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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 13:00

Ce 26 avril, deux anniversaires marquaient les esprits : la démission du dernier gouvernement de droit en Belgique et la catastrophe de Tchernobyl.

Bon, on pourrait fêter d’autres trucs hein, à peine moins rigolos : le bombardement de Guernica en 1937 par exemple qui inspirèrent ces paroles à Picasso, d’après Desproges en tout cas : « Je n’ai guère niqué qu’à Guernica ».

Plus sympa et à un jour près, puisque c’était le 25 avril 1974, c’était la révolution des œillets au Portugal.

Mais bon, dans la presse, c’est Tchernobyl et la Belgique.

Et Madame Gastier-Leroy qui n’est toujours pas revenue de Libye ! C’est que, je pense, Ma’ame Gastier-Leroy, elle est pas très inspirée sur le sujet pour le moment. Elle trouve difficilement des trucs rigolos à dire à propos d’une telle bandes de ploucs. Si l’acharnement flamand à mener à sa perte un pays relativement prospère et ses habitants plutôt sympas et doux de nature est révoltant, la mollesse, voire la couardise francophone, leur absence de projet, de combativité sont pathétiques. Et les postures figées des uns et des autres dans de mesquins calculs éléctoralistes lui filent la gerbe à Ma’ame Gastier-Leroy.

 

Un an déjà que la Belgique a quitté les rivages de la démocratie saine et équilibrée pour entrer dans les eaux troubles du bricolage constitutionnel.

Avant-hier il y avait un débat à ce propos sur la RTBF, vous l’avez regardé lecteurs belges ? Oui ? Alors vous avez bien perdu votre temps comme moi.

Il y a bien eu cette saillie d’un politicien Flamand, le fils Toback je crois. Il faut dire qu’en Flandre, comme en Wallonie, Politicien ça se transmet de père en fils. C’est du tout compris : parti, électorat, postes, cabinets (et oui même les chiottes) et tout ça sans droits de succession. Génial non ?

« Il faut être inventif pour avancer » disait-il en parlant du gouvernement en affaire courante et du fait que pour trouver des solutions il ne fallait pas se borner aux limites étriquées de notre sotte constitution.

Ben voyons. Elle est pas mal celle-là. C’est vrai quoi, une constitution, c’est quand même ballot : on peut même pas faire ce qu’on veut. Monsieur Toback, vous devriez acheter de belles lunettes Raph Le Loup, un beau chapeau et une grande tente avec des dromadaires.

Socialiste qu’il est le mec. De gauche. Enfin la gauche en Flandre, elle est quand même vachement au milieu. Et puis Castro aussi, c’est un homme de gauche. Et puis moi aussi je porte à gauche, mais je soulève toujours bien gentiment la lunette des W.C.

Ce débat était consternant en fait. Si les politiciens de notre pays en avaient marre du peu de crédibilité qui leur restait encore accrochée aux aisselles, c’est sûr, ils font tout pour qu’elle tombe.

Imaginez la scène. Ca fait un an que ces types gesticulent de réunions secrètes en petites phrases assassines.

Un an que nous sommes la risée des autres pays, que l’enseigne Belgique vacille chaque jour une peu plus menaçant de nous tomber sur la gueule sous la bise glacée du souffle putride de la crapule boursière.

Un an.

Et voilà qu’une bande de bouffons interrogée par deux « journalistes » qu’on a déjà vu nettement plus inspirés dans un lointain passé, nous ressert exactement les mêmes foutaises cent fois entendues, du genre

"Il faut ramener les gens à la table des négociations."

"Il faut une réforme équilibrée."

"Je voudrais qu’on s’occupe du socio-économique, c’est ça qui importe aux gens", vous savez ces petites gens qui sont tellement cons qu’ils vont voter pour nous. Le vide total parce qu’après un an de sur place, il n’y a rien à dire.

Mais il fallait bien marquer l’anniversaire sinon, ça se voyait trop que personne n’en avait plus rien à foutre de ce cirque, laissant la porte ouverte à toutes les folies imaginables.

Mais le pire c’est que nos deux présentateurs (un journaliste c’est moins mou) ont en fait présenté deux débats successifs. Un premier plateau accueillait les présidents des 4 partis Wallons qui comptent. Enfin, les présidents. Sauf celui du PS, naturellement, que sa maman ne laisse plus sortir après 20 heures, qui n’avait plus de nœud pap’ propre ou qui avait piscine. On ne sait pas trop.

Comme d’habitude c’était Laurette qui remplaçait Elio. A moins d’avoir raté un épisode et que le PS ait une présidente maintenant. Pour ce que ça changerait au ronron de la machine. Charleroi resterait Charleroi vous savez.

Enfin, les quatre zozos rabâchaient les mêmes lieux communs, avec le fils Michel reprenant très bien la complainte des roquets bleus "c’est pas nous, c’est les autres. Nous on n’était pas là." On aurait dit Didier dis-donc.

Pas un flamand sur le plateau. Et pour cause. Les représentants des 5 partis flamands constituaient un deuxième plateau avec une deuxième présentatrice au ton aussi peu incisif. Johanne Montay et pourtant mon attention est redescendue.

Donc après un an, ces cons là ne sont même pas foutus de débattre ensemble sur un bête plateau télé face à deux présentateurs dont les questions les plus pertinentes se limitaient à des "Et pour le futur, en une minute, quels sont vos oui et quels sont vos non ? "

Non, il faut les séparer. C’est dire le gouffre entre les deux bandes de bonobos.

Je ne résiste pas à vous ressortir cette gentille saillie entendue dans la série « vestiaire », humoristique et pourtant belge, intelligente et néanmoins footbalistique dans le fond.

-Bonobo ? C’est pas le chanteur de Youtube ça ?

Revenons à nos moutons et autres brebis galeuses…

Quand on parle le Néerlandais on est un Flamand. Quand on parle le Français, on est un Francophone. Soit. Mais quand on parle la langue de bois, on est quoi ? Fort comme un chêne ou con comme un gland ?

Quand arrêtera-t-on de nous prendre pour des cons ?

 

Probablement pas demain. Allez, circulez, y a rien à piger. Tchernobyl n’a pas eu de retombées. On ne peut de toute façon rien dire. C’est donc que les catastrophes nucléaires sont sans danger.

Non, je ris mais allez donc voir la page wikipedia consacrée à Tchernobyl : pas si grave. Quelques dizaines de victimes selon l’AIEA.Y a que les journalistes et les médecins Ukrainiens pour prétendre que des enfants cancéreux par botte de 12, c’est pas normal. Bon, peut-être aussi quelques médecins d’autres pays, des géologues… Mais il n’y a pas de grandes études épidémiologiques validées dans de grandes revues scientifiques à comité de lecture, pas de consensus de la communauté scientifique. Alors, ce ne sont qu’allégations gratuites. On ne peut pas être sûrs nous dit l’AIEA, la chute du bloc communiste à trop fichu le bordel et donc on ne peut pas distinguer les effets de Tchernobyl.

Mais de toute façon, morts ou pas, milliards dépensés pour retaper le sarcophage ou pas, tout le monde qui compte s’en fout. L’important, c’est l’économie. Et l’économie, elle nous dit que ce n’est pas demain la veille que le profit se passera du nucléaire. Et vice versa. Alors le reste vous comprenez… Parfois, je me sens amer et la déconnade ne me suffit plus comme paravent. C'est que j'ai des enfants vous comprenez ?

Heureusement, le véritable journalisme d'investigation existe encore et fouille des sujets essentiels. Tel ce reportage de l'avenir.net. On y apprend que Bob le canard regarde Derrick l'après-midi. J'me taperais bien un petit magret moi. Magret, j'ai dit, pas Maigret.

 

 

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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