau, Jean-Mireille, je vous félicite pour votre culture générale !

-Une page de pub et nous revenons pour de nouvelles fadaises !

 

(1) J'avoue que pour celle-là, faut soit être régional de l'étape, aimer jouer au ni oui ni non et aimer la cuisine au beurre. Cherchez un peu, merde. Tapez par exemple : http://nrm.wikipedia.org/wiki/Vent

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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