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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:24

Un jour des mots.

 

Il parait qu’avant d’être fort comme un chêne, il faut être con comme un gland. Et ben, ce gars là, ça fera un bel arbre.

 

Des photos.

 

En parlant de chêne…

P7130048 

La décennie qui a séparé mes trente ans de mes quarante fut extraordinaire. Ce fut celle du véritable passage à l’âge adulte. Celle des événements les plus marquants de ma vie. Ce fut aussi une période où un changement subtil mais définitif se produisit dans le fatras que constituait ma mémoire. Une sorte de passage de dimension. Un peu comme si on passait dans la quatrième mais en pire. Avant, il y avait le monde en devenir de l’adolescence, du célibat, des études, de la formation, relativement bien rangé et ordonné, aussi paradoxal que cela vous paraisse. Avec des souvenirs clairs et précis d’enfance, d’adolescence, de jeunesse, de sorties, de randonnées, de vacances, de filles, de potes… Un monde dont je connaissais parfaitement la cartographie et les légendes. Mon monde à moi. Après 30 ans, tout ce joli monde a doucement basculé dans le chaos, l’oubli partiel, le désordre. Un cataclysme digne de celui qui vit l’engloutissement de l’Atlantide suivi des brumes plus ou moins épaisses des âges de ténèbres qui succèdent en général à la débandade des grandes civilisations, brumes d’où émergent parfois des souvenirs comme des objets épars abandonnés dans les ruines de l’avant.

L’origine du tremblement de vie ? Une femme, du boulot, une maison, des enfants. Fukushima, disent les samouraïs japonais quand ils passent à l’attaque dans les films de bastonnade pacifique. A moins que ce ne soit Toyota. Je ne sais plus. La guerre du Pacifique, en voilà une pantalonnade langagière. Peu importe.

Parfois, à la faveur d’une musique, d’un film, d’une image, ressortent des sons, des ambiances, des bouts d’archive de ces temps révolus. Des bouffées de souvenances parfois assorties d’anachronismes je l’avoue, mais que voulez-vous, on ne peut jamais ressortir des objets tous secs de la brume.

C’est un processus assez musant et un peu sans queue ni tête que cette exhumation. Ainsi si vous me passez ceci au milieu d’une conversation, il se peut que je m’absente un bref instant :

 

Et durant cet instant, une odeur de sciure et de crottin de cheval m’envahira les narines.

Des bruits de luna park, le souvenir des heures que je passais sur ce jeu où il fallait dégommer des armadas de vaisseaux ennemis et dont j’ai oublié le nom. Alors qu’Alan Parson demande de ne pas lui répondre, je tourne et je tourne encore sur le dos d’un poney dans le cercle exigu d’un manège de fête foraine.

Odeurs de croustillons, l’odeur du dernier été de mon enfance. Celui entre l’école primaire de mon village tout auréolé d’innocence enfantine et l’athénée de la grande ville. Je revois des blés brûlants et des heures crépusculaires à regarder les renards avec mon pote Christophe, des expéditions au charbonnage de Trembleur pour en ramener des fossiles. Il ne faut jamais me faire écouter Don’t answer me, ça me nostalgise la journée bordel de Dieu. Toute mon enfance résumée à cet été 1984 et à cette chanson. Peut-être justement parce que je quittais l’école primaire et la bande de bourrins primitifs qui m’avaient pris comme souffre douleur pendant 6 ans. Tout ça en gros et en résumé, parce que je savais ce qu’étaient des microns et l’instit pas.

Et il y en à d’autres, des souvenirs, plus rigolos sans doute, mais ce sera pour la prochaine fois. Je suis une thérapie pour faire des textes plus courts…

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