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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:37

L’essaim des Saints

C’est la Sainte Marguerite et la Saint Mathieu. Mais, surtout, c’est la Saint Fidence qui était loin d’être un con. Et Saint Namphase, comme d’habitude est d’accord.

La Belgique est inondée et les négociateurs déchantent sous la pluie…

 

Le lieu du jour : la côte belge/de Vlaamse kust.

Comme vous le constatez, rien ne me fait peur, pas même les menaces à peine voilées que m’adressent certains élus. Je vous parlerai donc de ce lieu que les zephyrs déchainés de jeudi m’évoquèrent. Je parle de la mer du Nord. De la côte Belge, que d’aucuns esprits chagrins voudraient renommer Vlaamse kust (et croyez-vous qu'ils l'ont fait ? Ben oui, ils l'ont fait). Comme si on allait parler d’Ardennes Wallonnes !

Eve est sorti de la côte d’Adam.

La moutarde de la cotte de mailles.

La tomate-crevettes est sortie de la côte belge.

Que ne vous évoquerais-je dunes évanescentes aux vents battus, où nous courions nus, le service trois-pièces ballotant mollement, indolent au gré du ressac de nos guibolles offertes au rythme lunaire de la marée océanique ?

(cf. "C’est arrivé près de chez vous").

Mais d’un autre côté, pourquoi les évoquerais-je aussi les trois tas de sable et demi qu’il reste à une côte plus offerte aux promoteurs immobiliers et aux loueurs de cuistax qu’aux océanites et autres guillemots, navigateurs solitaires aux ailes portées par la brise libertaire du large ?

Je déteste la côté belge ou la Vlaamse kust. Ils peuvent bien se la garder tiens, finalement, nos amis du nord.

Imaginerait-on plus vomitif tas de bêton cellulaire que ce cordon d’immeubles abjects et de digues mortes et plus rectilignes que les idées d’un colonel de paras en retraite, qui court des confins du Zwin aux trois flaques de nature survivantes du WestHoek ?

Désolé pour mon bilan carbone, mais quitte à aller tremper mes cors au pied dans de la bouillasse polluée aux reflets merdiques pétroléeux, je préfère pousser la chansonnette jusqu’aux rivages français où sur les rives hollandaises de l’estuaire de l’Escaut.

Et si j’ai vraiment envie de délaver mon âme de ses tourments, je descends jusqu’à la baie de la somme, me perdre sur l’estran infini et gober quelques agneaux des prés salés.

Mais aller collectionner les taches d’huiles et les méduses crevées parmi les odeurs de friture et les cris béats de milliers d’autres belges ventripotents aux maillots trop larges et aux courbes trop vagues, à l’ombre d’immeubles à appartements où la conquête du silence et du calme est aussi âpre que la bataille pour la place de parking, non merci !

Et puis cette outrecuidance non concertée et unilatérale à avoir renommé cette longue rangée infinie de crottes de chiens écrasées "vlaamse kust". C’est bien nos amis du nord tiens ça !

Est-ce qu’un seul José Happart ou deux Rudy Demotte, tout identitaires gallinacés qu’ils fussent, ont osé ravaler notre belle Ardenne à un rang sous-national aux relents sectaires et autistes de repli sur soi ? Certes nenni !

Et s’il fallait ravaler l’appellation de nos fières montagnes et vallées de la Roche à Durbuy et de Bastogne à Han-sur-Lesse, il ne faudrait pas interroger la Wallonie ni même la Flandre. La Hollande conviendrait mieux.

Celui qui n’est pas d’accord avec moi n’a jamais passé une nuit dans un Camping d’Ardennes où personne ne parle Français, même pas les gérants, où tous les produits du SPAR local viennent directement de Maastricht et où, jusqu’à l’introduction salutaire de l’Euro dans nos habitudes monétaires, on était vu d’un œil noir si on voulait payer avec autre chose que des florins. Celui qui s’étonne de ma proposition n’est jamais entré dans un bistrot de la vallée de l’Ourthe où tout de la carte des bières jusqu’au sourire de la patronne est néerlandophone et où il est impossible de commander autre chose qu’une Heineken.

Bon, je dois céder à la réalité que ces expériences, pour moi, datent de 20 ans, et que je ne sais pas ce qu’il en est actuellement. Et puis, c’est un prêté pour un vomi, puisqu’à la Vlaamse kust, il est quand même difficile pour celui qui voudrait faire l’effort de parler autre chose que le français. Et puis il y en a encore qui osent prétendre qu’il n’y a plus aucun contact entre les communautés de Belgique ? Merde, quel mauvais foie ! C’est carrément de l’immersion linguistique !

Cela dit, et sans vouloir me donner des airs de paon qui sait tout, ne dit-on pas que "Hydre de mars, centaure en novembre" ?

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