Le jardin au naturel

Mardi 26 avril 2 26 /04 /Avr 09:15

Ce 26 avril, deux anniversaires marquent les esprits : la démission du dernier gouvernement de droit en Belgique et la catastrophe de Tchernobyl.

 Mais pour l'heure, je préfère revenir à mes petites fleurs...

 

 

L'Azuré des nerpruns :

 

Azuré des nerpruns 1

 

Si vous avez une partie boisée dans le jardin. Le Tircis, un papillon du groupe des Satyres.

 

Tircis

 

Plus tard dans la saison, il viendra "butiner" les prunes tombées au sol et les fruits pourris en général : le Vulcain. Nombre des exemplaires qu'on voit arriver chez nous sont des individus migrateurs qui viennent du sud de la France. L'état de leurs ailes ne laisse aucun doute... 

 

Vulcain 1

 

 

Chenille d'un petit papillon de nuit, l'écaille du séneçon, sur un séneçon. Plante sauvage des lieux secs, des talus, elle peut former des tapis très décoratifs.

 

Ecaille du séneçon chenille 1

 

 

La Petite Tortue, comme une vingtaine d'autres papillons de nos régions pond ses oeufs sur les orties, plantes absolument nécessaires à la survie de cette espèce. L'adulte, lui butine volontiers sur les fleurs de Cardère. Ce n'est pas un chardon mais ça y ressemble. Une grande plante bisanuelle dont les feuilles qui engainent la tige creuse forment comme des coupelles qui retiennent l'eau de pluie. D'où son surnom de Cabaret des oiseaux.

 

Petite tortue

 

Magnifique mais mal aimé des jardiniers : la Piéride du Navet.

 

Piéride du navet mâle

 

Encore sur Cardère, encore un papillon dont la survie dépend des orties : le Paon du jour.

 

paon du jour 

 

Par le rustre - Publié dans : Le jardin au naturel - Communauté : Made in Belgium
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Samedi 23 avril 6 23 /04 /Avr 14:56

 

Le temps est élastique. Alors que nous étions étouffés d'hiver, il nous paraissait interminable. Maintenant que le printemps est là, c'est à peine si la mauvaise saison a duré un battement de cils. A nouveau nos jardins vont se revêtir de lumière.

 

Il est temps de semer la Sauge sclarée, une plante magnifique, solaire, mellifère et extrêmement aromatique. En quantité infinitésimale, cette plante donnera un parfum exceptionnel à vos penderies, vos vins blancs, vos infusions, vos pots-pourris. Choisissez. Mais en quantité plus importante, elle dégagera un parfum de sueur fauve assez désagréable. Cette plante est utilisée en parfumerie où elle remplace l'ambre gris qu'on tire de la graisse de cachalot.

 

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Déjà fleurissent les Coeurs de Marie, aux fleurs si particulières, à la floraison et à la culture facile.

 

 

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C'est de nouveau le temps de l'aubépine qui fleurit si élégamment les haies de nos bocages. Là encore, question de dose : délicat en petite quantité, le parfum des fleurs devient vite écoeurant, imitant un peu la pisse de chat sucrée.

 

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Et puis, voilà le mal aimé des jardins. Un soleil qu'on arrache avec dédain. Il y aura encore des crétins qui diront que ça vous fait faire au lit. Il est pourtant joli le pissenlit, seul ou en composition avec du muscari. Et puis il attire l'abeille, le bourdon, le papillon. Et puis, c'est qu'il est bon le bougre. Sa feuille dans les salades ou les potées, rissolée avec des patates et des lardons. Sa fleur, infusée et mise en gelée, ce qui donne un sorte de miel très parfumé.

 

pissenlit

 

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Bourdon sur cirse 1

 

J'aime le miel

 

C'est que les sauvages, les mal aimés, les rustres pour tout dire, ont leur charme, telle cette Cirse, un chardon simplement.

 

Cirse capitule

 

Puis, il y a les classiques, comme cette association genêt et lilas.

 

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Ou encore des sauvageonnes qui poussent où cela leur chante sans qu'on le leur demande. C'est le lierre terrestre, qui peut former de jolis tapis bleus qui prennent tout leur éclat lorsque le soleil se couche. Extrêmement mellifère, cette plante est aussi une aromatique puissante qui rappelle un peu le thym. A utiliser avec parcimonie, car son goût est puissant, dans les mescluns ou les omelettes, sur la viande grillée aussi.

 

Lierre terrestre

 

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Enfin, il y a les compositions fortuites comme ces choux frisés montés en fleur, avec comme fond un noisetier pourpre. Le jaune pâle du chou contraste de jolie manière avec le feuillage sombre. Viennent compléter le tableau, les vertes tendres et vaporeux du fenouil et du panais. Ce sera éphémère car les nouvelles cultures vont chasser les anciennes au potager.

 

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Par le rustre - Publié dans : Le jardin au naturel - Communauté : Made in Belgium
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Jeudi 31 mars 4 31 /03 /Mars 11:27

« Quand le paon regarde son cul, il défait sa roue ».

Prof. Choron.

 

Bon écrire un texte sérieux et argumenté, je dois le dire, me défrise de plus en plus le chicon. Mais quand on écrit des approximations, il faut les assumer. Assumons.

Il y a quelques jours, suite à la reprise de mes activités jardinières et à une Xième discussion avec un quidam qui se dépêchait de traiter ses plates bandes avec du round up, avant que ça ne pousse, ce qui est quand même fort pour un herbicide qui pénètre dans l’indésirable à zigouiller par les feuilles, j'ai pondu un petit billet rapide et court. La conversation avec un type qui me connaissait un peu (mais pas trop), le petit sourire en coin s’affichait et les sous-entendus « bobo », citadin à la campagne qui fusaient m'ont gonflé grave.

 

Parce que les bobos, ce sont les autres, certainement.

Parce que j’ai vécu toute ma vie à la campagne, les pieds dans la gadoue et que j’aime l’odeur de la merde de vache, sans aucun doute.

J’ai donc pondu un petit texte exutoire, dont je ne veux rien renier ou presque.

Mais le Mystérieux Vengeur Masqué de la Science et Grand Pourfendeur de l’Idée Reçue du net, « l’agitateur », me fait remarquer, assez peu courtoisement comme à son habitude, que je m’a trompu.

A propos de mon texte : « Lui dire qu’entre une molécule d’origine végétale et une molécule de synthèse, il y a une grande différence, essentielle : la rémanence dans l’environnement et la toxicité des métabolites. Différence qui fait que la première est dégradée assez rapidement et que dans certains cas pour la seconde, ses enfants en boufferont encore dans 20 ans… ».

 

Il répond : « Ca, c'est une affirmation gratuite, généraliste, (trop) rapide, et fausse.

La toxico et la rémance d'un produit doivent être étudiées pour lui même et lui seul. Rien ne dit que la molécule "naturelle" X sera moins toxique ou moins longtemps que la molécule de synthèse Y. Et rien ne dit ne dit le contraire non plus, si on en reste à ces 2 "familles" là de produits, qui en réalité ne classent et ne différencient rien du tout.

Désolé, mais ce paragraphe reste donc pleinement associé à la lettre B du dictionnaire. Quand à la lettre C, elle est suffisememnt universelle pour ignorer les frontière des villes et des campagnes......

 

Damned. A me relire, Il a raison sur le fond. Sur la forme et notamment, sur l’association du paragraphe avec les lettres b et c du dico (bobo et citadin), il confirme pleinement cependant mon agacement.

A propos de cette habitude de beaucoup « d’adversaires » du bio ou simplement du durable ou de l’alternatif, parce que je ne me reconnais pas dans cette étiquette bio, de « nous » cataloguer dans le camp des doux rêveurs, des bobos. En gros l’idée générale est que toutes ces idées généreuses et farfelues et bien sûr complètement fausses sur les pesticides, les solutions alternatives, le jardinage ou l’agriculture durable, ne peuvent venir que de cerveaux citadins, qui ne connaissent rien à la terre et à son goût, de dilettantes gauchistes et altermondialistes. Certains voisins, pout tout vous dire s’étonnent que je ne sois pas barbu. C'est du moins ce que je me prends dans la tronche par moments et que je voulais faire passer dans le texte.

Et donc, le jardinier, l’agriculteur, le viticulteur qui est « bio » ou qui est dans une approche comparable garde encore pour beaucoup cette image de foldingue qui fiche rien avec un poil dans la main, même si la tendance s’inverse, que le bio fait recette de plus en plus (au propre comme au figuré).

N’en déplaise à Agitateur, cette image qui perdure est une grosse connerie, pour paraphraser sa rhétorique panzerienne. Des gens qui ont une réflexion environnementale, j’en connais pas mal. Dont des ingénieurs agronomes, des agriculteurs, jeunes ou en fin de carrière. Des gens avec la tête sur les épaules et qui regardent les chiffres en fin de mois. Mais qui en même temps se demandent ce qu’ils vont transmettre à leurs enfants et qui ont parfois encore connu des représentants en « produits phytopharmaceutiques » qui buvaient une rasade de leur produit pour montrer comme c’était inoffensif.  Prout à l’image du bobo citadin. Même s’il y en a bien sûr, des ceusses qui n’ont jamais mis le pied dans un sillon et qui bien à l’aise et ayant les moyens de boire et manger cher ne veulent que du naturel vibrant et vivant et tout pur.

Par contre, c’est vrai, ce n’est pas parce qu’un produit phytosanitaire est issu directement d’un végétal ou extrait dans le milieu naturel qu’il est inoffensif ou non rémanent. Il a raison l’agitateur, il faut dans tous les cas, des mesures de toxicité, des mesures de présence de la substance et de ses métabolites dans le sol, les eaux de surface, la chaîne alimentaire…

Le clivage entre substances naturelles et « de synthèse » n’est pas net ni simple. Et dans mon élan, j’ai trahi ma pensée, en partie. Pour prendre les cas du pyrèthre et de la roténone par exemple, c’est vrai que pendant des années, on a entendu que comme c’était issu de plantes, c’était inoffensif. Bon si ça flingue efficacement les insectes, moi je me méfie… Et effectivement, des études montrent maintenant que l’exposition à la roténone jouerait un rôle dans l’apparition de syndromes Parkinsoniens (mais la demi vie de la roténone et de son métabolite principal doit tourner autour de 150 jours maximum je crois) . Les pyrèthres peuvent aussi montrer une bioaccumulation.

Le point de vue du biologiste que je suis a toujours été que ces produits n’étant pas sélectifs, ils étaient de toute façon à minimiser dans leur emploi, tuant tout sur leur passage.

Mais il ne faudrait pas que l’intervention d’Agitateur ne soit comprise de la façon suivante : Vous voyez, bio ou pas, naturel ou pas, les dangers sont les mêmes, donc il y a danger de toute façon. Cessez vos fumisteries soi-disant naturelles.

C’est là où je m’en veux d’avoir utilisé un raccourci qui apporte de l’eau à son moulin.

Un moulin qui a beau jeu évidemment… Pour ne prendre que l’exemple du glyphosate, toujours abondamment utilisé, on nous a bassiné pendant des années avec son innocuité et sa rapide disparition dans l’environnement. Certes. Evidemment en furetant un peu, on peut se poser la question du devenir et des incidences de l’AMPA, métabolite du glyphosate. Apparemment, l’AMPA ne serait ni toxique pour les animaux de ferme, ni tératogène, ni cancérigène. Vous me direz, qu’au début de leur utilisation, les organochlorés et leurs résidus n’étaient pas considérés comme bien dangereux. C’est malheureusement, le propre de la recherche scientifique : elle avance. Et donc peut-être qu’un jour l’AMPA… En attendant, il est là, partout… Et puis on pourrait aussi s’interroger sur les interactions de cet AMPA avec d’autres polluants présents dans l’environnement.

Le malathion, insecticide lui aussi biodégradable, notamment par des bactéries marines et qui était encore dans le commerce il y a quelques années… maintenant, j’avoue que je ne sais pas si ça se vend encore. Je fréquente peu ces rayons là. Par contre son métabolite le desméthyl malathion… reste toxique et est lui relativement rémanent, si je me souviens bien.

Bon, des exemples, on peut en mettre des tas. Mais ça prend du temps, que je n’ai pas. Et puis on peut toujours une étude plus récente, contradictoire. Je ne suis plus chercheur, je ne suis plus in the move. Je suis juste un rigolo mais je ne voudrais pas que le glaçon de mes approximations cache l’iceberg du flou des autres.

Bref, les chercheurs cherchent avec raison, se contredisent, se renforcent, sortent des chiffres. C’est le jeu et c’est très bien comme ça. Petit problème, c’est ce qu’on fait avec les chiffres après. Et puis les raccourcis et approximations évidemment. J’en ai fait ma part. mea culpa, maxima mea culpa.

Mon voisin, malgré la remarque d’agitateur, peut donc continuer à utiliser ses produits achetés en jardinerie sans état d’âme. Je préfère mon purin d’ortie. Ah mais où sont les études sur la toxicité du produit me direz-vous ? Je les attends. Heureusement, le fait que l’ortie soit comestible (dans une certaine mesure je le reconnais), que sa réalisation au jardin et les concentrations utilisées soient dérisoires me rassure un peu. Mais peut-être va-t-on me montrer que j’ai tort et que les lectines racinaires qui auraient un effet « fongicide » s’accumulent dans le sol de façon alarmante !

Mon point de vue est bien sûr attaquable et je devrais vous fournir des liens, des références, des citations, des chiffres. Mais pas aujourd’hui. L’encyclopédie du jeudi m’attend. Par contre, j'ai maintenant le fil de mes sujets "jardinage" sérieux pour 2011. des dossiers et des chiffres vous en aurez.

Par le rustre - Publié dans : Le jardin au naturel - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États...
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Mardi 29 mars 2 29 /03 /Mars 07:13

cerisier en fleur détail

 

"Moi, le bio, j’y crois pas. Y a que magouilles et compagnie là-dessous. Un attrape gogos. Mais bon, ne le prenez pas mal hein, mais vos herbes folles et vos trucs muches sauvages là, c’est du bordel et rien d’autre, passez-moi l’expression. A la campagne, monsieur, il faut les épaules pour entretenir son jardin comme il faut. Faut pas de poil dans la main. Et c’est un peu facile, le bio, comme excuse à rien foutre. Non mais. Vos orties et vos saloperies là, vous allez me les virer sinon, j’appelle la police. C’est interdit vous savez ! Ca peut se répandre vous savez. C’est quand même pas le bout du monde de passer un produit qui est fait pour. Ca se trouve dans tous les magasins. Y a que dans les magasins de jouets qu’on n’en trouve pas. Et encore… Et ne la ramenez pas avec vos conneries d’écolo, si c’est en vente libre, c’est que ce n’est pas dangereux. C'est fait pour les Inseks et les mauvaises herbes, pas pour les gens."

Et pour finir, le gars qui vous prodigue ses bons conseils "amicaux" vous fait l’aumône d’un petit sourire de dédain qui dit en gros "j’te reconnais bien va, bobo citadin."

Sauf que… Sauf que… Il ne sait pas qu’il s’adresse à un gars qui n’a vécu que deux ans de sa vie en ville, malheureux comme un rat en cage. Sauf qu’il ne se doute pas que les bosquets d’ortie sont là… exprès. Sauf qu’il ne voit apparemment pas que le bobo écolo se lève à 5 heures du mat’ pour y bosser dans son fouillis sauvage. Sauf que…

En plus, il semble ne pas savoir que les orties ne mangent pas les gens. Ce serait plutôt le contraire. Mais évidemment, si je lui dis ça, il va téléphoner à l'ambulance.

Evidemment, aucun voisin ne m’a jamais lancé cette tirade. Pas d'un coup. C’est un condensé. Un résumé. Un résumé que certains agriculteurs ou vignerons bio  doivent connaitre, non ?

En fait mon condensé de baltringue là, il a raison en partie. Pourquoi donc se peler la couenne à faire du bio si ce n’est pour en profiter au niveau marketing en arnaquant des bobos citadins ? C’est tellement plus facile d’acheter ce qu’il faut et de régler le problème sérieusement. Yaka. Et c’est vrai, dans n’importe quelle grande surface au printemps, on trouve des rayons entiers de saloperies pour anéantir à peu près toute la création, hormis peut-être votre belle-mère. Ca , ça reste à peine toléré, voire illégal. Contre les nématodes, les vers divers, les fourmis qui cro-ondent dans les bois, les taupes et les mulots, les carabes et les mouches diverses. Les champignons et bien sûr, les Mauvaises Zerbes !

Le baltringue un peu plus zélé vous assommera en vous disant que le cuivre, la roténone, le jus de tabac, c’est toxique aussi. Ca pollue. Il vous dira que le purin d’ortie, en France, le gouvernement a enfin pris les choses en main et légifère. Bien la preuve qu’il y a anguille sous roche !

Sûr de lui, il vous dira que des études montrent que le bio ce n’est ni meilleur ni plus sain que le pas bio.

Que le vent de toute façon disperse partout les produits inoffensifs du conventionnel.

Que voulez-vous lui répondre ? De toute façon, vous avez votre place bien au chaud dans son dictionnaire des gogos associés, à la lettre b comme bobo et à la lettre c comme con de citadin.

Vous allez lui parler de quoi ? Du fait que vous êtes d’accord avec lui pour le cuivre, la roténone et le jus de tabac. Qu’effectivement vous utilisez le tout avec extrême parcimonie et dans les bonnes conditions, pour le cuivre en tout cas parce que la roténone, il y a longtemps que c’est fini et à vrai dire, il y a longtemps que vous n’en avez plus besoin ?

Que lui ferait bien de faire de même en utilisant ses saloperies, ce serait un bon début ? Mais que peut-être, lire une étiquette sur une boîte est au-dessus de ses compétences ?

Lui dire qu’entre une molécule d’origine végétale et une molécule de synthèse, il y a une grande différence, essentielle : la rémanence dans l’environnement et la toxicité des métabolites. Différence qui fait que la première est dégradée assez rapidement et que dans certains cas pour la seconde, ses enfants en boufferont encore dans 20 ans…

Mais surtout, oseriez-vous l’argument massue : j’ai beau avoir un poil dans ma main d’écolo bobo, mes légumes sont au moins aussi beaux que les tiens, voire plus, boboche. Alors pourquoi s’emmerder à pulvériser tes trucs. Quoi ? Parce que c’est moins de boulot que désherber mécaniquement et faire mumuse avec tous mes trucs d’écolo ? Mais dis-donc monsieur baltringue, t’aurais pas un poil dans la main par hasard ? Graine de citadin va !

Ce court texte est un exutoire à une conversation pénible datée de ce week-end. Il condense et résume d’autres conversations désagréables. Il relate les boires et déboires d’un petit jardinier amateur perdu au milieu des pelouses impeccables de ses voisins. Cependant, quelque chose me dit que si des vignerons bios lisent ça, des souvenirs leurs reviendront aussi… Je me trompe ?

 

Epilobe hirsute fleur 3

Par le rustre - Publié dans : Le jardin au naturel - Communauté : Le Vin Dans Tous ses États...
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Vendredi 14 janvier 5 14 /01 /Jan 12:06

J'interromps le feuilleton des voeux et résolutions, pour réparer un oubli honteux de 2010.

 

Petit plaidoyer pour cet oublié, de plus en plus étouffé, racorni, raccourci par des étés qui n'en finissent plus de se prolonger et des hivers de plus en plus pressés de nous souffler leur haleine frileuse au visage... une saison de feu et de gourmandises sauvages.

 

En espérant que ces quelques couleurs ensoleillent votre week-end. 

 

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Par le rustre - Publié dans : Le jardin au naturel - Communauté : jardinage écologique
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