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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 10:48

    Très édifiante et fort vénérable

Encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Très richement illustrée de gravures d'époque.

 

Par le Très Estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

 

 

Agence de notation.

 

Avertissement : Exceptionnellement, cet article n’a pas été censuré et commenté par Maître Maudit Kramen de la Ligue des Bien-Pensants et des Mal-Comprenants (LBPMC), maître Kramen ayant tout vômi son déjeuner sur ses jolies chaussures après le troisième paragraphe. Bêrk !

 

« Alice, ça glisse... Au pays des merveilles

Bravo Franky... Je sens tes groseilles

Alice, ça glisse... Au pays des merveilles

Bravo Franky... C'est du savon d'Marseille »

 

Franckie Vincent Le Majeur

Poète Baroque Flamand Primitif du 10ème siècle dans les environs de Pompéi.

 

 

Alphabétiquement, cette définition aurait dû se retrouver en tête d’ouvrage. Mais sincèrement, commencer un bouquin en causant d’empaffés pareils, ça me faisait mal au fion. Là. Et puis dois-je le rappeler, c’est moi le patron ici !

Une fois n’est pas coutume, je voudrais faire œuvre utile avec cet article. Les agences de notations étant les plus haïssables, les plus abjects tas d’immondices purulents souillant la face du monde comme une bouse de vache défigure le carrelage blanc de ma cuisine (oui, j’ai des vaches dans ma cuisine et alors ? Vous n’avez pas d’animal de compagnie vous ?), j’ai trouvé salutaire de permettre à chacun d’effectuer une certaine catharsis à la lecture de mon œuvre (n’ayons pas peur des mots).

Je ne lésinerai en aucune façon sur les coprolalies dantesques et magnifiques et autres saloperies cochonesques et insultantes destinées à salir leur nom, à les trainer dans la fange. De plus, ma prose ébourifante de finesse et d’intelligence sera régulièrement interrompue par de salutaires « Bandes d’enculés » à l’endroit des enculés grégaires qui bossent pour les agences de notation, interjections sodomites que vous pourrez répéter à loisir en insistant bien sur la finale pour que ce soit plus jouissif. « Bandes d’enculééééééééés ». Faisons un essai.

Bande d’enculés !

Allez… Encore une fois.

Bande d’enculéééééééés !

Ca fait du bien, non ? Ne me remerciez pas. C’est tout naturel.

Bande d’enculés !

Voilà. Au cas, cher lecteur, où vous seriez vous-même employé par une agence de notation et que vous prendriez pour vous ces insultes, rassurez-vous. Ces insultes sont pour vous.

Bande d’enculés !

L’agence de notation est la quintescence voire le parangon de notre si sympathique et humaniste monde post-moderne… Ou post-industriel ? Post-apocalyptique ? Post-intelligent ? Poste restante ? Je ne sais plus. Avec leurs saletés de nom de chiotte qui font cabinet d’avocat de séries américaines genre Ally Mc Beal, leur dimension un peu fantomatique et virtuelle, leur totale absence de moralité et d’humanité, les agences de notations sont en effet ce qui caractérise le mieux notre époque de merde.

chute des bourses 1

 

Il ne serait pas incongru de placer ici une digression. Je voudrais vous parler de la préparation du sabayon d’asperges et de truffes au ketchup. Quoique. Si je digresse dans un sujet sur les agences de notation, ce pourrait être de mauvais goût. Celui, désagréable, de la friture rance, du pouvoir d’achat qui dégringole, du taux de suicides qui grimpe en flèche, dans un pays victime expiatoire d’une civilisation du « après nous les mouches », un pays qui pourtant passe pour l’avoir inventée, cette civilisation occidentale à la con.

Tenons-nous en donc aux agences de notation, infects agglomérats de crapuleux plein de merde dans les oreilles, de traces de moisis dans leurs vieux calebars jaunis de pisse rancie.

Tous ensembles !

Bande d’enculés !

Comment définir une agence de notation ?

Premier essai.

Ramassis nébuleux d’aligneurs de chiffres sans âmes ni enfants. Et s’ils ont des enfants, ils ne les aiment pas. Un comble alors que même les méchants russes du temps de la peste rouge qui n’a eu que ce qu’elle méritait, aiment leurs enfants aussi. Enfin, d’après String en tout cas. Oui, vous savez, String, ce chanteur qui n’avait qu’une corde à son arc-boutant.

Bande d’enculés !

Deuxième essai.

Tas bouseux de grippe-sous sans conscience, abrutis de chiffres défilant sur des écrans sourdant leur froideur électronique par le moindre pixel de leur anatomie robotique comme des marécages putréfiés exhalent les relents méphitiques des chairs putrides d’amphibiens visqueux. C’est mieux. Péteux mais mieux.

Bande d’enculés !

chute des bourses 2 

 

Troisième essai.

Tas de génies malfaisant, sous-déchets de lampes à huile, perdus au monde du goût et de la finesse, définitivement abandonnés des lumières, pervertis par leur passion précoce et morbide pour les mathématiques, les chiffres et pire, la finance. Misérables gnomes s’activant à la déchéance du monde dans les grandes salles grises de la ruine comme des miasmes dans une épidémie de choléra, virevoltant, sarabande démoniaque, de claviers en téléphones, règlant leurs compte aux mauvais payeurs et aux endettés et faisant marcher le monde au pas de la spéculation. Sale horde de fonds de capote de rats d’égouts de merde de chiasse bancale de bordel à couille de mes deux qui te règlent le sort d’entreprises et même de pays, dont pourtant les prises de risque et l’endettement résultant sont parmi les moteurs qui font tourner cette immonde baraque de foire.

Ca c’est de la définition ! Entre les Roberts de Larousse, je dirais !

Bande d’enculés ! Ah ! Ca fait du bien.

Collatéralement, en faisant leur petit caca baveux, ces saloperies vomitives mettent des millions de gens dans la merde noire, provoquent sans aucun doute des dépressions, des chutes dans la drogue et l’alcool, des fausses couches, des suicides, des divorces. Des veuves, des orphelins, des clodos, des premiers ministres de droite. Ils s’en foutent. Les gens, c’est pas leur truc. Leur truc, c’est les chiffres.

Bande… d’encuuuuuuléééééééééééééés !

Bon. Certes. On me dira qu’au départ, les agences de notations sont de simples thermomètres de la solvabilité des industries et des états. Je vous répondrais qu’un thermomètre, on peut se le foutre dans le cul. Donc, oui en quelque sorte les agences de notation ne sont que des thermomètres. N’empêche.

Ces charmants compères si prompts à annoncer à grand renfort de presse, la dégradation d’un pays dont on sait pourtant déjà largement qu’il va mal, augmentant ses taux d’intérêt et ouvrant la porte aux pires merdes de brouillons d’êtres humains qui existent, les spéculateurs, ces agences donc, furent nettement moins au taquet quand il s’agit de tirer la sonnette d’alarme quant à la crise des subprimes. Il faut savoir que peu avant le début de la crise en 2008, ils donnaient encore d’excellentes notes aux produits dérivés spéculatifs les plus « toxiques ». Bravo, les gars. Vous avez le nez fin. Tu parles d’une bande de klettes de première catégorie.

Bande d’enculés !

chute des bourses fin 

 

En général, un thermomètre, quand tu te l’enfonces dans le derge, c’est juste pour te prendre la température, pas pour empirer la maladie. Mais peu importe le rôle économique exact et les mécanismes brumeux de la finance internationale et du capitalisme aveugle. Je m’en fous. Ce qui m’importe moi, c’est qu’il y a des gars qui travaillent chez des Fritchs, des Brooly’s ou des Poor band of fuckers, des gars qui en vivent, qui s’en nourrissent, voire pour leurs dirigeants qui s’asseyent sur de confortables paquets de fric malodorant. Des mecs qui cliquent, qui calculent, qui pondent des rapports, avec des chiffres plein la tête et les yeux, mais qui doivent bien savoir que leur boulot, à un moment, va emballer la machine, mettre des gens dans la misère, provoquer des faillites, des délocalisations, des licenciements massifs, des putains de drames humains ! Qui doivent savoir et dorment tout de même. Un épouvantable marasme de bougres de sacs à merde de vieilles bites puantes de vômi de bordel à cul de satan de mes couilles, vous dis-je. Saperlipopette ! Sapristi !

Bande d’enculés !

Rapellons nous avec joie le Japon, dévasté par un cataclysme, rongé par les miasmes radioactifs. C’était en mars 2011. Peu après la catastrophe, le Japon avait vu sa note dévaluée par les trois sympathiques associations de malfaiteurs en col blanc. Si ça ce n’est pas une preuve d’humanité débordante, je veux bien manger le slip que je porte depuis quatre jours alors même que dimanche, j’ai mangé un cassoulet. C’est vous dire si je suis sûr de mon coup.

N’ayons pas peur des mots : les succédanés d’êtres humains qui travaillent pour ce ramassis merdeux ne sont que de vils étrons flasques et humides mâtinés de suppuration gluante et tiède de furoncle nécrosé.

Bande d’enculés !

Nos enfoirés de compétition notent aussi les grandes entreprises, innocemment évidemment, pas plus coupables que des themomètres dans un cul de dromadaire chichiteux ou dans le fion béni d’une nonette anachorète.

Tout ça pour juger leur capacité à rembourser leurs emprunts. Aux entreprises, pas aux nonettes ni aux dromadaires.

Seulement, les entreprises, qu’est ce qui leur permet de rembourser leurs emprunts ? Ben leur marge pardi. Enfin en économie, matière fécale à laquelle je n’entends pas grand-chose, mais j’ai été sur wikipedia, on dit taux de marge opérationnel. Bon en quelques mots, pour rembourser ses emprunts, faut du grisbi mobilisable. Et comment que l’entreprise elle met des pépettes de côté ? En rognant sur le dividende des actionnaires ? Ben non patate. T’es vraiment une buse économique ! Les pépettes, on se les taille à grands coup de délocalisation, de gel des salaires, voire d’arrêts d’investissement dans des filiales qui rapportent pas assez et qu’on veut faire sécher comme un bubon sur les fesses d’une adolescente. Rationalisation des coûts qu’ils appellent ça.

 

P4260166 

« Le Capitalisme embroche la liberté » allégorie sur feuille de rose, sculptée au marteau sur enclume de Vlad Chipotesku, artiste Roumain de l’Ecole de Sprotch. 1695. Don de l’Institut Albator Pagny d’Oulan Bator.

 

 

Parfois, si pas souvent, les agences de notation s’essaient au comique. Et dans ce cas, même des sommités de la rigolade comme Coluche peuvent aller troquer leur salopette de clown contre un uniforme de trader. Parce que question comique…

C’est ainsi qu’on lit l’histoire rigolote suivante sur le magazine en ligne « Rue 89 ». Oui je sais, un repaire de gauchistes… L’entreprise Renault paie l’agence Froutch, Fritch, Fitch, pardon pour noter sa santé financière. En juin 2011, dans son rapport, l’agence recommande gentiment à Renault de prendre des « mesures de réduction des coûts et de délocalisation de la production à l’extérieur de l’Europe de l’Ouest ». Sympathique en diable !

Ce qui est comique dans l’histoire, c’est que le propriétaire de l’agence Frotch, un Français (rien de bon chez le Français, je vous l’affirme) avec un nom du genre de ceux qu’il ne faisait pas bon porter au temps de la Terreur Salvatrice imposée par les belles âmes républicaines, est aussi actionnaire et membre du conseil d’administration de Renault ! Donc le gars arrive à la table, s’assied et se conseille à lui-même de délocaliser un max. Il se dit merci pour le pognon que Renault lui verse, à lui et à Frotch. Puis il se lève, s’assied sur la chaise en face et se répond, « Ah ça c’est une idée ! », et enfin empoche une partie des bénéfices engrangés grâce aux délocalisations. Je ne vois qu’une chose à dire.

A votre avis ? Tous en chœur de tout cœur :

Bande d’enculés !

On s'en fout de toute façon. Bientôt, lâchement, dans le silence feutré des renoncements hypocrites, mars... ne passera pas l'hiver !

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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commentaires

clovis simard 29/09/2013 20:28


LA SCIENCE: LES DEUX MATADORS.fermaton.over-blog.com

Agence de com 19/08/2013 17:22


Un article amusant ! Effectivement certaines agence ne sont pas indispensable et le rôle qu’elles jouent est non seulement grotesque mais il n’est surement pas dans l’intérêt
du consommateur en plus !

enzo d'aviolo 22/06/2012 08:31


t'es vraiment qu'un sale gauchiste mal poliche


sac à merde :))

le rustre 22/06/2012 11:29



t'es con je suis en train de rire devant mon écran tout seul. Heureusement que mes collègues sont sortis !



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