Lieux et Lieues

Jeudi 3 juin 4 03 /06 /Juin 18:00

 

Note : comme tous les articles de la rubrique "Lieux", celui-ci se veut évolutif en fonction de mes visites, de mes rencontres, des textes et renseignements que je peux glaner dans des livres et sur le net. Il est possible que j'y profère des idioties, je remercie d'avance ceux qui pourraient apporter précisions et corrections. Enfin, ce texte ne contient pas de notes de dégustations : c'est au lieu que je m'attache.

 

 

 

P4070044Présentation

 

Le Zotzenberg est un grand cru alsacien situé sur la commune de Mittelbergheim, magnifique village, perle d’un long chapelet de bourgs opulents et fleuris comme Barr, Andlau, Nothalten… Il est difficile de trouver une étymologie probante à ce toponyme (l’hypothèse la moins farfelue évoque un terme slave signifiant sapin ou épicéa ou un lieu situé sous une montagne, nous en parlerons plus loin). Pourtant, arpentez cette colline au printemps. Commencez votre balade par un casse-croûte sur l’aire de pique-nique jouxtant le parking du Zotzenberg à la sortie de Mittelbergheim vers Barr, et vous verrez qu’en vrai de vrai, Zotzenberg signifie « douceur de vivre ». Les tables ombragées par des Prunus fleuris de rose invitent à ne même pas emprunter le sentier viticole mais plutôt à faire une sieste. Le Zotzenberg est tout en douceur et en courbes voluptueuses. Ici, pas de longues pentes abruptes.

 

 

P4070053En partant vers le Haut-Andlau...

 

Sous les murailles du château de Haut-Andlau, le Zotzenberg occupe les flancs de la colline sous-vosgienne de Mittelbergheim. Il épouse la forme d’une cuvette regardant la vallée de l’Andlau, c'est-à-dire orientée au sud et au sud-est. Il s’étend sur 36,45 Ha entre 200 et 320 mètres d’altitude. Protégé des vents et de pluies qui viennent du nord et de l’ouest par les collines plus hautes (le Crax par exemple, dont on aperçoit le flanc ). Dès le printemps, les vents du sud permettent un dégel précoce. Ces mêmes vents, même s’ils apportent des orages violents en été, sont bénéfiques à l’arrière saison pour les vendanges tardives et les sélections de grains nobles.

 

Géologie, sous-sol et sol.

Comme le Kirchberg de Barr, c’est un terroir essentiellement marno-calcaire, mais le flanc est du cru est supporté par des formations gréseuses. Le promeneur qui emprunte le sentier viticole depuis le parking prend le chemin du bas du vignoble, puis après quelques centaines de mètres bifurque à droite et grimpe sur le chemin du haut par le seul raidillon digne de ce nom de la balade. Ainsi, il traverse les différentes couches géologiques qui soutiennent le cru. Face au parking, on remarque bien le grès ferrugineux aalénien (base du jurassique moyen ou dogger, il y a 175 millions d'années), de couleur rougeâtre à la base du muret.

P4070045

Le grès ferrugineux, très rouge, juste en face du parking. Et la balise... le GR 5 qui permet de rejoindre Nice.

P6020182 

Ensuite, ce sont des formations gréseuses du bajocien (période suivant l'aalénien, -170 Millions d'années, grès vosgien, marnes gréseuses) qui forment le sous-sol. Dès avant de monter sur la partie haute du cru, on traverse des terrains faits de marnes et de calcaires oolithiques du  jurassique moyen, au bajocien toujours. Puis le dessus du Zotzenberg est composé de conglomérats marno-calcaires à galets du dogger de l'Oligocène.

P6020183

Fragment de calcaire oolithique et détail des oolithes (en dessous)

P6020184

 

La subdivision traditionnelle (au moins depuis le 19ème siècle) entre oberer et unterer Zotzenberg de recouvre pas fidèlement ces distinctions géologiques.

Les sols issus de la désagrégation des sous-sols et des apports de sédiments récents sont diversifiés. Pour résumer, le sol du Zotzenberg est  de nature argilo-limoneuse.

P4070097

Le sol argilo-limoneux riche en cailloutis calcaire.

 

 

En reprenant notre balade depuis le parking, la partie située au dessus du centre du village, sur les marnes gréseuses, est composée d’une formation argilo-sablo-limoneuse rouge, ferrugineux, à fragments calcaires. Ce type de sol convient parfaitement au Pinot Gris (6 Ha) et au Gewurztraminer (7 Ha).

Ensuite, la plus grande partie du cru est composée d’une formation argilo-limoneuse à fragments calcaires de couleur ocre sur marnes jurassiques. C’est elle, en milieu de pente qui convient au sylvaner (14 Ha). La partie haute, plus calcaire encore, convient bien au Riesling (7 Ha). Le lecteur consultera le site www.zotzenberg.com sur lequel il pourra se procurer une carte des sous-sol et une autre des sols de Mittelbergheim.

 

 

Histoire et étymologie

Le Zotzenberg est mentionné dès 1348 et la vigne y est connue depuis le 15ème siècle (1438). La signification du terme est hasardeuse. En 1364, on le trouve sous la forme Zoczenberg. On y a vu une forme « bohémienne » en rapport avec la présence de gitans en Alsace au 15ème siècle. Sosai signifie lièvre en gitan. C’est une hypothèse farfelue : le nom se retrouve près de 100 ans avant les gitans. Un peuple de passage bref laisse rarement des traces toponymiques, on n'arrive pas à faire dérivé zotz de sosai.

La littérature dénote comme possible une origine slave signifiant sapin, épicéa. Je suis beaucoup plus séduit par deux autres explications. Une origine latine d’abord, a rapproché du mot italien zozzio, en-dessous. Le Zotzenberg serait alors le Mont sous la Montagne. Un mot romain aurait pu donner un Zocz ou Zotz en roman. Cette origine suppose un substrat roman après les invasions germaniques. Vu la toponymie de la région avoisinante, c’est étonnant.

Par contre en Allemand (Bavière, Rhénanie, Brandebourg), de nombreux toponymes de lacs de montagnes, de villages contiennent la racine Zotzen. Et il ne faut peut-être pas chercher plus loin : une origine germanique ancienne. Mais la signification du terme est obscure et soutenue par peu de références. On retiendra celle d’ancienne forêt, plausible et celle de "longs cheveux", plus énigmatique.

 

Flore rencontrée

J’ai parcouru le Zotzenberg plusieurs fois en avril. La flore décrite est donc limitée au printemps. C’est une flore typique des sols riches en substances nutritives, travaillées régulièrement avec un bon apport hydrique (mais pas trop copieux : drainage). En cela, la flore est la même que sur le Kirchberg de Barr. Cependant, une caractéristique du lieu est d’abriter une belle et rare fleur sauvage : la Tulipe sauvage ou Tulipa sylvestris.

P4050057

Cette liliacée est originaire d’Asie mineure et de l’ancienne Perse. Elle a été introduite en Europe au 16ème siècle (vers 1550, en provenance dit-on des jardins de Soliman le Magnifique) quand des botanistes comme Dodonoeus ou Charles de l’Ecluse s’émerveillent des richesses botaniques de l’orient et introduisent bulbes et graines dans les Parcs et jardins des grands du monde. La tulipe s’échappa et se naturalisa.

P4050058

Elle était autrefois abondante dans les vignobles bien exposés et bien drainés, en bordure des champs… Elle aime les sols plutôt riches en substances nutritives. La modernisation des méthodes culturales et notamment l’emploi des désherbants est à l’origine d’une forte raréfaction de l’espèce justifiant sa protection. Les conditions de culture sur le Zotzenberg permettent son maintient.

 

P4050056

Les autres plantes observées, pour lesquelles des détails sont donnés dans les légendes des photos, traduisent aussi la richesse du substrat et son drainage correct. Les adventices sont en gros les mêmes que celles observées sur le Kirchberg de Barr.

P4070046Aux côtés des tulipes, poussent du lamier pourpre et des capselles bourse-à-Pasteur, typiques des bords de chemins et lieux cultivés régulièrement mis à nu . Le lamier aime un sol riche en substances nutritives, en matière organique fraiche. On est ici au bord du chemin. Il ne faut donc pas conclure à une vie du sol déficiente qui peinerait à décomposer la matière organique et à recycler l'azote. Il y a juste des écoulements réguliers qui amènent de la matière régulièrement.

P4070052

La Véronique Petit-Chêne. Elle apprécie les sols plutôt basiques, pas trop secs et riches en azote. 

 

P4070051

 Véroniques et Becs de grue...

 

P4070096

Muscari et trèfles...

 

Le sylvaner et le Zotzenberg.

P4050050 - CopiePleure vigne de printemps... 

Entre le cépage et le cru, c’est une vieille histoire d’amour qui aboutira en 2005 à son intégration à la liste des cépages autorisés sur le grand cru (au détriment du muscat) grâce à la ténacité des vignerons de Mittelbergheim. Auparavant, les mêmes vins devaient être déclassés en appellation Alsace.

P4050048Ici, on paie de sa personne pour le travail des sols... 

Ce cépage a représenté 80 % des surfaces du cru, à l’heure actuelle, il couvre 40 % du vignoble. Si le Sylvaner a été introduit en Alsace à la fin du 18ème siècle, ce n’est qu’un siècle plus tard, qu’on le retrouve dans toute l’Alsace (1870).

Dès le début du 20ème siècle, Sylvaner et Zotzenberg forment un couple reconnu. Un "Zotzenberg", c’est du sylvaner.

P4070050

Sur ce terroir tiède aux extrémités de la belle saison, au terroir argileux drainant mais assurant un apport hydrique régulier, le Sylvaner, sensible aux gelées de printemps à cause de son débourrage précoce rencontre un rendement relativement limité (55 Hl/Ha max.). Les vignerons tiennent à leur identité et à leur terroir. C’est ainsi qu’on peut y voir des vignes enherbées un rang sur deux, des sols travaillés et... des fleurs !

P4070100

Taille guyot à deux cordons...

 

La lutte contre le ver de la grappe, comme fièrement annoncé à l’entrée du cru, est menée par confusion sexuelle plutôt que par aspersion de pesticides. On peut noter également de jolis bosquets préservés de cerisiers et de prunelliers dans le paysage. Des murets parsèment le vignoble, source de biodiversité supplémentaire (lézard des murailles notamment).

 

 

Les alentours du Zotzenberg.  

P4050051

Sur le sentier viticole du Zotzenberg

 

 

P4070092

 Des bosquets de prunelliers et d'autres arbustes sont un gage de biodiversité sur le cru.

 

 

P4070095

 

 

Le sentier viticole permet de rejoindre les balades du Club Vosgien vers le Crax, les rochers de Sainte Richarde, la chapelle Sainte-Anne perdue dans la forêt et évidemment le Château de Haut-Andlau.

P4070079

 

En route vers le Crax, vous emprunterez l’amusante Balade des espiègles, parsemée de sculptures sur bois naïves perchées sur les troncs d’arbres.

P4070057

 

Pour l’amateur de flore, ce sera l’occasion de rencontrer au printemps la jolie flore des sous-bois avec notamment la Pulmonaire officinale et la Parisette à quatre feuilles. Notez que la première partie du bois se déroule sur les mêmes types de terrain que ceux du grand cru. Sous couvert forestier, les feuilles accumulées forment un humus riche (le mull polytrophe actif), doux et relativement humide. Outre les plantes reprises en photos ci-dessous, l'ail des ours est typique sur ce sol et effectivement, on en trouve en abondance dès qu'on pénètre dans la forêt.

 

P4070056

 Pulmonaire officinale sans taches

 

P4070085

Parisette à quatre feuilles 

 

P4070088

Violettes et anémones sylvie 

 

Et bien sûr, au retour de la promenade, il ne faut pas rater le village, magnifique, où les demeures cossues des 16 et 17ème siècles de vignerons, témoignent d’une renommée des vins dès ces époques. Le village est tout entier marqué par la viticulture. Pour les amateurs du genre, je conseille les scènes reconstituées des gestes du vigneron d’autrefois avec des automates . Ces scènes mécaniques sont malheureusement en train de mourir de leur belle mort. Faites quand même attention aux enfants… les mannequins ont un air de famille avec le clan des zombies et la tribu des morts vivants…

P4050039 

 

J'espère ne pas avoir été trop long, vous aurez de la lecture pour les longues soirées d'hiver...

 

Sources "webographiques" :

 

http://fr.geneawiki.com/index.php/67295_-_Mittelbergheim

http://oenophil.over-blog.fr/article-11053155.html

www.zotzenberg.com

http://www.zotzenberg.com/geologie/images/geologiques.jpg

http://www.zotzenberg.com/geologie/images/superficielles.jpg

http://www.alsace-du-vin.com

http://www.domaine-gilg.com/grand-cru-zotzenberg-vin-alsace-m13.html

http://floredunordest.free.fr/IMG/pdf/liliidees.pdf

http://nature.jardin.free.fr/1107/tulipa_sylvestris.html

http://www.tulipes-mania.fr/history_fr.html

Et pour des infos complémentaires sur la flore, vous relirez (allons-y pour la pub), le sujet sur le Kirchberg de Barr.

Par le rustre - Publié dans : Lieux et Lieues
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 21 avril 3 21 /04 /Avr 16:21

 

Cet article se veut évolutif, merci de me signaler les coquilles, les erreurs, les approximations. Je corrigerai et compléterai cet article au fur et à mesure de mes balades alsaciennes, de mes rencontres.

 

Ce coteau recouvert de vignes et dominant la ville alsacienne de Barr a une signification très particulière pour moi. Il est la première vision de l’Alsace qui s’est offerte à moi lors de ma traversée des Vosges à pied.

Le randonneur qui suit le GR5 depuis la Belgique traverse la Lorraine et pénètre le massif des Vosges à Abreschwiller. Il escalade les pentes du Donon, se perd dans les sylves profondes qui encerclent Schirmeck, reprend ses ascensions folles vers le Mont Saint Odile. Là, il a une première vision impressionnante de l’Alsace. Mais pour moi, le temps maussade et brumeux ne me permit pas ce premier contact. Après la Montagne sacrée alsacienne, le marcheur entame une longue descente en passant par le Château du Landsberg et enfin sort de la forêt pour atteindre Barr par le Kirchberg. Pour qui ne connaît pas encore l’Alsace, c’est une vision magnifique que cette pente abrupte et inondée de soleil qui mène à la charmante cité aux colombages colorés. Au-delà, le Zotzenberg, l’Ungersberg, le Champ du Feu, le château du Haut-Andlau égrainent tout le charme de ce pays de contrastes : collines opulentes, nid d’aigles imprenables, montagnes sombres et inhospitalières.

 

Le lieu, le sol, les vignes.

Le Kirchberg de Barr, situé à une altitude comprise entre 215 et 315 mètres, d’une superficie de 40,63 Ha avec son orientation sud-sud-est (mais la littérature donne un éventail d’orientations allant du sud-est au sud-ouest, peu importe ces détails, sachons simplement que l’ensoleillement du site est important et qu’il y fait bon le matin, chaud à midi), doit se parcourir au mois de novembre ou en mars/avril pour ressentir sa magie. Il y fait chaud, vite et tard dans la saison. Il m’est arrivé de m’y promener à la Toussaint et de me mettre en T-shirt tant les chiches rayons de soleil cuisaient la pente caillouteuse. Le sommet couvert de bois qui le protège des vents du nord, le sol très caillouteux qui emmagasine la chaleur le jour pour la restituer la nuit… la vigne ne demande pas mieux pour y mûrir son fruit.

 

P4080110

La pente du Kirchberg au printemps

 

Le sol est relativement drainant mais la pente est forte, gare aux orages et à l’érosion. Le coteau est d’ailleurs largement enherbé, entre autres pour freiner la solifluxion des sols. La composante argilo-marneuse du sol le rend assez riche en substances nutritives.

 

P4080112

Le sol pentu, marno-argileux, caillouteux, avec quelques muscaris.

 

La fertilité de ce sol est due au calcaire actif, à la magnésie rendues disponibles aux plantes par l’altération de la roche mère. La présence d’argile permet la fixation d’autres minéraux mais aussi une certaine régulation hydrique (qui contrebalance les effets de pentes).

La précocité du site est moyenne, l’approvisionnement hydrique régulier.

Le pH du sol est plutôt basique et les porte greffes des vignes doivent être adaptés à la présence de calcaire actif.

Le Kirchberg de Barr est classé dans les terroirs de type marno-calcaire. Mais comme je l’ai déjà dit, la part de calcaire actif, disponible pour la plante est importante sur les pentes du vignoble. Le randonneur qui quitte l’Eglise St-Martin de Barr (protestante) et grimpe le coteaux traverse d’abord des couches de terrain datant du jurassique moyen (Dogger). Mais très vite, on arrive dans les couches géologiques qui constituent la majeure partie de la colline : un conglomérat  datant de l’effondrement du fossé rhénan, entre 30 et 40 millions d’années, à l’oligocène. Les galets, peu roulés, anguleux sont des calcaires jurassiques oolithiques jaunâtres provenant du relief de l'arrière pays. Ils ont été façonnés par les torrents puis cimentés dans leur lieu de dépôt par des marnes. Ces marnes sont elles-mêmes des argiles enrichies de calcaire. Ces roches se désagrègent et évoluent en un sol brun calcaire riche en éléments rocheux.

 

P4190153

 

Roche calcaire oolithique. Remarquez les petits nodules blanchâtres (sur le détail en-dessous notamment), ce sont les oolithes. Ce sont des petits grains formés en milieu marin de faible profondeur et très agité. Ce sont des bactéries qui contrôlent la précipitation de couches concentriques de calcaire autour d'un noyau détritique. On peut retrouver la trace de petits coquillages.

 

calcaire oolithique détail

 

Gewurztraminer, riesling, pinot gris mais aussi pinot noir (mais il n’a pas le droit à l’appellation, alors que le XXC de Stoeffler fait partie des meilleurs rouges d’Alsace) se plaisent sur ce sol. Dans une moindre mesure, il y a aussi du muscat et du sylvaner.

Les « adventices » qui poussent près des vignes confirment bien ces prémices géologiques :

 

La présence abondante de lamier pourpre qui aime les sols riches et au pH basique, mis à nu régulièrement,

P4080114

 

 

 d'Erodium  cicutarium ou Eurodium à feuilles de cigüe ou Bec-de-grue qui aime les sols pentus, secs, bien exposés au pH modéré, P4070130

 

P4070131

 

 

du muscari en grappes, plutôt sudiste et aimant la chaleur, les sols bien drainés, assez riches.

P4080109

 

 

Les sédums blancs qui poussent sur les murets (même ceux exposés au nord) du bord du chemin (au pied des muscaris sur cette photo). Ces plantes, au demeurant assez banales peuvent être observées au printemps.

 P4080116

 

Ethymologie, un peu d’histoire.

Kirchberg signifie coteau de l’église.

P4080117

Certaines sources mentionnent une chapelle Saint Martin au sommet du coteau, mais je ne me souviens pas l’avoir vue. Le bâtiment qui trône au milieu de la pente n’a rien de religieux.

 P4080108

 

Ce bâtiment qui domine le vignoble, muni de trois fenêtres à chacun de ses étages fut érigé dans le deuxième quart du dix-neuvième siècle. Connue sous le nom de Pavillon du maire Hiesel, il a été construit pour le maire de Barr Dietz (mais alors pourquoi cette mention du maire Hiesel ?). Madame Hering du domaine éponyme m’a dit qu’il s’agissait d’une petite folie (c’est coutumier à Barr) pour que ses trois filles puissent à leur aise prendre le thé tout en ayant une jolie vue sur le vignoble. C’est la raison des trois fenêtres : une pour chaque fille.

Par le rustre - Publié dans : Lieux et Lieues
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

plus de couleur

  • Syrphe sur angélique des bois
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés