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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 07:00

Bon, autant vous l’avouer. J’aime les vins de riesling. C’est pour moi un véritable piège. Si en plus, il y a une mention terroir ou lieu-dit sur la bouteille, alors là, je ne me sens plus. Il faut que je goûte ou que je me fasse sentir par un(e) autre. Mes plus grandes expériences restent à venir et dorment au fond de ma cave. N’empêche, qu’ils soient petits, moyens ou grands, secs ou humides, de parents connus ou sans pédigrée, chaque saison, je vous servirai un post sur les rieslings queje boirai. A chaque fois, le thème photo aura un rapport proche ou lointain avec le vin. Pour le riesling, on peut imaginer des photos des endroits d’origines, les agrumes, le tilleul, la marée noire dans le golfe du Mexique comme thème. Cette fois, comme c’est le printemps et pour rendre hommage au caractère floral du riesling et… surtout parce que j’ai de jolies photos, le thème sera…

 

Les fleurs blanches.

 

camomille

 Camomille... mais laquelle ? Hum... faudra que je recadre...

 

 

Riesling Kronenberg 2007

 

Domaine Vincent Stoeffler

 

 

P3140039Ce truc coûte dans les 8,7 € chez le viticulteur.

 

La robe : Dorée d'une limpidité parfaite, lumineuse. Sur la paroi, se vautrent des larmes abondantes et assez tenaces.

 

Le nez : Assez discret mais agréable, fin (ça se sniffe sans faim, sans fin. Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur son slip) : agrumes, une très légère touche de cire, amandes fraîches, une belle nuance florale (raccord avec les photos hein…grandiose).

 

La bouche  est ronde mais sans lourdeur, avec une sensation de sécheresse prononcée du milieu à la finale. Fine bulle. Les arômes, discrets, expriment du fruit mûr. De l’abricot, net, surtout en finale et des agrumes (le riesling est le vin fétiche à Binche).

 

La finale(15-20 secondes) donne aussi pas mal dans la réglisse et le grillé et ça, c’est dommage. Il y a aussi de fines notes de noisette, et ça, c’est bien. La matière est pleine et assez veloutée, grasse même. Le tout est élégant, bien équilibré, caractérisé par ce mélange de rondeur et de sécheresse rigoureuse.

 

Le lendemain : Modéré (modéré, c’est mieux que discret mais moins qu’expressif), le nez, s'ouvre sur de délicates notes florales (presque du muguet), du fruit mûr type abricot, des agrumes. Une note fumée aussi. En bouche, le vin est frais et tendu avec toujours cette note sèche et une belle note saline en fin de bouche.

 

Impression générale : Vraiment bien équilibré, excellent. Très particulier avec cette sécheresse finale marquante (j'ai pas dit acidité ni minéralité). L'évolution sur deux jours est spectaculaire. A mon avis ce vin peut encore un peu dormir en cave avant de donner tout ce qu'il a.

 

Un mot sur le lieu-dit : Ca provient du lieu-dit Kronenbourg, un terroir voisin du Schoenenbourg sur Zellenberg, identique au point de vue de la géologie, apparemment : des marnes et des gypses. Alors pourquoi Kronenberg et pas bourg… Non, ce n’est pas un hommage à David, mais juste une histoire de confusion avec la célèbre marque de bière (dixit Vincent Stoeffler)… Mouais… faudra qu’on m’explique.

 

 fleur de pommier

On va voir ceux qui ont suivi l'article sur le demi-secs. Pommier ou poirier ? 

 

 

Riesling Herrenweg 2007

 

Domaine Ehrhart André

 

Un peu transparente votre robe : Jaune pâle à reflets verts. Cristallin et assez lumineux. Larmes rares à inexistantes.

 

Et le nez, et le nez : Des fruits exotiques mûrs, de l'infusion de tilleuls, de l'abricot.

 

Et la bouche, et la bouche : Très mûre. Assez veloutée mais tendue de bout en bout par une vivacité un peu citrique. Réglisse en finale, agrumes dont citron. Petite bulle. Une petite impression sucrée aussi.

 

Alouette, gentille alouette : Mouais, un bon petit vin de tous les jours mais ca ne casse pas la baraque.

 

Un mot sur le lieu-dit : André Ehrhart est viticulteur à Wettolsheim. Son Herrenweg est probablement celui de Turkheim.  C'est un terroir d'alluvions du cône de déjection de la fecht. Les alluvions sableuses sont riches en argile (22%) mais dépourvues de calcaire.
 Ces sols sont localement recouverts de dépôts de loess. 

 Reine des prés fleur 1

 Reine des Prés en gros plan.

 

 

Riesling Grand Cru Zotzenberg 2007

 

Domaine Armand Gilg

 

Ce doit être dans les 9 euros chez le vigneron.

 

 

Regarde : Superbe, cristalline et lumineuse la parure. Reflets d'or blanc. Paille pâle, un peu dorée à la lumière.

 

Hume : Ces arômes modérés sur le tilleul et les agrumes et… le rôti de porc aux épices à l'agitation ! Mais c'est agréable et original. A l'aération, la dimension épicée (thym) se précise. Les peaux d'agrumes aussi.

 

Déguste : La bouche est grasse, riche, ample mais avec une vraie fraicheur dès le milieu de bouche et qui touche presque à la vivacité à la fin. Encore une petite bulle légère qui disparait après quelques heures. De l'orange, du pamplemaousse mais maousse, de la poire, une finale réglissée, le tout expressif. Amertume légère en finale, longue de 20 secondes environ.

 

Et après : Pas de lendemain. Finie, cuite la boutanche.

 

L’avis sans fin : Un des meilleurs vins de Gilg que j’ai bu, précis, bien équilibré. Un riesling aromatique et très (trop) facile à boire.

 

Je ne dirais rien sur le Zotzenberg et ses tulipes vu que je prépare un post là-dessus.

 

 Stellaire aquatique 2

 Stellaire aquatique

 

 

 

Riesling Mulhforst 2005

 

Domaine Vincent Stoeffler

 

Là aussi ça doit chercher dans les 8-9 €

 

Plein les mirettes : Une belle robe riche et lumineuse : jaune doré franc. Cristalline avec des larmes très abondantes et tenaces.

 

Bourre-pif : Expressif, élégant et de plus en plus complexe au gré de l'aération. Cire d'abeille dominante et même unique au début (courant sur ce vin), puis, plus discrets, des agrumes, leurs écorces, même de nettes notes d'orange, une impression de fruit mûrs, un peu de fleur de tilleul.

 

Pan ! dans la g’ : De petites et fines bulles à l'ouverture picotent la langue (lassnt cette manie des bulles). La bouche est trop ronde, peu tendue. Si tu ajoutes les arômes discrets, ce n'est pas top au début. Au début... parce que ça va s'améliorer nettement à l'aération. Et là, c’est Goldorak ce vin. Métamorphose ! Des agrumes, des fruits exotiques, un léger air de liquoreux, un peu de cailloux chauds. Une finale qui révèle enfin de la fraîcheur, magnifique, une fin un peu amère paradoxalement sur un fruité mûr sur plus de 20 secondes. La matière se révèle veloutée.

 

Le lendemain : Le vin gagne à être aéré, même si la cire domine le nez et la bouche, comme souvent avec les Mulhforst de Stoeffler. L'équilibre devient plus frais. Bref, comme beaucoup de ses vins, il faut savoir l’attendre. Il est pas pressé de donner ce qu’il a, mister Mulhforst 2005.

 

Impression généralissime : Ce n'est pas le meilleur Mulhforst que j'ai bu. Il est trop rond pour l’instant même après aération et même si la finale sauve un peu le tout. Cela reste un beau vin mais pas dans le top du producteur.

 

Un mot sur le lieu dit : C’est un terroir argilo-marneux recouvert de gneiss.

 

 P4070087

 Anémones sylvie sur une souche entre le Crax et le Zotzenberg

 

 

 

Riesling "médaille d'or" 2005

 

Domaine Stoeffler

 

Médaille d’Or à Colmar je crois… pour ce que ça me fait… Bon et ça doit chercher dans les 6 € de mémoire.

 

Alors regarde, regarde un pneu : Couleur très pâle, presqu'argent. C’est Cristallin et très brillant. La viscosité est faible avec peu de larmes peu tenaces.

 

Renifle moi ça : Assez expressif sur l'écorce d'orange, une note de cailloux (genre pierre mouillée). Un peu d'abricot. C'est mûr, agréable. Il y a une fine note de cire.

 

Ca glisse dans le gosier : Bien que très tendue avec une finale fraîche voire un peu vive, la bouche est plutôt ronde avec une matière veloutée (impression tactile) . Les arômes sont modérés : notes citronnées qui augmentent en finale, amertume de sauge, finale qui pétrole un peu.

 

Le lendemain : Toujours pauvre en arômes, restent le pétroleum et le fruit mûr. La structure est encore plus fraiche, tendue, presque vive. La matière affiche une belle viscosité, presque du gras.

 

Et donc je dis : Un peu simple au niveau aromatique, le vin montre surtout un très bel équilibre, une belle matière et… Une grande VVB.

 

robinier faux acacia

 Robinier faux-acacia.

 

 

Voilà, voilà. Fier je suis car sobre dans mes propos je suis resté.

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