Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 12:15

 

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Ce matin, 6h35…

Prendre les chemins de traverse. Voler le temps de les prendre.

L’autre soir, je revenais d’une réunion à Gembloux. Minuit approchait. L’air me berçait de cette douceur si rare et délicieuse des mois de juin, quand les crépuscules sont longs et que la nature bruisse de vie à six pattes. Je ne suis pas rentré par l’autoroute. J’ai traversé les campagnes hesbignonnes par de grandes voies rectilignes et faîtières. Ce qui n’est pas compliqué dans cette grande platitude culturale.

A l’ouest, il restait les vagues traces gris-orange d’un jour qui se vautrait derrière l’horizon. A l’opposé, éclairant la plaine sans fin d’une lumière indiscrète, une pleine lune rose me regardait. Je dépassais Thorembais-les Béguines, Ramillies, Eghezée…

Je trouvais que la vie était belle. Mon esprit vagabondait et même, miracle, distinguait des bouteilles à moitié pleines. Et j’ai su ce que je devais faire. Parfois, la nuit et les plaines font ça. Vous apporter des réponses. Chez moi, les grands espaces et les pleines lunes roses aident beaucoup. Ca a toujours été comme ça.

Je devais faire quelque chose que j'avais repoussé durant 23 ans au moins. 

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Depuis l’âge de 16 ans environ, j’écris. Peut-être plus tôt. J’ai de brumeuses bribes de souvenirs. Mais depuis 16 ans, oui, j’écris. Enfin… je noircis des feuilles. J’ai noirci des feuilles en tout cas.

Des histoires dans des jungles où il pleut tout le temps, dans des déserts où il y a toujours du vent, dans des bois où le soleil ne perce jamais. Je n’ai jamais su pourquoi. Pas précisément. Je sais que des trucs me trottent dans la tête, apparaissent et disparaissent ou bien restent et cognent. De idées qui tournent, reviennent, se battent, enflent. Je sais que quand je me mets devant une feuille ou un clavier, ces idées se transforment en mots et que ça me fait du bien. Ca me donne du plaisir mes petits amis. Quand j’écris des foutaises, je suis parfois mort de rire en les écrivant.

Quand j’écrivais mes histoires dans le désert ou la jungle, il y a eu des après-midi d’écriture pluvieuse ou des après-midi pluvieuses d’écriture, je ne sais plus, durant lesquelles je plongeais dans mes histoires. Je ne suis pas certain que quelqu’un entrant dans ma chambre aurait vu qui que ce soit. Cet indiscret aurait peut-être entendu l’écho des gouttes s’échappant de la corolle de quelque fleur tropicale pour rejoindre une flaque dans la boue, là-bas dans cette jungle sans fin où se débattaient mes héros. Mais pas d'ado... perdu loin, loin dans ses mondes imaginaires.

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Je ne l’ai jamais dit à personne. Les tas de feuilles griffonnées sont restées dans des caisses et se sont perdues au fil de mes déménagements. Je ne saurai jamais si ce que j’écrivais était bon ou pas parce que personne ne les a jamais lues ces feuilles et personne ne peut donner un avis.

Puis la vie est passée par là et je me suis consacré à des choses sérieuses ou rémunératrices. Aux oubliettes les scribouillages vains. Mais les idées me trottaient toujours dans la tête. Et un jour de 2010, j’ai craqué. Une idée plus insistante que les autres. Une idée qui voulait vraiment finir sur papier. C’était le texte avec le dingue qui flinguait des chats en écoutant les Walkyries. Vous savez, le fêlé qui massacre les chats des voisins à la sarbacane puis les flanque dans son congel pour les bouffer. J’ai écrit ce truc et comme d’habitude, j’ai flanqué les feuillets dans un bureau pour les oublier. Sauf que je n’ai pas oublié. Que ce texte-là en a appelé d’autres. Et ce personnage-là a rejoint les autres qui vivent dans leur jungle ou leur désert. Il est là quelque part à vivre en moi. Je pense qu’il aura bientôt un nom et qu’il a de plus en plus envie de savoir quel goût ça a... un voisin.

Mais sincèrement, comment pouvais-je parler ouvertement de ces trucs à quelqu’un ? A mes amis ? A ma femme ? A ma famille ? A ceux que j’aime et qui, je l’espère, m’aiment quand même un peu aussi ?

Sans rire. Vous l’avez lu ce texte avec des chats ? Et celui avec l’oryctérope ? Comment voulez-vous présenter ça à quelqu’un que vous aimez, qui peut-être a un minimum de respect pour vous ? En lui disant…

"Oui je sais, mais c’est venu tout seul et sur le moment, ça me paraissait une bonne idée. Quand j’aligne les mots c’est pas que ça me paraisse beau mais je me sens bien. Quand c’est sorti, que ça me semble fini, j’éprouve un sentiment de plénitude rare chez moi : celui du travail terminé et rondement mené".

Et d’ajouter quoi ? Que si un jour je pouvais en vivre, même un peu, petitement, de ces idées qui se bousculent, je friserais le bonheur ? Qu’au milieu de tous ces trucs que je fais depuis 20 ans (une licence, un doctorat, de la recherche, des métiers divers et variés), j’ai toujours ressenti comme un flou, comme un espace brumeux au-delà des 5 prochains jours de ma vision intérieure. Mais pas quand j’écris. Là tout est clair. Tout est simple. Je sais ce que pense l’homme aux chats. Je sais ce qu'il va faire bientôt. Je me souviens de deux jeunes filles auxquelles il est arrivé des histoires dans les Fagnes. Je sais qu’il y en a une dans sa cuisine qui s’inquiète. C’est qu’elle commence à voir des choses peu agréables la pauvre.

S’asseoir, se promener, conduire, et laisser venir tout le bordel. De toute façon ça tourne tout le temps là-dedans. Jusqu’à la nausée. Comment on dit ça aux gens ?

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Il y a dans le plaisir solitaire de l’écriture une joie honteuse et secrète, une impudeur difficile à assumer, une légèreté et une inutilité dont l’acceptation ne doit être facile qu’aux nantis et aux oisifs. Et encore…

Vous avez lu mes divagations sur l’eurovision ? Il faut quand même pouvoir assumer ce genre de trucs. Surtout si on s’avoue que mauvais, moyen ou bon, ce n’est jamais qu’une soupape de sécurité pour un esprit torturé de mauvais mots et de tourneboulures fantasques. L’important, c’est que ça sorte comme me disait un ami amateur de fayots et peu rompu aux mondanités les plus basiques. Que des gens aiment est important et gratifiant, mais finalement, c’est secondaire.

Alors un jour, je me suis dit que si je n’osais pas me livrer à ceux que j’aimais, j’allais le faire avec des inconnus. C'est que depuis mes 16 ans étaient apparus le web et son neveu Bruno 2.0.

Je ne sais pas ce qui m’a pris mais en catimini, honteusement, discrètement, j’ai ouvert un blog. Probablement en me disant que ça ne durerait que quelques temps. Deux ou trois textes. Et puis, personne ne le lirait. En plus, j’allais prendre un pseudo, comme ça aucun de mes proches ne saurait. Personne ne lirait mes nullités.

Mais des gens ont lu. Il s’en est même trouvé pour apprécier. J’ai découvert que j’étais capable d’écrire sur autre chose que des jungles où il pleut tout le temps.

Je peux vous dire que ça fait un drôle d’effet. Un jour, j’ai regardé mon compteur et j’ai constaté que je dépassais les 300 textes. Et les 10 000 visites, les 20000 pages vues (quant à dire qu’elles ont été lues jusqu’au bout…)

Là aussi, l’effet est rude. Interpelant. Bon… je préférerais 100 000 hein, je ne vais pas mentir. Surtout qu’au début, on croit au mirage du web 2.0. Ca semble si facile. On publie des articles et puis on publie sur une page facebook et sur twitter, même si profondément on n’aime ni FB ni twitter et qu'on n’y capte pas grand-chose.

Et hop, les gens voient, viennent lire… Sauf que vos infos à vous sont noyées au milieu de tant d’autres infos, qu’à la fin, elles deviennent invisibles. Ce qui est tout à fait humain. Moi-même je suis loin de lire quotidiennement les sites que j’aime si ce sont des sites avec des textes. Le web 2.0, c’est efficace si on fait court et interpelant.

Et moi, avec mon mode de production "tu t’assieds et tu lâches les vannes", faire court n’est pas dans mes cordes.

Etre sur facebook, a également eu un effet pervers sur mon petit ego. J’ai vu passé des noms d’amis et de vieilles connaissances… Qu’il était diaphane le voile qui me séparait de la révélation avant que les roses ne se fanent (n’importe quoi).

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Et puis un beau matin (enfin, il pleuvait mais ce n’est pas grave), Fesse bouc l’a fait pour moi. Il a découvert que je ne m’appelais pas Ferdinand Lerustre, mais bien Marc Houbart.

Voilà.

Je m’appelle Maaaarc, Marc Houbaaaaart. Vas-y Marc cours, cours !

Laissez votre Rubick’s con cube et allez jacter à l’est comme disait Jules. Pour le meilleur et pour le pire, le Rustre se dévoile.

Je gribouille. C’est comme ça. C’est plus fort que moi. Rassurez-vous employeurs et familiers, ça me mange plus de temps de sommeil et de repas que de temps de travail ou avec les enfants. Vu que la tranche horaire 5-7heures du mat m’est propice aux idées farfelues mais aussi aux valises sous-oculaires. C’est ainsi.

Et pour vous inconnus, amis FB, mes amis, ma famille, mes voisins je continuerai sans vous en rabâcher les oreilles. Sachant que Monsieur Houbart restera lui-même et que le Rustre restera le Rustre. Deux personnes qui se ressemblent sans être tout à fait les mêmes. Deux personnages principaux et une foule de personnages secondaires : Nico le Tich, l’homme aux chats, Francis Ballast, Pascal Mouton, Anatole Legrain-Gallet… et bien sûr les petites mésanges qui zinzinulent dans les fourrés et mes amis les pics qui pleupleutent le soir dans le lointain, les salauds.

Libre à vous d’aimer ou pas. Mais là aussi, c’est comme ça.

Et toi, surtout toi ma belle et tendre. Toi à qui j’ai du mal à parler parce que parler c’est pas mon truc sauf quand il s’agit d’ouvrir ma grande gueule pour dire n’importe quoi. Toi qui pourtant, malgré mes bougonneries et ma mauvaise foi crasse reste la balise sur mon chemin, j’espère qu’un jour tu comprendras, tu accepteras et peut-être même… que tu aimeras un peu. Ce jour-là je serai un "écrivain", même à mes yeux.  

Jeudi, 7h15… juste le temps de prendre une douche, de conduire les enfants à l’école et d'aller bosser.

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Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 07:39

 

Intro musicale : Also sproutch zaza pousse pas.

Cliquez impérativement maintenant et...  

 Dans cette video "Gloubiboulga amabit", le groupe moldave vainqueur en 2008.

 

... Pendant que la musique hurle, lisez l’intro  à rythme sénatorial comme il se doit pour l'introduction à un chef-d'oeuvre marquant pour l'Humanité (en jaune pipi italique, aucune allusion à Berlusconi ici, l'intro en jaune pipi, pas l'humanité... non mais des fois). 

 

A l'initiative du Ministère du Bon Goût et de la pensée Ariel

Avec la collaboration de l’Amicale Flamande des Joyeux Délateurs Amnistiés.

Avec la collaboration des radjos et télévisions privées de goût douteux de la communauté française de Gelbique.

Avec la collaboration de la Cocof , de la teu teu, d’Atchoum et d’autres nains de jardins.

Avec le soutien de Georges Michael, du doudou et d’Elio, le beau maillot de Ravenne.

Les productions Lerustre présentent

Une émission réalisée par Stamely lubrique et Woody Haleine pur vierge

Le 51ème concours Eurocouillon de la chanson débile

 

Avertissement : Cette série de sketches a été réalisée avec un humour extrêmement ras des pâquerettes dans le cadre de la campagne « des labours et de  l’énergie verte »

Ré-avertissement : feuilleton lourd et poussif à lire sans complexe deux fois par semaine sur le Blog du Rustre. Laissez votre finesse et votre pudeur au vestiaire. Viendez avec le rustre !

 

Mesdames et messieurs... Attendez je laisse finir l'intro musicale...

Il est long Stanley... Difficile de rassembler toutes les facettes du personnage... le kubrick'scube je veux dire... Bon il a pas fini ? Et "Zorro pousse toi", tu vas la fermer ton intro ?

Pfffffff.... c'est long hein... Et ce con de macaque qui tape sur son os ! Les bronzés font du ski, voilà du bon cinéma... Mais le Kubrick là, avec sa grosse tablette de "Côte d'or" qui traine autour de Jupiler, de Jupiter... Pfffff.....

Ah !

 

Mesdames et messieurs, chères auditrices, chers auditeurs, chers oryctéropes, chers pics qui pleupleutent le soir dans le lointain, amis chats au court-bouillon et même vous, électeurs de la N-VA, bonsoir !

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Le Chanteur Daniel Broutelavoine qui gagna l'eurovision en 1988 avec Âne masseur, âne.

 

En direct depuis le Sportdome paleis de Hunserkfundjrupdropgrotekeu en Islande, c’est Jean-Louis Lahaye qui vous présente cette 51ème édition du concours Eurovision de la Chanson paillarde et grotesque. Pour cette soirée extraordinaire, j’aurais la chance et l’insigne honneur d’être accompagné de mon vieux complice Jean-Pierre Hautain, directeur d’antenne de Radio Brabant et également présentateur de l’émission phare de la chaîne "j’en bourre quand même"… Bonsoir Jean-Pierre. 

-Bonsoir Jean-Louis, j’espère qu’il y aura de sacrés décolletés ce soir, cré vin djiou. Si je peux vous corriger, ce n’est pas radio Brabant, mais Radio Barbant, nuance.

-Heu… Oui, Jean-Pierre, de taille cette nuance. Nous comptons aussi à nos côtés, monsieur Serge le Lama de la ferme didactique de Bar-sur-Montcul.

- Jean-Louis, bonsoir.

-On peut savoir ce que vous foutez là ?

-On m’a invité et je ne crache jamais sur un regain de notoriété, même quand moi être fâché !

-oui je signale à nos auditeurs qui n’ont pas l’image que vous êtes un vrai lama, avec des poils dans la culotte et tout, et même pas Tibétain de surcroit !

-Rien à voir, je suis originaire des rives du Titicaca. Vu ce qui va défiler comme merde devant nos yeux ce soir, on m’a invité en tant que régional de l’étape si vous voulez. En plus le picotin est offert et c’est défrayé en diable. On se croirait en mission Californienne pour la Région Wallonne. Moi très content, je ne vais pas cracher dessus. En plus, j’étais très impatient de vous rencontrer Jean-Louis. Vous avez un nom qui fait frisoter la laine de mon imaginaire. Lahaye, comme Jean-Luc, comme Brigitte… Fantasmes ! Il me vient comme des envies de vous brouter. Lahaye, quel charme ! Si je ne frêne pas mes pulsions il se pourrait qu’on m’y en chêne.

-Euh… Je suis hétéro et sauf votre respect Serge, je ne suis pas zoophile…

-Mais qu’allez-vous imaginer là Jean-Louis, Je ne mange pas de ce pin là, vous vous tromper d’orme. Je suis végétarien, simplement. Et à l’instar de mes cousins camélidés et autres vieux chameaux, j’aime les feuillages tendres et les jeunes pousses branchues. Mais rassurez-vous, je saurai me contenir. Je suis ici pour travailler, alors au bouleau.

-Merci de votre présence Serge. Et bien entendu, on ne peut plus s’en débarrasser… Le professeur Francis Ballast, la moustache généreuse et l’accent liégeois profond. Bonjour Francis… Des nouvelles de Tancrémont ?

- Mouais bof…

-Bravo l’enthousiasme. C’est parce que je vois une tarte aux myrtilles à vos côtés, ainsi que… Ouaw ! "Très vieille prunelle distillée sans âge" ! Vous nous gâtez ! Mais dites-moi Francis, vous n’avez pas l’air en forme.

-Je pense sérieusement à la grève sauvage Jean-Léopold… Avec un Jean-Machin chose, c’était déjà dur mais avec un Jean-Trucmuche en plus…

-Vous n’avez qu’à nous appeler par nos prénoms. Jean-Louis et Jean-Pierre ça doit pouvoir être retenu par un cerveau d’historien tel que le vôtre, non ?

-L’historien peut-être, mais l’artiste, Jean-Raphaël, l’artiste, lui, est meurtri. Je ne doublerai pas mon nombre de trouvailles en Jean-perds-du-temps (dans les TEC) sans avantages sociaux et salariaux compensatoires. Peu m’importe de bloquer les Wallons, de faire ricaner les Flamands, ce sera non. C’est du droit élémentaire au combat social qu’il s’agit !

-En même temps, si vous faites grève, on s’en fout un peu vous savez Francis… Vous conduisez pas un bus non plus. C’est pas comme Jean-Pierre qui a conduit Dubus à la RTBF…

-Je ne suis pas ce Jean-Pierre là, Jean Louis… Moi c’est Hautain…

-Peu m’importe, cloportes visqueux et lubriques, puisqu’il en est ainsi, je vous appellerai Môssieur Hautain et puis c’est tout !

-Bien Francis, bien, mais il va être gentil et aller à la niche maintenant hein ! Coupez la tarte, versez-nous de cette odorante prunelle et n’en parlons plus !

- Oui Jean-Louis, d’autant plus que les deux présentateurs vedette de Radjiö glagla Radjiö igloo, la radio Islandaise, viennent d’entrer sur le plateau.

-Puis-je me permettre d'ajouter une brindille aux poutres de votre humour Jean-Pierre ? J'ai connu une autre Radjiö glagla Radjiö igloo aux USA, à New-York, je ne sais plus si c'était dans le Bronx ou dans le Queens ! 

-Hilarant Serge ! Revenons à nos présentateurs. Il s’agit de deux vedettes en Islande : Sigidur Olafsmursson et Lady Glagla, la chanteuse volcanique, qu’on a vu dans le chef-d’œuvre de Steven Iceberg. Le naufrage de la p’tite Annick.

-Une chanteuse volcanique qui s’est faite des cendres par la critique, notamment par Haroun Tazzief, pour son rôle d’Annick dans ce film. Mais Lady Glagla se lave de ces scories méprisables.

-Un film poignant pourtant qui conte la vie d’une jeune fille riche qui sombre dans la prostitution au Brésil.

-Oui, Jean-Michel, avec une fin mièvre comme on les aime, avec des requins de la finance qui attaquent un banc de maquereaux. Alors, c’est la panique générale. Les filles de joie fuient, s’égayent dans tous le sens. Une vraie débandade de morues !

 P8140249Parmi ces trois chanteuses, saurez-vous reconnaître Lady Glagla ?

 

-Passionnant, mais je vous interromps Francis, parce que le premier candidat entre en piste et que vous commencez à me concasser les gesticules avec vos anecdotes.

-Tout à fait Jean-Pierre et ce premier candidat est une candidate en la personne de Natacha Tenfeu, candidate Ukrainienne. Natacha qui nous chante la "Musique du vagin", tout un programme Jean-Pierre.

-Je ne vous le fais pas dire Jean-Louis, Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Surtout que les Ukrainiennes de l’eurovision, en général, quand elles n’ont pas des poils, elles ont de sacrées paires de loches, si je puis me permettre.

-Et bien dites-moi les deux Jean-Phil les mouches, on fait dans la finesse, le classieux à ce que je vois. C’est carrément monégasque comme présentation. Vous voulez pas que j’en lâche une pour faire les chœurs ?

-Oh taisez-vous Francis, écoutons plutôt cette œuvre inoubliable…

 

   

-C’est beau hein Jean-Louis.

-J’en suis tout tourneboulé, évanescence vaporeuse de création artistique…

-Tu parles Jean-Phillibert, elle n’a aucune chance de gagner : pas de décolleté ou à peine, pas de musclés qui arrachent leur froc pour danser en string léopard, pas de flammes et d’étincelles. Aucune chance je te dis. Elle aurait fait ça en bikini et en faisant le grand écart pointé renversé ou la brouette taïwanaise à 6 branches, là je dis pas. Je dis pas. Mais là…

-Francis a raison Jean-Louis, c’était de la poésie pure, aucune chance de gagner. Les candidats en soliloque qui monologuent, même avec leur foune, n’ont que peu de chances de gagner. Il faut que ça pète l’eurovision.

-Pourtant, je trouve cet instrument très intéressant, il me rappelle la bise de mon plateau Andin natal, là-bas, dans le Titicaca, terre brûlée au vent des landes de pierre, autour des lacs, c'est pour les vivants un peu d'enfer, le Titicaca. Le son me rappelle le cri d’un animal…

-Le miaulement d’un chat peut-être ? Mpffff wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn !

-Mais tout à fait Jean-Pierre, ne riez pas. Cet instrument fut très utilisé dans l’antiquité et jusqu’à récemment, à la cour du shah persan par exemple. Ainsi qu’à la cour siamoise. Tout les goûts sont dans la nature.

-Exactement, ainsi félin un siphon les autres !

-Tout à fait mes amis. Et ce sera la conclusion de cette première partie. Nous nous retrouverons après une courte page de pub. Ici Jean-Louis Lahaye en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu.

 

Vendredi, ne ratez pas la suite... pétaradante de ces aventures... 

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 15:52

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Quand reverrons-nous nos présidents de partis autour de la table cassant la graine de la discorde ?

C’est le week-ène, pas de sang pas de haine.

 

L’essaim auréolé (mais ça part à 40 degrés) de la semaine du 13 juin au 19 juin 2011.

 

En ce lundi de pentecôte, mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, répétez avec moi tous en cœur :

Gloire à Saint Fandila (bises). On me dit qu’il fut martyr vers 852. Je m’interroge. Fandila souffrant le martyr ? A son nom, je lui suspecte des fissures anales. Mais je suis salace. Fandila fut bien fendu mais de la tête et pas du fût. Prêtre à Cordoue, il fut décapité par les musulmans. Il aima le christ à en perdre la tête somme toute.

Et oyez mes preux, en ce lundi béni, nous nous souvenons aussi de Sainte Felicula morte d’une crise de foi vers 90… après Jésus Christ je suppose, sinon elle aurait pas pu si vous voulez.

Ou alors elle aurait été vachement en avance sur son époque. J’aime beaucoup. Car si j’eu avancé et que Félicula comment voulez-vous que nous nous percutâmes ? C’était une sainte avec des poils qu’on appelait la Félicule pileuse. Comme elle n’allait pas vite, on la disait propice (mais gaffe aux contrôles d'urine) au régime des coureurs du Tour de Gaule. En effet, tout le monde le sait, les cyclistes, il leur faut des féliculents.

Le 14 juin, mes bons manants, mes vils larrons, nous rappelons à nos âmes endolories du fardeau du péché qui nous écrase, en vérité je vous le dis, Saint Niphon, cané vers 1411. Adulé de ses contemporains, il était connu au moins autant que les Beatles (surtout en 1411). Chaque fois qu’il arrivait dans une ville on le conduisait au beffroi et la foule scandait "saint Niphon au balcon" ! Et quand il apparaissait, la foule continuait "Un Niphon, phon, phon, les petites marionnettes"… Signalons qu’il naquit en Epire et qu’il n’y a pas mieux pour faire fondre la graisse avant l’été.

Le 14 juin c’est aussi la Saint Prote. Saint Prote, dit aussi le nez fin (à ne pas confondre avec Néron qui avait pourtant le profil aquilin). D’ailleurs ne disait-on pas de Saint Prote "premier senteur, premier péteur ?" Lui répondait qui ne dit mot qu’on sent quand on a l’haleine fétide. Il fut martyr en Vénétie au 4ème siècle à Aquilée, un comble pour un nez fin.

Le 17 juin, c’est la Saint Blier.

 

Et évidemment je ne peux résister… Décidément les mecs, vous connaissez pas Raoul…

 

 

Et pour la bonne bouche…

 

 

Je ne m’en lasse pas.

Le 18 juin, en vérité, c’est la Saint Ethère. Un saint vaporeux qui monte à la tête je suppose.  Il fut tragiquement martyrisé à Nicomédie : ses bourreaux lui passèrent des torches sur tout le corps, l'accrochèrent par les narines et enfin le décapitèrent après quoi ils chantèrent "un petit cochon pendu au plafond…"

Moins drôle, c’est la Sainte Marine. Enfin moins drôle… ce fut une fille qui toute sa vie se fit passer pour un mec pour squatter un monastère. Je n’y vois aucun parallèle avec la fureur actuelle du FN, mais je subodore grave…

Et enfin, en ce 19 juin, rappelons nous de Saint Job de Moscou. Aujourd’hui on ne dit plus une jobeuse de Moscou mais une péripatéticienne Slave.

 

Rétrospective rustique

Dans la veine « Belgium 0 points » si vous le voulez bien...

Vous n’y comprenez rien aux fêtes nationales et régionales belges ? Rassurez vous, j’esssplique. Et le 21 juillet, y aura un complément pas Picqué des verres mon vieux Charles (ouh là, elle est costaude, celle-là).

"Et donc le 27 septembre, on fait la fête, enfin surtout les profs et les fonctionnaires, vu que tout le monde s’en fout, s’en cogne, ne sait pas ce que c’est et n’a pas congé ce jour là. En plus, après les fêtes de Wallonie, les réserves nationales étant vides, on ne sait même plus boire un bon petit péket. C’est dire si on s’emmerde le jour de la Fête de la Communauté Française de Belgique."

Nous noterons cette bucolique version de la p’tite gayole :

 

 

 

Et celle-ci… un peu moins bucolique…

 

 

 Ne vous contentez pas du résumé allez voir l'original :

http://lerustre.over-blog.com/article-le-27-septembre-c-est-la-fete-youpie-57808363.html

 

Et évidemment je vous ressers pour la nième fois…

http://lerustre.over-blog.com/article-belgique-f-r-iction-58314084.html

Oui, mais à chaque coup que je le remets il se trouve des gens qui ne l’ont jamais lu malgré mes rappels lourds et incessants sur facebook et sur divers blogs dont ceux de la rtbf. C’est dire la visibilité énorme de ce merveilleux outil qu’est le web 2.0.

"Samedi 9 octobre : 14h00 : Joelle Milquet en rajoute une couche : "le vaution est à prendre ou à laisser. Et si les flamands refusent, nous durcirons nos positions. Qu’ils prennent garde : nous pourrions mettre les cûtes peûres, la tarte al djôte et même la chimay bleue sur la table des négociations". Michel Daerden se dit prêt à recevoir des responsabilités de la part du roi pour être à table aussi.

15h00 : Laurette Onckelinckx en appelle à la collaboration du peuple et des élus flamands pour une Belgique "Tartine et Boterham".

15h30 : Bart De Wever réplique que "parle à mon cul,  les flamands ne collaboreront pas".

15h31 : "Ce serait bien la première fois" persifle Olivier Maingain."

 

Et enfin, pour finir ce week-end enfin pluvieux (et de la vraie qui mouille) :

Un almanach datant du 11 octobre

http://lerustre.over-blog.com/article-l-almanach-du-lundi-11-octobre-2010-77088295.html

où on apprend entre autres que…

 

"Ainsi, depuis 2007 nous avons vu défiler une série de personnages plus ou moins ventripotents et affables répondant à des fonctions assez variées… dans la forme, parce que sur le fond… : des démineurs, des éclaireurs, des facilitateurs, et maintenant, un clarificateur. Magnifique. Seulement le roi stresse. Que va-t-il bien pouvoir trouver pour la prochaine fois ? Sire, si vous me lisez : voici quelques suggestions…"

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 14:55

 

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Source : http://www.kroll.be/index.php?option=moi

 

En raison de la sombre actualité de ces derniers jours, nos programmes sont remplacés par la retransmission en direct de l’hommage funèbre à feu le jeu des dictionnaires, décédé en ce mois de juin de l’an de graisse 2011. Une graisse pas très antique. Or, nous savons tous quoi penser de la graisse antique. N’est-ce pas, petite péronnelle ? Cette émission sera commentée en direct par Jean-Louis Lahaye, présentateur-arboriculteur à la RTBF, le professeur Francis Ballast, spécialiste de l’histoire du rail (un peu comme Jean-Luc Delarue mais pas du même rail, si vous voulez) et par monsieur Bruno Gregory, neveu de tous les neveux.

 

-Francis, Bruno, bonjour.

-Bonjour Jean-Louis.

-Bonjour Jean-Blaise.

-Jean-Louis, Francis, moi c’est Jean-Louis. Ne commencez pas à enduire les auditeurs d’erreur. Ils sont suffisamment déboussolés comme ça les pauvres.

Et à vous, chers auditeurs, je vous souhaite malgré la tristesse des circonstances, un excellent bien que solennel moment en notre compagnie.

C’est en de biens funestes circonstances en effet que nous nous retrouvons aujourd’hui pour assister en direct à la cérémonie d’hommage funèbre au regretté jeu des dictionnaires et à sa jolie petite sœur « la semaine infernale », décédés tous deux dans des circonstances aussi inopinées que soudaines et surprenantes.

-C’est un peu un pléonasme Jean-Paul… Inopiné, ce n’est pas un mot sale, ça signifie…

-Commencez pas à ramener votre fraise Francis, avec votre petit Monsieur je sais tout et votre longue figure.

De biens tristes circonstances donc, qui nous amènent ici en cette chapelle Onze Lieve Vrouw des vertus discrètes de Uccle…

-1180, Jean-Bernard, 1180.

-Gné ? Quoi 1180 , C’est la date des Eperons de bronze ou quoi ?

-Non, le code postal de Uccle, mon cher.

-Pfffff… Nous sommes et gné gné gné… pour assister, disais-je, à cette cérémonie d’hommage qui sera menée par Monseigneur l’Abbé Georges Clooney et par la mère supérieure du couvent des Ursulines de Chimay, Ma mère l’oie. Alors que déjà se pressent, la mine sombre et le regard hagard…

-Je vous signale Jean-Pierre que mon regard était aussi hagard quand j’étudiais l’histoire du chemin de fer. Hagard… Chemin de fer… Comique non ?

-Non Francis… Pourriez-vous nous faire grâce de votre humour ferroviaire en ces instants funestes, espèce de bille… de chemin de fer.

-Désolé, mais sur les jeux de mots, j’y vais à Fonck, Jean-Luc. J’ai soif, me ferais bien une p’tite jupe en l’air moi.

-Je reprends… Une foule à la mine triste et à l’œil aussi rouge qu’un nœud pap’ de crooner Montois, donc, où l’œil avisé du commentateur averti reconnait nombre de personnalités, Francis…

-Tout à fait Jean-Denys, mon jeune ami. D’emblée on remarquera au premier rang la famille Tilkin, déjà orpheline et à laquelle on arrache une seconde fois le cœur. Je signale au passage que pour la communion, le vin de messe a été remplacé par du mastaquet.

-Du mastaquet Francis ?

-Oui, l’apéritif des intrépides ardennais Jean-Christophe. Vous ne me semblez pas très averti ! Juste derrière la famille Tilkin, on reconnait, éplorés et visiblement très déprimés, le Docteur Derscheidt accompagné de son infirmière, madame Pannekoek. Il se dit à ce propos que la cérémonie sera suivie d’une superbe séance collective d’ablépharie, qui soyez en sûr, fera un pfffffftttt mémorable. Aux pieds du bon docteur, vous remarquerez son teckel, qui répond, enfin qui répond, il ne dit rien hein le chien, c’est une expression, qui répond donc au doux nom de « balle dans la bouche ».

-C’est pas plutôt un prénom de mouche ça, Francis ? Quoi qu’il en soit, pouvez-vous nous remettre les pendules à l’heure ? Cet animal semble souffrir des pattes.

-A l’heure avec le rail ? Vous n’y pensez pas. Pour le clébard, il a eu un accident il y a cinq ans. Il est sourd aux ultra-sons, pauvre bête, alors il n’a rien entendu en traversant la ligne du tram… Il est resté paralysé de l’arrière train. Pourtant le docteur l’avait sifflé trois fois… Depuis, il a le cul monté sur une paire de roulettes fisher-price.

-C’est terrible, Francis, quel dommage mais quel hommage.

-Tout à fait Jean-Perdpasune. Ce sera une cérémonie mémorable, à la hauteur de ces deux personnes de qualité qui nous quittent trop tôt. Voyez plutôt cette assemblée de haute volée où on aperçoit en vrac Super-Wallon, le Docteur G., Priscilla Suçotte, Chuchotte, pardon, DJ Didjier, et même ce vieux dégueulasse de parrain. Je signale également la présence exceptionnelle de Vanessa, qui arbore une superbe veste en peau de mouton retourné et qui a exceptionnellement fermé son salon de coiffure de la rue Crapaurue à Vervjier. Verviers dont je dirais, pour résumer « 4800 ».

-Je ne vois pas Thomas Gunzig, Francis ?

-Non, malheureusement, pris d’un fou-rire en relisant le texte « bande de cons » dans l’escalier il a eu un glissement sémantique et est atterri sur les dalles. Il souffre d’ailleurs terriblement des amis Dal.

-Quelle triste histoire. Ca m’attriste. Je vais me faire un café bien serré pour me remettre, tiens. Mais dites moi Bruno, on ne vous entend pas beaucoup je trouve. Je vous signale quand même que la RTBF vous rétribue grassement, enfin grassement… Vous pourriez vous impliquer. Quel est votre sentiment en ce jour funeste.

-Une joie indescriptible Jean-Louis. Je suis heureux de la disparition de cette émission de klettes.

Ma vie était belle avant. La semaine, j’étudiais l’Art et le bon surréalisme Belge à l’académie « Willy Borsu » de Grez-Doiceau.

-Aaahh Grez-Doiceau, Jean-David, que dire de ses 1390 ?

-Faites chier Ballast. Ne m’interrompez pas ! Le week-end, j’animais la troupe scoute « toujours bleue » de Thorembais. Ta gueule Francis ou je te ventile ! Mes soirées, je les passais à la jeunesse militante et réformatrice de Jodoigne à écouter en boucle de vieux discours de Jean Gol.

-Jodoigne, mille trois-cent…

-Francis, la ferme !

-J’étais heureux. Je venais de recevoir mon troisième service de table en faïence bleue à l’effigie d’Olivier Maingain, avec écrit dessus « la Belgique est un plaisir et doit le rester ». C’est dire si je nageais dans le bonheur.

Mais tout a changé pour moi. Maintenant je me cache. Je tremble et je sue les mille gouttes. Parce que vivre cacher dans un poêle à mazout, c’est chaud, surtout en hiver… Tout ça c’est de la faute à mon parrain qui, quand il a été engagé à la chorale « Onze Lieve Vrouw » d’Anderlecht…

- 1070, Jean-Yves, 1070.

-… s’est mis à faire les navettes vers la capitale. Il rentrait vers 17h00 et écoutait la Première pour les infos trafic. Il est tombé sur « le jeu des dictionnaires » et sur les sketches de Juan d’Oultremont, à propos de son neveu… Gregory. Mon idiot de parrain… Pour vous dire qu’il est bête, figurez-vous qu’à Pâques, il s’est mis à chercher des œufs le long des autoroutes wallonnes parce qu’il avait entendu dire qu’il y avait beaucoup de nids de poule. Ce con s’est mis à croire que le Grégory de Juan, c’était moi. Il a commencé à me regarder avec un air drôle, à m’offrir des trucs bizarres : une photo de Didier Reynders sur une trappe à souris armée, une carabine avec, collé au-dessus de la gueule du canon, un post-it disant « regardez-ici et souriez» et sur la gâchette un autre disant « appuyez ici pour prendre la photo », une webcam, qu’il disait…

-Oui, je comprends votre souffrance Bruno…

-Non ! Vous ne comprenez rien ! Vous n’entendez rien aux cris sourds qui montent de nos plaines de toutes ces personnes blessées par cette bande d’humoristes à la sauvette. Marc Herman, François Pirette… voilà des comiques qui sont rigolos et drôles. Mais cette bande là… Vous imaginez-vous les générations de Bruno qui dorment la peur au ventre ? Les centaines de fumeurs traumatisés ? Et les porteuses d’appareils dentaires ? Et ces centaines de jeunes filles traumatisées à la seule idée d’aller quémander une dringuelle à leur parrain ? Mais ce n’est pas le pire, Jean-Louis. Savez-vous que les chauve-souris ont disparu de la grotte de Han depuis qu’elles sont scrutées en permanence par des visiteurs indiscrets qui tentent de voir comment elles font pour faire caca la tête en bas ? Et toutes ces pauvres femmes qui ont un copain qui s’appelle Freddy et qui redoutent qu’il ne se transforme au téléphone en abominable limace visqueuse et lubrique ? Bon débarras oui, le jeu des dicos et ses gros Robert ! J’ai toujours préféré les petites rousses !

-Si vous me permettez, mon cher Jean-Balthazar, j’avais prévu que ce petit monsieur de Bruno Grégory serait un con. Alors je me suis permis de lui apporter un petit présent.

-Faites, Francis, faites.

-Ooooooohhhh monsieur Ballast, une photo dédicacée de Charles Michel, mon idole !

-Et pas n’importe quelle photo ! C’est une carte musicale ! Embrassez-le sur la bouche, vous verrez.

-Smaaaaaak !

-Qui a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé, l’orange, qui a volé l’orange du marchand…

-Dieu me tripote, Francis, comme vous connaissez bien mes goûts ! Gilbert Bécaud. C’est, mais, qu’est-ce que……

-Qui a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé….

-Arrrrrghhhhhhh. Hhhhhh.

- a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé

- Bien fait pour ta gueule, gros baraki. Vasse tchir ê Mouss !

… a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé…

-Mais que Francis….

-Curare, Jean-Fernandel, rapide et efficace. La carte en est enduite.

-Mais… Il est mort ?

… a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé…

-Plus raide que lui, tu meurs. Enfin quoique, Rocco Siffredi… Mais non… Il est mort.

… a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé…

-Sur ce, si je puis me permettre, Francis… Gilbert est légèrement exaspérant. Je l’enverrai bien rejoindre Nathalie pour discuter de Pouchkine….

… a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé a volé…

-Pas de problème Jean-Mouammar… Un petit marteau et….

-Tu vas la fermer ta gueule Gilbert ? Tu vas la fermer dis, hein ? PAF ! Dis tu vas la fermer ? Tu nous emmerdes avec tes oranges. PAF ! Fais toi un jus et basta. Y a plus grave que tes agrumes de mes deux pamplemousses tu crois pas ? La faim dans le monde, les gaufres de Bart… tout ça…. PAF !

Et voilà Jean-Louis (oh ! j’ai dit Jean-Louis !). Pour fêter ça, je vous proposerais bien une lichette de tarte au riz. Vousse on boquet d’doreye, valet ?

-Rôôô Francis, vous n’allez pas nous refaire le coup de la tarte ?

-Mais c’est de circonstance Jean-Théophile. Elle vient de Tancrémont. Et avec… Hop là ! Une bouteille de mastaquet. Buvons à la santé des disparus.

-Si vous me prenez par les sentiments… Santé ! Dju ! C’est du genre couillu !

-Y a même encore les poils autour Jean-Maryse ;

-Je dirais qu’il y a de la pomme non ?

-Aaaahhhh mais pas que, mais pas que… Jean-Hips ppppolyte. Mais je vous me interromps, mon vieux Jean-Adalbert, c’est le moment de la lecture de l’évangile. Ecoutons. C’est Pierre Kroll qui devait faire la lecture mais l’émotion l’a laissé sans voix. C’est donc Mister Q lui-même qui le remplace.

-Evangile selon Saint Robert..

1.4.1. Et donc or en vérité, il prit le pain, le rompit et dit à ses disciples, prenez le, moi je préfère les rillettes.

1.4.2. Et car or ni donc en vérité toujours puisque je vous le dit, oui en effet.

1.4.3. Merde, j’ai fait une tâche de rillette sur ma toge. Il faudrait un miracle pour ravoir ça à 40 degrés.

1.4.4 et des poussières. C’est dingue de se dire que si on avait crucifié Marie-Madeleine au lieu de Jésus, le Saint Suaire serait en pages centrales de play-boy ! j’ai dit que c’était dingue pas que c’était respectueux des écritures.

-Francis… quelle émotion. Je suis tout chose. Remettez moi une rasade de mastaquet. Je me demande si je n’y ai pas décelé un peu de pétrole.

-Y en a Jean-Alain, y en a. Mais là Jean-Poulain, je vous arrête. Ecoutez. C’est le moment du requiem. Interprété par la chorale Sainte Pépette du Staneux de Polleur, qui accompagne un soliste de renom, et quel renom, puisqu’il s’agit du célèbre rappeur serésien 50 centimes.

-Dju, ca va déchirer grave, si je puis me permettre… Ecoutons…

- Yo ! 50 centimes represents… Yo Seraing est dans la place… Yo frites et boulets sauce lapin… ouééééééé. Ah tous les Luigi et les mingati…

-Euh… vous êtes sûr que c’est un requiem Francis ?

-Ne vous plaignez pas ou je remets Gilbert. Et je ne suis pas sûr qu’il ait retrouvé son voleur…

-Ah bon… Mais voilà déjà Francis, qu’on me fait signe : il faut rendre l’antenne. La rendre mais pour en faire quoi ? Déjà que la RTBF télé, c’est plus très drôle depuis longtemps. Maintenant, que nous restera-t-il à la radio ? Mouais Dubus, c’est rigolo… mais si les TEC font grève…

-Elle est à chier celle-là Jean-Henri.

-C’est donc ici que nous nous quittons, chers auditeurs, alors que la cérémonie ne fait que commencer. Alors que nous avons à peine effleuré l’énorme galerie de personnages vrais comme imaginaires qui ont habité nos ondes pendant plus de 20 ans. Et voilà qu’ils nous quittent, comme ça, par la petite porte, presqu’en catimini. La N-VA a raison, ce pays s’évapore. Ces personnages, ces rires qui ont bercé toute notre jeunesse et qui retournent aux limbes avec les snuls, avec Coluche, Desproges, Geluck, Garcia et Decaunes, les Inconnus… Que va-t-il nous rester pour nous fendre la poire ? Tous ces personnages que nous aimions et qui ne seront plus que des archives mortes. Le temps passe et sa roue tourne, je le sais. Mais franchement, le temps qui passe m’emmerde encore plus que Gilbert et ses oranges. Bon vent gros membres de l’équipe, continuez à le faire avec la langue.

Quant à nous, mon cher Francis et sans transition…

-Non c’était Bruno, je crois, pas Transition.

-Certes… mais nous nous retrouverons la semaine prochaine pour commenter ensemble le 51ème concours Eurovision de la chanson paillarde. A vous les studios !

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 07:47

Je me souviens lorsque j’étais jeune fille, un jeune garçon qui passait par bonheur me trouva si jeune et si jolie qu’il me fit voir… Ah non, désolé, je me goure.

Ca c’est le début de la « Brabançonne d’une putain », une chanson paillarde.

Moi, le début que j’avais imaginé c’est : Je me souviens, c’était il y a un an, le 13 juin. Le ciel azur n’arrivait pas à cacher le fond frais de l’air qu’un vent du nord aigre balayait. Mais après, c’était la page blanche.

Après, j’ai imaginé un « J’ai fait un rêve ». Ca partait très solennel puis ça tombait dans le délire loufoque. Mais tout ce que j’ai réussi à rêver c’est qu’après l’arrivée au pouvoir du Grand Gaufrier des Flandres, il y avait une répression culturelle terrible pour dégouter les gens de parler le Français jusqu’à ce qu’on remplace dans les écoles, l’étude de Hugo, Baudelaire et Villon par les textes des frères Taloches, de François Pirette et de Marc Herman. Sur quoi, tout le monde se décidait à suivre des cours accélérés de Bantou.

Mais c’était un peu court. J’ai aussi un texte qui doit faire deux pages sur deux peuplades imaginaires qui s’appellent les Flamodurs et les Francomous. Ce n’est pas très drôle et je n’arrive pas à le finir.

Il y a aussi l’étude branlocouillométrique de Mme Ingrid Gastier-Leroy. Mais elle reste embryonnaire.

La vérité, braves gens, Français, Françaises, mes chers concitoyens, mes chers concitoyennes, ma bonne Tata Germaine, c’est que je ne trouve rien de drôle à raconter sur la crise belge. Elle m’emmerde la crise belge.

Ce n’est pas que je ne trouve pas cela risible. C’est risible.

Les plateaux télé politiques de ce dimanche étaient risibles.

Avec les mêmes éternels présidents de partis francophones sauf Elio qui a piscine le dimanche alors qui envoie Laurette. Les mêmes seconds couteaux qu’à l’habitude côté flamand (sauf le fils de Croo, il faut le dire), parce que les présidents de partis ont mieux à faire que d’aller plaider leur cause dans l’autre communauté dont ils se fichent. Les présidents Francomous chez les Francomous, les Flamodurs chez les Flamodurs. Rien à foutre de ceux d’en face, ils ne votent pas pour nous. Ils ne peuvent pas.

Vlan. Quand j’écris ça évidemment, je termine mon texte. Il n’y a plus rien à dire. Une crise qui dure depuis un an, depuis 2007, depuis 1999, depuis 1830. Je n’en sais rien. Mais ce qui est sûr c’est que le fait de n’avoir aucun média, aucun parti politique en commun n’arrangera jamais rien. Et pour les médias, ce ne sont pas les timides mumuses occasionnelles de la RTBF qui y changeront quelque chose. De toute façon, le citoyen lui-même n’en a plus rien à foutre de l’autre communauté. Je n’en ai plus rien à foutre de cette société Flamande où on pleurniche sans cesse sur l’arrogance et le joug francophone alors que cette même communauté Flamande détient la majorité aux deux parlements, tous les postes ministériels clés, l’Etat major de l’armée, l’essentiel des aménagements structurels autoroutiers, portuaires et ferroviaires. Une communauté où on pleurniche sur les sous dilapidés pour les méchants Francophones alors qu’on est une des communautés les plus riches d’Europe. Une communauté qui enterre des élues de partis xénophobes puant les relents du nazisme et de la collaboration en grande pompe, une communauté où les hommes politiques jouent dans les jeux télévisés, font du kung-fu dans les magasines, s’affichent plus comme des participants à secret story que comme des hommes d’idées. Du reste pourquoi encore avoir des idées alors que la haine du Francophone tient lieu d’unique ligne de pensée dans la politique flamande ?

Je n’en ai plus rien à foutre des Flamands et j’aurais même tendance à ne plus leur trouver aucune excuse. Il vaut mieux donc que je m’abstienne avant de devenir grossier.

Quant aux Francomous, qu’ils soient Wallons ou Brusseleirs… Quand je vois leurs pathétiques représentants oser ressortir les mêmes lieux communs depuis un an (depuis 2007 si on est honnête). Mais les mêmes, hein, à la virgule près. Quand je les vois battre leur coulpe et tendre l’autre joue, alors que ce qu’ils devraient faire c’est mettre les nationalistes le nez dans la merde de leur passé, de leur présent et de leur futur, oser un discours fort qui démontre que maintenant c’est fini de rigoler. Mais non, ils nous rabâchent encore que l’important c’est le socio-économique, qu’il faut une réforme de l’état mais pas à n’importe quel prix, qu’il y a des avancées sur la table autour de laquelle personne n’est assis pour daigner les entrevoir ces avancées.

Alors qu’ils savent que s’ils ne capitulent pas purement et simplement, les Flamodurs reviendront dès la prochaine législature avec de nouvelles revendications intenables pour une communauté (nous) minoritaire, bouc-émissaire, honnie et conchiée par une majorité arrogante et nationaliste.

Comme s’ils ne savaient pas, nos présimous de partis, que le socio économique a beau être important, tout le monde s’en fout en Flandre puisque tout ce qui ne marche pas pour eux, c’est de notre faute à nous. Et que si le moteur socio-économique veut avancer, il est pendu au bon vouloir des roues communautaires.

Mais à l’image du formateur, les Francomous restent aphones. Un coq et un lion dans une basse-cour, c’est jamais bon pour les plumes du coq.

Non, rien à faire, je n’arrive pas à être drôle face à un pays qui s’enfonce irrémédiablement dans le grand nulle part. Un pays qui va se réveiller un  jour exsangue, sans futur, sans rien. Et se jour là, ce ne sont pas nos chers présimous et autres présidurs ou grands gaufriers qui s’en prendront plein la gueule. Regardez vos portefeuilles et vos factures, vous verrez qu’il n’y a rien de drôle.

Parlons-donc de choses plus primesautières. Je me sens l’esprit léger, l’humour aérien. Pas difficile dans un pays qui s’évapore.

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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  • angélique inflo juin 2010
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