Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 09:38

 

Almanach du lundi 23 mai au dimanche 29 mai.

 

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Pour la première fois depuis trois mois, mon village a eu droit à une vraie pluie hier soir. De façon incroyable, la végétation réagit, certaines plantes prenant facilement 10 cm en une nuit. La terre cependant est encore sèche à quelques millimètres sous le niveau du sol. Avec le soleil, dès ce samedi midi, l’eau aura disparu. La sécheresse n’est pas terminée.

 

L’essaim des saints.

Cette semaine, ils se sont donné le mot. Il est des Saints pour lesquels je ne dois même pas me casser la nénette pour trouver des jeux de mots ridicules. Ils se débrouillent tout seuls : Saint Eutyche, Sainte Euphrosyne, Sainte Félicissime, Saint Athanase Bazzekuketta (le bazooka quetta, mieux connu dans le milieu comme Kikettor Irondick), Saintes Barbe Kim et Barbe Yi (sans compter leur sœur musulmane Barbe du prophète et leur frangin Barbe Iclauss),

Et puis il y a Saint Sénateur, qui aimait bien les trains…

Saint Simètre : Un des plus grand saints de la chrétienté. Suivi de près par Saint cinqmètresoixante.

Saint Canion : Ô il est beau le Canion

Saint Injurieux : C’était l’époux de Sainte Scholastique en Auvergne. Voulant sauter sa femme, il se rendit compte qu’elle était trop longue. Trop tard il avait déjà sauté. Il ne sortit pas indemne de cet accident, puisqu’il développa un syndrome de la Tourette, putain de bordel à cul de satan de mes couilles salope de bite à cul de foutre Dieu léonard De Wever. Moralité le Scho à l’élastique, c’est dangereux.

Saint Manvieux : Un homme assez carré dans ses idées et d’un grand âge, surtout vers la fin de sa vie. Il était carré, Manvieux.

Saint Zoël : pour ceux qui ont un cheveu sur la langue. Sa cousine s’appelait Zoélie, elle était femme de chambre. Et tous les clients lui disaient "tu es fort Zoélie, tu sais ce que c’est que l’inflation ?"

Bienheureux Lanfranc : Sa mère disait de lui qu’il était divin. D’ailleurs quand il est né, elle s’est écriée : Il est né le divin Lanfranc. Depuis quelques années, Rome a revu son culte : maintenant on fête Saint Laneuro.

 

Rétro rustre

Rappelez-vous, c’était en juin de l’année dernière. On ne causait que de vuvuselas. Et les Français nous donnaient un de ces spectacles impériaux dont ils ont le secret (Waterloo morne peine !).

Et en Belgique, les élections terminées, nous apprenions à vivre avec un gros dévoreur de gaufres.

http://lerustre.over-blog.com/article-la-pelle-du-18-juin-euh-du-17-52506585.html

"La Belgique est un plaisir et doit le rester... Pensez donc, voici un pays ou un homme politique républicain et séparatiste se voit chargé d'une mission d'information par le roi, dans le cadre de la formation du gouvernement d'un état fédéral. Magnifique !"

 

 

 

http://lerustre.over-blog.com/article-la-pelle-du-17-la-suite-52630623.html

 

http://lerustre.over-blog.com/article-la-coupe-du-monde-ideal-pour-le-jardin-52710914.html

Puis quand tu commences avec des "Meurs, vil félon", "Fluctuat mec, vergetures !", "J'vais t’épiler le fion avec les dents moi, espèce di magneu d’savion", (1, voir note en bas de page), "Vasse tchir ê mouss, on vêreut’t’ cou !" (2, idem), c'est clair, tu t’exclus toi-même de la lutte, ta dialectique ne te permettant plus de rester en contact avec la base."

Et j'ai failli oublié, ce lien essentiel où on découvre l'étendue du désastre intellectuel qu'est le Rustre, un mec qui ose quand même comparer Pierre Desproges, Jacques Brel et le Grand Jojo. Un article copieux à regarder le dimanche pendant l'apéro : farandoles garanties !

http://lerustre.over-blog.com/article-je-me-sentirais-moins-seul-quand-les-footeux-reclameront-ma-tete-52769812.html

 

BON WEEK-END A TOUS ! 

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 11:39

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Pour voir les autres articles de ce VdV 36 :

Le blog de monsieur le Président.  

Le blog des VdV

La page facebook des VdV.

 

Il me reste des bouteilles du 20ème siècle en cave. Le problème est que pour la plupart, elles sont là parce qu’elles y ont été oubliées. Alors évidemment, c’est facile d’ouvrir une grande étiquette après 10 ou 20 ans et de faire un compte-rendu sublime. Le Rustre, mesdames et messieurs est d’une autre trempe. Rien ne lui fait peur. C’est qu’il est sévèrement burné le Rustre. Et donc, ça donne quoi des bouteilles plus communes après 10 ou 20 ans ?

La saine lecture de mon blog vous apportera des pistes. Chaussez donc vos bottines et travaillez votre planter de bâton. Important ça le planter de bâton. 

Un morgon de 97 définitivement sexuel.

Un gewurz de 94 qui en avait à redire à bien des plus jeunes, mais il était bien né.

 

Pourtant, aujourd’hui je voudrais vous relater une expérience rigoureusement vraie, tentée avec un ami. Rigoureusement vraie au niveau du nez. Pour le reste j’ai un peu brodé. Faut pas déconner non plus.

 

Beaujolais Nouveau estampillé « Delhaize » 1988. Dégusté en 2006.

 

Un beaujolais nouveau de 18 ans d’âge. Une vraie rareté. Avec un mien ami très cher, technicien en centrale nucléaire, un ingénieur brillant, surtout la nuit, nous avions fait cette trouvaille extraordinaire en explorant une cave qu’il avait rachetée à son propriétaire pour une bouchée de pain rassis. J’étais très excité à l’idée d’ouvrir cette bouteille ancestrale. Car à ce stade, on ne boit plus du vin mais de l’histoire. Songez que cette bouteille avait vu l’accès à la présidence du club de pétanque de Bledouille-lès-bouseux de José Verstraten et la victoire au 100 mètres cloche-pieds de Pépette Lekeu.

Il décida un geste fou. C’était fou fou fou. Mais quand on est passionné, on est un peu fou. Je me suis dit soyons fous. C’est fou, et je me suis envoyé un Perier.

Il décida donc d’ouvrir cette bouteille et de la partager avec moi. J’étais très touché par ce geste d’amitié exceptionnel d’autant plus que la somme qu’il en exigeait était très modique.

Je puis vous dire que j’étais excité, presqu’aussi excité que quand j’avais obtenu aux enchères une authentique bouteille de gris de Toul de 1869. Presqu’aussi excité que lorsque j’avais organisé une dégustation de Vins anciens du Pas-de-Calais pour un cher ami Japonais que j’ai, un homme d’affaire, brillant lui aussi, surtout depuis quelques semaines à vrai dire. Une dégustation organisée au château de la Touffauvent, en présence de personnes exquises, comme le directeur général de la Société des Préservatifs Mammouth, Jean-Albert Belpaire, régisseur du domaine de Logorrhée Contouche et de mon amie la Comtesse de Brulquigneu. Je me souviens, quelle ambiance, quelle folle intimité. Que nous avions pouffé entre gens comme il faut. Les soubrettes passaient à la casserole par bottes de douze. Madame la Comtesse avait des gaz et… mais revenons à notre Beaujolais.

Je convainquis… Qui ? Pas Kiki, non car c’est le kiki de tous les kikis, mais simplement mon ami de me laisser ouvrir la précieuse antiquité avec ma méthode brevetée éprouvée : le tire-bouchon.

Le bouchon présentait un état très acceptable au vu de mes expériences précédentes puisqu’il était vert et gluant et qu’il exhalait des parfums doucereux de chien crevé au soleil dans une décharge. Aussitôt, le parfum de l’histoire s’échappa de la bouteille et vint nous titiller délicatement les narines. Ma femme s’évanouit. Ma grand-mère, qui avait bien connu les tranchées fonçait partout à travers la pièce avec son fauteuil roulant, hystérique, vociférant en postillonnant "les boches sont là, les boches sont là, Gaz moutarde ! gaz moutarde". Mon chien hurlait à la mort. Mon canari se mourait lentement au fond de sa cage.

Mon ami me regarda. Il avait les larmes aux yeux. Moi aussi je dois dire. Ca piquait un peu, il faut le reconnaitre.

-On est dans le carrément bizarre, me dit-il.

-C’est certes là une boisson mâle, convenais-je.

Nous versâmes un peu du précieux nectar dans nos verres de dégustation du 14ème siècle.

La couleur oscillait entre le vert purin et le jaune pipi de deux semaines dans un pot de chambre fêlé. Des particules étranges ne se contentaient pas de flotter mais nageaient carrément au milieu du liquide dont la texture s’approchait de celle d’une morve issue d’une sinusite de trois semaines.

Je humai le vin, tout en maintenant ma narine droite et mon œil gauche qui sont fragiles de ma main droite (geste qui demande une expertise certaine) pour qu’ils ne tombent pas dans le verre. De puissantes effluves d’effluents de porcheries mêlées à des fragrances de dégueulis de mouton avarié, signaient un authentique nectar, une parcelle de grande Histoire, avec les batailles, les charniers, tout çà.

Nous étions à présent seuls dans la pièce ou presque, mon chien étant mort et ma grand-mère poussant ses derniers râles. Quant à ma femme, elle embarquait d’urgence nos enfants dans le break familial. Mon ami pleurait. De joie je suppose.

Je décidai alors, un peu fébrile, de soumettre le vénérable ancêtre au test ultime, celui de la bouche. Boire un vin très ancien est une expérience culturelle, une démarche sur soi et sur le temps qui passe et sur l’estomac qui se révolte. Une fois le liquide réagissant (assez violemment) avec mes papilles et mes muqueuses palatines, je me fis très mal au poignet en tapant dans le mur. Si vous avez vu les bronzés font du ski, vous visualiserez très bien notre attitude à mon ami et à moi dans les minutes qui suivirent ce premier contact. Mon ami avait les yeux rouges et pleurait abondamment.

- C’est étonnant, me dit il difficilement en recrachant le vin et deux dents, avec l’âge, ce beaujolais nouveau est resté très beaujolais nouveau mais il a incontestablement pris une dimension supplémentaire.  

-Ah, çha ch’est shûr que çha ch’est shûr, lui répondis-je, tout en essayant de décoller ma langue de mon palais, le vin ayant tendance à les dissoudre l’une dans l’autre.

-Il y a encore du vin dans la bouteille.

-Oui du vin, mais autre chose aussi, que je n’ose pas dire.

-Aaaaaahhh boire un beaujolpif nouveau de 20 ans et puis mourir .

-Mourir oui. Je ne vois pas comment faire autrement d’ailleurs. Ah maman, je voudrais te voir une dernière fois.

-Il est croquant ce vin. J’ai l’impression de croquer une boule puante. 

Mais la dégustation n’alla pas plus loin, car les verres fondaient à vue d’œil et puis…

Je me réveillai en clinique 8 jours plus tard par une belle matinée ensoleillée.

 

 

Bon trêve de plaisanterie. N’empêche que je m’en souviendrai de ce vin de 20 ans là…

Voici le vin du jour, un rouge de Loire, bonnes gens.

 

Bourgueil, Domaine de la Chevalerie, Vieilles Vignes 1996

 

Cerise 5 

Dans sa jeunesse, cette robe ne devait pas laisser place à l’imagination tant elle est encore quasi opaque aujourd’hui. Sa teinte, grenat foncé avec des reflets oranges et bruns, laisse deviner un âge mûr.

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Les vieux, ça met du temps à se livrer. Mais quand ils causent, on ne peut plus les arrêter. Si à l’ouverture, c’est élégant, ça reste pauvre sur un duo cassis/poivron qui fait un peu soupirer. La patience je vous dis, il n’y a que ça de vrai avec le vin. Après 4 heures, c’est ouvert et expressif : liqueur de cassis et de framboise. Cerise griotte, vanille. Encaustique, camphre, boîte à cigares pour le bouquet. Le tout donne une impression très mûre.

 

La bouche est fluide et fraiche, bien équilibrée, bien tendue. On ne s’ennuie pas.

Les tanins manquent de velouté mais soutiennent encore bien la structure. Question arômes, c’est modéré et élégant à l’ouverture mais là aussi, il faut attendre 4 heures pour voir la relève du poivron-cassis par la griotte, les épices et de nouveau des parfums de type balsamique, de la vanille. La finale sur environ 15 secondes est simple sur le poivron, le fruit noir et l’amertume.

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Le lendemain, si la structure reste plaisante quoiqu’un peu bourrue, l’aromatique s’effondre sur un trucmuche de fruits noirs et de poivronné léger, un peu ennuyeux.

Mais bon, qu’est-ce qu'il disait l’autre ? Ah oui, on ne peut pas être et avoir été. Et le premier jour, il était encore, je puis vous l'assurer.

Par le rustre - Publié dans : Du pinard dans les veines - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États...
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 07:24

Un jour des mots.

 

Il parait qu’avant d’être fort comme un chêne, il faut être con comme un gland. Et ben, ce gars là, ça fera un bel arbre.

 

Des photos.

 

En parlant de chêne…

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La décennie qui a séparé mes trente ans de mes quarante fut extraordinaire. Ce fut celle du véritable passage à l’âge adulte. Celle des événements les plus marquants de ma vie. Ce fut aussi une période où un changement subtil mais définitif se produisit dans le fatras que constituait ma mémoire. Une sorte de passage de dimension. Un peu comme si on passait dans la quatrième mais en pire. Avant, il y avait le monde en devenir de l’adolescence, du célibat, des études, de la formation, relativement bien rangé et ordonné, aussi paradoxal que cela vous paraisse. Avec des souvenirs clairs et précis d’enfance, d’adolescence, de jeunesse, de sorties, de randonnées, de vacances, de filles, de potes… Un monde dont je connaissais parfaitement la cartographie et les légendes. Mon monde à moi. Après 30 ans, tout ce joli monde a doucement basculé dans le chaos, l’oubli partiel, le désordre. Un cataclysme digne de celui qui vit l’engloutissement de l’Atlantide suivi des brumes plus ou moins épaisses des âges de ténèbres qui succèdent en général à la débandade des grandes civilisations, brumes d’où émergent parfois des souvenirs comme des objets épars abandonnés dans les ruines de l’avant.

L’origine du tremblement de vie ? Une femme, du boulot, une maison, des enfants. Fukushima, disent les samouraïs japonais quand ils passent à l’attaque dans les films de bastonnade pacifique. A moins que ce ne soit Toyota. Je ne sais plus. La guerre du Pacifique, en voilà une pantalonnade langagière. Peu importe.

Parfois, à la faveur d’une musique, d’un film, d’une image, ressortent des sons, des ambiances, des bouts d’archive de ces temps révolus. Des bouffées de souvenances parfois assorties d’anachronismes je l’avoue, mais que voulez-vous, on ne peut jamais ressortir des objets tous secs de la brume.

C’est un processus assez musant et un peu sans queue ni tête que cette exhumation. Ainsi si vous me passez ceci au milieu d’une conversation, il se peut que je m’absente un bref instant :

 

Et durant cet instant, une odeur de sciure et de crottin de cheval m’envahira les narines.

Des bruits de luna park, le souvenir des heures que je passais sur ce jeu où il fallait dégommer des armadas de vaisseaux ennemis et dont j’ai oublié le nom. Alors qu’Alan Parson demande de ne pas lui répondre, je tourne et je tourne encore sur le dos d’un poney dans le cercle exigu d’un manège de fête foraine.

Odeurs de croustillons, l’odeur du dernier été de mon enfance. Celui entre l’école primaire de mon village tout auréolé d’innocence enfantine et l’athénée de la grande ville. Je revois des blés brûlants et des heures crépusculaires à regarder les renards avec mon pote Christophe, des expéditions au charbonnage de Trembleur pour en ramener des fossiles. Il ne faut jamais me faire écouter Don’t answer me, ça me nostalgise la journée bordel de Dieu. Toute mon enfance résumée à cet été 1984 et à cette chanson. Peut-être justement parce que je quittais l’école primaire et la bande de bourrins primitifs qui m’avaient pris comme souffre douleur pendant 6 ans. Tout ça en gros et en résumé, parce que je savais ce qu’étaient des microns et l’instit pas.

Et il y en à d’autres, des souvenirs, plus rigolos sans doute, mais ce sera pour la prochaine fois. Je suis une thérapie pour faire des textes plus courts…

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 07:27

 

Un jour des mots.

 

"Walt Disney avait Elliot et le Dragon. La Belgique a Elio et Bart. "

 

From Belgium Witloof :

 

"J’ai la taupe au guichet et je n’aime pas faire attendre le client".

Signifie

J’ai un besoin urgent… et un gros !

 

Une photo.

 

Chrysomèle sur Galeopsys

Deux chrysomèles s’accouplent sur une feuille de Galéopsys. Les chrysomèles sont de petits coléoptères (à ne pas confondre avec les morpions, qui sont des collés aux couilles) de la vaste famille des Chrysomélidés qui regroupe des coléos phytophages. Chaque espèce a un spectre de plantes hôtes plus ou moins étroit. Qu’on songe au célèbre doryphore et à la patate. Ici, il s’agit d’espèces du genre Chrysomela (paraitrait que certaines sont devenues Chrysolina suite à des attentats à la pudeur diptérienne de spécialistes mais moi, les spécialistes des fois, je les vouerais bien au sort des diptères) friandes de lamiacées comme la menthe, les Galeopsys (orties royales), la mélisse… On voit souvent les feuilles de ces plantes constellées de trous faits par ces animaux aux couleurs vives et brillantes, rouges, vertes, bleues. Peinture métallisée de série ! Comme beaucoup d’insectes vivement colorés, il s’agit d’un avertissement. Consommation risquée, guerre chimique en vue.

Si vous observez ces feuilles trouées, vous découvrirez les coupables, qui passent le plus clair de leur temps, lorsqu’ils ne se remplissent pas la panse, à copuler frénétiquement et à émettre moult* crottes ! Et pendant ce temps là, nous, on bosse et on galope… en même temps, j’ai aucun regrets. Je voudrais copuler au bord d’une feuille de menthe que je pourrais pas, alors…

 

*sur l'accord ou pas de moult nous aurons un de ces 4, une discussion essentielle.

 

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 07:00

 

Un jour.

Malédiction ? Des amis, de la famille me décrivent des pluies parfois copieuses, sur la Belgique ce week-end. Pas chez moi. 8 gouttes dimanche vers 6 heures puis plus rien. Hormis quelques averses sporadiques, ça fait deux mois qu’il n’a plus plu chez moi. La terre sèche et morte, les fruits qui tombent ou commencent à se momifier quand on arrose pas régulièrement. Catastrophe annoncée…

 

Des mots.

"Deviner la distance du 100 mètre est facile, sauf lorsque c’est un peu plus long."

 

Une photo

 Cirse capitule

Gros plan sur un capitule de cirse, un chardon dans une friche sauvage et humide (tout un programme, par Saint Dominique). Une plante rustique, sauvage, envahissante. Une foutue mauvaise herbe détestée, honnie, chassée, tondue, pulvérisée.

Une plante des friches… autrement appelées lieux incultes, terres perdues, chancres, terrains vagues. Des terres inutiles, improductives, politiquement incorrectes. A réhabiliter, à rentabiliser, à restructurer.

Chasser ce fouillis végétal que je ne saurais supporter.

Et pourtant, que de beauté, de délicatesse dans cette inflorescence de chardon, pour celui qui sait se pencher, prendre le temps de regarder, d’observer, de s’émerveiller.

Prendre le temps de s’émerveiller sur la beauté de l’inutile. Apprécier l’improductivité, qui n’a ce sens que pour l’homme. Et l’homme n’est pas seul. Ce simple chardon contient plus de philosophie que le plateau d’une émission de Ruquier. Mais ce n’est pas difficile.

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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