Samedi 31 décembre 6 31 /12 /Déc 06:08

-Mesdames, messieurs, bonjour et bienvenue sur Radio-Couillon. Vous pensiez avoir touché le fond ? Radio Couillon c’est encore plus profond !

-Bonjour Jean-Phil les mouches !

-Bonjour Francis, vous me parûtes bien primesautier alors que je vous croisai ce matin dans nos couloirs ?

-On a oublié le trader sur son fil à linge la nuit passée. Et il a gelé. Il est un peu dur ! Cela me réjoui en diable au point de me faire frétiller la rondelle mon cher Jean-Anal.

-Ah, certes, mais sans plus attendre et avant que Francis ne recommence son delirium très mince, un groupe magnifique Jean-Pierre…

-Et bien oui Jean-Louis. Il s’agit du groupe de death fucking fouchtra metal hurlant « Slip-culotte », groupe très apprécié en Ukraine, ce qui ne m’étonne guère ; tant il n’y a rien de bon chez l’Ukrainien. Non, de ses centrales irradiantes à ses mornes plaines habitées d’Œdicnèmes criards votant Le Pen à la moindre occasion d’exprimer leur poujadisme latent, rien n’est bon chez l’Ukrainien contrairement au cochon pourvu qu’il ne provienne pas de Tchernobyl. Voici donc l’Ukraine, avec des masques, une chanson violente, des étincelles et de la poudre aux yeux : une bonne tête de tube quoi…

-En même temps, à la radio, surtout quand elle est écrite sur le web, est-ce que ça passera bien ?

-Ben oui mais n’oubliez pas que nous sommes une émission transmédiatique favorisant le transit intestinal et donc, demain, en achetant le journal « Votre dernière heure », les auditeurs pourront voir la vidéo. Vous pigez ?

-Hé bé… c’est subtil.

 

 

 

-Ouaw Jean-Pierre, m’ont chauffé comme la braise, comme une friteuse. Ce serait pas plutôt Frit-Kot le nom du groupe ?

-Et bien Jean-Renard, laissez-moi dégoupiller (renard, goupil, ouh là là...) la grenade de mon humour féroce.

-Ta gueule Francis. On n’a pas le temps. Et puis on va essayer de racoler du public en mettant du rythme. Ca va scander ! Et donc sans plus tarder, un groupe issu de Biélaruskofie « the zizi singers », issu du concours « The voice of anal wind ». De l’art très proche du lard.

 

 

 

-Je trouve ces artistes désolant de vulgarité et de platitude. Je m’ennuie un peu mon bon Jean-Pascal. Hé mais… c’est bien sûr. Ecoutez ça ! Je suis un radiateur, un… ventilateur, un… aspirateur, un… vélomoteur, Je suis un pot de fleurs… Vous vous souvenez, Jean-Marcel ?

-Je me souviens mais j’ai un doute sur les paroles Francis. Il me semble que la bouteille de prunelle est vachement entamée.

-Mais non Jean-Cacahuète… ce sont toutes les ritournelles de mon enfance qui remontent en surface. Un …horodateur, Une … baratte à beurre, I am un vrai trou de balle, my name is Hannibal.

-De votre enfance ? Vous ne me ferez pas croire que vous étiez enfant du vivant de Jean-Pascal. C’était à peine il y a…. je sais plus, tiens. C’est qui d’abord Jean-Pascal ?

-Mais c’est le principe de la ritournelle calquée sur une chanson connue. Ecoutez, sur l’air de violette…

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 Anderlecht, Anderlecht.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 Anderlecht va aux toilettes.

On chantait tous ça, dans les environs de Sclessin en tout cas.

Ou encore : qui a pété ? Ca sent la chicorée. 1 2 3 ce sera toi !

Et même… L’araigneï a péteï et ça sent la chicoreï. Dans sa toile, il y a des millions de femmes à poil.

-Francis, je vous demande de vous arrêter. On perd de l’audience là. Ca s’essouffle.

-Mais non, Jean-Imogène, prenons du plaisir. Celle-là, vous l’avez connue ?

C’est la dance des canards, ferme ta gueule et va t’asseoir, c’est m’sieur l’curé qui l’a dit, poil au zizi…

-Oh seigneur Jean-Louis, faites quelque chose. Arrêtez le massacre… J’entends des auditeurs qui podcastent la messe dominicale tellement ils trouvent ça navrant, pire il me semble voir des clics pour mon émission du matin, c’est dire le désespoir. Si ça continue, ils vont se convertir à "on n’est pas rentréS."

-Z’inquiétez pô mon Jipé des boîtes, j’ai l’arme imparable ! C’est simplement de dire : le taon qui touche à nos parties mange à sa faim.

A vous le point G, et un coup de Cognac. A la semaine prochaine. Hips ! Allez hop… Jean-Pascal après son terrible accident de coucougnettes…

 

 

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Mercredi 26 octobre 3 26 /10 /Oct 05:58

 

 

De lourds rouleaux d’un gris d’étain roulent en troupes pressées sur la vallée poussiéreuse au teint éteint des noires cendrées crachées par les usines tonitruant rageusement du travail des forges dans la nuit.

Et les tours de refroidissement noirâtres lancent sans fin de leurs veilleuses rouges des SOS que personne ne comprend dans le ciel amoindri. Assis seul dans la poussière d’un terril, je pleure sur mes rêves de savanes et de fauves au pelage ruisselant de sueur dans les ors du crépuscule du pays des matins du monde.

C’est une torture de l’admettre, mais je n’ai pas été suffisamment vigilant. Ils m’ont pris. Alors même que je m’apprêtais à poursuivre ma geste héroïque sous des cieux d’azur ayant vu la naissance même de cette humanité si désinvolte, ils sont venus. Et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Ni comment ils ont su.

Mon procès fut rondement mené. Je fus très déçu. S’il y a une seule chose que j’aime sur ces écrans vomissant sans cesse médiocrité intellectuelle et promiscuité des sexes et des laides âmes, ce sont les feuilletons judiciaires américains. Je jouis de la roublardise, de la verve et de l’aplomb de ces avocats américains qui s’asseyent avec une outrecuidance magnifique sur la morale emperlousée propre aux banlieusards étroits d’esprits que j’abhorre.

Autant vous dire que la justice belge est loin, très loin, de cette magnificence. Imaginez des palais de justice ringards, sombres et poussiéreux, encombrés de boiseries et de velours d’un autre âge. Sales, passéistes, crotteux en vérité. Et des hommes de loi trainant de lourds accents rustauds, des strabismes divergents, des zézaiements convergents. Une bien piètre vision de la petitesse d’un pays qui regarde les pétales de pâquerettes par le dessous.

Un pâle personnage portant nom saugrenu à la fragrance délicatement métallique du couperet dégoulinant de sang bleu et chaud dans le petit matin, Monsieur Charles-Henri de La Pichardière, a instruit mon cas. Car en Belgique, il revient à l’instituteur du roi de rassembler les preuves contre et en votre faveur. Le roi doit être bien inculte avec des instituteurs de cet acabit. C’est qu’en terme d’instruction, il fit les choses au pas de charge et en fouillant les décharges, le nobliau du barreau. Mais il parait que c’est ainsi en droit belge. Comment parler de droit dans un pays où tout va de travers je vous le demande.

Bref. Je ne sais trop comment notre fin de race procédurière a mené son affaire mais les faits sont là. A peine arrêté et mon magnifique jardin retourné par des troupes de barbares assermentés, je me retrouvais avec sur les bras 32 assassinats d’adolescents fugueurs, 12 meurtres vénaux de vieux en mal d’héritiers et avec en sus les étiquettes un peu simplificatrices et infâmantes de psychopathe, tueur en série et cannibale. J’avais le cœur meurtri, l’âme ravagée, les tripes en ébullition. Ma haie de cornouillers mâles, mon Vilburnus variegata, ma serre, ses aubergines et ses tomates, ma collection de marjolaines et de menthes… tout saccagé par ces Javerts de pacotille.

Et comble du comble, ils trouvèrent des restes de chats et même de chatons en plus des morceaux humains dans mon congélateur. Autant vous dire qu’ils n’entendirent que très peu mon argumentation gastronomique.

Le procès s’est passé de façon aussi grotesque que scandaleuse. Et notre aristocrate pénal très pénible de se pavaner tel un paon qui ne verrait pas qu’il n’a plus de plumes au cul. Mais tout malheur a son revers. Ce procès m’a permis de rencontrer un homme d’un goût exquis : mon avocat, maître Molucarême. Une affable personne dont le seul tort était d’avoir des idées ancrées franchement à droite, ce qui n’est pas pour me plaire, moi qui ait les idées généreuses et progressistes et qui ne porte dans mon cœur ni les nantis ni les parvenus. Par contre l’homme présentait l’avantage non négligeable d’être prêt à tout moyennant des émoluments copieux. Comme tous les avocats et les libéraux me direz-vous, mais lui l’acceptait avec un enthousiasme réjouissant qui me fait subodorer que sous son vernis bourgeois, cet homme-là avait une âme de prédateur semblable à la mienne.

Néanmoins, je suis fort abattu par le résultat du procès. En effet, si je sors blanchi de presque tous les chefs d’accusation qui pesaient sur moi, il n’en reste pas moins que j’ai été condamné pour maltraitance envers des animaux.

Dés lors, on peut encager tous les chasseurs et les employés d’abattoir de ce pays parce que tudieu, s’il y a bien un homme qui a toujours eu à cœur de faire son travail proprement et sans souffrances inutiles pour les chairs sur pattes que je convoitais, c’est moi. Mais voilà, dès qu’il s’agit de chattes et de chiens à leur mémère, les gens sont sottement mièvres et prompts à l’apitoiement visqueux sur le sort des pauvres choux. J’ai donc été condamné pour tout solde de mes prétendus crimes à 215 heures de travaux d’intérêt général.

Et me voilà sur les hauteurs d’Ougrée, bien loin des mes savanes à contempler la misère métallique et charbonneuse que l’homme a étendue au cœur de cette vallée mosane qui devait être si verte et riante autrefois. Au moins puis-je deviner les hauteurs du Sart-Tilman dont les forêts commencent à se teinter de pourpre à travers les brumes méphitiques de ce val de tristesse. Je vais me lever et redescendre vers la ville, vers Seraing, vers le centre d’accueil où je vais servir un brouet noir sans saveur à une clique avachie et claudicante de sans-abris malodorants, de vieilles putes amochées, de pochtrons décatis. Pire que les nantis, je hais ces pauvres qui trainent leur misère et leur inconséquence comme les médailles de bronze d’un concours mondial éternel de la lie humaine. J’aurais pu choisir un endroit plus sympathique et cossu pour payer ma prétendue dette à la société. Cependant, je pensais devoir me punir pour mon inconséquence et l’amateurisme crasse qui m’avaient conduit devant les tribunaux. Amateurisme qui m’aurait valu une solide bastonnade si mon père ne pourrissait pas dans un cimetière.

Me voici donc à déambuler dans ce triste enchevêtrement de laideur et de misère imbécile qu’est Seraing, furoncle disgracieux sur le corps pourrissant de l’horrible et sale ville de Liège, foutoir approximatif de béton plus vaste encore. Me voici à longer ces quais où furent tournées par les frères Dardenne les poursuites les plus mémorables de Taxi 6, artères goudronnées bouchonnées d’un cholestérol humain et automobile où il aurait été plus à propos de tourner un de ces films d’auteurs tristes et soporifiques qui font frétiller pire qu’un tas de gardons en pleine copulation frénétique une quinzaine de réalisateurs Cannoise, repère d’esthètes à la dérive et d’autres intellos branleurs.

Me voici donc à slalomer entre les présents canins aux dieux camés des trottoirs crevassés pour rejoindre mon centre d’accueil, sa soupe populaire, son environnement chiatique d’entrepôts crevés et d’usines agonisantes. Le ciel est vert et les gens du coin, comme à leur habitude sont bleus ou oranges. Pas un blanc dans le coin. Parfois, des cloportes géants, infects tas de chitine gros comme des labradors bien gras, sortent des poubelles dans les impasses et s’accouplent bruyamment au milieu de la rue. Cela ne semble offusquer personne. Et me voici à préparer le café pour ces rebus que je déteste. Ma santé décline ici dans les remugles toxiques et les nuages aveuglant de particules fines. Sans cesse mon nez est encombré de morves gastéropodiennes, purulentes et malodorantes. Alors tous les matins au lever, je recueille soigneusement toutes mes glaires et mes crottes de nez pour les ranger précieusement dans un petit Tupperware. Et je les mélange au café de mes parasites. Ce n’est pas grand-chose mais cela fait partie de toutes ces petites gouttes qui remplissent l’océan du Bonheur.

Et puis il y a Isabelle. Ah ! Isabelle ! Une charmante quadragénaire pleine de bons sentiments et de prétextes au meurtre : chrétienne, concernée, engagée, végétarienne. Et célibataire ex-cocue depuis peu. C’est fou ce que c’est influençable une blonde délaissée.

Attention, je ne vous parle pas ici de coucherie ou de sexualité gluante. A 40 ans je suis encore pur et je ne me commettrai pas dans la dépravation. Je hais les enchevêtrements de cuisses et de bassins. Non, je vous parle de communion des âmes, d’abandon des sens. Surtout le bon, de sens. Figurez-vous qu’Isabelle est technicienne dans un laboratoire de biologie végétale sur le campus du Sart-Tilman et qu’elle y manipule toutes sortes de radioéléments amusants. Des produits peu rayonnants certes, qui rendent la sécurité du labo assez embryonnaire, mais qui versés dans un café pourraient avoir des effets très intéressants sur un organisme.

Je vous vois venir. Mais non, je n’ai aucun projet d’empoisonnement pour mes pauvres âmes en perdition. Sots que vous êtes.

Une fois mon café servi, je me suis rendu dans un des entrepôts désaffectés qui jouxtent mon centre d’accueil. J’y ai vérifié les liens d’Isabelle et la tension de ses muscles. Elle est restée debout une partie de la nuit, attachée à un poteau. Maintenant, je vais l’installer en équilibre sur une chaise, les pieds reliés à une corde qui actionne ingénieusement le déclencheur qui enflammera les 150 kilos de plastic répartis dans le hangar, de quoi évaporer Isabelle, le corps putréfié de maître Molucarême délesté de son foie, le hangar, le centre d’accueil, tout le quartier et une partie des quais serésiens si cinématographiques. Dès qu’Isabelle sera vaincue par la fatigue, ses pieds choieront sottement, tirant sur le déclencheur.

C’est d’une facilité de se procurer des explosifs à Liège ! Il m’a suffit d’accoster un type patibulaire sur cette vaste esplanade à drogués qui s’étale aux pieds mêmes du palais de justice. Il m’a indiqué une officine tenue par une langouste un peu inquiétante mais fort professionnelle ou j’ai pu me procurer tout ce dont j’avais besoin. Après lui avoir serré la pince (humour !), je l’ai tuée pour la dévorer. J’adore les langoustes.

Pour l’avocat, vous me comprendrez : il se tapait des single malts d’une rareté et d’une finesse folles. Je brûlais de savoir si cela avait une incidence sur le goût de son foie : et bien oui ! Et puis ça lui apprendra à ne pas avoir été foutu de me faire acquitter, purement et simplement.

Isabelle me paraît fort vindicative. Je ne puis pourtant la tuer de mes propres mains, ça ruinerait mon plan. Je prends soin de remettre dans son portefeuille sa carte d’accès au laboratoire où j’ai été me procurer un peu de phosphore 32 cette nuit. J’installe ma cocue et je m’éclipse en vitesse ne tenant que moyennement à assister à l’explosion du quartier de trop près.

Et puis, je dois encore passer à l’appartement récupérer mes affaires, surtout mes faux papiers, mon billet pour Athènes et les papiers qui me font propriétaire d’un compte dans une banque lointaine hébergée sur de sympathiques îles tropicales au nom crocodilien, comptes où j’ai placé sur les conseils avisés de Maître Molucarême les économies que j’ai engrangées à force d’abréger les vies déclinantes de vieux esseulés.

Et enfin, avant de me rendre à l’aéroport de Bierset, je passerai au bureau de mon Instituteur du Roi préféré. J’ai, parait-il, des révélations à lui faire. En fait, des broutilles à propos de la prétendue réhabilitation de mon terrain suite au gâchis perpétré par ses limiers. Comme lors de toutes nos conversations orageuses, ce grand nerveux amateur de café, s’en ira contempler la ville par la fenêtre de son bureau, me tournant grossièrement le dos. Tout ça pour éviter la fulgurance de mon regard inquisiteur, misérable lâche. J’en profiterai pour verser le phosphore dans son café. Voilà enfin un traitement qui rendra ce pâle type brillant ! Imaginez-vous l’avilissement de ce pauvre blaireau : il ne boit son café que froid ! Comble du mauvais goût.

Et puis ce sera l’oubli sur les eaux mauves de l’Egée éternelle. Je me réjouis de découvrir le yacht scandaleusement laissé à l’abandon par un petit vieux qui ne gouttait pas assez la fortune d’être riche. Alors, ce seront les enchantements des îles grecques et de leur gastronomie. Quand j’aurai épuisé le sujet, enfin, je mettrai le cap sur la terre ancestrale de l’homme et enfin je trouverai un terrain de chasse à ma mesure. J’espère qu’on peut trouver des crus bourguignons en Afrique !

Par le rustre - Publié dans : Les bonnes histoires de l'oncle rustre - Communauté : Made in Belgium
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Lundi 24 octobre 1 24 /10 /Oct 06:22

Meeeeesdames, messieurs, bonjour et bienvenue sur Radio-Couillon. Vous pensiez avoir touché le fond ? Radio Couillon c’est encore plus profond ! En compagnie de nos gros niqueurs habituels et d’un invité de marque…

-Ah, non, pas Marc… c’est moi qui l’a invitérz !

-Jipé, abstenez-vous, je vous prie. Et essayez de ne pas faire de fautes si grossières en parlant par écrit ! Un invité qui n’est autre que Alessio Rastani, trader d’opérette bien connu. Alors Alessio, content ?

-Bonne journée, Jean-Louis. J’ai fait pas mal de pognon en vendant des titres bien pourraves à des orphelinats grecs. Et en plus j’ai ruiné deux associations qui venaient de recevoir des fonds de Cap 48. C’est vous dire si c’est une chouette journée. Pour fêter ça, en venant ici au volant de ma Porsche Cayenne, j’ai écrasé une vieille sur un passage piéton… après avoir fait mine de ralentir en l’invitant d’un geste avenant à traverser. Et j’ai aussi écrabouillé un chiot sur un trottoir en présence de sa petite maitresse de 5-6 ans. Comme dans du beurre quoi !

-Jean-Valjean, vous pourriez nous mettre un peu de musique ? Je dois aller dégueuler les deux morceaux de tarte au riz que je viens de m’enfiler…

 

Attention, le contenu textuel de cette chanson pourrait heurter les âmes sensibles. Les paroles sont d'une vulgarité confinant à un discours politique tentant de nous faire croire qu'il faut être gentil avec les banques et que NOUS allons devoir être courageux pour faire face à la crise !

 

-Ca va mieux Francis ?

-Oui. Mais laissez-moi dire à Monsieur Rastani qu’il est de ces lies fangeuses où s’embourbe la Civilisation. Vous me dégoûtez Môssieur. Vous pouvez vous brosser pour avoir un morceau de tarte.

-Monsieur Rastani, quels sont vos plus beaux coups en bourse ?

-Ah monsieur Hautain, il y en a tellement. Ce que j’adore, ce sont les entreprises pharmaceutiques. On a toujours vent des sorties de médicament un peu précipitées. Vous pouvez toujours être sûrs qu’il y a anguille sous roche et qu’il y a bien un malin qui a planqué une étude critique sous la table. Un jour ou l’autre des gens vont crever ou développer des cancers bien gras. Le con blessé dans sa chair étant procédurier, en général c’est la valse des procès. Dans ces moments là, les actions se mettent à jouer au yo-yo. Il faut être là au bon moment pour sucer un max de pognon. C’est encore mieux quand ça touche des enfants… Mais enfin je prends beaucoup de plaisir dans la vie en général, pas seulement dans le boulot. Il y a tant de choses drôles et gratifiantes à faire. Par exemple, j’ai toujours en poche un petit sac rempli de crottes de lapins que j’offre aux enfants en leur disant que ce sont des bonbons. Saviez-vous d’autre part que 10 ml d’urine dans 250 ml de jus de pomme, ça ne se remarque pas du tout. Et sincèrement dans les distributions genre soupe populaire… ils s’en foutent que l’opercule de la bouteille soit brisé. Et puis on peut injecter la pisse à la seringue aussi mais c’est fastidieux. Faut pas se biler, un pauvre affamé, c’est peu regardant. J’adore voir tous ces fainéants de crève-misère boire ma pisse.

-Jean-Paulette, faites le taire. Il est immonde.

-Attendez, je n’ai pas fini. J’en ai plein d’autres. Vous savez que je me fais régulièrement des plus-values faramineuses en faisant des paris avec mes copains traders ? J'ai le nez fin pour ça vous savez. Chaque fois qu’on fait un bon coup, on prend les paris sur le nombre de suicidés qui en découlera. Sur la Grèce, je les ai tous bluffés. J’ai eu le pourcentage d’augmentation des suicides suite à la crise à l’unité près. Génial non ? Mais le plus fun, c’est les agriculteurs. Ca fait des années qu’on les presse. On a fait un vrai travail de fond vous savez sur ce coup là. Histoire d’instiller une bonne ambiance. Maintenant on récolte enfin les fruits de notre travail. Non seulement, on se fait un max de blé (de blé, en parlant d’agris ! Ouarf arf arf !) sur leur dos grâce aux multinationales agro-alimentaires, non seulement, tous ces suicides ça engendre du trafic juteux sur le plan foncier mais en plus avec les potes, on a nos paris sur les suicidés mensuels. Et ça va loin dans la finesse vous savez, parce qu’on peut tenir des statistiques par pays, par région, par filière agricole. C’est extrêmement divertissant.

-Vous êtes un chancre monsieur. Un mildiou rampant. Une grosse saloperie.

-Je vous le répète, monsieur Ballast. C’est le boulot. Je suis juste un professionnel. Mais j’ai aussi une vie, des loisirs. Vous aimez le tennis ? Le squash ? Perso, je kiffe à mort ! Avec les potes, pour pimenter un peu, on joue avec des hamsters.

-Des hamsters ?

-Ben oui, le hamster-tennis et le hamster-squash c’est comme le tennis ou le squash mais avec un hamster à la place de la balle. C’est drôle vous savez. Et quand on utilise un de ces amusants canons pour nous servir les hamsters, ça devient désopilant. Surtout contre un mur. Ca tourne au paint ball. On peut parvenir à des résultats franchement créatifs vous savez.

-Vous permettez que je reprenne un morceau de tarte, Francis ?

-Serge, ce n’est pas le moment. Je fulmine !

-Bien sûr que si… Mmmmhhh, excellente. Très crémeuse. RRRRRRRRRR… SPRLATCH ! Voilà un bon gros glaviot à la tarte au riz dans ta gueule, connard. Quand Lama fâché, lui faire toujours ainsi.

-Un peu de musique en attendant de repêcher monsieur Rastani au milieu de l’étang de bave andine dans lequel il baigne. Vous voulez une bouée Monsieur Rastani ?

 

 

-Voilà, nous devrons malheureusement nous passer des lumières de monsieur Rastani que nous avons mis à sécher avec le linge de madame Laroupette, la concierge du studio.

-En espérant qu’il n’ait pas rétréci au lavage Jean-Louis.

-J’avoue que je m’en fous un peu Serge. Je regrette juste de ne pas avoir fait un nœud dedans pour voir si les taches, elles allaient vraiment partir.

Et le temps de toucher nos parties arrive à mes mains, à bientôt les couillons !

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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Mercredi 19 octobre 3 19 /10 /Oct 06:33

Le jour de mes 16 ans, mon père m’a expliqué le sens de la vie. « Pour réussir, tu dois te fixer des objectifs. Ne jamais dévier de ta trajectoire met du sens dans tes actes. C’est le secret du Bonheur. »

Je mets un grand B à bonheur parce qu’à l’œil brillant et aux tremolos gaulliens dans la voix de mon père, j’avais senti que ce bonheur-là était majuscule.

Des études d’ingénierie agronomique, un travail rémunérateur, une villa cossue dans un quartier campagnard plein de vie, de chats, d’enfants, de voisins aux idées racornies et jaunâtres. Et la solitude pour mener sans entrave une vie asservie à des objectifs porteurs de sens et d’élan civilisateur, le jardinage par exemple. Un homme droit au regard portant loin.

Très vite, mes objectifs heurtèrent de front les réalités quotidiennes d’un coin rural et néanmoins résidentiel, ses chats, ses enfants, ses voisins jaunis.

Très vite, les chats devinrent un objectif majeur et emplirent ma vie de moments délectables. Je les capturais par mille artifices savants qui me procuraient les délices du fauve tapis dans la savane guettant sa proie. Pièges, sarbacane, coups de pelle dans la gueule. Peu importe, ce qui primait c’était le décorum. Un uniforme de cavalerie nordiste, le sabre au clair, Wagner hurlant ses notes guerrières dans la brume d’une aube pastel, moi vociférant mon cri de mort alors que je trucidais les profanateurs de mes plates-bandes chéries.

Et une fois occis, les arts nobles de la boucherie et de la gastronomie m’affolaient les sens. Souvent je pensais à mon père et à son B majuscule. Par exemple lorsque par de beaux matins d’octobre, je dénichais les pied bleus qui accompagneraient le ragoût félin et le noble cru bourguignon qui feraient mon ordinaire de la mi journée.

Tout bascula le jour où la gamine des voisins, éplorée comme seule une greluche de moins de dix ans peut l’être, vint sonner à mon huis pour m’interroger quant à la disparition d’Hector, sont matou adoré.

Je répondis à cette petite idiote que je connaissais son ami et je l’invitais à venir lui rendre un dernier hommage en se recueillant devant la dernière cuisse de l’animal encore dans mon congélateur.

Je resterai toujours interdit devant le manque de gratitude des enfants. Cela doit venir de l’éducation. Petite conne !

Toujours est-il que trois heures à peine après son départ en pleurs, je me retrouvais à la merci d’une maréchaussée peu amène.

Je me rends compte à présent combien cet événement fut pour moi comme une seconde naissance, fidèle que je suis à un autre grand principe paternel, inculqué à grands renforts de ceinturon dans la tronche, « l’adversité doit toujours être source de renouveau. »

Les premières semaines que je passai en compagnie du Docteur Flammekuche et de son personnel resteront bien sûr parmi les plus éprouvantes de ma vie, tant la rétivité de ces êtres frustes au croquant de l’existence faisait peine à voir. Nous entrâmes tout de suite en conflit à propos de broutilles qu’eux érigeaient sottement en principes : la valeur d’une vie humaine, la valeur intrinsèque d’une oreille et la malséance d’en arracher une avec les dents à un infirmier. Des vétilles vous dis-je.

Petit à petit, je me rendis à de meilleurs sentiments vis-à-vis du praticien et de son équipe. Aujourd’hui que la flagrance de mes erreurs m’est apparue, jamais je ne leur serai assez reconnaissant de l’équilibre qu’ils ont apporté à ma vie. Certes, ce fut à coup de douches glacées, de caissons d’isolement et sous la douce torpeur protectrice d’une épaisse camisole chimique. Mais aujourd’hui, je puis dire que je suis guéri et je puis de nouveau déambuler parmi mes contemporains en homme épanoui.

Arrière Wagner et tes oripeaux guerriers. Une nouvelle vie. Un nouveau quartier. Et de nouveaux objectifs. J’ai inscrit mon existence dans une optique de partage et de confraternité avec mon prochain. Une phrase qui réjouirait le cœur de ce brave Dr. Flammekuche s’il était encore de ce monde.

Prenez mes voisins par exemple, des gens adorables quoique fort âgés. Chaque jour ou presque, je les aide dans leur désir d’aménager leur jardin. Mon goût pour les espèces originales y trouve son épanouissement. Je leur ai composé un magnifique jardin de curé avec légumes, plantes aromatiques et médicinales. Ces braves gens ont cinq chats, les compagnons fidèles de leurs vieux jours.

Aider son prochain. Bel objectif, papa, en vérité. Etre fervent à l’église, aux oeuvres scolaires, au comité des fêtes. La probité. L’ascèse… percée bien entendu (je n’ai rien perdu de mon humour ravageur).

Une aide, gratuite, discrète, toujours discrète, voilà mon pain quotidien.

Ces pauvres hères que je croise au long des routes de ma région frontalière. Des adolescents errant au plus profond de la nuit, en décrochage de la société, des chiens perdus. Cette jeune Isabelle, 16 ans. Pauvre âme. Une trop longue exposition aux railleries de la bande de primates sous-développés qui se trouvaient être ses condisciples lui avaient mis en tête qu’elle était grasse comme un hamburger. Allons-donc ! Bien en chair peut-être mais si jolie, si délicieuse. Après avoir croisé mon chemin, écouté ma parole, elle est partie rassérénée, le sourire aux lèvres.

Quand je pense à mes frasques félines… Vil fou que j’étais. Le Dr Flammekuche m’a bien expliqué que je tentais de tuer le père en m’exposant de la sorte alors que mon éducation avait été si stricte. Tuer le père oui.

Une seconde fois, métaphoriquement. Vu que la première fois avait été la bonne. C’est fragile un vieux grabataire. Le coussin de son lit peut en témoigner.

Il y a trois jours, on a enterré mes voisins, une cérémonie magnifique. Les malheureux. Ils avaient mangé une salade garnie avec le bouquet de fleurs comestibles que j’avais semé dans leur jardin : souci, capucine, origan, Aconit napel. Evidemment, il faut être sot pour se lancer dans la « cuisine nature » sans aucune connaissance botanique. Introduire une plante mortelle comme l’aconit dans un plat sous prétexte de sa beauté envoûtante, c’est bien une étourderie de néo-rural ! Et qui se douterait de l’origine de cette petite erreur, vu que j’ai toujours adoré jardiner au petit matin dans la quiétude, quand aucun œil ne vous épie.

Et surtout, délice suprême, qui va donc pleurer la disparition mystérieuse de leurs chats ?

Je suis ici sur ma terrasse à admirer le soleil qui se couche sur mon jardin miraculeusement déserté par les chats. Je termine mon succulent dîner rendant hommage à mes voisins, à Isabelle, à mon père, au Bonheur et aux objectifs.

Tomates juteuses de ma serre, purée de panais tirés ce soir même de ma terre. Une de mes plus magnifiques bouteilles : un carignan de vieilles vignes de 2005.

Le Bonheur.

Une entrée somptueuse : Un carpaccio de chaton tapé. Simple à faire. Le petit dernier des voisins, le crâne explosé contre un mur. Puis on tranche finement à chaud. Basilic, champignons, balsamique et huile d’olive truffée. Tomates séchées. Etre généreux sur le parmesan.

Et bien sûr, la pièce de résistance : un superbe rôti cuit longuement à basse température avec une croûte de sel et de romarin. Une chair fondante, goûteuse à souhait. J’en étais sûr, c’est bien meilleur que le chat. Mes facultés d’anticipation me laisseront toujours pantois. J’avais raison Isabelle : ta cuisse est délicieuse.

Bien sûr, je sais qu’un jour, je devrais partir. Les gens sont suspicieux vous savez. Et puis mon jardin a beau faire vingt ares, il commence à être encombré de mes exploits. Et la poudre d’os est peut-être un excellent amendement, il y a néanmoins des parties difficiles à broyer.

Peu importe, ma nouvelle identité dort déjà dans un tiroir. Le monde s’offre à moi. Tant de destinations. Tant d’objectifs. Parfois, je songe aux mares où viennent s’abreuver les fauves dans l’ocre vespérale de la savane primordiale. Et en Afrique, n’est-on pas moins prompt à faire grand cas de la disparition d’un enfant ? Il s’en passe de belles vous savez là-bas. La barbarie humaine me laissera toujours sans voix.

Par le rustre - Publié dans : Les bonnes histoires de l'oncle rustre - Communauté : Made in Belgium
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Lundi 17 octobre 1 17 /10 /Oct 06:19

Réunion de crise dans les locaux de la radio publique belge Radio Rustique Belgique. Les audimats de l’eurovision des couillons chutent plus sûrement que le titre DEXIA. Il faut trouver une nouvelle formule… L’équipe planche sur un nouveau projet dans les studios de Hunserkfundjrupdropgrotekeu

 

-Pffff l’eurovision, ça paye plus. Les gens n’écoutent plus. S’en foutent.

-Mais Jean-Nicolas, si nous restions dans ces magnifiques studios et que nous y développions un concept révolutionnaire d’émission radiophonique ?

-Jean-Louis, c’est Jean-Louis, Francis. Révolutionnaire ? C'est-à-dire ?

-Et bien nous sommes ici toute une bande de chroniqueurs. Achetons des revues, lisons-les à l’antenne, passons des artistes Majuscules à la pelle et racontons n’importe quoi en mangeant de la tarte et en buvant de la prunelle.

-Ouiiiii. Jipé content ! Et on aurait des rubriques innovantes : les buzz sur twitter, et une chronique… sur les bobos tiens, c’est pas mal les bobos, c’est rigolo.

-Et puis c’est comme le con, on est toujours le bobo de quelqu’un d’autre. C’est vrai que c’est du jamais vu ça Jipé, un sujet tout neuf, jamais abordé…

-Oui mais là ou ça va te faire ruer Copernic dans les brancards, Jean-René, c’est que ce sera une émission de radio à lire sur le web !

- Ouaw… Génial Francis ! Ce serait un peu comme de montrer un dessin à la radio. Vachement hype quoi ! Et pas cher en plus ! Allez… Pesé c’est emballé. 

Et vous venez, chers auditeurs, d’assister à un de ces processus créatifs extrêmement illuminés qui explique la magie dont sont imprégnées les émissions bien pensées… place au direct et à Jean-Louis !

 

-Mesdames et messieurs, chers auditeurs, chères auditrices, nous sommes de retour en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, non pas pour la suite de la retransmission en Eurovision, parce que vous n’en avez rien à foutre de cette merde mais pour une émission de radio dont, nous en sommes sûrs, vous n’aurez pas grand-chose à foutre non plus. En compagnie de Jean-Pierre Hautain, Crooner et présentateur célèbre, de Francis Ballast, historien à moustaches et de Serge le lama, c’est Jean-Louis Lahaye qui est aux commandes. Et donc sans plus attendre, notre nouvelle émission…. Merde, on n’a pas de titre les gars… On a oublié de trouver un titre. Francis, une idée ?

- Euh… il en faut vraiment un Jean-Mastoïde ?

-On n’est pas couchés ?

-Déjà pris ça Jean-Pierre.

-Alors, on n’est pas levés, on n’est pas des cormorans, on n’est pas des canards sauvages, on n’est pas des enculés, on n’est pas lavés et on sent des pieds… Euh… les grosses klettes ?

-Non, Jean-Pierre, non…

-Foi de lama, j’ai une idée !

-Allez-y Serge… Je rappelle aux auditeurs que vous êtes un vrai lama, avec de la laine, qui crache et tout. Un lama grattez moi l’tec, ça bougera le dépôt de Charleroi.

-Mmmmmmhhhh. On n’est pas sorti, je l’évite, logique pour un lama. Donc je pense à « la minute encyclopédique inutile du professeur Lapète pour les malentendus et les non comprenant ».

-Je crois que c’est passé de mode. N’oublions pas que les auditeurs sont des crétins…

-LOL@cons alors ?

-Pas mal Serge. Mais on a surtout un public de vieux. Vont pas piger. Bref… une autre idée les gars ? Jean-Pierre, au lieu de mater les seins de l’assistante, une idée ?

-Vous n’y pensez pas Jean-louis, je ne suis pas payé pour ça.

Bon, un peu de musique et de tendresse en attendant que FIAT LUX, comme dirait Bart. OK Jean-Pierre ?

-Je préfère les voitures françaises Jean-Louis.

-Fernand  nous chante les TECs, mesdames et messieurs.

 

 

-Bon et ce titre ? On peut faire une émission sans contenu mais pas sans titre.

-Il faut un truc qui fasse tilt. Un truc transmédiatique, tu vois, avec une page FB et tu renvoies tout le temps les auditeurs dessus. Et puis un blog aussi, bien référencé.

-C’est has been les blogs et puis personne ne lit. Ou alors il faut mettre des noms de peoples avec « nu » derrière.

-Borf, moi j’avais un blog et j’ai essayé. J’ai mis comme titre à tous mes articles « Roger Hannin nu ». Ben, ça n’a pas marché très fort. Avec Mireille Mathieu non plus…

-Vous auriez du essayer avec « Steve Jobs nu » Jean-Pierre, ça aurait eu la cotte. Faut être moderne. Navarro et Mireille Mathieu, plus personne ne les connait.

-Bon merde et ce titre ?

-Ca y est ! Alléluïa comme disait Archimètre dans son bain ! J’ai trouvé !

-Un titre Jipé ?

-On n’a pas fini de vous refiler de la merde ! Génialissime non ? C’est juste trop LOL !

-Oui... oui... Bref, musique!

 

 

-Bon, pendant la chanson, on a cogité, enfin on a essayé. On a trouvé. Ce sera Radio-couillon. Simple, un peu vulgaire, sans jeu de mot, court. Parfait.

Et le temps de nos parties touche à sa fine. A la semaine prochaine.

 

 

Par le rustre - Publié dans : Chroniques rustiques - Communauté : Made in Belgium
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