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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:43

 Cerise 5

 

Rotenberg 2009 pinot Noir, Vincent Stoeffler.

 

La première mauvaise langue qui me sort qu’on ne fait pas de bons rouges en Alsace aura droit à une nuit d’amour avec l’illustre Nicodème–Abélard Leruth. Ou avec ma muse. Pour ceux qui ne suivent pas, ma muse, c’est Rika Zaraï.

On crée depuis des années des pinots noirs qui méritent qu’on tombe transis d’amour par là-bas. Rhhhâââ lovely. Et le millésime 2009, me semble-t-il , n’est pas en reste. Sur le Rotenberg, Vincent Stoeffler crée régulièrement un vin solaire aux accents Pagnolesques. Trop sudiste à mon goût même parfois.

Ici, la robe foncée reste translucide, mais vous ai-je déjà dit que selon moi, c’est la moindre des politesses pour un pinot soucieux des règles de bienséance propres à la belle civilisation du vin Française? Celle-là même qui recule quand le vin nature sent le… enfin d’après un critique Français très connu.

Le nez est carrément aromatique sur la cerise, la cerise bien noire et juteuse qui sent bon l’été et les roulades dans l’herbe en accorte compagnie. Un peu de melon très mûr (et là, tas de rustauds mal dégrossis, il n’est plus question de se vautrer dans l’évocation herbeuse ci-dessus, rapport aux attributs de l'accorte) et d’épices comme euh... d'épices donc,  complètent ce nez simple, évident mais tellement gourmand.

En bouche, la cerise nous en remet une couche. Les tanins, très fins et en retrait laissent un vin rond, gouleyant, facile et gourmand. La longue finale d’environ 15 secondes est fraîche et termine un vin qui, malgré tout, nonobstant carrément, avec sa jolie matière aromatique, marque agréablement et durablement le palais et les souvenirs.

Le lendemain, sur les quelques lampées qui avaient échappé à la vindicte de nos soifs jamais étanchées, on note un peu de violette en attaque, très expressive, de la bonne framboise pinotière, des cerises toujours, des épices encore, et une matière plus stable et impassible au temps qui passe, qu’un évêque catholique face à une affaire de curé tripoteur.

Voilà un Rotenberg qui me fait furieusement penser au 2005, en plus aimable et un peu moins complexe peut-être. Mais c’est de la bonne, mon vieux Roger.

 

Chardon et papillons

  

Riesling Vieilles Vignes Mulhforst 2009.

 

Voilà un vin qui annonce la couleur. Pas tellement au travers de son minois limpide et brillant coloré de paille blonde, mais surtout par les larmes épaisses et nombreuses qu’il laisse trainer sur le verre.

 

Tussilage 2

 

Le nez est un carnaval à Rio mes petits amis. Aromatique, ça t’envoie à la pelle des fleurs en bouquet, que même un vainqueur d’étape au Tour de France en serait jaloux (jaloux au point de pleurer sur l’épaule compatissante de son pharmacien), des agrumes, du citron je dirais, de la muscade et du thym et un agréable parfum de rucher, vous savez, un truc qui sent autant le miel frais que la cire.

Comme souvent quand c’est écrit vieilles vignes sur la bouteille, c’est un demi-sec. C’est connu, les vieilles, elles sucrent leurs fraises. Un demi-sec qui reste très frais de bout en bout et même vif en finale. Ce qui fait, qu’avec des rillettes et quelques tranches de brioches tartinées de foie gras en terrine, mes petits-amis, notre vainqueur du tour de France là, il change de pharmacien pour en prendre un du sud-ouest.

D’autant plus que non seulement la finale est vive, mais aussi saline et traine au-delà de 20 secondes. Les arômes sont pareils à ceux du nez. Vous voudriez pas de la fraise du Boukistan Occidental et du chinchilla en plus non ?

Et le lendemain, mes petits amis, le vin est pris d’absence, ne goûte plus rien, devient invisible. Normal la bouteille est vide depuis la veille.

Que dire, si ce n’est que ce vin est délicieux et qu’il ne m’a pas laissé indifférent.  Ah je sais, ce que je dirais : remettez nous la même chose !

 

P4190141

 

Et qu’est-ce qu’on dit au rustre que c’est qu'il est resté aussi concis que six abrutis ? Merci Monsieur Le Rustre. De rien mes enfants. Allez dans la paix du Christ Pascal et prenez les escaliers à l’Ascension, mon vieux Roger.

Tiens en passant… l’Ascension, c’est bien le jour où on remet le maillot à pois au Christ ?

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