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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 12:09

 

Vallée de la Loire : les vins rouges.

 

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Cette série d’articles reprend des dégustations réalisées depuis le mois de mai 2010 de vins ROUGES issus des rivages ligériens. Chaque article rassemblera les vins d’une appellation et sera complété dans le futur par toute nouvelle dégustation d’un vin de cette appellation. Ce n’est peut-être pas une pratique courante sur les blogs mais je m’en tape. C’est assez le bordel comme ça sur le mien, de blog. Un peu de classement ne peut pas faire de mal.

Cet article d’introduction, régulièrement mis à jour reprendra tous les liens vers les différents articles de comptes-rendus de dégustation.

Je ferai tout d’abord remarquer aux lecteurs la subtilité éléphantesque du calembour contenu dans le titre. Ce n’est pas que je doute de vos capacités intellectuelles chers lecteurs (enfin, en même temps, si vous lisez mes mièvreries…). Mais la complexité et la célérité sidérale autant que sidérante de mes rouages neuronaux a de quoi laisser perplexe le lecteur normal autant que l’anémone se languissant de la marée, comme un gros snot verdâtre de nez enrhumé, sur une grève Malouine.

Voulant marquer mon attachement à ces vins et aussi faire d’jeun, j’ai donc joué sur l’homophonie entre raide et red, comme la jolie Axelle. Et donc amis lecteurs à l’esprit aussi tortueux que mal placé, ne voyez aucune allusion turgescente ni aucune œillade à une prétendue rudesse des rouges de Loire, n’en déplaise aux inflexibles Girondins.

Les vins décrits ne sont donc pas issus d’une dégustation moins comparative que gargantuesque avec 56 vins dégustés en deux heures. Les vins ne sont pas non plus commentés sur un fond de verre mais au minimum sur un tiers de bouteille (ça dépend évidemment du nombre de rapaces agglutinés autour de la susdite bouteille), bue, si les ci-devant rapaces m’en laissent l’occasion, sur plusieurs jours. Cela nuit peut-être à l’exercice comparatif, mais personnellement, je bois plus pour passer un bon moment que pour m’exercer au saut à l’élastique.

Les vins décrits sont donc bus tranquillement, au coin du feu ou sur une terrasse, seuls puis accompagnés d’un repas. Jamais à l’aveugle non plus. Essentiellement parce que je suis un gros dégueulasse et que je m’en foutrais partout. Accessoirement parce que ma femme, si elle tolère ma passion, verrait par contre d’un œil réprobateur que je fasse la conversation à nos invités muni d’un bandeau sur les yeux, et pourquoi pas nu, juste muni d’une cape tant qu'on y est.

Question accords, je crains bien que la rustic way of life soit respectée à la lettre et que cela n’aille pas bien plus loin que "vin rouge/viande rouge", allez, quand même, des fois si. Donc, si par bonheur le repas et le vin se rencontrent heureusement et subtilement ou au contraire se mettent intempestivement sur la tronche avec véhémence, tant mieux ou tant pis, je le dis. Sinon, broquette, vous ne connaitrez rien de ma vie culinaire.

Et donc, entrons dans le vif du sujet les rouges de Loire.

Quel est mon but en écrivant ces articles ? Essentiellement, c’est de montrer à tout le monde mes jolies photos de poivrons et de baies de cassis. Si si je vous jure…

Pour les lecteurs qui ne seraient pas au courant de ces choses du vin, il faut savoir que le roi du rouge en Loire, c’est le Cabernet franc, au contraire de la hiérarchie épiscopale, encore appelé Breton (le Cabernet, pas la hiérarchie). C’est un cépage d’origine probablement girondine (c’est vous dire…), réputé pour sa propension à délivrer des notes variétales de poivron, de cassis voire du bourgeon de cette plante. Quand ces senteurs dominent, quand le poivron évoque le fruit vert sur l’étal de votre carrefour préféré, avec l’accueil qui appelle les parents du petit Kevin et ses parents qui répondent "gardez-le", quand ça odore comme ça donc, l’hédoniste autant que le fin connaisseur disent que ça fouette.

Quand ces senteurs sont totalement absentes, l’emmerdeur dit que ça manque de typicité.

Il faut donc rester dans un juste milieu comme dirait Silvio à propos de ses amis de Palerme. Quand le Breton, exhale de douces flaveurs de cassis mûr, des senteurs subtiles de poivron bien rouge et bien mûr, de fines effluves de framboise juteuse, je ne sais pas pour les hédonistes et les connaisseurs, mais moi, je dis que ça bretonne et que ça me fait des frissons tout partout de là… à là (voir figure 1).

Notez bien que quand je dis Breton, je parle du cépage même si selon une mauvaise habitude je lui mets une majuscule. Je ne parle pas de l’habitant de Bretagne qui, bien qu’il soit têtu et qu’il ait les burnes burinées par les embruns, ne sent ni le cassis ni le poivron. Enfin normalement.

Pour le poivron, j’arrête tout de suite vos élans végétaux. Reniflez (sans émettre de projections nasales svp) un poivron mûr et fraichement cueilli de mon potager. Vous vous mettrez vos insinuations végétalistes très loin : c’est fruité, floral avec de nets relents de grillé et de fumé, c’est épicé aussi. Bref, ça bretonne. De là à dire que quand tu presse les Bretonstu as du jus de poivron…

De plus c’est une injustice, de résumer les rouges de Loire au Cabernet franc, la région produisant également de petites merveilles avec des cépages plutôt variés :

Des régionaux presqu’ancestraux comme le Pineau d’Aunis, le Côt ou Malbec, le Grolleau même. Des moins casaniers comme le Gamay, le Pinot noir ou le Cabernet Sauvignon.

Mais vais-je ici passer mon temps à réinventer le pressoir à raisins ? Que nenni mes preux ! Vous vous reporterez donc avec profit aux sites suivants qui vous expliqueront tout mieux que moi !

  • Tout sur les vins de Loire et officiellement en plus mais aussi assez superficiellement (on n’y parle même pas de Cheverny).
  • Une belle série d’articles sur Wikipedia
  • Et surtout le site des fêlés de Loire et de Rock’n’Roll : Oenos 
  • Et bien sûr le blog ligérien et très nature de Laurent Lalouette alias Chinbourg.

 

Moi je préfère vous remettre en mémoire quelques phrases de Monsieur P.D., un auteur que j’aime assez bien quand il ne dit pas des horreurs (là j’adore). Bon c’est sur la Touraine et pas sur toute la Loire mais vous n’êtes jamais contents non plus.

"La Touraine fournit des asperges, des escargots non comestibles et des couchers de soleil sanguins de toute beauté. (…) La Touraine offre au visiteur à bicyclette des soirs de paix tranquille presqu’insupportables, comme est insupportable la vraie splendeur des roses qui poussent aux flancs des maisons blanches et basses, parce que les paix crépusculaires et la beauté des roses ne sont qu’éphémères agonies… (Pierre Desproges, Dictionnaire superflu…) "

 Img0026 e25a

 

Les appellations dégustées 

(avec un lien quand l’article est déjà paru, et puis c'est écrit "nouveau" quand c’est remis à jour ou "bientôt" quand ça va changer et pour créer honteusement du trafic sur mon blog) :

Anjou

Bourgueil et Saint-Nicolas de Bourgueil

Cheverny Bientôt !

Chinon

Saumur

Touraine

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commentaires

lilian 22/11/2010 19:39



Celui qui dans la vie est parti de zéro pour n'arriver à rien dans l'existence n'a de merci à dire à personne. The show must go on, Pierre Dac te donne sa bénédiction le Rustre. 



le rustre 23/11/2010 17:49



Ô Grand mage Lilian, qu'entends-tu par là ?


 


Oh ! par là, pas grand chose !



Giorgioz 20/11/2010 18:07



Cher Monsieur le Rustre,


 


J'ai souvent plaisir à vous lire mais malheureusement j'ai du mal à comprendre l'intégralité de vos écrits. Et je ne suis pas le seul
dans ce cas, n'en doutez pas. Je me fais donc le porte-parole de tous ces simples d'esprits, certes promis à un séjour VIP au Paradis, mais qui, avant cette douce perspective, souhaiteraient
profiter pleinement de votre enseignement. Voici quelques conseils faciles à suivre et qui mettraient vos textes au niveau de tous :


 


a) Pas de calembours et jeux de mots divers, souvent incompréhensibles et chronophages, surtout quand on s'échine à en chercher là il
n'y en a pas (voir ci-après).


b) Évitez les digressions, métaphores et autres zeugmas (sur ce mot, voir P.D.), fort nombreux, les références et
allusions absconses (c'est qui ce Sylvio qui est au milieu ?).


c) Évitez le belge, n'écrivez qu'en français.


d) Faite des phrases courtes (sujet, verbe, complément, c'est tout) et économisez les parenthèses dont vous abusez : la Planète ne
s'en portera que mieux.


 


Je vous le dis : je suis fatigué de passer 2 heures sur chacun de vos billets, et, surtout, surtout, j'enrage aujourd'hui du temps
perdu à rechercher un calembour sur "Vallée de la Loire : Les vins rouges" avant de me rendre compte que le titre du billet était "Raide de Loire : l'introduction".


Sinon, ça va.


 


Cordialement


 


Giorgioz



le rustre 22/11/2010 10:20



Rassurez-vous Giorgioz : moi-même je ne comprends pas tout ce que j'écris. Et des fois, je me demande où je veux en venir. Souvent, la conclusion est sans appel : nulle part ! Et c'est bien le
plus pathétique : partir d'on ne sait où pour arriver nulle part. Comme dirait Monsieur Silvio lorsqu'il parle de ses amis de Palerme, entre on ne sait où et nulle part, il y a la loi du milieu.


Mon but ultime étant un jour, peut-être, de retirer un maximum de pognon de mon blog, je me rends compte que je suis sur la mauvaise voie. Le plan Sujet verbe, pas besoin de complément, suivi de
nombreux mdr et autres lol, serait effectivement plus à même de drainer les foules et de faire ma fortune.


Je me rends compte également que vouloir à tout prix mélanger les genres et surtout le sérieux avec le pas sérieux est une erreur, surtout en France où ce trait typiquement belge est souvent très
mal reçu. Quand on y réfléchit, on a le président qu'on mérite.


Croyez bien , cher Giogioz que je tenterai de m'inspirer de vos remarques. Cependant, là où je me refuse à vous suivre, c'est dans l'abandon éventuel de ma belgitude. Là, je dis zut, avec tout le
respect que je vous dois.


Mais, je le crains, malgré toute ma bonne volonté, les billets de cette semaine seront pire encore.


Cordialement aussi


Le rustre.



Eva 20/11/2010 11:10



On salive d'avance avec cette introduction, hâte de découvrir la suite de ton red raide !


La fêlée de Rock'n'Loire



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