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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:52

Bonjour à tous,

 

Trop is te veel comme on dit chez nous.

 

Lors de mes derniers billets concernant le bio, le ton est monté trop haut à mon goût. Passez moi l'expression, mais cela a hérissé la peau de mes roustons.

 

C'est le lot d'un blog interlope, mais à force de nager en eaux troubles, ma détermination s'écaille. 

 

De plus, autant ma vie professionnelle que ma vie privée, me poussent à abandonner l'harangue. La passion n’y est plus. L’inspiration non plus. C’est pourquoi, c’est avec un regret réel que je choisis de devenir plus silencieux que la tombe, plus muet que la carpe. N’y voyez pas malice, il n’y a pas anguille sous roche.

 

Mais voilà, ma décision est prise, j’arrête mon blog.

 

Je remercie tous ceux qui m’ont lu, qui m’ont soutenu. Merci.

 

Mais je ne peux plus. Je trouve tout ça incongru. J’en ai ras la raie. Aussi, je mets les voiles, que dis-je le turbo et m’en vais vers d’autres lieux.

 

Content d’avoir fait ce bout de route avec vous

 

Amicalement

 

Le Rustre.

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:27

« Quand le paon regarde son cul, il défait sa roue ».

Prof. Choron.

 

Bon écrire un texte sérieux et argumenté, je dois le dire, me défrise de plus en plus le chicon. Mais quand on écrit des approximations, il faut les assumer. Assumons.

Il y a quelques jours, suite à la reprise de mes activités jardinières et à une Xième discussion avec un quidam qui se dépêchait de traiter ses plates bandes avec du round up, avant que ça ne pousse, ce qui est quand même fort pour un herbicide qui pénètre dans l’indésirable à zigouiller par les feuilles, j'ai pondu un petit billet rapide et court. La conversation avec un type qui me connaissait un peu (mais pas trop), le petit sourire en coin s’affichait et les sous-entendus « bobo », citadin à la campagne qui fusaient m'ont gonflé grave.

 

Parce que les bobos, ce sont les autres, certainement.

Parce que j’ai vécu toute ma vie à la campagne, les pieds dans la gadoue et que j’aime l’odeur de la merde de vache, sans aucun doute.

J’ai donc pondu un petit texte exutoire, dont je ne veux rien renier ou presque.

Mais le Mystérieux Vengeur Masqué de la Science et Grand Pourfendeur de l’Idée Reçue du net, « l’agitateur », me fait remarquer, assez peu courtoisement comme à son habitude, que je m’a trompu.

A propos de mon texte : « Lui dire qu’entre une molécule d’origine végétale et une molécule de synthèse, il y a une grande différence, essentielle : la rémanence dans l’environnement et la toxicité des métabolites. Différence qui fait que la première est dégradée assez rapidement et que dans certains cas pour la seconde, ses enfants en boufferont encore dans 20 ans… ».

 

Il répond : « Ca, c'est une affirmation gratuite, généraliste, (trop) rapide, et fausse.

La toxico et la rémance d'un produit doivent être étudiées pour lui même et lui seul. Rien ne dit que la molécule "naturelle" X sera moins toxique ou moins longtemps que la molécule de synthèse Y. Et rien ne dit ne dit le contraire non plus, si on en reste à ces 2 "familles" là de produits, qui en réalité ne classent et ne différencient rien du tout.

Désolé, mais ce paragraphe reste donc pleinement associé à la lettre B du dictionnaire. Quand à la lettre C, elle est suffisememnt universelle pour ignorer les frontière des villes et des campagnes......

 

Damned. A me relire, Il a raison sur le fond. Sur la forme et notamment, sur l’association du paragraphe avec les lettres b et c du dico (bobo et citadin), il confirme pleinement cependant mon agacement.

A propos de cette habitude de beaucoup « d’adversaires » du bio ou simplement du durable ou de l’alternatif, parce que je ne me reconnais pas dans cette étiquette bio, de « nous » cataloguer dans le camp des doux rêveurs, des bobos. En gros l’idée générale est que toutes ces idées généreuses et farfelues et bien sûr complètement fausses sur les pesticides, les solutions alternatives, le jardinage ou l’agriculture durable, ne peuvent venir que de cerveaux citadins, qui ne connaissent rien à la terre et à son goût, de dilettantes gauchistes et altermondialistes. Certains voisins, pout tout vous dire s’étonnent que je ne sois pas barbu. C'est du moins ce que je me prends dans la tronche par moments et que je voulais faire passer dans le texte.

Et donc, le jardinier, l’agriculteur, le viticulteur qui est « bio » ou qui est dans une approche comparable garde encore pour beaucoup cette image de foldingue qui fiche rien avec un poil dans la main, même si la tendance s’inverse, que le bio fait recette de plus en plus (au propre comme au figuré).

N’en déplaise à Agitateur, cette image qui perdure est une grosse connerie, pour paraphraser sa rhétorique panzerienne. Des gens qui ont une réflexion environnementale, j’en connais pas mal. Dont des ingénieurs agronomes, des agriculteurs, jeunes ou en fin de carrière. Des gens avec la tête sur les épaules et qui regardent les chiffres en fin de mois. Mais qui en même temps se demandent ce qu’ils vont transmettre à leurs enfants et qui ont parfois encore connu des représentants en « produits phytopharmaceutiques » qui buvaient une rasade de leur produit pour montrer comme c’était inoffensif.  Prout à l’image du bobo citadin. Même s’il y en a bien sûr, des ceusses qui n’ont jamais mis le pied dans un sillon et qui bien à l’aise et ayant les moyens de boire et manger cher ne veulent que du naturel vibrant et vivant et tout pur.

Par contre, c’est vrai, ce n’est pas parce qu’un produit phytosanitaire est issu directement d’un végétal ou extrait dans le milieu naturel qu’il est inoffensif ou non rémanent. Il a raison l’agitateur, il faut dans tous les cas, des mesures de toxicité, des mesures de présence de la substance et de ses métabolites dans le sol, les eaux de surface, la chaîne alimentaire…

Le clivage entre substances naturelles et « de synthèse » n’est pas net ni simple. Et dans mon élan, j’ai trahi ma pensée, en partie. Pour prendre les cas du pyrèthre et de la roténone par exemple, c’est vrai que pendant des années, on a entendu que comme c’était issu de plantes, c’était inoffensif. Bon si ça flingue efficacement les insectes, moi je me méfie… Et effectivement, des études montrent maintenant que l’exposition à la roténone jouerait un rôle dans l’apparition de syndromes Parkinsoniens (mais la demi vie de la roténone et de son métabolite principal doit tourner autour de 150 jours maximum je crois) . Les pyrèthres peuvent aussi montrer une bioaccumulation.

Le point de vue du biologiste que je suis a toujours été que ces produits n’étant pas sélectifs, ils étaient de toute façon à minimiser dans leur emploi, tuant tout sur leur passage.

Mais il ne faudrait pas que l’intervention d’Agitateur ne soit comprise de la façon suivante : Vous voyez, bio ou pas, naturel ou pas, les dangers sont les mêmes, donc il y a danger de toute façon. Cessez vos fumisteries soi-disant naturelles.

C’est là où je m’en veux d’avoir utilisé un raccourci qui apporte de l’eau à son moulin.

Un moulin qui a beau jeu évidemment… Pour ne prendre que l’exemple du glyphosate, toujours abondamment utilisé, on nous a bassiné pendant des années avec son innocuité et sa rapide disparition dans l’environnement. Certes. Evidemment en furetant un peu, on peut se poser la question du devenir et des incidences de l’AMPA, métabolite du glyphosate. Apparemment, l’AMPA ne serait ni toxique pour les animaux de ferme, ni tératogène, ni cancérigène. Vous me direz, qu’au début de leur utilisation, les organochlorés et leurs résidus n’étaient pas considérés comme bien dangereux. C’est malheureusement, le propre de la recherche scientifique : elle avance. Et donc peut-être qu’un jour l’AMPA… En attendant, il est là, partout… Et puis on pourrait aussi s’interroger sur les interactions de cet AMPA avec d’autres polluants présents dans l’environnement.

Le malathion, insecticide lui aussi biodégradable, notamment par des bactéries marines et qui était encore dans le commerce il y a quelques années… maintenant, j’avoue que je ne sais pas si ça se vend encore. Je fréquente peu ces rayons là. Par contre son métabolite le desméthyl malathion… reste toxique et est lui relativement rémanent, si je me souviens bien.

Bon, des exemples, on peut en mettre des tas. Mais ça prend du temps, que je n’ai pas. Et puis on peut toujours une étude plus récente, contradictoire. Je ne suis plus chercheur, je ne suis plus in the move. Je suis juste un rigolo mais je ne voudrais pas que le glaçon de mes approximations cache l’iceberg du flou des autres.

Bref, les chercheurs cherchent avec raison, se contredisent, se renforcent, sortent des chiffres. C’est le jeu et c’est très bien comme ça. Petit problème, c’est ce qu’on fait avec les chiffres après. Et puis les raccourcis et approximations évidemment. J’en ai fait ma part. mea culpa, maxima mea culpa.

Mon voisin, malgré la remarque d’agitateur, peut donc continuer à utiliser ses produits achetés en jardinerie sans état d’âme. Je préfère mon purin d’ortie. Ah mais où sont les études sur la toxicité du produit me direz-vous ? Je les attends. Heureusement, le fait que l’ortie soit comestible (dans une certaine mesure je le reconnais), que sa réalisation au jardin et les concentrations utilisées soient dérisoires me rassure un peu. Mais peut-être va-t-on me montrer que j’ai tort et que les lectines racinaires qui auraient un effet « fongicide » s’accumulent dans le sol de façon alarmante !

Mon point de vue est bien sûr attaquable et je devrais vous fournir des liens, des références, des citations, des chiffres. Mais pas aujourd’hui. L’encyclopédie du jeudi m’attend. Par contre, j'ai maintenant le fil de mes sujets "jardinage" sérieux pour 2011. des dossiers et des chiffres vous en aurez.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:32

L’essaim des saints.

Ces derniers jours les Saints ne sont pas terribles. Invraissemblables mais pas terribles. Lundi par exemple, c’était la Saint Castor (un saint Syrien ?) Castor… vous vous voyez vraiment appeler votre fils Castor vous ? Hier, avec Saint Barachise et Saint Armogaste… on atteignait des sommets. Combien de Kevin pour un Armogaste ? Et aujourd’hui, c’est la Saint Cligne, qui garde un œil sur vous. De là à dire qu’il vote très à droite…

Et enfin, je constate qu’en ce 30 mars, nous (enfin nous, je ne sais pas vraiment qui hormis le site nominis.fr…), nous rappelons du Bienheureux Dodo, un ermite de la Frise (doux comme un mouton)… je suppose qu’il repose du sommeil du juste.

 

C’est mercredi, il faut descendre…

J’ai des vertiges quand je pense que si Jésus de Nazareth avait eu un gros rhume le jour de la cène, au lieu du pain et du vin, on aurait peut-être des huîtres à la messe et au lieu de dire ceci est mon corps, ceci est mon sang, le curé dirait ceci est ma morve. On l’a échappé belle.

Et si Jésus avait été Savoyard ? Et bien on n’aurait pas dit "il prit le pain et le rompit" mais bien il prit la tomme et le rompit. Mais, ce serait une grave erreur langagière. Puisqu’on ne dit pas "il prit la tomme et le rompit" mais bien "il prit la tomme et en effectua la fission". Et dans ce cas, Jésus n’aurait pas fini ses jours sur le Mont Golgotha mais bien sur le Mont Fukushima.

Ce à quoi tient la destinée humaine tout de même !

 

Moyen-Orient : On parle de la Libye, mais on oublie la Syrie. Syrie, les tyrans restent de bois devant la contestation. Un pays dont les dirigeants scient la branche sur laquelle ils sont assis s’ils continuent d’user de langue de bois avec les contestataires. La Syrie, la démocratie y a attrapé un grume de cerneau.

 

Les visiteurs du mercredi.

Je vous mets sur la piste d'un blog qui chaque jour, présente un aphorisme. Aphorisme de célébrité passée, présente et même peut-être future puisque le blogueur y note les phrases mortellement tuantes qu’il entend autour de lui.

Allez voir, c’est ici :

http://laphrasequitue.over-blog.net/

 

Morceaux choisis :

 

Suite au succès de Roger Federer à l'Open d'Australie, un article de lequipe.fr titre :

"Chelem à la folie"

Ne les encouragez pas...

 

Interview de Lionnel Astier (Léodagan dans Kaamelott) :

"Je me souviens notamment, en famille, d'une tarte au chocolat sans chocolat, parce qu'il n'y avait plus de chocolat, mais que c'est pas parce qu'il n'y a plus de chocolat qu'on va se priver de tarte au chocolat."

 

La métaphore est tout un art, et certains sont plus à l'aise que d'autres dans cet exercice. En témoigne cette mystérieuse citation issue de l'émission L'Equipe du Soir, sur l'Equipe  TV.

"C'est quand on a tiré la chasse d'eau qu'il faut voir si le bidet est bien propre."

Il doit y avoir un sens mystique caché...

J’aime le style, la nonchalance, l’esprit du blog. Et il y en a 1000 des comme ça.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:13

cerisier en fleur détail

 

"Moi, le bio, j’y crois pas. Y a que magouilles et compagnie là-dessous. Un attrape gogos. Mais bon, ne le prenez pas mal hein, mais vos herbes folles et vos trucs muches sauvages là, c’est du bordel et rien d’autre, passez-moi l’expression. A la campagne, monsieur, il faut les épaules pour entretenir son jardin comme il faut. Faut pas de poil dans la main. Et c’est un peu facile, le bio, comme excuse à rien foutre. Non mais. Vos orties et vos saloperies là, vous allez me les virer sinon, j’appelle la police. C’est interdit vous savez ! Ca peut se répandre vous savez. C’est quand même pas le bout du monde de passer un produit qui est fait pour. Ca se trouve dans tous les magasins. Y a que dans les magasins de jouets qu’on n’en trouve pas. Et encore… Et ne la ramenez pas avec vos conneries d’écolo, si c’est en vente libre, c’est que ce n’est pas dangereux. C'est fait pour les Inseks et les mauvaises herbes, pas pour les gens."

Et pour finir, le gars qui vous prodigue ses bons conseils "amicaux" vous fait l’aumône d’un petit sourire de dédain qui dit en gros "j’te reconnais bien va, bobo citadin."

Sauf que… Sauf que… Il ne sait pas qu’il s’adresse à un gars qui n’a vécu que deux ans de sa vie en ville, malheureux comme un rat en cage. Sauf qu’il ne se doute pas que les bosquets d’ortie sont là… exprès. Sauf qu’il ne voit apparemment pas que le bobo écolo se lève à 5 heures du mat’ pour y bosser dans son fouillis sauvage. Sauf que…

En plus, il semble ne pas savoir que les orties ne mangent pas les gens. Ce serait plutôt le contraire. Mais évidemment, si je lui dis ça, il va téléphoner à l'ambulance.

Evidemment, aucun voisin ne m’a jamais lancé cette tirade. Pas d'un coup. C’est un condensé. Un résumé. Un résumé que certains agriculteurs ou vignerons bio  doivent connaitre, non ?

En fait mon condensé de baltringue là, il a raison en partie. Pourquoi donc se peler la couenne à faire du bio si ce n’est pour en profiter au niveau marketing en arnaquant des bobos citadins ? C’est tellement plus facile d’acheter ce qu’il faut et de régler le problème sérieusement. Yaka. Et c’est vrai, dans n’importe quelle grande surface au printemps, on trouve des rayons entiers de saloperies pour anéantir à peu près toute la création, hormis peut-être votre belle-mère. Ca , ça reste à peine toléré, voire illégal. Contre les nématodes, les vers divers, les fourmis qui cro-ondent dans les bois, les taupes et les mulots, les carabes et les mouches diverses. Les champignons et bien sûr, les Mauvaises Zerbes !

Le baltringue un peu plus zélé vous assommera en vous disant que le cuivre, la roténone, le jus de tabac, c’est toxique aussi. Ca pollue. Il vous dira que le purin d’ortie, en France, le gouvernement a enfin pris les choses en main et légifère. Bien la preuve qu’il y a anguille sous roche !

Sûr de lui, il vous dira que des études montrent que le bio ce n’est ni meilleur ni plus sain que le pas bio.

Que le vent de toute façon disperse partout les produits inoffensifs du conventionnel.

Que voulez-vous lui répondre ? De toute façon, vous avez votre place bien au chaud dans son dictionnaire des gogos associés, à la lettre b comme bobo et à la lettre c comme con de citadin.

Vous allez lui parler de quoi ? Du fait que vous êtes d’accord avec lui pour le cuivre, la roténone et le jus de tabac. Qu’effectivement vous utilisez le tout avec extrême parcimonie et dans les bonnes conditions, pour le cuivre en tout cas parce que la roténone, il y a longtemps que c’est fini et à vrai dire, il y a longtemps que vous n’en avez plus besoin ?

Que lui ferait bien de faire de même en utilisant ses saloperies, ce serait un bon début ? Mais que peut-être, lire une étiquette sur une boîte est au-dessus de ses compétences ?

Lui dire qu’entre une molécule d’origine végétale et une molécule de synthèse, il y a une grande différence, essentielle : la rémanence dans l’environnement et la toxicité des métabolites. Différence qui fait que la première est dégradée assez rapidement et que dans certains cas pour la seconde, ses enfants en boufferont encore dans 20 ans…

Mais surtout, oseriez-vous l’argument massue : j’ai beau avoir un poil dans ma main d’écolo bobo, mes légumes sont au moins aussi beaux que les tiens, voire plus, boboche. Alors pourquoi s’emmerder à pulvériser tes trucs. Quoi ? Parce que c’est moins de boulot que désherber mécaniquement et faire mumuse avec tous mes trucs d’écolo ? Mais dis-donc monsieur baltringue, t’aurais pas un poil dans la main par hasard ? Graine de citadin va !

Ce court texte est un exutoire à une conversation pénible datée de ce week-end. Il condense et résume d’autres conversations désagréables. Il relate les boires et déboires d’un petit jardinier amateur perdu au milieu des pelouses impeccables de ses voisins. Cependant, quelque chose me dit que si des vignerons bios lisent ça, des souvenirs leurs reviendront aussi… Je me trompe ?

 

Epilobe hirsute fleur 3

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 14:51

 

L'almanach du week-end.

 

Rustre biesse off

 

C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les confiotes les plus rustiques.

 

Il y a presque un an, sérieux comme un pape, je vous parlais de floraisons printanières et d’insectes. Un thème de saison. Recyclage.

 

Et sinon, vers la même époque, je me moquais des nids de poule…

http://lerustre.over-blog.com/article-breves-attentats-femmes-et-nids-de-poules-47673172.html

Une occasion de revoir "papa" en action !

"Il parait qu'en Allemagne, les citoyens peuvent "adopter" un nid de poule pour 50 euros. On répare le nid avec l'argent et le généreux citoyen voit son nom inscrit sur la réparation.

 On veut lancer la même opération en Belgique, mais on prévoit déjà l'échec. Avec 10 millions d'habitants seulement, ce n'est qu'une partie infime des nids de poules qui seraient bouchés."

 

Et qu’est ce qu’on dit un an après à nos autoroutes ?

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:07

L’essaim des Saints

C’est l’annonciation aujourd’hui. Une vaste fumisterie si vous voulez mon avis. Encore une abusée par le mirage de l’immatriculée contraception…

Sinon, ça ne s’invente pas, c’est la Saint Pelage et la Saint Tykhon… J’en les poils qui se dressent.

 

Les mots du jour

Comme je suis de mauvais poil, je vous fiche la verve du Grand Professeur à la gueule :

 

"Si nous étions en dictature, les choses seraient plus simples - du moment que ce serait moi le dictateur."

Ah, non, Désolé ! Ca, c’était Georges Bush…

 

Voici le Professeur Choron :

 

"Si tu veux connaître ton ami, baisse ton pantalon et mets-toi à quatre pattes au bord du chemin".

"Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non: "Qu'est-ce que tu bois ?"

"L'orphelin qui met les doigts dans son nez est obligé de se donner lui-même une bonne claque."

Et enfin :

"Tant qu'un homme n'a pas la tête tranchée, rien n'est perdu pour son chapeau."

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 06:42

 

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« L’idée est d’associer, une fois n’est pas coutume, une seule et unique photographie qui vous tient à coeur à un souvenir ‘vinique’. C’est une sorte de micro-blogging pour gens pressés qui souhaitent être émus en une image et quelques lignes. Cela demande à chacun de puiser dans ses vieilles boîtes à photos et autres souvenirs sensoriels et de composer un poème, une courte histoire, une blague même, qui accompagnera l’image choisie.

Nous aurons ainsi un album photo des instantanés ‘vins’, des instants magiques qui marquèrent -que dis-je?!- qui firent cette blogosphère! »

 

Voici comment Pauline Boet du blog EyesWineOpen nous a invité pour ce VDV 34

http://eyeswineopen.wordpress.com/2011/03/15/vinstantanes-vendredis-du-vin-34/

 

Voici ma photo. Pour moi, elle résume tout : ma vie, mes passions, mes combats, mes fêlures, ce qu’est le vin dans mon imaginaire. Mais je ne vous en dirai pas plus. Pas sur cette photo. Vous ne saurez rien. Et j'aurais pu vous en mettre 200 des photos. Une vie, une passion, ça ne se résume pas à une image.

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Ce VDV est pour les gens pressés. Je n’écris pas pour les gens pressés.

Je hais les gens pressés.

Les gens pressés portent sur leurs épaules une part des miasmes de ce monde. Il faut oublier ses urgences, poser son cul sur une souche et voir, entendre, comprendre. Distinguer ce qui est fondamental à nos âmes et ce qui ne l’est pas. S’arrêter pour reconnaître la brise si fugace qu’elle manque à nos vies quand on l’a ratée. Voler des instants de contemplation à nos existences aveugles. Les gens pressés ne font pas ça. Je développerais bien, mais vous êtes pressés.

En plus les gens pressés, ça ne lit pas mon blog, les billets sont trop longs. Et ça, c’est inacceptable !

Bon... je vous laisse, je suis pressé. J'ai un citron sur le feu.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:12

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

 

Docteur en branlocouillométrie expérimentale de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse. Thèse : "Granulométrie en phase gazeuse des corn-flakes soumis à un rayonnement subatomique de spin de cheval positif".

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : "Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues".

 

Œdicnème Criard.

(Burhinus oedicnemus, ce qui est en soi tout un poème de virilité).

 800px-Burhinus oedicnemus 070403 POTSource : Wikipedia, Pascal Aleixandre

Animal muni d’un bec, de plumes et d’ailes, ce qui est d’une banalité confondante pour un oiseau.

Il ne doit pas être confondu avec ses cousins le furoncle bruyant et l’abcès-suintant-le-pus-tiède hurleur.

Œdicnème criard est un nom extrêmement rébarbatif à écrire quoiqu’il réjouisse en général l’œil du cruciverbiste taiseux et du scrabbleur aphone, nom étrange que mon logiciel word s’entête à souligner, parce que, bordel de merde au cul qui colle, le o n’est pas collé au e… Mais, fistule purulente, qu’est-ce que ça peut bien lui foutre ? De quoi se mêle-t-il celui-là ? Nom d’un greffon glaireux ? Ca les regarde non, le o et le e s’ils ne veulent pas être accolés ensemble, comme de vulgaires chiens dans une arrière-cour crasseuse, borgne et sourde à la misère humaine ?

Il y a quand même des trucs plus graves que ça non ? Nom d’une verrue moisie aux remugles de vieux camembert trop fait ! Est-ce que Kadhafi, il s’inquiète lui que le e et le o ne soient pas accolés dans une posture qu’il faut être grec pour apprécier ? Non monsieur, non… Il s’en fout Kadhafi, il a bien trop à faire avec les hordes de drogués révolutionnaires manipulés par Ben Laden et les slips Sloggi, piquousés jusqu’à la moelle d’héroïne frelatée mexicaine et avec les bataillons occidentaux surexcités à coup d’amphétamine de contrebande à la solde du capitalisme spoliateur mené tambour battant par Lady Gaga et Le Grand Président de la Nation de la Liberté de voter comme des abrutis !

Je m’excuse mais merde !

Croyez-vous que les Japonais vont avoir du mal  à s’endormir le soir parce que quand tu écris oedicnème criard, word te met du rouge ? D’ailleurs quand tu écris word, il souligne en rouge aussi. C’est vous dire s’il est con ! Le mec, il est même pas dans son propre dico !

Non bien sûr, les Japonais, encore tout secoués de la catastrophe récente, s’agitent et se débattent dans leurs cauchemars atroces peuplés de ponts broyés, d’os fracturés, d’abrutis de commentateurs européens bien planqués à Paris ou à Bruxelles ânonnant de leur petite bouche de prétentieux qui sait tout mieux que tout le monde que "le risque zéro ça n’existe pas", de mutants verts sortis tout droit d’une centrale nucléaire inoffensive et absolument nécessaire au bien-être moderne que sinon les cavernes et leurs bougies nous attendent.

Tas d’ignares. Au temps des cavernes d’abord, ils ne connaissaient même pas encore la bougie. C’est vous dire comment ils pleuraient toutes les larmes glacées de leur corps d’âge glaciaire les pauvres, sachant d’ores et déjà que sans bougies, ils auraient du mal à suivre la nouvelle ode au bon goût soyeux de l’humanité avec une grosse tache pétée dans les draps de TF1, carré de côtelettes VIP.

C’est vous dire comment Mammouth écrasait le prises en cette époque peu au courant des finesses de l’humanité moderne et où on se préoccupait plus de la pine de l’auroch que du spin de l’électron.

Voilà, mais Môssieur word lui, se plait à me souligner oedicnème parce que je n’accole pas le o et le e, alors que ce n’est même plus usité dans l’écrit moderne et que merde à la fin, il faut savoir ce qu’on veut : l’âge des cavernes sans bougies où on liait o et e pour rendre le oï grec qu’on ne savait même pas encore prononcer ou l’époque moderne où on s’éclaire à l’atome mais où on ne lie plus o et e. Il faut vivre avec son temps et mourir avec l’OTAN comme me disait l’autre jour un des fils Kadhafi.

Mais je m’égare comme disait Saint Lazare en mettant la langue à Jésus qui tentait le bouche à bouche pour le ranimer. "Je sais que c’est bon pour tes artères et que tu comptes vivre longtemps Jésus, dit Lazare, mais tu devrais arrêter l’ail cru au petit-dej, ça te fait une haleine de veau marin".

Bon et donc, que disais-je avant de m’égarer… Ah oui, c’est ça. Le o et le e d’oedicnème rechignent à l’accouplement, ce qui est leur droit le plus strict après tout. Si vous le permettez, dans la suite de cet exposé, nous appellerons l’oedicnème criard mâle "Roger" et sa femelle l’oedicmémère gueularde "Germaine". Au moins, dans Roger, le e et le o étant séparés par un G, ils sont moins tentés par un orgasme graffen…  graphologique.

Roger est donc un oiseau limicole des plaines de L’Eurasie….

Mouais… j’en vois qui ne suivent déjà plus. Quand je dis Roger, je parle de l’Oedicnème criard évidemment, suivant la convention dont au sujet de laquelle nous venons de digresser longuement et oisivement à l’instant. Je vous jure, vous ne suivez guère.

Roger donc, vit dans les grandes plaines d’Espagne, d’Ukraine, d’Inde… Non, je le répète, Roger est un oedicnème pas une dinde. Suivez, merde. Je vais finir par m’énerver et ne plus transmettre que les derniers potins de la téléréalité si vous continuez.

Roger vit donc dans les grandes plaines radioactives de l’est de L’Europe et même en Alsace, c’est vous dire s’il aime la choucroute. Il a bien résisté à Tchernobyl, hormis une ou deux pattes surnuméraires de-ci de-là. Roger est persuadé que là où il y a du Geiger, il n’y a pas de plaisir.

Roger vivant dans les plaines, il niche à terre, puisqu’il n’y a pas d’arbres. Il ne faut donc pas s’étonner des idées au ras des pâquerettes de Roger. Si vous l’aviez vu dans l’isoloir le jour des cantonales, Roger, vous eussiez entonné avec lui "C’est nous, les gars de la Marineeeuuuu". Mais que dis-je, un oiseau, ça ne vote pas. Ca a des choses bien moins sottes à faire.

Des choses moins sottes comme manger des vers, des insectes et ce qui traine dans la plaine. Car vous l’ai-je dis, de l’Afrique du Nord aux plaines Ukrainiennes en passant par l’Espagne et l’Alsace, Roger et Germaine vivent dans une plaine d’une platitude si morne qu’elle ferait regretter à Jacques Brel la pendaison d’un canal. Quand il veut se faire Germaine, Roger fait des mouvements vulgaires et disgracieux en criant comme un oedicnème, d’où son nom de Roger criard.

Evidemment, la question que tout le monde se pose c’est "est-ce que Roger pleupleute ?" tel le pic le soir dans le lointain ? La réponse est non. Comme son véritable nom l’indique, Roger se contente de crier, crier-er, Germaine pour qu’elle revienne et de pleurer, pleurer-er Oh j’avais trop de plaine.

Et je vais vous dire : le fait que Roger ne pleupleute pas me le rend déjà à moitié sympathique. Reste à savoir s’il est amateur de Ricard ou de 51 et une grande histoire d’amour inavouable entre Roger et moi pourrait débuter dans le matin gris assombri par les noirs nuages qui viennent du nord, terre brûlée aux landes de pierre, c’était le cornet d’Amora.

J’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posez pas sur Roger et Germaine. En vous souhaitant une soirée atomique, à la semaine prochaine.

Nicodème Abélard Leruth Baron de la Motte, Marquis de la Tichauvent.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:05

 

Le Kirchberg de Barr est un terroir marno-calcaire du Bas-Rhin dont nous avons déjà parlé dans cet article de 2010.

http://lerustre.over-blog.com/article-le-kirchberg-de-barr-49020882.html 

En mettant la touche finale à cet article, je tombe sur ce superbe article de Pierre Radmacher qui me fait sentir bien poisseux. Je vous invite à le consulter de toute urgence :

http://pierre.radmacher.over-blog.com/article-le-kirchberg-de-barr-selon-jean-daniel-hering-69460388.html

Dans ma description du terroir, il manquait celle des vins. Je répare en compilant ici mes dégustations présentes (automne et hiver 2010/2011) et futures. Sauf exception signalée, les vins sont dégustés seuls (les vins, pas forcément moi, comme le dénote le pluriel à seul), sur plusieurs jours, avec et sans repas. Seuls les accords notables ou à éviter sont signalés. Mes dégustations portent essentiellement sur des vins du domaine Stoeffler, mais dans les mois à venir l’article s’enrichira de vins des domaines Klipfel et Hering.

Les dégustations sont triées par cépage, puis par domaine.

Et vous verrez que pour une fois, je vais tenter de rester sérieux, plus ou moins.

Plus ou moins.

Par contre je ne peux m'abstenir de quelques divagations visuelles. Ces vins de lumière, surtout quand je les bois en hiver m’évoquent immanquablement la féérie neuve d’un printemps bourgeonnant. C’est le thème photo de cet article.

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Le terroir marno-calcaire du Kirchberg est censé marquer les vins de son empreinte. C’est une vieille mythomanie de l’amateur de vin que je suis de pouvoir dire un jour en buvant un vin "ah, celui-là, il vient de là bas". Dans la plupart des vins qui seront décrits ici, on trouve un incontestable air de famille.  J’ai recherché sur le net quelles pouvaient être les caractéristiques de ces vins et si ça correspondait à mes propres sensations.

Le site "Portail Alsace Vignoble" nous dit : "Comme d’habitude, les marnes apportent de la puissance et de la structure au vin. Dans l’assemblage avec le calcaire, les cuvées font état d’une belle acidité longue et complexe." et encore que "les vins sont généreux, long dans leur jeunesse et vieillissent admirablement (7 ans pour atteindre l'apogée) en minéralisant."

Quant à Michel Bettane en 1994 dans son guide, il déclare "D'intenses arômes minéraux marquent le Riesling, tandis que le Gewurztraminer développe un bouquet transcendant d'épices, de rose et de litchi…"

 

Les domaines dégustés.

 

Je vous les présente succinctement pour information. Les données quant aux méthodes culturales sont là à titre informatif, sans prise de position philosophique ou autre.

http://www.vins-stoeffler.com/fr/domaine.htm

 

Domaine Stoeffler, rue des Lièvres à Barr.

Les Stoeffler sont œnologues de formation. Issus de familles vigneronnes, ils sont à la tête d’environ 13 Ha répartis sur une floppée de terroirs autour de Barr et de Ribeauvillé. Leur parcours les a menés d’une lutte raisonnée au bio certifié depuis 2000. Depuis leurs pratiques culturales s’approchent de la biodynamie qui n’est pas encore revendiquée officiellement. Le prix des grands crus du domaine oscille à l’heure actuelle autour de 11-13 euros, sauf pour le pinot noir XXC qui gravite un peu en-dessous de 20 euros. Le domaine est donc officiellement en BIO (contrôle ecocert et tout) avec labour, compost, utilisation de bouillie bordelaise, tisanes d’ortie et de prêles)… En cave, le vigneron privilégie les levures indigènes, les doses minimes de soufre (il sort même cette année quelques essais en cuvées sans soufre ajouté).

Des avis sur le domaine sur le forum LPV... 

 

Domaine Hering.

http://www.tyflo.org/cahier-des-charges-viticulture.php

http://www.vins-hering.com/Domaine-Hering-Vins-Alsace-vins-de-qualite/

A la tête de 10 Ha sur Barr comprenant des grands crus ou encore le Clos de la Folie Marco, c’est une vieille famille de vignerons dont l’accueil charmant au domaine est toujours un plaisir. Le domaine situé au centre de Barr suit le cahier des charges Tyflo, fort développé en Alsace. C’est de l’agriculture "raisonnée". En Belgique, on appellerait plutôt ça "démarche intégrée" : minimiser les traitements systémiques par application de divers moyens de lutte "naturels" : comptage et surveillance des nuisibles et foyers d’infection fongique, lutte biologique (phéromones, bacilles, guêpes parasites…), ce qui ne veut pas dire, loin de là, qu’on est en bio (voir cahier des charges tyflo ci-dessus).

Le prix des cuvées oscille entre 12 et 15 euros.

Avis sur le domaine sur le forum LPV. 

 

Domaine Klipfel.

http://www.klipfel.com/

On ne présente plus aux Belges ce vigneron qui vendange 40 Ha de vignes aux alentours de Barr. Un domaine historique, dont la réputation n’est plus au top chez les amateurs pointus. Peu de précisions sur les options culturales et à la cave sur le site. Mes bouteilles proviennent d’une célèbre chaîne commerciale à prix rouges de Belgique. Les prix tournent aux alentours de 12-15 euros.

Et de nouveau l'avis des internautes sur LPV... 

 

Allez… assez causé, servez les canons.

 

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1. Les Riesling.

 

Chez Vincent Stoeffler.

 

Millésime 2000   

La robe : La blondeur d'une paille pas encore tout à fait mûre. C’est cristallin et brillant. Un régal pour l’œil à longuement apprécier sur une terrasse, au soleil tendre du printemps. Notez que le bouchon était totalement imbibé. Moi aussi, mais pas au même moment.

Le pif est expressif, ce qui veut dire dans mon sabir que les arômes sont facilement reconnaissables. On est dans le registre des agrumes mûrs avec nettement du pamplemousse rose et du citron confit. On notera aussi la fleur de tilleul et pour enrichir ce fruité d’une jeunesse moqueuse, de la naphte (manière écologique de dire pétrole, et puis huile de roche fait un peu prétentieux), de la belle cire d’abeille, des épices et un côté fumé. Je plaisante avec le pétrole mais en fait c’est très léger, une note voisine de la cire mais pas tout à fait semblable.

La bouche : Voilà un sec, frais, bien tendu (et je n’ai pas dit un jeune organe bien raide), de bout en bout avec une finale, vive, longue, citronnée, marquée par de beaux amers, de plus de 20 secondes. Il y a même une impression tannique sur cette fin de bouche. La matière est pleine, veloutée, dense. Les arômes sont expressifs , fruités, avec des agrumes et une composante végétale/florale qui évoque le tilleul et la fougère.

Le lendemain : Le vin ne change pas beaucoup du côté structure alors que les arômes se tournent plus vers la cire, la naphte et le miel.  

Impression générale : Un vin superbe à mon goût : long, complexe, subtil, harmonieux. Par contre l'impression saline habituelle sur la finale des Kirchberg ne m'a pas marquée. Le jeu du temps ? A noter que 2000 est parfois décrié en Alsace comme étant trop mou.

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Riesling Cuvée XXC 2005

Un vin refusé à l’agrément. Pour je ne sais plus quelle raison. XXC, c’est un jeu de mot latiniste qui vaut bien les miens. Il faut prononcer Vincent.

L’habillage : très beau, avec une intensité très faible mais nettement or avec des reflets un peu orange. Du cristal, de la lumière. On est bien.  

Au nez : sans fausse note. Un riesling élégant et modéré : tilleul, citron, craie, cire légère, fruits jaunes mûrs. Et au-delà, une nette tendance épicée. De l'orange apparaît à l'aération.        

La bouche est grasse et vive à la fois. Tendue, pleine, très saline et vive en finale. Arômes modérés mais nets et agréables : kyrielle d'agrumes : citron, mandarine, orange. Laurier, thym, abricot, touche florale (ces derniers arômes n’étant pas des agrumes. Non, mais on ne sait jamais). Je crois sans peur de me tromper qu’on peut qualifier ce vin d’exubérant. La finale longue (dans les 15 secondes, j’ai compté sur mes doigts) et vive, est pleine, citronnée et épicée. Je note aussi en avalant le vin, une légère réglisse et une  impression un peu tannique et amère.

Le lendemain : Si les arômes se simplifient, (agrumes citronnés et épices), ils gagnent en éclat. La structure ne bouge pas. Le trio gras, vivacité, salinité reste harmonieux même si l'acidité finale augmente un peu.

Impression générale : Un vin excellent, classique des bons Kirchberg de la maison (pas 2006 quoi) avec des arômes d'anthologie. Peut-être le plus riche. Quand il était jeune, ce vin était un peu alcooleux. Je n’ai pas ressenti ce problème ici.

 

Millésime 2006

Comme les précédents, ce vin est d’abord un régal à regarder : de l’or dans un verre, de la lumière liquide.

Pour le nez, même s’il est moins complexe que le 2000 et le 2005, ça reste expressif, partagé entre les impressions florales et fruitées : agrumes, fruits exotiques, tilleul et miel. Plus subtiles, pas désagréables, je devine du camphre, une note végétale, de la cire.

En bouche, même si je suis un gentil et qu’on reste au-dessus du vin d’opérette de superette, c’est quand même pas le grand transport des sens. Des miens en tout cas. Même si le vin garde une certaine fraicheur, c’est la rondeur qui domine, voire une légère mollesse. Les arômes sont modérés et un peu brouillés : fruit mûr (agrumes et pêche), du miel, une finale moyennement saline sur 12 secondes avec l'éternelle réglisse des Stoeffler jeunes (hé je parle des vins les gars je n’ai s… bon, on avait dit sérieux. Vous imginez qu’un dégustateur avec patente tombe là-dessus, il va encore dire que la bloglousphère est régressive).

En 48 heures cependant, le vin change beaucoup. Si le nez s’éteint, la bouche, mystérieusement devient éclatante : orange, noisette, tilleul et une finale où s'ajoutent la réglisse assagie et le menthol. Sur environ 20 secondes. La structure est veloutée, épaisse, ronde, ample mais tendue et nettement saline. Malgré tout, le peu de fraicheur perçue suffit juste à sauver de la lourdeur mais ne ravira pas les amateurs de vins vifs et même pas moi en fait.

Un peu déçu par la rondeur. Sinon c'est un joli quart de sec mais ça ne m'embarque pas. C’est nettement le moins bon de la série.

 

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Millésime 2008

Goûté chez le vigneron : Un vin clair et lumineux à l’acidité impressionnante . Ce genre d’acidité qu’on a envie de dire "aboutie". Un vin droit, long, élancé. Plutôt magnifique dans la structure mais monacal dans ses arômes.

 

Millésime 2009.

Goûté chez le vigneron. Il ressemble au 2005, en plus harmonieux, en plus léger. Assez exubérant au niveau aromatique par rapport à 2008, il ne me marque pas par l’acidité.

 

Chez Jean-Daniel Hering.

 

Millésime 2007.

 

Un petit morceau de lumière étincelante, un boisseau de grains de blés mûrs à reflets or clair.

A l'ouverture, le nez embaume non pas l’atome mais le pétrole, preuve qu’en France, ils n’ont pas que des idées. Puis de discrètes notes de fruits à chair blanche, de pêche osent s’exprimer. Cependant, l’ensemble est peu causant, assez fermé.

Amateurs de la chose (vous allez voir quelque chose, comme dit mon beau-frère en y allant), voici un vin qui se goûte parfaitement sec. On a un joli équilibre porté par une grande fraîcheur. La texture est veloutée, la finale d'une jolie acidité, accompagnée d'une légère salinité. Par contre, on ressent une élégante amertume. Côté arômes, c'est modéré : miel, légèrement pétrolé, épicé, citronné, réglisse avec une longueur de 15 secondes.

Le lendemain, la vidange a fait du bien (comme dit mon beau-frère en revenant). Plus ouvert avec un joli nez, citronné et floral et un côté épicé et une touche de pierre mouillée, au nez comme en bouche. La structure reste longiligne, droite avec une belle acidité doublée d’une salinité émoustillante et d’une amertume agréable.

Même si ce vin semble renfrogné, j’y crois dur comme fer (comme dit mon beau-frère quand… non non Le Rustre, et l’image de la bloglousphère alors ?). Sa structure et son équilibre sont de petits bijoux à cultiver à l’ombre d’une cave.

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Chez les Klipfel.

 

Millésime 2007.

Très pâle, "tilleul" (comme l’infusion, pas le castor dans Yakari), avec ses reflets verts et sa limpidité et sa luminosité parfaites, je parlerais de robe printanière.

A l'ouverture, c’est expressif, sur de beaux agrumes mûrs, du tilleul et un indéniable côté "cailloux". Rhââ, j’aurais bien dit un nez minéral pour faire "in the mood", mais je peux pas m’y résoudre (mood résoudre, rime pauvre, j’eus écrit "in the moudre", j’entrais à l’Académie ou au moulin). Après quelques heures, des notes de sureau et d'aubépine juste dosées pour donner un petit côté muscat apparaissent. C’est un plaisir ce pif. C’est un cap, voire une péninsule.

Si la matière est veloutée en bouche, l'acidité est vive et salivante. Une superbe acidité qui porte et tend le vin. La salinité est évidente, surtout en finale. Certains diraient minéral. Et là, je veux bien à moitié les suivre (s’ils sont propres sur eux et paient cash). Voilà un vin avec une trame qui assèche agréablement le palais et titille les papilles au point qu’on en sourcille. Ce vin est une structure. Côtés arômes, c'est savoureux mais pauvre et fermé : naphte à l'ouverture puis citron, épices, cailloux mouillés avec une longueur de 15 secondes pour l'aromatique, beaucoup plus pour la structure.

Ce vin est d’une tenue remarquable, contrairement à moi,  avec un vin pareil à lui-même sur 2-3 jours.

Hé ben, mes p’tits amis, ça reste de la belle ouvrage ce p’tit machin. ses soeurs vont faire dodo un certain temps.

 

Bon, c’est long hein… passons au cépage suivant.

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Les Gewurztraminer

 

Puisque, paraît-il c’est le cépage roi du cru. Et évidemment, quand le monsieur du blog dit ça, on ressent comme une odeur de gaz pour la suite.

 

Chez Stoeffler

 

Millésime 2005

 

La robe est assez peu intense mais avec des nuances de jaune franc, des reflets or. Les larmes visqueuses sont presqu'immobiles.

Le blaire (redrum, redrum... ah non, c'est pas Linda ça) est expressif et un peu réduit : craie, sureau, rose, un peu épicé. Loin de l'explosion aromatique à l'achat. Vous pouvez ajouter au panier, des fruits mûrs genre abricots.

Le pépère frise le moelleux mais avec une matière légère, une pointe de fraicheur finale, une certaine salinité et beaucoup d'amertume finale. Ca peut sembler positif, pourtant je conseille de le boire frais, sinon, le côté alcooleux est un peu lourd. Ca frétille assez des papilles avec de la rose, du fruit mûr : pêche, mangue un peu. C’est très épicé : laurier, poivre blanc, réglisse. Et tout ça se prolonge sur 14 secs.

En 48 heures, je ne note pas beaucoup d'évolution : agrumes, roses, épices plus confuses, réglisse. Plus moelleux, plus franc. Un peu chaud si pas frais.

Si il n'est pas décevant du point de vue aromatique, pour la structure, c'est pas une merveille, pas assez moelleux, pas assez sec mais pas demi-sec non plus. Un peu mou, il devrait boire Vittel et bouger. Bof… Je suis quand même déçu par ce vin qui à sa naissance explosait d’arômes et avait une bonne tenue.

 

Le Clos Zisser chez Klipfel

Millésime 2007.

Encore du jaune pâle. De la lumière, des larmes grasouillettes comme un mois sans Montignac.

Le nez fait dans l’ultra classique gewurztraminérien (vous les entendez les Vals qui rient ?) mais sans les épices, ce qui est quand même un comble quand on se dit gewurz. C'est plutôt la version sureau , un peu réduit, un peu prout de chien constipé, pas très engageant, et très triste et ennuyeux.

La bouche paraît sucrée, ronde, moelleuse, soyeuse avec une petite bulle picotante étrange. Ce n'est pas lourd pour autant mais plat et mou. A l'aération, les arômes semblabes à ceux perçus au nez s'améliorent, allant vers la rose, une fleur de sureau plus légère, la réglisse en finale. Ce n'est pas le grand soir, y a pas à manger et à boire. La longueur assez courte (oh qu’elle est neuve celle-là) est d'environ 10 secondes. La finale amère est très légèrement saline.

Et en plus, il bouge pas le lendemain.

Le terroir... pas commode à trouver là-dedans, il est dans le tiroir du fond à mon avis, sous les slips et les chaussettes. Et presque 14 euros quand même le mec… 

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Les pinots gris.

 

Je vous le dis d’entrée, le pinot gris et moi, on ne partage pas souvent les mêmes opinions. On n’est pas très potes…

 

Chez Stoeffler.

 

Millésime 2004.

Je ne repeindrais pas mon plafond avec ce vin. Sa paille dorée est trop peu intense pour ça. Peut-être m’en servirais-je comme lustre tant il est cristallin et lumineux.

J’ai toujours eu du mal avec le pif des pinot gris. Celui-ci, j’y fourre le groin avec application pour en ressortir des impressions sur lesquelles je peux mettre des mots. Il faut avouer qu’on navigue dans le subtil, le peu reconnaissable et que ces notes sont des approximations pour atteindre la réalité : des notes de fruits très mûrs, d'agrumes, d'amandes, une note complexe genre argile mouillée aussi. Peut être un peu d'abricot. Mouais, quand ça commence à ressembler à une liste de courses comme ça, il vaut mieux résumer par riche, mûr et fruité. Il y a aussi, plus net en agitant le verre, un côté fumé/ réduit/ soufré pas très agréable. J’appelle ça "le prout de chameau" et je le sens régulièrement dans les pinot gris.

En bouche aussi, ça commence par une manœuvre orchestrale dans le noir (ne t’étonnes pas du gros machin de ton voisin dont tu te sers comme archet). Le vin doit respirer 4 à 5 heures pour laisser échapper (comme au nez) des notes réduites d'abord, puis causer plus fort qu’une Annie Girardot encore en pleine forme :  des notes expressives de fruits mûrs, de peaux d'agrumes, de citron confit et d'épices. La structure grasse est légèrement marquée par les sucres résiduels, la rondeur. Mais une vivacité magnifique emporte le milieu de bouche et la finale, longue de 15 secondes et citronnée. La matière manque un peu de consistance et de salinité.

Il en faut du temps et de l'air pour que s'exprime ce vin à sa pleine mesure. C'est sur un dernier cinquième de bouteille et trois jours après ouverture que le vin parle vraiment. Exit la note désagréable de prout de camélidé. Le nez éclate sur la confiture d'orange, la nectarine et une jolie petite note de champignon et même un soupçon de jambon fumé. En bouche, c'est plus confus mais bien mûr avec une lonnngue finale marquée par la mandarine et la vivacité. L'équilibre entre rondeur et belle acidité est émoustillant au possible. J'en ai le palais retourné.

Bref, bon après quelques heures, très bon après 5 jours, le vin à l'ouverture est fermé, trop réduit, bref loin de se révéler. Et donc, moi je laisserai dormir mes deux autres bouteilles en cave.

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Chez Klipfel

 

Millésime 2007

Encore un pâle robe des champs, de la paille blonde avec reflets verts, de la lumière, du gras.        

Ouf ! Il cause de suite au moins, lui, mais il fait dans le classique. Il  très mûr, fruité, pur et élégant. Pour une fois, j'apprécie sans cette nuance réduite commune à tant de PG. On court entre l'abricot, la poire, les agrumes. Pour corser le tout, une nuance fumée et épicée accompagne les fruits. Et à l'ouverture, un net parfum de cannelle me déroute.

La bouche ne triche pas : ronde et suave, elle ne cache pas quelques sucres. C’est un demi-sec mais avec une belle acidité, salivante sur la fin, bien intégrée, avec une matière soyeuse. C'est un joli équilibre, tendu. Le cortège des arômes réjouit le palais du gourmand : cannelle à l'ouverture, puis, fruits mûrs, ananas, abricot, mandarine, épices, fumé. La finale un peu amère et réglissée est courte de 10 secondes à peine alors que la finale structurelle, assez vive, amère, un peu saline, est interminable.

Le vin résiste bien aux deux jours suivants, avec des arômes simplifiés mais une structure qui ne bouge pas.

Pour un pinot gris, on en boirait. Comme j’apprécie autant le pinot gris que les chats, c’est un sacré compliment. Il est pas di tout vilgaire.

 

Et enfin…

 

Le Pinot Noir

Vincent Stoeffler  

Avec la cuvée XXC 2005  

Bon OK, il n’a pas droit à l’appellation, mais il est quand même né là bas, sur les pentes du cru. Et il est, comment dire…

Sa robe est assez foncée pour qu'on soit tenté de la soulever mais encore assez translucide pour sauver la vertu d’un pinot bien né. Ca te parle d'un rouge parfait, rubis pur. Ca te cause de gras, de velours, de volupté.

Le nez… Grands Dieux ! Ca explose et c’est mûr mais frais cueilli de l’arbre : liqueur de mûre (ouais, bon, j’en connais pas des masses des arbres à liqueur), cassis, genévrier, épices, un soupçon de viande marinée, crème à la vanille, cerise et une divine framboise à l'agitation.

Mais que serait un vin sans bouche ? Une femme sans (tut tut, régression)... Ca ne suit pas le nez, ça relance (Patrick de la voie cassée, si tu me lis).

Une sensation ample et veloutée, pleine, juste empreinte de ce qu'il faut de fraîcheur. Des arômes expressifs de fraise des bois, de cassis, de liqueur de fruits, de café. Ce goût à une profondeur et une longueur magnifiques (plus de 20 secondes).Un goût presque sucré et pourtant parfaitement intégré dans l'équilibre général.  Il se mêle à un peu de vanille et à du chocolat amer. Les tanins sont fondus dans la jolie matière, très fins. Boudiou que c’est bon !

Et le lendemain, dans le quart de bouteille qu’on a laissé, la structure ne bouge pas. Les arômes par contre se simplifient, à la framboise on ajoute une note très très sudiste de cade, de garrigue.

Que dire ? Plénitude ? Vraiment excellent. Peut être un poil trop rond. C'est mûr, presque sudiste. Fruité en diable, long et juteux. Arrachez les gewurz et mettez du pinot !

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Voilà. Fini. Presque. Que tirer comme conclusions de ces dégustations ?

S’il fallait résumer ces vins par une impression, je vous bassinerai avec un printemps à peine éclos, tout emprunt de brumes et de lumière fraiche. Mais les photos sont là pour vous le dire mieux que moi.

Dans l’ensemble, le niveau des vins est bon à très bon. Les vins montrent pour la plupart des acidités conséquentes et "mûres" associées à des impressions salines marquées sur la finale. Les structures sont harmonieuses et complexes. Les arômes, sans sortir des registres connus pour les cépages décrits, sont souvent francs et complexes. Voilà, ça ne casse pas cinq pattes à un ornithorynque me direz-vous. Mais rassurez-vous, je vous pondrai un truc plus pointu dès que j’aurais bu 100 de ces vins et 100 vins de chacun des 51 autres crus d’Alsace.

Cependant, en relisant mes notes je constate certaines constantes qui transcendent les caractéristiques de cépages : la récurrence des arômes d’agrumes et des sensations épicées. Pour le riesling, le tilleul et le miel reviennent souvent.

 

PS : si vous trouvez des fautes dans ce texte interminable, signalez les moi sans crier. Considérez cela comme un jeu et gagnez... toute ma considération.

 

 

  

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:01

Puisse l'âme du Professeur Choron planer sur cet almanach du mercredi. Professeur Choron, priez pour nous (blasphème, blasphème) !

 

L’essaim des Saints

 

Bonne fête aux Alphonse, aux Victorien, aux Annonciade. C’est aussi la Saint Nicon, Saint patron du Japon je suppose. Priez pour eux, ils en ont besoin. Faites aussi une prière pour nous. On ne sait jamais qu’un tsunami sur la Meuse submerge Tihange…

 

Brèves :

Japon : les Japonais sont habitués aux tremblements de terre. Le Gouvernement prépare de longue date la réaction. En 1995 par exemple, les habitants ont servi de Kobe pour tester les dégât possibles dans la population.

Exclusif : Japon, les retombées radioactives font déjà des dégâts !

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Source : http://www.tokiohotel.com/fr/#home/

 

Les visiteurs du mercredi.

Amateurs de journaux bêtes et méchants, voici LE site que vous ne pouvez pas rater aujourd'hui. C’est véritablement la chapelle ardente dédiée au Professeur Choron, notre père à tous. Celui dont la mamelle a servi de sein à Desproges, Coluche, Geluck et tant d’autres. Pour ce dernier (Geluck, pas tant d'autres, crétins) comparez ses livres comme le Petit Roger, un peu de tout… aux magnifiques cours du Professeur…

http://www.harakiri-choron.com/articles.php?lng=fr&pg=242

 

C’est ici :

http://www.harakiri-choron.com/

"Si ma tante en avait, on l’appellerait pour qu’elle nous les montre"

 

 

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