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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 09:47

 

J’ai reçu hier sur mon mail privé une missive qui m’a laissé aussi bouleversé que les draps de mon lit l’étaient lors de ma dernière nuit d’amour avec Laetitia Casta, il y a 5 ans dans la moiteur du Paris nonchalant de juillet.

Cette lettre émanait de Madame Nicole Pfertzel et témoignait d’une détresse alarmante. N’écoutant que mon courage et mon humanité à fleur de peau, je lui ai répondu bien poliment et comme il faut. Je vous retranscris cet appel à l’aide ainsi que ma réponse dans leur intégralité. La lettre de Madame Pfeltzer est authentique. Je n’en ai pas modifié une phrase, un mot, une virgule, une faute d’orthographe.

 

"Que la Paix et la misericorde de Dieu soient avec vous,

 

Je m'excuse pour cette intrusion, je me nomme Mme Nicole PFERTZEL nee le 17 Novembre 1953 originaire de la France mais actuellement hospitalise dans un hфpital nomme St THOMAS a Londres. J'ai du vous contacter de cette sorte parce que je souhaite faire une chose tres importante. Cela vous semblera un peu suspect d’autant plus que vous ne me connaissez pas et je ne vous connais pas. Je souffre d'un cancer du cerveau qui est en phase terminale, mon medecin traitant vient de m'informer que mes jours sont comptes du fait de mon etat de sante degrade. Selon ce que le Docteur m'a justifie, une Boule s'installe presentement dans ma cage cerebrale, j'ai cette maladie depuis plus de 4 ans. Je vie tout seul sans enfant au monde.

 

J'envisage de faire une donation de tous mes biens. J'ai presque vendu toutes mes affaires a une compagnie d'exportation de bois en Afrique au Benin ou je vis depuis pres de 21 ans. Je dispose actuellement d’une somme de 1.225.000$ (Un millions deux cent vingt cinq mille Dollars) que j'avais garde pour un projet de construction. Cette somme se trouve dans une mallette que j’ai deposee au niveau de la section de gardiennage de BOA Benin dont seul mon notaire peut vous aidez a recuperer cette mallette. Je souhaite qu’une partie de cet argent soit verse a differentes associations, des centres d'aide aux orphelins et aux sans abri. Je ne sais pas dans quel domaine d'activite vous exercez mais je souhaiterais vous aider a aider les autres. Je serai gree de vous donner cet argent qui pourra vous aider dans votre entreprise et vos projets.

Je souffre enormement et j'ai tres peur, je n'arrive presque pas a dormir la nuit comme la journee car je ne veux pas mourir sans avoir fait don de tout cet argent sinon je pense que cela serait un gachis.

Veuillez me contacter des que possible si vous etes d'accord pour mon offre directement par mon mail en cliquant juste sur repondre  depuis votre boite electronique pour des raisons de securite et de confidentialite.

 

Que la Paix et la misericorde de Dieu soient avec vous"

 

Voici ma réponse :

 

Chère Madame Pfeltzer,

Que l’incurie crasse du seigneur vous accompagne et que son fils vous tripote,

 

Je suis bien content que vous ayez pensé à ma modeste personne pour vous délester du fardeau encombrant que constitue cette fortune. Je ne refuse jamais rien quand il s’agit d’argent. Sachez en effet que je suis veule, pingre, avare, âpre au gain.

Je suis un salaud et je ne transmettrai pas un liard de votre pactole ni aux orphelins ni aux sans-abris. Je garderai tout pour moi. Je n’en ai que faire de la détresse des autres, des larmes d’enfants des rues crottés et des miasmes de familles entières jetées dans le froid de l’hiver, proies innocentes offertes aux crocs des loups. Chacun sa merde. Sachez également que j’écrase les chats égarés des petites filles à l’œil triste et que je déleste les petites vieilles esseulées de leurs maigres économies en abusant de l’avancement de leur Alzheimer chaque fois que l’occasion s’en présente. Mais bon, ce qui est dit est dit et c’est moi que vous avez choisi.

Permettez moi de répondre point par point à votre admirable lettre à travers laquelle je sens poindre l’âme juste mais torturée qui est la vôtre dans l’espoir de soulager votre bât avant de vous ôter votre pognon trop lourd à porter.

En préambule vous me dites "Que la Paix et la misericorde de Dieu soient avec vous,"

Certes, chère Madame Pfeltzer, certes. Mais à vous qui allez passer de vie à trépas sous peu et qui espérez sans doute rejoindre celui que vous appelez affectueusement votre créateur dans l’espérance un peu sotte et égoïste de s’asseoir à sa droite, d’être invitée à sa table pour y partager un repas simple mais copieux de roastbeef juteux, de purée Mousseline et de compote du jardin des Hespérides (si elle est orange, ne vous en étonnez point), à vous qui allez sans doute partir dans des souffrances longues et atroces, je vous dois la vérité.

Dieu et tout ça, c’est pour de rire.

Lorsque la lumière de votre conscience s’éteindra, il n’y aura plus rien que le néant et l’oubli.

Les ténèbres.

Il n’y a rien d’autre de l’autre côté du rideau de la mort que ce que les fantasmes de nos âmes effrayées ont bien voulu y mettre. Autant que vous soyez prévenue, cela vous permettra peut-être de transcender le moment en remettant à la postérité des dernières paroles un peu moins connes que "je remets mon âme à Dieu" et autres fadaises Saint-Nicolesques.

Vous commencez par me dire que "Je m'excuse pour cette intrusion, je me nomme Mme Nicole PFERTZEL nee le 17 Novembre 1953 originaire de la France mais actuellement hospitalise dans un hфpital nomme St THOMAS a Londres."

Pour l’intrusion, rassurez-vous, je n’ai rien senti. Pour votre naissance en France, que voulez-vous, je n’ajouterai pas à votre détresse. Je vous dirai simplement que personne n’est parfait, qu’on ne choisit pas sa famille ni son côté du trottoir quand on fait la pute à Manille. Vous êtes hospitalisée à Saint Thomas dites-vous ? Vous faites bien de le souligner. J’y reviendrai plus tard.

Vous continuez en m’avertissant. « J'ai du vous contacter de cette sorte parce que je souhaite faire une chose tres importante. Cela vous semblera un peu suspect d’autant plus que vous ne me connaissez pas et je ne vous connais pas."

Effectivement, nous ne nous connaissons pas, chère Nicole, et je me demande bien comment Diable vous avez pu vous procurez mon adresse. Ne dites rien. Etant hospitalisée en Angleterre je suppute que c’est Kate ou William, les deux polissons, qui ont du vous parler de moi.

Si vous revoyez Kate, n’allez surtout pas lui dire que je suppute, C'est une femme de tolérance mais elle le prendrait mal.

Suspect ? Allons donc, Nicole, je crois en la générosité humaine et en la flèche aveugle du destin. Ni l’invraisemblance de votre histoire ni les fautes d’orthographes (leur nom est Légion) ni l’emploi irrépressible du masculin qu’on sent poindre dans chacune de vos phrases ne peuvent laisser le doute en moi s’immiscer. Comme pour St Thomas, j’y reviendrai. Mais d’ores et déjà, je vous fait part de mon étonnement quant à votre choix d’un mail au hasard pour vous soulager. Les médecins et infirmières qui s’occupent de vous sont ils mauvais au point de ne point mériter ne serait-ce qu’une parcelle de votre générosité ?

Vous continuez : "Je souffre d'un cancer du cerveau qui est en phase terminale, mon medecin traitant vient de m'informer que mes jours sont comptes du fait de mon etat de sante degrade. Selon ce que le Docteur m'a justifie, une Boule s'installe presentement dans ma cage cerebrale, j'ai cette maladie depuis plus de 4 ans. Je vie tout seul sans enfant au monde."

Pas de problème Nicole, si vous avez une boule dans votre cage, fut-elle cérébrale, ouvrez-là, la boule s’envolera. C’est Pierre Perret qui le dit.

Vous n’avez pas d’enfants et vous êtes seule au monde. Permettez moi de me réjouir : cela évitera les orphelins et les amis tirant de longues figures lors de vos funérailles.

J’admire cette partie de votre texte. Moi qui essaie lamentablement de faire rire les gens (gratuitement en plus, quel scandale) tous les jours je n’aurais pas fait mieux. J’en suis désolé mais en phase terminale, il est normal que vos jours soient comptés à cause de la dégradation de votre état de santé. Et si présentement, vous sentez une boule justifiée par le docteur, vérifiez quand même que ce ne soit pas dans le bas du dos et que votre nuque n'éprouve pas le frisson glacé de l'infamie, effleurée par le souffle rauque du praticien, parfumé des riches senteurs des Cohiba et des single malts que ces usuriers-là s’enfilent à longueur de journée.

Mais maintenant revenons-en à ces histoires de suspicion et de Saint Thomas.

Bon, chère Nicole, il est temps de tomber le masque vous ne croyez pas ? Mais pour quelle sorte d’imbécile heureux me prenez-vous donc, chère Nicole ? J’ai compris dès le début que vous ne vous appeliez pas vraiment Nicole, Nicole. Je crois que plutôt que d’un Hôpital londonien, vous m’écrivez d’un quelconque cyber-café d’Abidjan, que vous ne souffrez pas plus que moi d’un cancer, enfin à ma connaissance, n’ayant jamais fait de check-up et que plutôt qu’à Nicole, vous devez répondre à un patronyme aussi délicieusement exotique que sottement dévot comme Dieumerci, Bonenfant-Jésus ou encore Baptiste-Aristide.

Je pense, mon cher Baptiste-Aristide, que vous n’êtes qu’un vil arnaqueur tentant de soutirer de l’argent à des Occidentaux stupides et crédules. Oh, ne croyez pas que je vous en veuille ou que je vous juge. J’ai du mal à imaginer qu’un piège si grossier puisse fonctionner. Enfin, réfléchissez un peu. Chez vous, en Afrique même où les clichés les plus éculés fixent générosité imbécile et joie de vivre niaise, votre scénario serait-il crédible ?

Ici, en Europe, non voyons, Fortuné-Jésus.

Et donc voici une femme seule, mourante, qui lègue sa fortune à un illustre inconnu ? Allons donc, Dieumerci, ici en Europe, la générosité, on l’applique à soi-même. C’est chacun pour soi et Dieu pour personne. Car, soit dit en passant, vos références religieuses en début de texte sont parfaitement déplacées. Chez nous, la religion, nous n’en avons plus, à moins qu’on considère le CAC 40 comme une religion, et la crapule sans enfants de Standard and Poors comme du clergé régulier. Oui, je dis sans enfants, car j’ai du mal à imaginer une telle bande d’hyènes jouant nonchalamment avec la vie des gens à coups de dévaluation de la cotte de pays entiers, aimant leurs enfants aussi, comme n'importe quel bon soviétique. Il suffit d’imaginer la vie professionnelle de ces gens-là.

"Dis, t’as vu le cataclysme au Japon ?"

"Ouais, pas bon pour les pépètes ça, on va dévaluer leur cotte tiens."

Ces gens là, les morts, les blessés, les malades… Rien à foutre. Le pays souffre les 7 plaies d’Egypte ? Qu’à cela ne tienne, on en rajoute une. Alors quand on travaille pour la 8ème plaie d’Egypte, rien de moins, on ne devrait pas pouvoir avoir d’enfants. Et au lieu d’emmerder les gens qui veulent adopter un gosse parce qu’ils sont homosexuels, on ferait mieux de s’inquiéter de leur appartenance ou non au monde de la grande finance. Les homosexuels, en général eux, sont pourvu d’une âme. Et c’est important l’âme, pour le développement. Plus que l’orientation sexuelle.

Ah mais j’oubliais, Dieumerci, la crapule financière internationale, comme vous au fond, ne fait qu’obéir à la loi du marché. La loi du marché… laissez-moi rire. Il y a une gradation dans les lois vous savez. Il y a les lois physiques comme la gravité, les "lois" de la biologie : évolution, transmission du génôme, lois de l’hérédité, tout ça. Du tangible, de l’immuable, du véritable "c’est comme ça et puis c’est tout".

Et puis il y a les lois qui gouvernent la vie des hommes, moins intangibles. Elles sont censées régler nos vies et nos relations en tenant compte de ce qui est bon et juste. L’idée est généreuse même si le résultat est imparfait puisque dépendant de l’époque, de la moralité de la société, de l'état de sa démocratie. Utopique mais quand même soutenu par des critères éthiques et moraux aussi désuets que le bien commun ou la dignité humaine par exemple.

Et puis, tout au fond du panier, il y a les "lois" qui n’en sont pas vraiment : non immuables comme les lois physiques, non inéluctables (pourquoi je peux pas dire simplement éluctables ?) et surtout absolument soutenues par aucun critère éthique et moral. Telle est la loi du marché : une loi uniquement soutenue par l’appât du gain, la volonté de se remplir les poches. Une loi qui permet à des sociétés privées de dévaluer la dette d’un pays dont le seul crime a été de subir un séisme et de perdre des dizaines de milliers d’habitants. Comme si ça ne suffisait pas, on en rajoute une couche, sans qu’aucun mécanisme éthique ou moral ne vienne contrebalancer ça. Mais je m’égare Dieumerci. Revenons en à votre boule cérébrale et à cette prétendue fortune que vous voulez me transmettre.

Et donc, je ne vous en veux pas. Mais je me dis aussi que si vous usez de subterfuges aussi grossiers, c’est que des fois ça marche… Dès lors, je ne peux que vous encouragez.

Savoir qu’il y a des gens assez cons pour tomber dans vos pièges nauséeux me fait dire bien fait pour leur gueule. Cela m’interroge aussi sur l’état de ma civilisation naguère si pédante dans sa colonisation de vos pays, l’avilissement de vos peuples. Civilisation qui jouait sa péronnelle et sa mère la vertu envers ces pauvres sauvages qu’il fallait absolument convertir, occidentaliser, sauver, après avoir vendu leurs fils et leurs filles comme du bétail pendant des siècles évidemment. Belle revanche en réalité, merci Dieumerci.

Mais franchement, vous attaquez ainsi à un Belge… Là, mon admiration s’étiole. Enfin, Dieumerci, essayez de me faire croire à moi au geste désintéressé, à la bonté spontanée, à la commisération pour les orphelins et les sans-abris, essayer de me faire gober ça à moi, qui vit dans un pays où les socialistes sont aux affaires depuis des décennies, au pays de Charleroi et d’Ans, afférés à magouiller de-ci, de-là sans jamais prendre de repos comme la grouillance lombricidée d’une bouse de vache bien avancée. Entre parenthèses imaginez la détresse d’un esprit de gauche comme le mien qui voit les socialistes dans leurs œuvres depuis si longtemps…  

C’est pourquoi Jésus-Aristide, mon ami, permettez-moi, avec tout le respect que je vous dois, de vous enjoindre séant d’aller vous faire foutre, vous, vos sous, votre boule cérébrale et votre hôpital londonien.

Enfin Marie-Aristide, si par malheur votre missive était authentique et que vous vous mourriez réellement d’un cancer à Londres, sachez que je compatis tout entier : gastronomiquement, il y a tout de même des endroits mieux famés pour son dernier repas.

 

Que l’épaisse misère et la corde de Dieu soient avec vous, et tout ça…

 

André-Modeste Lerustre, votre obligé.

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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commentaires

christian Bétourné 13/05/2011 17:10



Hé Laetitia, rhabille toit chérie, viens voir, y'a des blaireaux qui fantasment sur toi... Non chérie arrête, ça fait cinq fois ce matin. Va plutôt préparer la tambouille, j'ai une faim....



le rustre 13/05/2011 18:17



Y a pas à dire les gars... je ponds un texte de 5 pages en Times 14, mais il n'y a que les 5 premières lignes qui vous inspirent, tout ça à cause de l'évocation de la plus jolie des Corses...
C'est le printemps mais quand même...



Docadn 13/05/2011 08:53



Hé, les mythos vous allez lui foutre la paix à Laëtitia !! Y'a 5 ans on était à Londres à la maternité pour voir naître notre 5 ème enfant. Merci de ne pas vous immiscer plus intensément
dans notre intimité et de vous occuper des Arsène Lupin de pacotilles..


Docadn, Laëti et leurs enfants Battistu-Rachid, Bianca-Salma, Fiurenzu-Zoubir, Lisandrina-Yamina & Pandolfini-Mouloud...



le rustre 13/05/2011 17:03



Puisqu'on te dit que le vrai nom de ma Laetitia à moi c'était Robert !



olif 12/05/2011 21:03



Comment oses-tu penser que l'on saurait croire une seule de tes lignes après une introduction aussi affabulatrice? Il y a 5 ans, en juillet, Lætitia Casta filait le parfait amour avec moi dans
une suite à Acapulco...



le rustre 13/05/2011 06:42



Ecoutes, maintenant que tu le dis... Ca me paraissait étrange qu'elle soit aussi poilue... Et puis tous ces gens qui nous croisait et qui disait c'est qui ce rustre avec Georges ? Je me
demande...



christian Bétourné 12/05/2011 13:01



Le Rustre, tu es bien un salopard de nanti de Belge qui bouffe ses frites grasses ! Comment peux-tu ainsi salir le cri désespéré d'une pauvre femme généreuse et désespérée. tiens tu mériterais
d'avoir Sarkozy comme premier ministre. Il te sucrerait ton ISF sacandaleux, et taxerait grassement tes frites.


Bon je te laisse, je dois répondre à Mamadou qui souffre au fin fond de Monbassa d'une excroissance anale mortelle. Je m'en vais distribuer l'argent qu'il me lègue aux SDF belges...


 



le rustre 12/05/2011 14:02



Tu te trompes Christian, je suis nanti rien du tout, mais plutôt pro en général (oh oui je sais, j'ai honte aussi).


Dis quand même à mamadou de ne pas trop ébruiter l'affaire de son excroissance anale, Standard et Porcs pourraient dévaluer sa crotte.


Rhôôô, les grossièretés que tu me fais dire !


Ce blog est vraiment mal famé. Je vais engagé un videur !



ExceptionnelPatrick Böttcher 12/05/2011 12:28



Otan te le dire, c'est présentement exceptionnel  (comme d'hab!)



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