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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 14:04

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Alors que Ben Laden, qui nageait en eau trouble mais était loin d'être un manchot s'est fait tué par des phoques...

Je vous propose aujourd’hui un mariage aristocratique, commenté en direct par notre fine équipe.

 

Je m'excuse d'emblée auprès des lecteurs français. Beaucoup d'approximations verbales et de personnages présentés sont Belgo-belges. Je vous propose néanmoins un  petit lexique en fin de texte. Ici les studios, à vous Jean-Louis.

 

 

-Mesdames et messieurs, je suis ravi de vous retrouver en direct de la collégienne vertueuse, non... Excusez-moi, je m’emmêle dans mes fiches…

En direct donc de la Collégiale Notre-Dame de L’immatriculée Contraception, ici à Thorembais-les-Béguines pour cette retransmission en direct du mariage de l’année, le mariage du Gros tas, du Gotha pardon, le mariage princier de l’année donc.

Je serai en compagnie de Monseigneur Van La Glue, ci-devant évêque de Bruges, retraité confortable et spécialiste de la religion touche-pipi, de Francis Ballast, historien, constitutionnaliste, constipationniste, spécialiste des chemins de fer et des gros tas, auteur de la monographie princière "y a que l’express qu’est pas passé dessus", et enfin, de madame la Baronne de la Touffefolle, spécialiste d’on ne sait pas quoi.

Comment madame la Baronne ? Des trainées ? Ah ben dis-donc ! Ah ! Des traines, pardon, spécialiste des traines. Quant à l’essentiel des commentaires, il sera assuré en direct sur Vivacité Condroz et Vivacité Tchernobyl, par moi, Jean-Louis Lahaye.

-Alors tout d’abord Francis Ballast, bonjour.

-Bonjour Jean-Luc Lahaye.

-Jean-Louis. Moi, c’est Jean-Louis. Jean-Luc, c’est une autre haie si vous voulez. Mais bon. Alors, Francis que fait un historien comme vous avec son gros accent de Liège au milieu d’une telle célébration prout-prout ?

-Et bien Jean-Charles, c’est parce qu’il faisait moche chez moi à Seraing. Ici, c’est grand soleil, il y avait de la lumière, alors je suis venu.

-Certes, mais moi, c’est Jean-Louis. Pourtant, quand j’ai quitté mon domicile ce matin, il faisait radieux.

-Ben, vous n’avez pas écouté la météo alors. Pourtant, si on écoute la météo, on apprend qu’il fait gris quasi tout le temps à Seraing. Ils ont encore dit qu’aujourd’hui, le ciel serait nuageux à serein.

-Ah oui quand même ! Sinon, que dire de ce mariage Francis, au lieu de divaguer avec vos conneries ?

-Et bien, Jean-Bernard, il s’agit tout de même d’un événement événementiel puisque le prince Olafsur Dirgukiksonbliffdur, héritier de la monarchie des îles Féroé épouse une roturière, Mademoiselle Gertrude Chifmol et que pour le bas peuple qui reste très attaché à toutes ces foutaises endimanchées, ces noces revêtent le caractère de conte de fées qu’eux, les bouseux et les cul-terreux, engoncés dans leurs préoccupations mesquines de pauvres, ne pourront jamais vivre que par procuration. Alors pensez-vous, tout ce bling-bling, les carrosses, les paillettes et les uniformes ridicules, ça fait très Cendrillon.

-Certes Francis, mais Gertrude, ce n’est tout de même pas une clocharde, elle est quand même pleine aux as, non ? A propos, moi, c’est Jean-Louis.

-Tout à fait, vous avez raison de le souligner.

-Quoi ? Que je m’appelle Jean-Louis ?

-Non, Jean-Christophe, que Gertrude sue le pognon par les aisselles. Ses parents ont fait fortune dans le commerce de farces et attrapes avec leur invention : la super crotte de chien en plastique qui imite à la perfection la fiente canine : texture, odeur, goût. On s’y tromperait. D’ailleurs je m’y suis trompé plusieurs fois.

-Ah ! Et c’était bon ?

-Ben, ça avait essentiellement un goût de merde.

-Mais encore, on dit la future Princesse chaude comme la braise, Francis. Paraitrait même que quand elle est partie on pourrait faire cuire un œuf sur son ventre, sans compter, Francis, le bacon.

-Oui, c’est ce qu’on raconte. Elle a les yeux qui crient braguette, elle est chaude comme une baraque à frite un jour de kermesse. Et croyez-moi, l’huile n’est pas prête de devoir être remplacée ! Perso, j’ai les burettes pleines de toute façon.

-Merci Francis pour ces explications. Mais alors que les premiers invités pénètrent dans la collégiale, je me tourne vers Monseigneur Van La Glue pour recueillir ses impressions.

-Je suis excité. Mais ce n’est pas ma faute. C’est eux. C’est vous. C’est les autres. Je suis si excité, Dieu me tripote.

-Pourquoi ?

-Parce que vous avez dit que les invités pénétraient dans la collégienne. Et je suis si excité...

-Collégiale. Gros dégueulasse.

-Excusez-moi Jean-François… Puis-je me permettre de foutre une tatane à ce vieux con gluant ?

-Faites Francis, faites. Madame la Baronne, une petite tarte dans sa gueule ?

-Volontiers très cher Jean-Louis. Le respect scrupuleux de l’étiquette devrait me pousser à la retenue la plus stricte, par le Christ Notre Sauveur. Mais si vous le permettez, pendant que vous aurez l’infinie correction de me faire grâce à nouveau d’un doigt du délicieux porto que vous nous servîtes il y a un instant. Un breuvage délicieux dont je pourrais, je le conçois me repaître ad libitum

Tiens mon salaud ! Prends ça… Et celle-là aussi. Et maintenant, grosse truie lubrique, tu vas te tenir à carreau parce que je sens comme un parfum, comme un doux relent de tarte dans ta gueule et de lendemains avec les yeux fermés et le pif en sang. Compris, furoncle ?

-Quelle verve Madame la Baronne.

-Non mais ! On va pas se laisser pomper l’air par c’t enculé…

-Et donc, que se passe-t-il à présent, Francis, madame la Baronne ?

-Ben, je crois que c’est clair Jean-Alain, il y a une flopée d’enfarinés et de serrés du cul qui arrivent dans des grosses bagnoles et des carrosses ridicules.

-Oui Jean-Louis, on reconnait notamment Le Prince et la Princesse Gröttekeu Von ZobSchmöll, héritiers de la Couronne de Silésie Occidentale. Ensuite viennent en tenue traditionnelle ou ostensiblement gotha gothique nauséeux : le Sultan Al Mosheim du Boukistan, ensuite, la Comtesse, engoncée dans une robe de soie sauvage violette et marron comme une andouillette dans sa poche et coiffée d’un.. de… je ne sais pas… D’une bouse d’éléphant ? Non, d’une sorte de chapeau futuriste je pense ou alors d’un plateau de fruits de mer. En tout cas, il s’agit de la Comtesse de la Founeradieuse et de son mari, Monsieur je ne sais plus comment. Oh ! mais voici Philippe et Mathilde de Belgique, elle aussi coiffée d’un « truc ». Dju, faut oser…

- Je suis étonné, Francis, madame la baronne, de ne pas voir le Roi en personne à une concentration prout-prout aussi importante…

- Et bien Jean-Edern, le roi et la reine étaient trop occupés à jouer aux grenouilles de bénitier à Rome pour la béatification de l’autre père-la-vertu là, en compagnie de Monsieur le Premier Démissionnaire de tous les temps. Quant à Laurent, depuis ses frasques congolaises, il est en retraite méditative à Orval, alors… Ils auraient pu envoyer Daerden, mais un premier mai… faut pas s’attendre à le voir ailleurs que dessous une table…

-Oui, Francis. On s’interroge quant à cette béatification hâtive, Dieu nous en préserve.

-Je vous rappelle qu’il était contre, Jean-Marie.

-Oh, mais Madame la Baronne, ne serait-ce pas chose, là bas ?

-Tout à fait Jean-Louis, c’est Chose de Latrucenbouche, Duchesse héritière du Marquisat Principautaire du Lustrembourg, affublée d’un fuseau à la teinte délicate mariant le pourpre et la chiure de chacal, avec épaulettes, négligé de soie et boa en peau de Gloumoute, c’est magnifique Jean-Louis, on dirait un œuf de Pâques avec son noeud. Ce n’est plus tout à fait la mode pourtant, mais l’élégance du sang bleu est indémodable Jean-Louis.

-Oui, enfin, vous me direz que la fête des cloches est révolue et pourtant on ne voit passer que ça depuis un quart d’heure. On se croirait à l’aéroport de Rome un samedi Saint.

-Si je puis me permettre d’intervenir, mon Cher Jean-Chrysostome, je reprendrais bien un peu de tarte au riz.

-Mais Faites , faites. Mais si moi, je puis me permettre, c’est Jean-Louis et vous commencez à me titiller les amygdales du bas… Bon, je poursuis les commentaires, car voici qu’arrive la mariée elle est magnifique, accorte, désirable mais voilée…

-Monsieur, Ballast, vous pouvez me filer un canon de porto et une portion de tarte ? Une grosse.

-Bien sûr madame la Baronne, elle est bonne hein ?

- Qui, la mariée ?

-Aussi. Mais la tarte ?

-… le Ministre des Affaires étrangères des Féroé intervient car le service d’ordre s’en prend à la princesse pour lui faire ôter son voile. On en vient aux mains…

-Mmmhhh… vous l’avez achetée où cette tarte Monsieur Ballast ?

-A Tancrémont votre Seigneurie. Haut lieu de la gastronomie verviétoise s’il en est, hein, m’feye…

- Les choses semblent revenir au calme et je ne m’explique cet incident regrettable que parce que… Dites les gros, ça vous ferait rien de la mettre en sourdine pendant que je cause dans le poste avec votre tarte là ? Ballast, vous devenez lourd, vous allez finir à fond de cale. Alors, cet incident, là… ?

-Je suis confus Jean-Xavier. Mais cette tarte est un délice. L’incident ? Bien, vous n’êtes pas sans savoir que les Feroé ont voté une loi anti-bourcul il y a quelques jours, alors les voiles vous savez, n’ont pas le vent en poupe.

-Je vous enjoins de fermer votre gueule Francis, car voici à présent, la famille royale qui débarque de son potiron décoré qu’ils appellent un carrosse. Les voilà, magnifiques, loufoques, prout prout en diable, pour tout dire princiers. Le Prince Olafsur Dirgukiksonbliffdur a choisi de porter l’uniforme de grand apparat de la Garde Royale Insulaire, une loque rouge criarde qui le boudine un peu et un pantalon noir trop serré qui doit faire crier maman à ses joyeuses. Derrière lui, son père, Le Prince Justin Bridurson, l’uniforme aussi rouge que laid, alourdi de breloques surfaites et clinquantes, la démarche aussi pingouinesque que s’il avait fait sous lui. Et Bien sûr son Altesse Sérénissime, la Princesse Margarina Sigmundpoufsdottir, habillée comme à son habitude comme un canari caramélisé. Que de kitch, que de quiche aux poireaux, on dirait des Anglais ! Et dire que ça fait rêver les gens !

-Mais vous savez, mon cher Jean-Bale, les gens s’ébanoient tout aussi mièvrement devant les exploits vocaux de midinettes aphones ou devant les sauteries pornographiques de prétendus VIP (very inelegant persons), alors vous savez, quand on peut regarder M6 ou TF1, on peut également s’exploser la glande lacrymale à reluquer ces niaiseries-ci. Et si nous ne nous pâmions pas devant cette bande de fins de race, il faudrait que nous nous esbaudissions devant des exploits présidentiels et républicains. Je trouve cela moins bandant, permettez-moi de vous le signifier avec véhémence et éloquence mon cher Jean-Foutre.

-T’as de la chance que ce soit pas la saison des châtaignes, boyard, parce que je te dis pas ce que tu dégusterais, purée !

- Oh ! Jean-Michel, j’aperçois dans le chœur le chanteur Elton John !

-Ah ben en voilà de l’info. Heureusement que j’étais déjà assis, j’aurais pu me fendre le cul dis-donc. Francis, pour la dernière fois, je m’appelle Jean-Louis.

-Oh mais mon petit Jean-Louis, ne vous énervez pas, reprenez plutôt une rasade de porto. Le moment est si merveilleux.

-Vous pleurez, Madame la Baronne ?

-Ah mon Jean-Louis, c’est d’avoir vu cet Elton. Il me rappelle tant de souvenirs, tant d’amour.

-Avec Elton John ? Vous ? Lui ? Mais je croyais…

-Qu’allez vous imaginer là, Jean-Louis, j’évoque la mémoire de feu mon pékinois. Il se prénommait Elton. Et il ressemblait un peu au chanteur je trouve. Mais il ne portait jamais la toque. Le pauvre, avec ses dents qui dépassaient de la mâchoire inférieure, ça lui donnait un petit air sévère mais il était gentil. Il avait le nez qui sifflait. Ca énervait mon mari. Il a fini par lui apprendre à voler depuis son hélicoptère personnel… pour améliorer la respiration du chien qu’il disait. Ah je me souviens, le petit animal adorait mon cassoulet. Je le prépare comme personne vous savez. Mais le petit animal gonflait démesurément après ingestion. Une fois nous avons du quitter le château tant l’odeur de ses vents devenait insupportable. Un vrai supplice.

-C’est un témoignage très touchant madame la Baronne

-Mais vous savez Jean-Roger, les chinois se sont toujours méfiés de ce chien et de ses rapports avec les fayots, ils craignaient par trop les inondations.

-Gné ? Kesse ki cause lui ?

-Mais Jean-Robert, du pet qui noie bien sûr, Pékinois. Arf arf arf, c’est à se pisser dessus non ? Non ? Je peux reprendre de la tarte ?

-NON ! Revenons à nos nobliaux, avant de perdre la tête. Le Prince et Gertrude s’approchent de l’autel et se recueillent à présent. Le Prince effectue des gestes étranges allant de son nez à la chaise sur laquelle il prie. Est-ce une coutume locale, Francis ?

-Pas du tout, Jean-Marc, Il se sort simplement des boulettes du nez et je crois qu’il n’a plus faim, vu qu’il vient de s’en enfiler au moins une dizaine. Ah, il est prolifique le salaud. Maintenant c’est le dossier de la chaise qui déguste. Un peu d’observation que diable, Jean-René.

-Ah ! Et à propos de mets délicats, que sait-on du menu proposé aux invités en ce jour.

-Un Menu royal, Jean-Louis, de quoi réjouir les papilles et l’âme de tout gourmet épicurien autant qu’hédoniste. Mes sources m’ont mentionné des tomates crevettes, des pêches au thon, des roulades de jambon, macédoine ou asperges, de la purée froide au jus de betterave et bien entendu, la spécialité nationale, du hareng fumé à la gelée de groseille et à la cendre de cigarette.

-Diantre, quel programme. Je suis content de ne pas être invité !

-A qui le dites-vous, mon petit Jean-Hyppolyte, pourquoi croyez-vous que j’ai ramené de la tarte ?

-Tudieu, madame la Baronne, les curé dit aux époux de s’embrasser

-Boudiou, elle lui met la langue Jean-Louis ! Oui, je confirme, ils se steackent !

-C’est incroyâââble mesdames messieurs, ici, en direct sur Vivacité Biellorussie, nous pouvons vous confirmer ce scoop, ils se mettent la langue. Oh madame la Baronne, je n’y tiens plus. Donne-toi, je te veux !

-Oh Jean-Louis, gr        and fou, je ne résisterai pas aux assauts de ta virilité, fais-moi femme. Oh oui ! Là et là, encore !

-Je vous prie de m’excuser, Jean-Paulette, mais il reste de la tarte.

-Oh oui Francis, badigeonne-moi avec de la tarte au riz ! Enduis-moi !

-Ah Jean-Balthazar, je suis le père fouettard !

-ET c’est ainsi, mesdames messieurs que… Francis fait moi mâle… nous vous quittons, nous vous souhaitons pleins de rêves dorés de princesses et de princes charmants sur leurs destriers…. Madame la Baronne, encore un doigt ?... Ca vous changera de vos vies de péquenots. A vous les studios !

 

Lexique :

Jean-Louis Lahaye : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Lahaye

Vivacité : http://www.vivacite.be/index.htm

Francis Ballast :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Balace

http://video.rtlinfo.be/video/268315.aspx

 

Yeux qui crient braguette : http://benj4464.blogs.allocine.fr/benj4464-46019-podium_les_repliques.htm

Thorembais : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorembais-les-B%C3%A9guines

Et son vignoble : http://www.domaine-de-mellemont.com/presse/25-07-2000/index.html

Monseigneur Van La Glue : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_reactions-indignees-apres-la-confession-de-roger-vangheluwe?id=5953413

Laurent au Congo : http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/651702/laurent-au-congo-contre-l-avis-de-leterme.html

 

Le Rustre décline toute responsabilité pour toute ressemblance avec des faits ou personnages réels. Ce ne serait que hasard fort cuit.

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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