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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:18

 

Animé par un désir légitime de reconnaissance littéraire, j’agrémenterai dorénavant mes textes d’une grande autant que définitive citation en en-tête : poète, philosophe indispensable, écrivain révolutionnant la culture… que de l’essentiel avec Le Rustre.

 

"On l’appelait Jacques, Jacques, Jacques Cousteau. C’est beau la vie sous l’eau. Tous les poissons sont ses amis, les requins baleines aussi."

 

Plastic Bertrand

 

Amis et voisins, bouchers, bouchères, cher Yves Leterme. Quoi de mieux pour une rentrée sans vouloir se fouler qu’une petite revue pas pressée de l’actualité de l’été ? Enfin, l’été… si on veut ! Hein, parce que mon bon monsieur, les saisons, c’est plus ce que c’était !

Mais attention, pas n’importe quelle revue de presse à cinq balles qu’on vous assène du haut d’une quelconque carte de presse kinder surprise. C’est pas de la bête info Reuter à la sauce RTBF qu’il vous propose le Rustre.

Non, ma rédaction à moi, c’est du costaud les gars. Ca t’en débite à la mitraillette. A la pita ou au cervelas chaud même des fois. C’est mon cousin Roger et toute l’équipe du café la Renaissance fraternelle de Berdoule-en-Hesbaye qui vous livrera tout l’automne, de l’info chaude comme de la baraque à frites. Chaude mais parfois un peu défraichie, rance comme de la vieille huile de friteuse. C’est qu’au bistrot, ils sont lents à la détente.

Vous ne connaissez pas Roger ? Mais si Roger, mon cousin. Pas Roger Jouret. Roger Tout Court. Roger Jouret, c’est the artist formerly known as Plastic Bertrand. Mais siii ! Plastic Bertrand, ce roi de l’extase et de la poudre, et pas qu’aux yeux, qui déclarait "ça plane pour moi". Il faut cependant noter que ses plus fins exégètes disent cette déclaration apocryphe.

Plastic Bertrand, celui-là même qui lors de sa mort tragique écrivit sur un mur en longues trainées collantes et dégoulinantes "Radiateur m’a tuer". Je soumets ici à votre sagacité, l’extraordinaire finesse de mon humour décalé. D’une blague éculée du genre "Plastic Bertrand est mort. Il s’est assis sur un radiateur et il a fondu", j’arrive à tirer un mot d’humour transcendant les cultures populaires et renouvelant le genre.

Et quand j’écris éculé, c’est à dessein. J’écris éculé sans haine parce que je ne suis pas un sot d’homme. C’est vrai quoi, c’est pas parce qu’on veut finir dans les annales qu’il faut s’en prendre plein le cul.

Mais revenons au cœur de l’actualité passée et néanmoins estivale de ces derniers temps maussades. Ah ben oui, tiens, parlons-en du temps maussade, comme on dit aux services secrets israéliens.

Car l’info majeure de cet été, c’est évidemment le temps qu’était pourri. Comme dit Roger, il a fallu attendre le premier septembre pour avoir chaud aux fesses. Et comme continue Roger, c’est chouette parce qu’avec un si beau temps au début du printemps, ça promet pour l’été en décembre. Vivement les vacances qu’on en profite. Je me demande décidément si Roger ne devrait pas freiner un peu sur la Leffe Radieuse.

Quel foutre Dieu de bordel à cul de saloperie de temps pourri. Et c’est pas moi qui le dit, c’est Roger, alors je peux pour les gros mots. De la pluie, du froid. Du soleil tout timide et des orages. S’il y a eu une bonne nouvelle cet été, c’est la fin des lancements de la navette spatiale. Ils vont enfin arrêter de nous trouer la couche de la zone et nous faire rien qu’à détraquer le temps atmosphérique avec leurs expériences, là. Espérons que la zone ça cicatrise vite ! Enfin, Roger y dit toujours : faut voir quelle zone, parce que la zone d’érogène par exemple, elle est au-dessus. Parce que l’érogène c’est moins lourd que l’air qu’on se donne en rentrant dans les cercles autorisés des strates de hautes sphères. Enfin bon, c’est l’avis de Roger. Et aussi de Nénesse, qui chante souvent le Bia Bouquet en trempant son dentier dans sa chope, puis qui remet ses dents et se vide la bière d’un trait. C’est vous dire s’il s’y connait le Nénesse.

Non dans le genre pourri… Parlez-en aux mecs qui habitent Orp-le-Grand. Mais bon, il ne faut pas désespérer. Le Bourgmestre annonce des mesures drastiques : on va rebaptiser la rue principale « Avenue Jacques Cousteau ». L’inauguration sera parrainée par Plastic Bertrand, tiens, justement, qui chantera son tube : On l’appelait Jack Cousteau, c’est beau la vie sous l’eau. Dommage, le bourgmestre d’Orp-Jauche aurait voulu qu’on l’appelle Venise.

 

Génial non ? Plastic, avec son art du consommé, nous propose de jolies rimes en ouille. Mais il en manque une, lecteur sagace. Sauras-tu la retrouver ?

 

On rigole, mais à Orp ils ont été inondés 4 fois depuis le 28 juin. Au point que certains habitants n’ont plus de canapés dans leur salon mais des bouées.

Non, je ris mais c’est comme dit Colas au bistrot : S’il pleuvait des cordes, ils auraient pu pendre les politicards que c’est qui font rien. Nom di Dju ! Parce que hé, c’est qui font rien les hommes politiques. Ils laissent pleuvoir. Scandaleux ! Heureusement, arrivent les mesures métriques, systémiques et à vrai dire définitives : des bassins d’orages et des études très fines pour isoler les causes d’inondation. Les scientifiques se tâtent (les cochons) : certains esprits osés incriminent déjà la pluie comme coupable, étonnant non ?

Le parti socialiste en appelle cependant au respect de la présomption d’innocence. Nénesse, y dit qu'avec le PS, c'est plutôt de péremption d'innocence qu'il faut causer. Il est érudit hein Nénesse ?

Des représentants de la Fédération des agriculteurs Wallons ont analysé la région. Ils ne voient décidément pas d’où aurait pu provenir la boue qui a envahi les rues d’Orp. En attendant, un promoteur Flamand veut racheter le village pour en faire un parc d’Attraction. Ca s’appellerait le Monde de Nemo.

Question mauvais temps, le Pukkelpop gardera un mauvais souvenir de 2011. Des vents de 170 km/heure quand même. Plus rapide qu’un rôt de Michel Daerden lancé à pleine puissance. Environ 170 000 fois plus rapide qu’un bus des TECs. C’est vous dire si ça souffle ! Qu’en dire sinon…

Attention, insoutenables séquences érotiques !

 

Pour Roger et les potes du troquet, Gégé, c’est leur Dieu. Gégé, c’est le messie qui se prenait pour une lanterne même s’il avait pas l’air d’une lumière. Une lumière qui préfère rouler en Fiat luxe plutôt qu’en Ferrari sans options si vous voulez, même au JT de 20 heures sur TF1, hein. L’eau rance des râperies en terre arable (attention humour betteravier). Vous suivez toujours ? La betterave, les râperies avec des bassins de décantation, terres arables, Lawrence d’Arabie, Laurence Ferrari, fiat lux, latinisme, la lumière, les vessies tout ça… OK ? On continue.

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Ah ! désolé, je m'a trompu. C'est pas Gégé ça. C'est mon pote Nénesse qui vient de finir le Bia Bouquet et qui a remis ses dents en bouche. Il est content Nénesse.

 

Roger y dit que Gégé, c’est un des philosophes les plus importants depuis Zaza tousse pas, même que quand Gégé y tousse, t’as les anges qu’attrapent un rhume. Gégé, tu as la danse du monde qui brille dans ses yeux. Roger y dit que si Gégé débarquait au cafetar, les pompes à bière se changeraient en or. Gégé, y change l’eau en vin et le vin en pisse. Gégé, y s’en fout des mondanités et des convenances des culs coincés et des bénis oui-oui. Gégé c’est le dernier des Dieux Gaulois encore sur terre. Il descend cul sec des tonneaux de cervoise et mange des bœufs entiers d’une bouchée royale en s’en foutant des gaz à effet de serre, avant, pendant, après l’ingestion même si ça embête Madeleine. Parce que Gégé quand il vente, il se dit in Peto, tant pis si le gaz part, Proust pour Madeleine.

Moi j’y ai demandé à Roger à combien de Leffes Radieuses il était. 6 qu’il m’a répondu et pas cul sec parce que j’ai des problèmes de vessie. A 8 Leffes, je suis sûr qu’il va mettre une flûte de pan et des pattes de bouc à DSK. Il est comme ça Roger, c’est un poète comme Ovide : un homme de bonne Campanie qui sonne la Toscane pour tirer notre conscience vers la firme à Maman avec l’Apulie suspendue à la poutre de son âme bâtée. Tiens moi, la Leffe, ça ne me dit rien, je préfère l’Orval, ça me rend mystique. Quand j’en bois 6, je chante que Mathilde est revenue de Toscane, justement, comme je viens d’en causer avec Roger, ça tombe bien hein, de Toscane donc où elle était partie pêcher la truite dans un canal perdu dans un pays où il ne pleut que des perles de pluie avec un anneau d’or pour la cuire au court bouillon avec du chou vert pour son neveu Godefroid.

Cet humour vous laissera de glace si vous préférez les godes chauds et le gaz pas chaud à boire le bouillon ou la fugue de la mineure à la truite de chou vert.

Aïe, je ne me suis pas surveillé. J’ai recommencé à écrire des trucs incompréhensibles avec des jeux de mots au 23ème degré tarabiscotés comme pas possible. C’est pas demain la veille que je vais gagner le cœur des auditeurs de "On n’est pas rentré" sur la première.

Mais ont-ils seulement un cœur ceux-là ? Allez mon Roger remets moi donc un Orval. Et tu rajouteras une portion de saucisse piquante. Faut bien ça pour me remonter le moral. Quand je pense que le mois de septembre a failli quitter la table des négociations mais qu’on est finalement parvenu à un accord sur la scission de l’automne en trois mois, je me demande tout de même ce que fait le gouvernement !

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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