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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 13:44

AVERTISSEMENT

Cessation prochaine d’activités de ce blog pour cause de plein le fion !

 

P7210053Je suis venu vous dire que je m'en vais... 

 

Amis et voisins, lecteurs, lectrices, vous le savez, ce blog est un hobby, une passion. Si en hiver, il m’est agréable d’écrire au petit matin glacé enroulé autour d’une tasse de café fumant, en été, avec le potager, mon travail qui se fait moins bureautique et l’entreprise de placements d’enfants (les miens) que devient ma vie alors qu’école et gardiennes sont aux abonnés absents, écrire devient plus problématique.

Quand l’actualité, qui est une de mes principales sources d’inspiration s’écoule tellement radoteuse que j’en ai les gesticules qui bégayent, écrire devient carrément grotesque.

Prenez l’actualité de ce jour. Elio Di Rupo fête ses 60 ans (vous ne les faites pas Monsieur le dernier futur ex en suspens Premier Sinistre) le jour où la Belgique fête ses 400 jours de négocia… ah non, soyons justes, ses 400 jours de marelle pour savoir si on va peut être pouvoir envisager le commencement d’un début de première approche dans l’éventualité d’une future négociation conditionnelle à l’acceptation de l’idée d’une discussion pour dessiner les contours d’un futur hypothétique gouvernement. Négociation qui se résumeront à

"Je suis Flamand et toi petit rat wallon , tu fermes ta gueule et tu opines. Toi le Bruseleer tu la mets en veilleuse, d’abord t’existes pas !"

On dirait ce sketche de Pirette. "Première revendication… qu’on accepte toutes nos revendications !"

Voilà. 60 ans. 400 jours. 60 ans que Baudouin est monté sur le trône alors qu’Elio Di Rupo naissait. Elio est né alors que Baudouin prêtait serment. Je n’y vois pas plus que ça de lien, rassurez-vous.

Parce qu’en Belgique , maintenant , on fait la fête quand un type monte sur le trône. Hé, moi je monte sur le trône tous les matins et je ne tire pas un feu d’artifice pour la cause. Enfin… quoique… Soit.

Mais je vous épargnerai ces détails scabreux qui pourtant mériteraient d’entrer dans les annales du cabinet Fillon. Soit. Certes. Derechef. Nonobstant.

Et donc 60 ans. 400 jours. Re-60 ans. Et surtout 20 ans qu’on a buté André Cools. On ne sait toujours pas qui ni pourquoi. Bon, il y a bien le Grand Orchestre Vivaldi de Flémalle mais bon…Vous me direz, Kennedy non plus on sait pas. Vous me direz aussi qu’on s’en fout un peu. Quand on aura vidé les placards du PS belge, on pourra tenir une sacrée brocante.

Bon, mais je fais quoi moi avec tout ça ? Vous ne voudriez tout de même pas que je me fende encore d’un texte sur nos pourris problèmes communautaires à la con ? C’est au-dessus de mes forces. Et puis je réserve ça au 21 juillet.

Mais je vous avoue que l’inspiration reste au placard. Ecrire quelque chose de drôle et d’un peu enlevé sur cette bande d’anachorètes défrisés me pompe. Rien que de penser au petit schtroumpf à lunettes du Cédé haineVé, là, Woutertje, avec ses petits avis, ses petits costumes, ses petites lunettes et son petit air ahuri, ça me fait fristouiller les glandes.

Ces cons de nationalistes qui ont comme optique de la négociation une vue qui peut être qualifiée d’étroite par le petit bout de la lorgnette, je te me les enverrai bien sur Mars. Qu’ils t’y fassent leur Grande Flandre Toute à Droite et qu’ils arrêtent de nous emmerder. Ouais sur Mars, une planète rouge rien que pour les emmerder. Et qu’ils prennent avec eux les tombereaux de journalistes niaiseux qui se demandent encore ce que vont donner les contacts informels (un contact informel, tu mets jamais la langue, jamais), si la Belgique a encore une chance, se posent encore des questions sur la tactique du Zélé HaineVé et, sublime, sur "ce que veut la Haine Vé Heil ". Dis gamin, viens un peu… j’ai deux ou trois trucs à te dire…

Et vous voudriez que je vous parle de quoi ? De la douce France où le Politique n’a rien de mieux à foutre que de s’écharper à coups de petites phrases sur qui est Français et depuis quand, à cause d’un con de défilé que personne ne regarde ? Vous me direz, pendant qu’ils causent de ça, ça leur évite de s’occuper des choses sérieuses sur lesquelles ils n’ont rien à dire…

Donc, l’inspiration me manque.

Et puis… voir qu’après tout ce boulot, mes textes ont été lu par 20 lecteurs… Je ne fustige pas ceux qui viennent évidemment. Merci mille fois. Et puis je sais aussi que ce sont les vacances. Oui. Mais si j’écrivais mon blog sur du papier chiottes dans les toilettes d’un restoroute luxembourgeois, j’aurais plus de succès. Peut-être aussi mes textes seraient-ils plus à leur place. Certes. Derechef. Nonobstant.

Aussi, amis, voisins, lecteurs, lectrices, c’est avec un profond soulagement que je vous annonce la fermeture de ce blog.

Durant l’été. Enfin sauf si Rika Zaraï, ma muse, me pressait d’une idée fumante et fumeuse qui ne pourrait attendre la rentrée.

Malgré tout, en cette semaine, et avant de vous tirer ma révérence, ça va saigner ! Entre le défilé du 21 juillet (non, pas celui des formateurs, clarificateurs, radiateurs et autres vélomoteurs à Laeken, ça, ça fait 400 jours que ça dure) et les derniers épisodes du feuilleton eurovision, on va tenter de descendre le plus loin possible dans ce que, sottement, les moins avertis des crétins qui croient connaitre la Belgique nomment le "surréalisme Belge". Vous pouvez pas savoir ce que ça me fait bouillir les glandes chaque fois qu’un scribouillard bave sur la "Belgique pays du surréalisme". ceci n'est pas du surréalisme.

Non, moi mon courant artistique c’est Bouletisme sauce lapin. Non mais…

Bonne vacances !

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Published by le rustre - dans Café du commerce
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:07

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

 

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Très richement illustrée de gravures d’époque.

 

Bibliographie sommaire et pas assommante de l’auteur pour prendre un peu de hauteur.

Né le 31 juin 1925 à Baden-Baden sur Mad, en Lorraine. Décédé mortellement en 1999 à Bora-Bora sur Meuse, toujours en Lorraine et toujours en pleine forme en ce mois de mars 2011, même qu’on est en avril.

Le lecteur lira avec avantage l’ouvrage que l’auteur commis sur sa terre natale : « Un homme frais, beau gars, aimait la Lorraine bancale » 2003. Ed. du touche-pipi.

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Détenteur de la chaire Duran-Duran à l’Université Yéwéné-Yéwéné de Baden-Baden et auteur de la Thèse « Boutros-Boutros Gali et le pili-pili à Bora-Bora ».

Docteur Honoris cauda (avec la mention queue honorable) à l’Université Notre-Dame-de-serre-les-genoux-ma-fille de Saint-Pancrace-lès-Biloute. Et auteur de la thèse « Scolastique du haut du Pont du Gard : de l’importance de la longueur de l’élastique. »

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : « Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues ».

 

 

 

Coupez leur la tête, ça leur fera les pieds 

Les origines méconnues du 14 juillet, fête nationale des Français.

  

P6150122Variation sur le bleu-blanc-rouge. 

Le 14 juillet, les Français s’abreuvent de bals populaires, de feux d’artifices et de flonflons car ils aiment les airs de bal musette et d’accordéon, pour commémorer une révolution qui n’a jamais éliminé la misère et l’exploitation alors même qu’au fronton de leurs mairies, il ne faudrait tout de même pas oublier qu’il y a écrit Liberté Egalité Fraternité. Je m’excuse d’emblée auprès de Renaud, de Jacques Brel et de Benabar pour l’utilisation éhontée de leurs chansons. Mais ça s’appelle un hommage, alors je peux. Et encore, parlant de révolution Française j’aurais pu évoquer les chansons de Jean-Louis Marat et de Roger Pierre.

Le 14 juillet, les Liégeois aussi font la fête. Parce que d’abord tout est prétexte à la picole chez le Liégeois. Parce qu’ensuite, le Liégeois est tout fier d’avoir pété sa cathédrale en 1789, ouvrant la voie aux célèbres travaux et au non moins célèbre trou qui firent la renommée de leur place et de leur ville pendant des décennies. Sont tout de même cons ceux là. J’eus voulu faire partie des milices de Herve fidèles au Burgonde qui mirent à sac cette ville de Nanesses en 1467.

Mais me direz-vous, jeunes incultes qui me lisez (mon corps velu et viril attire fortement les midinettes de moins de 20 ans et les minets de moins de 50), Cé koi ki fétes pour été PTDR MDR LOL, le 14 jwillés lé francé ?

Et je ne prendrai même pas la peine de vous répondre. Je vous enjoindrai plutôt d’aller rejoindre la plèbe liégeoise sur sa place pour y aller vous échanger quelque seringues. Dégénérés !

Pour le reste de mon lectorat, je suppose que vous connaissez la version officielle de cette histoire de régime, de prise de pastilles et de couperets ? Je vous parle ici de la Révolution Française, cette fantastique cavalcade qui pendant 20 ans fit environ 16000 guillotinés (et encore jusqu’à la fin de la terreur, je ne vous parle pas du petit Corse), des paquets de chouans et de Vendéens morts de par le globe, et qui conduisit les Français sur tous les champs de bataille de l’Europe, les menant à l’envahir cette Europe, plus sûrement qu’une autoroute allemande mène des panzers sur les Champs-Elysées.

A envahir l’Europe, en ce compris notre petit pays, qui du subir la cocarde, le bonnet frigide, la conscription obligatoire, les impôts révolutionnaires, le son de la carmagnole et celui de la guillotine, l’accent déplorable à nos oreilles nordiques de fonctionnaires parisiens obtus et bouchers à la petite semaine, petit pays qui y perdit une superbe cathédrale pour la remplacer par un parvis à drogués et y gagna l’idée imbécile qu’on pourrait un jour et sans dommage psychologiques rattacher sa partie Francophone à une république de grandiveux dont les ressortissants nous cassent les couilles depuis des années avec leurs blagues éculées sur les « petits » Belges.

Cela étant dit en toute cordialité, amis Français dont j’aime tant les contrées vertes et primesautières, plaisantes à l’œil et gouleyantes au gosier. Dieu fit de la France le plus beau pays du monde. Pour compenser, il y mit les Français.

Introduisons donc ici le sujet. Quand je parle de sujet, j’évoque bien sûr la Révolution, pas, par exemple, Marie-Antoinette. Il parait que la pauvre a perdu la tête et je ne fraie pas avec les fous. Ils pourraient reconnaitre en moi une âme sœur. Si pas un hameçon et je déteste les moules.

Revenons à notre révolution.

La France en l’an de graisse 1789.

Le Français moyen n’a plus les moyens, alors il râle. Le gouvernement veut retarder l’âge de la retraite. Les Français sont dans la rue.

Ah non, je vous présente toutes mes confuses, je me suis trompé de dossier. J’ai pris celui que j’utiliserai pour la nécrologie de Sarko.

Or donc, en 1789, les Français crèvent de faim, d’envie ou de rage. Ca dépend de leur état. Pas de leur état de santé, banane, mais de leur position dans la société : noblesse, clergé, les autres. La France connait une crise institutionnelle et financière grave, situation qu’heureusement, nos démocraties modernes basées sur les droits de l’homme ont aboli définitivement.

C’est que c’est le bordel sous Louis XVI (qui n’est pas un arrondissement mais un roi, ô lecteurs jeunes qui avez de la chance que je daigne encore relever votre inconsistance crasse). La loi, ce sont les privilèges. Et les privilèges ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Chose impensable de nos jours.

Que vous fûtes noble, bourgeois, paysan, de Caen ou de Metz ou de Navarre, vous n’aviez ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs. Il y avait quand même un droit qui revenait plus souvent que d’autres : celui de fermer sa gueule. Un monarque divin de droit absolu, (rien que ça, question gros cou font jamais les choses à moitié les Français) ça plaisante pas avec ces choses là.

Et voilà que dans une ambiance tendue, les récoltes se font mauvaises, le pain cher, le blackberry hors de prix. La ménagère de moins de 50 ans, à qui on fait appel dès qu’il s’agit de vanter les mérites d’une poudre à lessiver, mais qu’on laisse crever dès qu’il s’agit de faire lever la miche, réclame du pain et du frais s’il-vous-plait.

Les pauvres, décidément, ne changeront jamais. Parlez leur poésie, liberté de presse, philosophie ou quintessence de l’être divin sur le surmoi débilitant, ils n’en auront cure comme disait Robert Smith quand il allait dans son nez. Mais retirez-leur leur abonnement au foot, leur écran plat ou leur cara pils, là, ça te descend massivement dans la rue avec force banderoles et tout le saint Frusquin. Vils mesquins de nécessiteux va… Félonne populace emprunte de veulerie et de pauvreté crasse… Salauds de pauvres ! Quand tu penses que ces gueux-là, à leurs grillades carcinogènes graillonneuses d’été, ils affichent le mauvais goût de siffler des cubis de rosé Leader Price plutôt que d’oser le raffinement d’un Cheval-Blanc ou d’un Haut-Brion de noble facture. Quelle engeance !

Devant l’agitation croissante, bien normale dans le cadre d’une querelle boulangiste, cet enfariné de Louis Ixevéi décrète des élections anticipées pour envisager une réforme de l’état. Il vérifie d’abord qu’aucun député du Tiers-Etat ne s’appelle De Wever, parce qu’il n’a pas envie que sa réforme traine jusqu’au calendres grecques, parce qu’il préfère les voitures françaises.

Les députés se rassemblent et le tiers, qui pourtant vaut plus que le quart de la moitié est spolié et que les nobles et le roi ils font rien qu’à l’embêter, le tiers. En son souvenir, ces abrutis de Liégeois nommèrent même une rue : le Thier à Liège.

Alors, les grands agités qui pensent de la France qui se lève tôt tout en haut décide d’organiser un apéro jus de pommes dans la salle du même nom à Versailles. Ils se pokent via Facebook et par un prompt renfort, ils furent bientôt Saint-Saëns, comme disait Camille : Diderot, Marat des Bois, Mirabelle et Escabeau, ce judas de Lafayette, Jean-Pierre de la Roche Foucaut, Robespierre et Jean-Marc Thibault, Camomille Desmoulins, Albator, Rémy Bricka… enfin Rémy, je ne suis pas sûr. Je me demande s’il n’avait pas un spectacle en province. 

 

253 (2) "Les députés se paument dans le jeu de quille", 1836, eau forte sur écorce de bouleau d’Olafsonduttir Verlaine. Musée de la miche au pain. Ouagadougou.

 

Il y a même Anatole Legrain-Gallet qui, bien que ne devant naître qu’en 1832, voulait absolument voir Napoléon petit, jeune pardon. Mais Napoléon n’était pas encore là, il était dans les Andes à traquer le Cierge Lama à Lima. Et à propos de limer, durant ce séjour, passant au Sofitel de Lima, Napoléon prit la bonne à part pour une question de tringle à rideaux.

Et puis il y a Talleyrand, qui s’était taillé dans les rangs rangés du clergé. Talleyrand dont l’y et le d ainsi qu’un l surnuméraire m’embêtent pour jouer d’une anagramme avec râteliers, auxquels l’homme va tous manger dans les années qui vont suivre. Citons encore dans les députés, les représentants des colonies et des DOM-TOM. Il y a Barrique Obama, qui ne va pas tarder à se faire éjecter à cause de ses tendances violentes, il veut tout casser dans la baraque, et parce qu’il ne songe qu’à se retirer en fin de semaine dans son cottage normand avec son pote Gérard. Yes, week-end, scande-t-il sans cesse.

Très remarqué, il y a aussi Frankie Vincent. On ne le sait que trop peu mais c’est lui qui décide l’assemblée du Tiers dubitative, à agir précocement sans plus tarder. Il se déculotte (ce qui sera à l’origine du surnom des révolutionnaires, les sans-culottes) et montre son énorme zizi à toute la salle. Emerveillé par la vaillance de ce membre plus hardi que Laurel de l’assemblée, tout le monde se tait et écoute :

"Mes amis, cessons de ne rien branler. C’est à la force du poignet que nous investirons le jeu de paume".

Et ainsi fut fait.

Nos députés se rassemblent et dès lors, la France se retrouve dans le bordel pendant 20 ans. Partant de principes généreux mais un peu sots, l’Assemblée Nationale abolit les privilèges seigneuriaux, m’enfin pas trop non plus parce quand même il ne faudrait pas que les pauvres, ils prennent le pouvoir. Alors évidemment, ce serait vachement long à expliquer et je dois me rendre à une assemblée constituante très importante au bistrot avec des potes. Mais on peut résumer les choses par cette admirable ellipse du Père Ubu, qui assis à côté de Lafayette, voulait amuser la galerie : Pourquoi faire la révolution ? Ce n’est jamais que parcourir un grand cercle pour en revenir à son point de départ.

Sauf, Père Ubu, que cette révolution amena de grands changements à la tête de l’état parce que ceux qui y étaient la perdirent. Et plutôt que nobles et raffinées personnes, gardiennes des traditions millénaires de la Vraie France, on vit arriver à la tête du pays vils roturiers, marchands de tapis et autres saletés financières et usurières, qui aujourd’hui encore avec un manque total d’élégance et de charité chrétienne gèrent petitement et mesquinement plus les portefeuille que les hommes.

  

 P4260166

"Marat contre les fraises des bois sauve la petite Charlotte" 1515, Marinade. Peinture à l’huile de friture de Bruno Van Goghol, Musée des canaux perdus, Amsterdam

 

Certes. Mais pourquoi le 14 juillet me direz-vous ? Parce que ce 14 juillet là, à 5 heures du matin exactement, Paris se réveille et se dit dans un formidable élan de gouaille populaire, que sous les pavés, il y a la plage et qu’aujourd’hui est une journée magnifique pour promener des têtes sur des piques.

-Comment ça, déclara Arielle Dombasle, sur des piques ?

-Mais oui, lui répondit Michel Onfray qui avait toujours un avis sur tout. Tu prends une épée ou une hallebarde tu coupes la tête au mec et tu la plantes sur une pique puis tu déambules sur les boulevards et sous l’Arc de Triomphe en gueulant des trucs.

-Oooohhh le pauvre, ça doit faire mal et puis ça doit chatouiller dans le cou d’être au bout d’une pique.

C’est alors que Bernard-Henri les vit et que Dombasle s’exclama "Pierre, mon mari !". C'était le célèbre Pierre Dombasle. 

Les Parisiens vont mettre le feu aux poudres. On connait l’implication de ces fauteurs de troubles professionnels dans l’arrestation de Jésus. On connait moins leur responsabilité écrasante dans l’assassinat de Casimir.

Au début des échauffourées, les Parisiens restent dans les buissons, cherchant à se taillis, avec Bambi et sa mère aux yeux éplorés de biche aux abois, les poils de la touffe que ces animaux-là arborent au cul souillés par la laisse de panique qu’elle avait pondu, fumante et douloureuse aux naseaux des fins palais aux délicates papilles plus habituées aux Arbois qu’aux abois.

Mais bientôt un malheureux concours de circonstances va précipiter les choses. Parmi les manifestants, il y a Casimir, le célèbre monstre orange. Tout le monde l’aime et écoute ses avis. Mais ce jour là, Casimir a le nez bouché, mal à la gorge. Il voudrait prendre ses pastilles et se coucher. Mais enrhumé, cela donne cela…

"Oh guel rhube, je voudrais brendre ma bastille et…"

Il n’a pas le temps de terminer, la foule, bouleversée, lui passe dessus pour aller prendre la Bastille. Pauvre Casimir, tout plat et les tripes à l’air, c’est sûr il aura moins mal à la gorge. Heureusement qu’Arielle était encore là pour le relaver plus blanc qu’orange.

Toute cette journée du 14 juillet, sur les réseaux sociaux du tout Paris qui s’étonne, plus particulièrement sur Twitter, circule le code de ralliement des insurgés :

"Pom-Pom Pom-Pooom Aux longs sanglochons des violons de l’automne, le canari d’oncle Fernand s’est enrhumé".

Et c’est par centaines qu’arrivent les têtes de veaux devant la prison. D’autres têtes aimées des Parisiens se voient, pressées aux barreaux de la sinistre geôle qui donne à Paris grise mine : Francis Lalanne, Cadet Rousselle et Florent Pagny, trio de musiciens et poètes troupiers connus sous le nom de scène de "flying gugusses". Il y a aussi le poète régionaliste Jean-Pierre Pernod-Ricard, Mimie Mathy et Louis la Brocante. Le peuple laisse exploser sa colère.

Le Général De Gaulle qui commande la place hésite à faire tirer dans une foule armée de kalachnikovs, de cocktails Molotov et d’enregistrements vinyles de Gilbert Bécaud.

C’est alors que s’avance Paul Préboist, Boucher-zingueur de son état, qui a un cousin dans la prison. Le cousin s’est rallié à la cause populaire et doit ouvrir les portes du pénitencier lorsque son cousin lui répètera le mot de passe qui circule depuis le matin. Mais Paul Préboist vient de passer une soirée très arrosée dans un camp de nudistes du bois de Boulogne avec son curé, Don Camillo. Il a la mémoire qui flanche, il ne se souvient plus très bien. Et au lieu de commencer par Po-po po pôôô, il fait

-Toc toc toc

-Qui est là ?

-C’est la p’tite Charlotte.

Le cousin refuse d’ouvrir. L’émeute éclate.

Et c’est dans toute la vulgarité ordurière d’une populace abreuvée durant son enfance de sottes images de barricades et de gavroches s’étalant dans le caniveau, la mine encrassée par la poussière de charbon volant dans les assommoirs du ventre de la terre, que le peuple de Paris se rue à l’assaut des Soldes. Le Général de Gaulle, pas plus con qu’un autre, sentant l’oignon plus que de raison et sachant que sa femme lui avait fait des rillettes pour le midi, avec une sauce au madère en plus, s’empressa de changer de camp et de se mettre aux côtés des insurgés ayant ces mots historiques pour la postérité de mon postérieur :

-Pâââris, c’est une blonde ! Je vous ai compris, bande de veaux !

Et c’est ainsi que la Bastille bascula, que déjà, quelques têtes tombèrent et furent promenées jusque sous l’arc de triomphe. Mais les manifestants ne s’y attardèrent pas, l’arc étant en réfection à cette époque et le chantier étant très embryonnaire encore. L'Arc bandait peu, Jeanne. 

Voilà. C’est tout. Et comme à leur accoutumée, les Français en ont fait tout un foin. Mais cette messe dite dans la violence valait-elle un jour férié ?

Bien d’autres anecdotes mériteraient que je les racontasse, mais point le temps n’en ai. Je pourrais vous dire ces mots de Marie-Antoinette et de son gros Louis :

-qu’esse qui font ? C’est une révolte ?

-Non sire, une révolution

-Ach, mais Bourguoi ?

-Parce que Louise, Madame et parce qu’ils ont faim, ils veulent du pain.

-Ach, ils ont faim alors gue moi, j’ai de la brioche et de la cellulite.

-Aaaahhh, mais Cassez-vous Pôv Cons !

Ces paroles furent très mal interprétées par l’Histoire.

Je pourrais noircir des pages rougies par le sang bleu des atrocités qui de la terreur à Waterloo émaillèrent cette grande révolution, ce long circuit qui fit tournoyer la France sur elle-même pour renouveler un peu le sang des nantis et laisser le peuple heureux de crever devant les canons au son de la carmagnole. Parce que le peuple est con : un petit air de flonflons, une jolie histoire racontée à l’école, quelques noms qui brillent du strass de l’Histoire à cinq balles et le peuple, le voilà exultant de liesse qu’on dit toujours populaire. Je pourrais écrire des pages mais non, car comme toujours tout doit finir en chansons. 

  P4260166

La brise de la Pastille. Gouache sur peau de zob de Jean-Bernard David. Musée de le Galinette cendrée, Tombouctou. Dans cette œuvre qui traduit bien la ferveur créatrice d’une époque de grands changements tourmentés aux tempêtes de l’Histoire, David nous montre Goliath et Jonathan terrassant la méchante bastille. L’observateur attentif remarquera la présence de Nicolas Sarkozy, le playmobil de droite.

Alors je me contenterai de vous conter brièvement la genèse de cet hymne cher à notre Premier Sinistre autoproclamé à vie, Yves Leterme, aux piles inusables, ce qui est étonnant, qu’un type aussi chiant soit duracell je veux dire. Je veux parler de la Marseillaise. Elle fut l’œuvre de deux frères, on ne le sait que trop peu.

Rouget et Désiré de Lille qui étaient de Marseille. Rouget, était un grondin, un gredin pardon, patron pécheur à Marseille mais peu prompt à la pratique du confessionnal. Personnage aux mœurs ondoyantes frayant avec les maquereaux des bas quartiers, terreurs des venelles, pétant la bouille à Blaise, terrorisant les catins, une vraie débandade de morues. Désiré, lui, tenait une baraque à frites dans le port d’Amsterdam, mais il en avait assez parce que des marins pissaient de l’huile de morue de ses friteuses noyant dans la bière les rêves qui les hantent parce que depuis que Mathilde était revenue un canal s’était pendu, sans compter les pertes financières, leurs grosses mains l’invitant à mettre des cornets en plus.

A la veille de partir combattre l’armée autruchienne et ses terribles panzers en 1792, ils sont attablés dans un café belge, la Taverne "Onze lieve Vrouw van mijn twee nootjes" d’Ypres. Désiré propose une version entrainante et gaie pour les troupes, une joyeuse chanson à boire qui donnerait le moral aux troufions.

 

253 (2)

Les panzers de l'armée autruchienne. Acrylique sur parchemin. 1475. Gilles de Binche. Musée de l'orange masquée, Troufiu-Lez-Balançoires.

En voici les paroles :

Allons enfants de mes parties

Le jour du foutre est arrivé

Contre nous de la ‘tite Annie, le braquemart de mon gland s’est levé.

Le braquemart de mon gland s’est levé

Entendez-vous dans nos compagnes, mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans nos draps dégorger leur vit, leur mat d’ cocagne.

Aux larmes citoyens

Rions comme des cochons

Mangeons, buvons, que vents impurs sortent de nos croupions.  

Mais Rouget, légèrement serré du cul, refusa ces paroles. Il en avait, disait-il, des plus didactiques et des plus adaptées à l’élan civilisateur de la République et à l’éclat terni par le sang poisseux de l’ennemi des lames de sabre aux vents aguerries. Six couplets sanglants qu’il avait pondu, emplis de mugissements, de sillons boueux de sang impur, d’ennemis expirant, de vils despotes. Un septième fut écrit le même soir par Pépète Verdonck, honteusement besognée par les deux frères dans l’arrière salle crasseuse aux relents nauséabonds de pisse et de bière du bistrot.

Heureusement de nos jours, on n’en retient qu’un, de couplet, le plus sanglant.

Ce que l’histoire a oublié aussi, c’est que Désiré, vexé, s’en alla faire des laquemants à Liège après cet épisode. Et ce que l’histoire n’a jamais su, c’est qu’à la table jouxtant celle des de Lille, se tenait avachi par la bière et le son de l’accordéon, Ernst-August Leterme, un ancêtre d’Yves, qui, impressionné par ces paroles s’en fit une sorte d’hymne familial, avant, lui aussi, d’aller retrouver Pépette dans l’arrière salle si sale. Voilà qui explique bien des bourdes ministérielles.

L’histoire tient à peu de choses quand même. Allez, abreuvez-vous bien de bière et de bals populaires. En attendant la prochaine révolution où je retournerai mon pantalon, je vous remercie de votre inattention et espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas.  

Bonsoir.

Et puisque nous avons commencé par "Ascenseur pour l'échafaud", terminons par un autre morceau ayant rapport aux ascenseurs, mais autrement. Sans que cela vous outre...  Jean-Michel Jarre

 

Tous les calembours utilisés dans ce texte sont garantis, bio, sans colorants ni conservateurs, c'est pour ça qu'ils sont tout pourris.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 15:34

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

 

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Très richement illustrée de gravures d’époque.

 

Aujourd'hui : La fête de la Communauté Flamande, un hymne à l'amour.  

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  Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811

 

Wallons, Wallonnes, Flamands, Flamandes, Bruxellois et oises, half en half et autres mélangés de proportionnalité diverse et variée, Belges, Belges, Bruxelles outragé, Bruxelles brisé mais Bruxelles libre, je vous ai compris : vous êtes des veaux.

Les autres, bonjour aussi.

Ce lundi 11 juillet, nos maîtres flamands, si beaux, si riches, si majoritaires en notre petit pays, commémorent leur fête nationale. Enfin communautaire. Bon, nationale quoi. A se demander pourquoi ce n’est pas encore officiellement la fête nationale Belge, le 11 juillet. C’est vrai qu’à dix jours près, on s’économiserait un feu d’artifice, ce dont mère nature qui n’aime pas avaler la fumée nous saurait gré. Et je ne vous parle pas de père portefeuille.

Mais, or, donc, en vérité… Ah non, je ne dois pas écrire comme ça. Ce que je vous raconte là n’est pas paroles d’évangile mais vérité nationale vraie dûment patentée par source autorisée. C’est dire.

Et donc en ce 11 juillet, nos sympathiques voisins Flamodurs font la fête. Rassurez-vous, je ne céderai pas aux sirènes lancinantes du poujadisme le plus gougnafier en me moquant lourdement des valeurs chères à nos voisins au pays si plat. C’est pas de leur faute non plus s’ils sont comme ça, il ne faut tout de même pas oublier que chez eux, tous les jours, il y a un canal qui se pend quand il ne se perd pas et que leurs uniques mâts de cocagnes n’inspirent quand même pas la gaudriole.

Mais quand même, ce n’est pas parce que 800 000 Flamodurs ont voté pour un gros gaufrier populiste tendance chemise brune que nous devons nous permettre un humour facile qui ne ferait que raviver nos rivalités. Ce n’est pas parce que plus de 45 % de ce charmant peuple vote pour des partis pêle-mêle identitaires, nationalistes, indépendantistes, populistes, racistes et tellement ouvertement que ça en donne des idées noires à défaut de chemises, que nous devons les fustiger sottement. Non, non : il y a quand même 55 % de Flamodurs qui votent pour des partis qui ne cultivent pas tout ce cortège nauséabond de termes en –iste, pas ouvertement en tout cas, et pas tout le temps.

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Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811 

 

Non, il y a encore des démocrates et des humanistes en Flandre. Bart De Wever les appelle les mauvais Flamands. De là à ce qu’il couse des lions jaunes sur leur guenilles de prisonniers, il reste encore, je l’espère, un grand pas de l’oie à franchir.

Ce n’est pas parce que le Grand Historien de Flandres, le leader charismatique de tous ceux à qui il est plus facile de faire avaler des couleuvres qu’un peu de bon sens, s’est fait acclamer tel Jésus Christ entrant à Courtrai alors qu’il bloque à lui seul quasiment la politique belge depuis bientôt 4 ans, qu’il faudrait s’imaginer que derrière quelques excités nationalistes, il y a toute une population militante et bêlante de "echte vlamingen".

Non, pas d’attaques faciles en ce 11 juillet donc. C’est la fête. Nous nous flagellerons, nous, les Francomous pour notre arrogance, notre paresse d’assistés immobiles, profiteurs, trop stupides pour apprendre le Néerlandais, que dis-je notre fainéantise flemmardière et prompte au hamac que nous reprochent avec tant de sollicitude amicale et amitieuse nos amis Flamodurs. Nous n’y verrons pas la haine ou la xénophobie que des esprits chagrins veulent y mettre mais plutôt les conseils avisés d’un père, sévère mais juste, à son enfant encore insouciant et immature.

Et non, nous ne dirons pas que si ces propos étaient adressés à une autre minorité ethnique que la bande de gros mous avachis que nous sommes, la voie des tribunaux serait plus ouverte qu’une autoroute teutonne à un défilé de panzers. Le fâcheux est tellement procédurier.

Non, nous ne ferons pas de procès d’intention à ce fier peuple martyr d’une Francomollie impérialiste et arrogante.

Mais que fêtent-donc les Flamodurs en ce 11 juillet ? Comme tous les peuples tout hérissés de gloriole nationale et de patriotisme flamboyant, ils fêtent une boucherie.

L’homme est un carnivore et parfois un loup pour lui-même. Comme déjà décrit ici, les Francomous, eux, font ça ensemble le 27 septembre. Eux aussi fêtent le déroulement d’une boucherie, mais une toute petite, même pas rigolote. Et en plus, si vous interrogez un Francomou sur les raisons de sa bouffée festive du 27 septembre, aucun ne pourra vous répondre. Bien plus, si vous trouvez un seul Francomou faisant la fête le jour de sa fête, vous serez fort aise. Parce que le jour de la fête de la Communauté Française, les paresseux Francomous travaillent.

Cependant, nos amis Flamodurs n’ont pas choisi n’importe quel événement sanglant. Ils ont choisi une tuerie toute décatie et policée par les siècles des siècles, amen. La bataille des Eperons d’Or en 1302.

Personnellement, je me verrais bien changer le motif, obscur, des fêtes de Wallonie ou celui, tout aussi flou, des Fêtes de la communauté molle. On choisirait la défaite (momentanée) des troupes de Jules par Ambiorix et ses Eburons. Ca aurait de la gueule non ? Et ce serait à peine plus moisi que le prétexte Flamodur.

Mais les Flamands eux préfèrent les éperons d’or. A en croire les observateurs peu scrupuleux de rigueur historique, la pauvre Flandre martyrisée commémore là sa victoire (qui se reproduira, n’en doutez pas, ta de rats Francomous) contre l’impérialisme français, pour ne pas dire francophone. Martyr qui perdure encore aujourd’hui.

Imaginez un peu : les 6 millions de Flamands chez qui sont réalisés la majorité des investissements dans les secteurs portuaires, routiers, ferroviaires, dont les ressortissants détiennent tous les postes de clés de l’état (premier ministre, ministres de l’intérieur, de la défense, de la justice, des affaires étrangères, du budget), la plupart des postes clés à l’armée et dans la police, et dont la situation économique est prétendument la plus belle de l’Univers, ces 6 millions de malheureux sont opprimés chaque jour par les vilains 4 millions de Francophones chômeurs, fraudeurs et arriérés. Un comble tout de même. Imaginez-vous que chaque année une famille Flamande est obligée d’offrir une voiture à chaque famille Francophone. Terrifiant. J’ai actuellement 8 Ferrari dans mon allée, c’est dire comme je profite. La dernière je l’ai même appelée Gerda en l’honneur du sacrifice flamand.

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"A la bataille de Courtrai les Français ont vu que derrière mon dos c'est de mon cul", eau forte de Van Kikooverenderbeek l'Ancien, Primitif Flamand, dépeignant la victoire Du Comte Guy de Weverus, autre primitif flamand,  sur Le Roi Elio le Bel. Musée de la vie Chère, Sofitel de New-York.

Au cours de cette sombre bagarre de Courtrai, les milices flamandes battirent les troupes françaises. Dans cette bataille il y avait tout le cœur saignant et l’âme éplorée des braves flamands qui bossent dur et se lèvent tôt hein, monsieur.

D’une sombre querelle pour des taxes sur des draps de bain, les Flamodurs tirèrent prétexte pour assassiner lâchement dans leur lit au petit matin de félons représentants de la France (hardi résumé des matines Brugeoises). Le roi de France s’en trouva offusqué. Lui, les nobles, les Grands Bourgeois, l’oppresseur Francophone quoi, et oui, tout petits déjà… envahirent la Flandre. Alors les Petites gens qui causaient le Flamand se défendirent et mirent une branlée mémorable aux oppresseurs Francophones au pied des murs de Courtrai. Car les arrogants Franco pas encore mous surestimaient déjà leur puissance et méprisaient les pauvres, pauvres néerlandophones, alors ils foncèrent comme des perdus, s’embourbèrent et furent massacrés sans pitié par une piétaille Flamo déjà dure (tout petits déjà, je vous dis) qui leur piqua leurs éperons d’or.

Depuis, les Francomous bassement rancuniers n’ont de cesse que de spolier, d’arroguer comme des arrogants, de faire rien qu’à éplorer les veuves dépossédées de la Kultuur Flamodure. Et Le Grand Leader Gaufrier d’aboyer les revendications Flamodures et Le Kris Peeters de hurler à la souveraineté du peuple élu, et le menu peuple des kleine mensen qui se lèvent tôt et travaillent dur pour s’offrir de la purée teintée de jus de betterave d’applaudir, de vociférer et d’éructer. Comme une belle bande de cons embrigadés. 

Bon… évidemment si on s’intéresse à l’histoire, les choses sont sans doute un peu moins caricaturales.

Parce qu’évidemment, le fait que cette bataille trouve sa place à la naissance du 14ème siècle, laisse peu de place aux élans patriotiques, linguistiques et romantiques d’un Henri Conscience au 19ème siècle qui comme beaucoup de ses contemporains voyait sottement de la noblesse là où il y en avait très peu.

Parce qu’évidemment, dans les forces en présence, l’appartenance linguistique comptait pour peau de balle.

Cette petite sauterie flamande trouve son origine dans plusieurs rivalités. La rivalité, tout d’abord, entre la Grande Bourgeoisie (pas nécessairement francophone, pas encore) de Bruges, détenant le monopole de l’importation de laine anglaise et des guildes, les métiers de Bruges, qui auraient bien fait affaire directement avec le roi d’Angleterre. Ensuite il y a la rivalité entre ce dernier et les rois de France. Et puis il y a la rivalité toute féodale entre les ambitions d’un Philippe le Bel, suzerain de Flandre et l’ambitieux Guy de Dampierre qui depuis des années essaye de se fabriquer son petit royaume nordique, y incluant notamment Namur. Mais bon, racontez ça à un nationaliste de base et il est perdu.

Que la grande bourgeoisie flamande s’allie au Roi Capétien.

Que des milices namuroises qui devaient aussi peu gouter le François que le Thiois mais plutôt s’exprimer en Wallon, que les Comtes de Dampierre, Namur, de Gueldre, d’Artois présents à la bataille et pas forcément tous dans le même camp, devaient parler selon les occasions le Thiois (ou une de ses formes), le François, le Latin voire le Picard, tout cela, le nationaliste de base s’en tape le popotin à fond de balle.

Qu’à cette époque là, les echte Vlamingen parlaient des langues tellement différentes les unes des autres qu’ils devaient avoir du mal à se comprendre : le Flamand, le Brabançon ou le Limbourgeois, qui correspondaient à de entités politiques différentes, on s’en tape.

Que le François, langue de cour et de littérature n’avait pas encore totalement détrôné dans le cœur des nobles et des grands bourgeois, le Latin et se retrouvait encore dans notre nord en compétition avec une autre grande langue d’Oïl, le Picard, on s’en fout.

Que les boucheries qui s’ensuivirent n’avaient rien à voir avec la Nation, la langue ou tout autre précepte dont les gens de 1300 se moquaient… peu importe aussi. Le bourrin Flamingant lui, il gueule le Vlaams Leuuw comme un con. Et il n’a pas besoin de comprendre, il a juste besoin d’un bouc émissaire, d’une bière, d’un De Wever.

Evidemment aussi, si tout bon Flamodur se souvient avec émotion de la bataille des Eperons d’Or, celle de Mons-en-Pévèle est nettement moins célébrée. C’est qu’en 1304, en assoiffant il est vrai les Flamands (une tactique à retenir ?), Philippe le Bel défait les Flamands et capture le Comte de Flandres, Guy de Dampierre qui mourra à Compiègne dans les geôles du Roi, qui finit par conclure un traité retirant définitivement à la Flandre Lille, Douai et Orchies. La branlée que se prennent les Flamodurs s’efface étrangement de la mémoire des historiens histrions et hérauts de la Grande Cause, tout occupés qu’ils sont de révisionnisme de l’Histoire, des chiffres, de tout ce qui ne leur plait pas en l’état.

Mais peu importe, ça c’est le remake historique. Les Flamodurs préfèrent la version remasterisée par Bul Kaisson, genre Taxi 8 : un taxi pour que j’te broute.

Heureusement, dès le 19ème siècle, les méchants Francomous (n’ayons pas peur des amalgames mes preux : les Wallons oui !) tenant sous leur joug spoliateur et français les rennes du Père Noël et les rênes de la Belgique, où ils mirent d’ailleurs une reine d’origine française, nos pauvres Flamodurs qui ne sont encore que des Flamoutchs se durcissent de tout partout, bandant dur l’arc de leur liberté farouche. Ils se souviennent émus de leurs ascendants brandissant, vengeurs et assassins sur la racaille française, le Lion rugissant des Flandres qui projète son ombre salvatrice sur la marée de l’usurpateur Francomou.

Ils écrivent d’ailleurs à ce propos une jolie chanson, le Vlaams Leeuw, qu’ils aiment à brailler la main sur le cœur quand elle n’est pas brandie vers le ciel, la bave aux lèvres, la rage rutilante en leur œil haineux. Vlaams Leeuw qui comme tant d’autres hymnes patriotiques fleure bon les sillons emplis du sang impur de féroces soldats voulant mugir dans nos compagnes. Jugeons-en en découvrant sa traduction (mais des extraits hein, faut pas déconner):

Ils ne le dompteront pas, le fier Lion de Flandre,

Quoiqu'ils menacent sa liberté par des chaînes et des cris.

Ils ne le dompteront pas, tant qu'un Flamand vivra,

Tant que le Lion pourra griffer, tant qu'il aura des dents.  

(…)

L'ennemi se met en campagne, en s'entourant de mort,

(….)

La lutte a déjà mille ans pour la liberté, le pays et Dieu,

(…)

Malheur à l'insensé, au traître et au faux frère

Qui caressera le Lion afin de l'assassiner.

(…)

La vengeance a sonné, et, las des agaceries,

L'œil en feu, furieux, il saute sur l'ennemi,

Déchire, détruit, écrase, couvert de sang, de vase

Et, triomphant, ricane sur le corps tremblant de l'ennemi.

 

 

 

Sympa non ? Y a pas à dire c’est un cri poignant de fraternité. Et au cas où, l'ennemi, c'est nous hein, les gars... 

Hé, ça en jette, tas de pleutres gauchistes. Autre chose que votre petite gayolle là… Et moi, ça me fait tout chose de me dire qu’en chantant cet hymne à l’amour et à la joie ce 11 juillet 2011, c’est un peu à moi, le rat francophone et à mes enfants que les plus excités de ces farouches défenseurs de Vondel pensent.

Ca fait chaud au cœur et froid dans le dos. Mais ne généralisons pas, tous les Flamodurs ne hurleront pas cet hymne à l’amour aujourd’hui. Noooonnn. C'est sûr il reste des gentils. Des mauvais Flamodurs comme les appelle Bart...

Dans une belle unanimité, nos politiques francomous en appellent à la raison, à l’amour, à la fraternité. Notez, cela fait quasi 400 jours que les politiques francophones négocient avec un parti (la NVA) qui déclare ceci depuis sa création :

« Sur le plan politique, la N-VA milite en faveur d’une république flamande, état membre d'une Confédération européenne démocratique. C’est la conviction profonde de notre parti que la meilleure manière de répondre aux défis du 21ième siècle est de disposer de communautés fortes d’une part, et d’une coopération internationale bien développée d'autre part. Le niveau gouvernemental belge se dissoudra entre ces deux niveaux, lui pour qui les principes de bonne gouvernance semblent d’ores et déjà hors de portée. »

 

Simple à lire, traduit gentiment en français, sans se cacher ni rien. Il n’y a qu’a lire on vous dit, le sympathique site de la NVA :

http://www.n-va.be/fran%C3%A7ais

Il n’y a qu’à écouter les déclarations du sympathique chef louveteau Vic Van Aelst ou encore simplement de songer aux prises de position de ce gentil parti comme un autre lorsqu’il s’agit d’immigration ou d’amnistie des collabos de 40-45.

Non, il ne faut pas s'alarmer. Pas quand en cherchant "Vlaamse leeuw" sur you tube, on tombe sur ça :  

 

Et après, on se demandera si notre beau petit pays a encore un avenir…

Cependant, il ne faut pas être négatif et sombrer dans les mêmes travers que les excités d’en face.

Sachons reconnaitre un gentil flamand d’un nationaliste. Sachons dire notre amour à nos voisins du nord !

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Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811 

 

Je vous enjoins (même si l’air de rien, le mois de juillet tire un peu vers son milieu), en ce jour de liasses Flamodures versées aux francomous, de liesse Flamodure je veux dire, à donner un geste d’amour à un de nos voisins nordistes, chers sudistes.

Un geste qui servira à la fois de preuve de fraternité et de test. Allez de par les rues et les avenues de Bruxelles, de la vlaamse kust ou des campings de La Roche. Avisez un Flamodur déambulant, peu importe sa dégaine.

Choisissez une blonde accorte à forte poitrine, une brunette au sein menu et à la croupe altière, un barbu avachi et ventripotent, un fier bellâtre digne d’une pub pour dosette de café, faites selon vos goûts et tendres inclinaisons intimes, mais chopez-vous un ou une flamoutch. Criez-lui, non pas Aline pour qu’elle revienne, mais votre amour et votre envie de fraternité humaine :

Lancez lui un vibrant "Ik Hou van je, mijn broer" (ou mijn zus, ne vous trompez pas, ce serait mal pris). Et ensuite embrassez votre Flamoutch goulûment sur la bouche, si possible avec la langue. Si vous vous prenez une tarte dans la gueule, alors c’est sûr, vous avez à faire à un séparatiste.

J’espère avoir comblé vos envies populistes avec cette fresque Napoléonienne de la Geste Flamodure des étrons d’or, ayant dépeint l’épopée héroïque des hordes boueuses et veules de Thiois qui massacrèrent gaiement les Fransquillons de manière à la fois lyrique et primesautière, avec la fidélité d’un David pour son Empereur (bien que certaines sources historiques montrent un David entaché de collusions avec l’ennemi Britton puisque David, John l’attend pour les vacances, n’ayant pas changé d’adresse et à sauts d’homme veut tenir ses promesses.)

Jeudi, nous aborderons ensemble l’étude des raisons qui poussent nos voisins d’outre-Quiévrain à faire la fête un 14 juillet, quelle idée, et à célébrer une révolution, qui n’a jamais éliminé, ni la misère, ni l’exploitation, ta ta taaaaa et nous aborderons toute la symbolique Freudienne qu’il y a dans le fait que ce n’est pas l’homme qui prend sa mère, mais ta mère qui prend le home.

En vous remerciant de votre inattention et en espérant ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas, je vous conchie tous peu élégamment.

 

Bonsoir.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 14:33

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L’été commençant, je vois le nombre de mes lecteurs quotidiens fondre comme neige au soleil. Et c’est tant mieux ! Profitez bien de vos vacances les gars, où que vous soyez.

J’en profite pour vous signalez que si vous récoltez pendant vos vacances des anecdotes amusantes, des situations ubuesques, de consternantes manifestations de l’incommensurable légèreté de la condition humaine, voire des preuves que Dieu picole (peut-être de la Leffe, bande de Boyards), je suis preneur. Un petit message sur mon blog ou ma page FB et le tour est joué.

 

Mais si les lecteurs prennent des vacances, moi aussi. Et donc cet été, le rythme de publication sera plus espacé. Pas que ça à fiche non plus… non mais. Bien sûr vous verrez en direct différé la suite du concours de l’Eurovision, avec notamment une magnifique prestation scénique des bacs ail pisse. Nous serons en direct des grandes célébrations nationales. Nous prendrons le pastis à défaut de la Bastille.

Cependant, je vous prie d’ores et déjà d’excuser un rythme de publication moins soutenu. Je vous promets une rentrée plus que salée. Enfin, si je suis toujours en Belgique… J’ai comme des envies d’envol définitif.

D’autant plus lorsque j’entends ce matin Didier Reynders, l’ex-président du mouvement réformateur (sorte de parti libéral plein de transfuges et d’opportunistes pour nos amis français) à la radio publique tenir à peu près ce langage (et bien qu’en son bec il n’y eut aucun fromage, enfin je dis ça mais à la radio, on voit pas bien les images évidemment) :

"J’espère bien qu’on aura un gouvernement un de ces 4. Pour la rentrée parlementaire ce serait chouette… parce que je ne vois pas d’autres solutions. Et si on n’a toujours pas d’accord et donc pas de gouvernement ? Ah ben ça…

Il y aura deux solutions : Les élections. Mais on est contre, on ne voit pas trop à quoi ça sert les élections au MR. Ou alors on donne de vrais pouvoir au vieux gouvernement tout pourri pour qu’il vote le budget 2012."

Quand j’entends ça évidemment, j’ai envie de prendre des vacances et de ne plus revenir. Guatémaltèque c’est chouette comme nationalité ? Comme dirait l’autre, grattez moi l’TEC, peut-être que ça le fera bouger.

 

Et donc DJ Didier, lui, il pense que les élections en Belgique, on peut s’en passer. On peut continuer avec le vieux gouvernement. Dites-moi, DJ Didier… vous vous êtes mal exprimé hein ? Vous le pensez pas ça… parce que sinon, si au cas que… jusqu’à quand vous pensez qu’on peut se passer d’élections, et rester avec un vieux gouvernement tout pourri pas sorti des urnes ? 1 an, 10 ans ? Plus ? Vous comptez installer un couvre-feu en même temps ? Monsieur Didjé, aimez-vous le camping ? Non, je dis ça parce que je pense subitement à un mec comme ça avec des beaux chapeaux et de chouettes lunettes de soleil…

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Ah désolé, je m'a trompu de photo... je remets la bonne, mais avouez que la ressemblance est troublante :

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Sinon, au rayon "sauteries estivales", nous avons, bien entendu "l’affaire DSK" ou DSK et sa grosse affaire, comme on veut. De "DSK trempe dans une grosse affaire sordide" à "DSK sort sa grosse affaire pour la tremper, c’est sordide", il n’y a qu’un ravin que je n’oserais sauter.

Ouah ! Les feux de l’amour à côté, c’est une soirée de prière et de contemplation dans un couvent de Carmélites. C’est un puits inépuisable d’humour et de bons mots ce truc. Djou ! Voilà t’y pas que les sombres agissements d’une soubrette pas claire (travaillait-elle au noir ?) blanchissent DSK. Ah ben zut alors si votre soubrette lave plus blanc que blanc, je vous en échange deux barillets contre un baril White. My first, my last, my everything.

 

Mais attention hein ! L’essentiel reste la déontologie journalistique, le souci de l’info vérifiée et pertinente. Finalement qu’il ait couché, payé, violé… ou pas est secondaire. L’important est évidemment, "reviendra-t-il dans la course présidentielle pour 2012" ? L’Elysée fait déjà un appel d’offre pour renouveler le stock de cigares. Il paraitrait qu’ils ont trouvé un bon fournisseur aux USA, à Santa Monica. Mais ne soyons pas mauvaises langues…

Pertinence de l’info. Si vous en doutiez, lisez-donc cet article signé RTBF…

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_affaire-dsk-la-pression-s-accentue-sur-l-accusatrice?id=6398603

Où on apprend entre autres que :

"Une fois revenus dans leur maison de TriBeCa, ils ont reçu la visite du couple avec qui ils avaient dîné la veille dans un restaurant italien."

J’espère que je vais dormir cette nuit en sachant cela… C’est qu’on ne sait même pas s’ils ont partouzer après. Partouze ça prend une ou deux c…

209 (2)Ah que c'est bon la liberté des vacances ! 

 

Heureusement, cet été, maintenant que les footeux font dodo panier, ils vont nous lâcher la grappe avec le sport à la télé. Bien sûr, il y a le tour de France des officines et des dealers officiels, mais le Tour de France, c’est pas du sport, c’est un feuilleton judiciaire. 24 heures chrono par équipe. Fort Boyards.

Philippe Gilbert a gagné. Certes. Mais il court pour OMEGA PHARMA ! Et quand on veut être l’alpha avec OMEGA, il reste la pharma.

Alleeeez, je suis mauvaise langue. Tous les coureurs du Tour ne sont pas positifs… Il y en a qui voient la seringue à moitié vide. Non, je déconne, les coureurs ne trempent pas tous dans des affaires de dopage, non, juste tous les gagnants du tour depuis 1997 au moins, ou bien depuis que les contrôles sont performants, c’est selon.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/sport/20110703.OBS6345/100-des-vainqueurs-du-tour-convaincus-ou-soupconnes-de-dopage.html

P9100132Les cyclistes c'est comme les conducteurs ivres : quand l'haleine est positive, on te les retourne pour les mettre au frais. 

Non, vraiment, je suis cynique. N’empêche que Jean-Luc Delarue (encore lui, il va finir par péter un joint de culasse, par cracker quoi) a immédiatement rejoint la caravane du Tour avec la sienne dès son départ de Verviers, où sa tournée l'avait conduit pour son dernier joint le premier juin. C’est un signe qui ne trompe pas. Pour le maillot jaune, suivez la ligne blanche.

Mais chaque année, les mecs regardent ce truc à la télé. Puis quand éclatent les affaires, ils crient "tous pourris". Mais pas de souci, l’année d’après, ils ont tout oublié. M’enfin vous n’avez toujours pas intégré les principes de la branlocouillométrie ?

 

Et cet après-midi, Elio Di Rupo remet sa note au roi…

Je vous dis qu’on n’a pas fini de rire cet été…

Mais si la Gelbique éclate, il nous restera son âme… délectez-vous ! Et n’oubliez jamais, si des fois à la rentrée le pays avait fini son évaporation estivale caniculaire :

La Belgique est un plaisir et doit le rester !

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 12:45

 

Almanach du 27 juin au 2 juillet

Alors que les stigmates de la tempête se referment lentement sur ma région, le soleil revient timidement, sans la chaleur. La végétation reprend fièrement le dessus. Les fruits grêlés tombent au sol ou pourrissent. La roue tourne quoi.

Et pendant ce temps là, DSK et sa grosse affaire n’en finissent pas de rebondir de matelas en matelas, de soubrettes en aventures new-yorkaises. Les preuves, les rumeurs continuent à courir, plus rapides que la vérité, pas celle avec un grand V qui est insaisissable à notre condition humaine ni même la judiciaire qui souvent laisse un goût amer de gâchis dans la bouche. Qu’importe au fond puisque quoiqu’il advienne, il restera ceux qui croient et ceux qui ne croient pas : à l’innocence ou au complot.

Au diable les faits, le recul, l’homme est animal de croyance et non pas de raison. Plus les moyens de communication avancent et plus les faits se reculent. Sans contrepet de contresens ridicule.

Branlocouillométrie que tout cela. Anatole Legrain-Gallet, j’en appelle à tes mânes, éclaire-nous de ta science !

253 (2)Dis Josiane, tu y arrives toi, à mettre ta tête dans le sable ? Non trop dur. C'est pas du sable. Je suis pas assez agile pour mettre ma tête dans l'argile. Et puis je ne sais pas si c'est une bonne idée de se cacher la tête en sortant le cul, y a DSK qui court à nouveau... 

 

L’essaim des Saints

Lundi : On fête Sainte Pome dont on ne sait rien de la vie mais dont on nous bassine pourtant le fondement avec la sainteté. On cultive même ses reliques dans l'église de Châlons-sur-Marne. Moi, je peux vous dire que c’était une martyre. Elle disait même « Dieu du ciel, les merdes, c’est toujours pour ma Pome »

Mercredi : Rien à dire sinon que Sainte Béate fut Sainte par son attitude hautaine. La Béate itude de l’altitude quoi. Et Sainte Chouchan qui était tout sucre tout miel avait une ferme en terre Chouanne à Châlon Chous-Cheine.

 

Jeudi : Rien non plus sinon Sainte Erentrude (6ème siècle). Rapport à DSK qui lui aussi dans les soubrettes aux sombres desseins rentre rude.

Vendredi : Saint Lunaire (évêque du 4ème siècle en Bretagne) qui, grand distrait, se promenait souvent les fesses à l’air.

Samedi : Sainte Monegonde vivait en ermite recluse (570). Originaire de Chartres qu’elle avait signée, elle s'en fut à Tours, mais à combien de kilomètres ? Sans doute peu puisqu’elle devint veuve et vécut dès lors des années recluse auprès du tombeau de Saint Martin.

Mais qu’importe puisque Monegonde était poitrinaire et que question Tours, celui de sa poitrine était formidable. D’ailleurs, la paroisse sainte Monégonde en Lochois perpétue son nom. Elle fait partie somme toute des gros saints de Touraine dont le Tours est évoqué à Nichon, à Chinon, pardon. Elle est très estimée dans le monastère par les doyens saints pères  de Loches. *1

 

*1, Allez, allez, cherchez : doyenné de Loches sur gougueule, vous verrez si je raconte des carabistouilles…

 

Et dimanche, dimanche, mes amis c’est la Saint Anatole. Alors même que DSK rebondit toujours. Signe du destin, de la Pleine Lune. Séléné Nez, de Loches, gros Saints de Poitou. Tout se tient. Fulgurance de la pétulance spirituelle à 40°. Aaaaaarghhhhhh….

 

NB : Je tiens à signaler que je ne suis sous l’influence d’aucune substance illicite. Illicite, j’ai dit. Cuvée Marie 2007 de Charles Hours (des Pyrénées), c’est pas illicite !

 035 (3) Le Rustre en personne ne l'entend pas de cette oreille !

Retrorustre.

Comme c’est la Saint Anatole aujourd’hui, je m’en voudrais de ne pas évoquer l’œuvre immense de ce génie méconnu de la branlocouillométrie… Et tant qu’on y est, quelques extraits de l’encyclopédie qui lui est dédiée.

 

Anatole Legrain-Gallet, sa vie, son œuvre.

http://lerustre.over-blog.com/article-l-encyclopedie-anatole-legrain-gallet-genie-meconnu-70940039.html

Et en deux parties en plus ! Comme une bonne grosse paire de… jumeaux.

http://lerustre.over-blog.com/article-encyclopedie-anatole-legrain-gallet-genie-meconnu-2-71190460.html

 

Deux articles assénant avec une gouaille débilitante des stupidités aussi définitives que :

« Décédé à l’âge respectable de 143 ans, dans la discrétion la plus absolue et oublié de tous, il reste cependant un des plus grands penseurs contemporains, ayant prestement fait fermer leur boîte à camembert à des messieurs je sais tout tels Nietzsche, Albert Einstein ou Amanda Lear. »

« Son Père André-Modeste Legrain est peu connu lui aussi, alors qu’il proposa le premier hymne national Belge. Pour ceux que l’histoire passionne, ça donnait à peu près ceci :

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange "

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange en marchant"

"sur Bruxelles" ?

Mais bon, allez savoir pourquoi, ce ne fut pas retenu par les insurgés.

 

« En 1830, ayant donc pris le train en avance, et vachement encore puisque la première ligne Belge date de 1835, Ernestine rencontra André-Modeste qui était en retard sur son temps, manifestant avec un troupeau meuglant d’excités réactionnaires contre le passage du monstre de fer.

André-Modeste dérailla pour l’arrière-train d’Ernestine qui n’avait pas oublié d’être accorte, callipyge et œil-de-bichesque. Il jeta son panneau revendicateur aux orties ; elle, sa vertu aux chardons. Les manifestations battaient leur plein qu’André-Modeste et Ernestine tournoyaient déjà dans les affres délicieuses des tourments bénis de l’amour passion. "Oh, oui, encore, oui, oui"… et toutes ces sortes de choses.

« Il ajoute à ce propos : aussi rose qu’un Flamand, au moins le cochon se mange-t-il et parle-t-il la même langue que nous. Son succès est mitigé. Non seulement de nos jours, il y a plus de cochons en Flandre que de Flamands, mais en plus les cochons votent séparatiste ! »

 

Et enfin, les bases de la branlocouillométrie… 

http://lerustre.over-blog.com/article-encyclopedie-branlocouillometrie-definitions-et-implications-stellaires-71713064.html 

« Littéralement, la branlocouillométrie est donc l’art de dire n’importe quoi en ayant l’air sérieux et en se foutant de la gueule du monde.

La branlocouillométrie est née des travaux et réflexions de l’immense Anatole Legrain-Gallet (1830-1973). Dès 1772, celui-ci remarque que plus on explique quelque chose à un con et moins il comprend.

Corollairement, ou presque, plus il y a de cons dans une salle et moins on doit faire d’efforts pour qu’ils ne comprennent rien.

A partir de ces constats, il est aisé de démontrer qu’on peut se fiche de la poire du monde en racontant n’importe quoi pourvu que ça jargonne à qui mieux mieux. Non seulement, les mecs y pigent peau de zob mais en plus dans 5 minutes, ils auront tout oublié. »

« Ainsi, en 1928, il annonce sur son blog l’invasion de la terre par les troupes vénusiennes venues de Vienne, advienne que pourra. Il déclenche une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1933, il annonce l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1935, il annonce le retour à l’Olympia de Chantal Goya, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. »

 

Bon sang, sacré Anatole !

Bon week-end. Euh… si vous lisez mon blog la semaine prochaine, prévoyez des cirés. Va y avoir des éclaboussures…

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:14

Mesdames et messieurs, chers auditeurs, chères auditrices, nous sommes de retour en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, pour la suite de cette retransmission en Eurovision. Tout va bien Jean-Pierre, remis de la flambée intello de Francis ? Vos neurones tiennent le coup ?

-Va chier, Bozo !

-Elégant en diable, Jipé…

-Mais j’y pige rien à ses feintes grecques avec ses typhons, ses borées et ses Parthénons, jeunesse.

-Ah Jean-Pierre, ce fut pourtant une prestation homérique

-Ah oui OK, je pige maintenant. Homérique. Rapport aux Simpsons, tout ça ?

-Mais non crétin, Homère, l’Illiade, la mythologie Grecque, l’Odyssée, Ulysse…

-Ah, là, je pige :  Je suis Nono, le petit Robot… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn.

-Irrécupérable Jipé, bon pour le privé !

 Img0008 e7a En Islande, même en été, le fond de l'air est un peu frais...

-Je vous interromps Jean-Edern. Car pendant que vous discutez avec votre pote, Lady Glagla nous annonce le prochain candidat, pour la Moldavie.

-Tout à fait Francis. Voici maintenant le candidat Moldave. Sopranal.

-Moldave ? Mais je croyais qu’il venait du côté de Charleroi.

-Et alors, c’est pas en Moldavie Charleroi ?

-Ce doit bien être à l’Est de quelque chose en tout cas, mais pas à l’est d’Eden.

-M’en fout de votre Charleroi, Jean-Margoulin, c’est pas une ville ça Charleroi. Faut du passé et du sang versé, une âme polie à la meule de l’Histoire avec une grande Hache. Vous voulez de la ville ? Lîdge ! Asse veyou l’torê ? Esse-ti bê ?

-Tu m’étonnes John, saleté principautaire va ! C’est bien les Liégeois ça !

-Vous n’êtes pas d’origine liégeoise Jipé ?

-Je… non. Non non non. Ces Lîdgeux, centres de la Belgique avec leur Wallon, leur accent et leur histoire millénaire, ils me gonflent. Si ça ne tenait qu’à moi, on rebrulerait la ville tiens.

-Tiens à ce propos, Francis, vous pourriez nous faire un rappel historique ?

- Je ne sais plus qui a incendié Liège en 1465. Charles le Téméraire ou Charles Michel ? A moins que ce ne soit son père, Louis le Pieux, un homme tiré du bois dont faisait cent palettes. Le Pieux… comme dirait Charles Picqué, il est temps qu’on clôture, les limites sont dépassées.

-Bon, Sopranal, les amis. Ca relèvera le niveau. Sopranal qui pousse un cri d’amour émouvant et poétique : «J’ quette Jocelyne », Sopranal.

 

 

-Hé ben vous voyez, hein Jean-Claudine, quand je vous disais, à propos de Charleroi. Tous pourris !

-Francis… Poujadissss, sont des mots qui vont si bien ensemble.

-Hautain boudin sont des saucisses qui…

-Bon les enfants fin de la partie ! Francis : Liège question magouille politique, c’est pas clair, clair non plus hein… Parait même que le glaive de la justice, tout Seraing qu’il était, s’est Flémalle en tenant le sceau des lois par son Ans… C’est dire…

-Tous pourris de toute façon, j’vous dis Jean-André. Tous partout. En Belgique, en Allemagne, en Grèce, en Italie, en France…

-Francis, c’est plus du poujadisme là, c’est de la banalité. C’est pas pire, c’est juste plus con.

-Poujadisme ? MAM, DSK, TRON ? C’est des titres de jeux vidéos ?

-Ah oui ! Ce scandale avec le ministre Tron en France.

-Minestrone, Serge ? C’est pas plutôt Italien ?

-Ah, laissez-nous avec vos billevesées, Jean-Modeste, cette histoire sans queue ni tête d’homme tronc qui prenait son pied avec des panards me casse les couilles. J’en ai plein les fesses. Surtout que le gars a beau jouer les fiers à bras, il n’a pas les épaules assez larges que pour ne pas se casser l’échine.

-Vous pensez qu’on s’échine à l’épier ?

-Dites-donc, vous n’essaieriez pas de contrepéter Jean-Richard ?

-Pas du tout, tournez-le dans tous les sens, c’est à deux doigt de la contrepèterie mais deux doigts qui font toute la différence. Enfin... quoique.  

-Mouais… Enfin, cette affaire Tron toute étrange ne mériterait pas de marche blanche même pour un cas de podophilie saisi sur la tranche. Etrange cas d'étron car si j’ai déjà entendu parler d’estomac dans les talons je n’avais jamais ouï telle affaire de libido dans le talon, Jean-Achille.

-Ben, lui aussi on se demande s’il a zouï, hein Agnès ?.

-Si je puis me permettre, D’intervenir à l’aulne de...

-Allez-y Serge, dites quelque chose d’intelligent.

-Cette histoire me rappelle le livre passionnant de la romancière belge Amélie Poulain : Mieux vaut avoir l’étalon dans l’estomac que l’estomac dans les talons : réhabilitons les boucheries chevalines !

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En parlant de boucherie chevaline, j'me découperais bien un morceau de selle dans le gras mois. Ou alors un bon cheval melba. Henni soit qui mal y pense mais cheval dire à ma mère que tu as triché pendant la croupe du monde. 

-C’est pas du jeu Serge ! On avait dit intelligent ! Meeeeeerde. Jument fout de vos jeux de mots ! Mais heureusement, le prochain candidat arrive déjà et c’est du lourd. Du très lourd. De l’heavy merdal authentique de chez OTAN tique pour lequel je vous prierai de laisser vos commentaires à 5 balles au vestiaire. C’est la Suisse qui nous arrive. Et là respect. Vous allez voir qu’après ça, la seul commentaire qui convienne c’est le silence. Nous allons écouter la Suisse et ensuite une page de pub.

-C’est Lady Glagla en personne qui nous l’annonce, Jean-Blaise. Un groupe qui nous sert un rock musclé et une collaboration exceptionnelle entre des artistes majuscules.

-Oui, des majuscules qui avancent et qui reculent si bien qu’à la fin c’est nous qui nous retrouvons entubés.

-Je conseille cependant aux lecteurs de s'accrocher à leurs neurones, parce que là, ça va tondre des triangles de pelouse.

-Quel humour rase-mottes Francis ! 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:13

 

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8 minutes. Juste 8 minutes. C’est le temps qu’a duré la grêle hier soir. Des grêlons énormes. La chaleur étouffante et puis tout à coup le vent, violent et froid, se lève. En quelques minutes, la pluie se met à tomber à grosses gouttes glacées. Le temps de rentrer et c’est le déluge. Et là impuissant, vous assistez à l’apocalypse.

Depuis le mois de mars, je m’échine au jardin. Pour la première fois en 6 ans, j’étais arrivé plus ou moins au résultat attendu : des massifs de fleurs sauvages, des dizaines de coloris, de feuillages, de « textures » différentes. Puis il y avait le potager évidemment. Bien sûr ce n’est pas mon gagne pain. Mais quand même, il fournit tous nos légumes entre le mois de juillet et celui de février par l’intermédiaire du congélateur.

Ce n’est pas mon gagne pain mais aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser aux agriculteurs, aux viticulteurs qui subissent ça, eux qui en vivent, eux qui en remplissent leur assiette. Et qui voient tous leurs efforts d’une année vaporisés par un quart d’heure de grêle ou dix minutes de tornade dévastatrice.

Et face à eux, je pense à tous ces bobos et ces nantis, ces donneurs de leçon qui, dans le domaine du vin surtout, se permettent de prendre ces gens de la terre de haut, voire, pourquoi pas, les cons ça ose tout, de leur donner des conseils culturaux. Pro-bio, anti-bio, pro-nature, morpions collés aux parties du terroir, amateurs de risotto… Venez pas me poncer les burettes aujourd’hui, je suis pas d’humeur.

8 minutes. Et ces gros bouts de glace qui explosent contre la vitre de mon salon. Tout à coup de l’eau s’engouffre dans mon rez-de-chaussée et dans la cave, venue on ne sait pas trop d’où. Il faut écoper. Hé, vous saviez qu'une bouteille de vin, même à plus de trente euros, ça flotte pas ! Heureusement que l'eau arrive, parce que collé à ma fenêtre, les bras ballant, impuissant, j’enrageais. Trois mois de sueur : le matin avant d’aller bosser, souvent dès 5 heures. Le soir après le boulot, arroser comme un perdu avec cette foutue sécheresse, lutter contre les limaces quand il pleuvait. Le week-end. Le dimanche, grasse matinée : je me lève à 6 heures. Alors OK, en même temps, il y a le blog et tout. Mais n’empêche. Combien de fois serais-je bien rester sous les couvertures ? Combien de fois aurais-je pu jouer avec mes enfants au lieu d’aller biner, d’aller semer, d’aller finir mes tomates parce qu’on annonçait du vent, d’aller buter mes patates. Combien de fois ai-je envoyer ma femme sur les roses ? Et le mal de dos, les insolations, les courbatures, les heures, l’argent dépensé. Du travail tous les jours depuis mars. Des dizaines d’heures de labeur. Huit minutes pour tout détruire. Tout ? Aucune idée, je suis coincé comme un con à écoper.

Bien sûr, il y a les avantages : l’odeur de la terre en avril, quand elle se réchauffe, qu’elle devient amoureuse. A l’aurore, parfois tu t’arrêtes et tu t’appuies sur ta bêche. Tu es seul avec le joyeux tintamarre printanier des oiseaux, tu savoures l’air frais, tu caresses la rosée, tu t’amuses de petits papillons de brume qui volètent autour des troncs.

Les soirs de moiteur orange et rose, il y a les papillons et les hannetons partout autour de toi. Et alors que tu ranges tes outils, pensant à l’ambrée fraiche et mousseuse qui t’attend sur la terrasse, les lucioles et les chauve-souris sortent de leurs repaires de jolis petits vampires.

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Il y a la joie de voir les feuilles puis les jeunes fruits. De se dire que cette année promet d’être magnifique. La joie de voir des plantes saines, vigoureuses et pourtant exemptes de tout phytosanitaire.

Il y a les légumes frais, saveur incomparable, que tu vas cueillir pour les cuire immédiatement. Ces tians délicieux, ces gratins d’aubergine, la moussaka de septembre, les pois sucrés que tu manges à même la cosse. Vous mangez quoi les enfants ce midi ? Du concombre ? OK, tu vas m’en cueillir un mon chou ?

Huit minutes… pour tout foutre en l’air. Sans espoir de retour, je suppose, pour certains légumes : trop tard pour semer. Trop de fierté pour aller acheter des plants en jardinerie.

Et moi, ce n’est pas mon gagne-pain. Mais comme tous ceux qui vivent, même un peu, de la terre, je suis à la merci des sautes d’humeur de notre charmante mère Nature que d’aucuns voudraient porter au pinacle de la bienveillance. Mais la Nature n’existe pas, c’est juste une collection d’animaux et de plantes qui vivent ensembles. A cela s’ajoute le climat, une machine aveugle, sans âme, sans cœur qui se fout comme de sa première culotte de nos agissements de nains de jardin.

Cette nature que chaque année, je trouve, nous prenons un peu plus de plein fouet dans la gueule. Mais, allez, on est un peu beaucoup responsables non ?

Huit minutes suffisent. Et puis parmi les internautes du vin, tu as encore des môôssieurs pas avares de conseils suite à leur dernière hardie dégustation, wouah les risques qu’ils prennent dis-donc. Sur les marchés tu as encore des peïs pour dire :

-Je m’en doute que vous respectez l’environnement monsieur mais vous n’êtes pas bio.

-Oui mais vous les avez goûtées mes fraises, vous les avez visitées mes serres, vous avez vu mes petites guêpes qui bouffent les pucerons ?

-Certes mais vous n’êtes pas bio. Certifiez-vous et on en reparlera.

Huit minutes. Et puis, dans le noir, tu vas quand même voir les dégâts. Tu t’accroches aux bonnes nouvelles : la serre semble ne rien avoir. Tu t’arrêtes devant le reste incrédule. A la place de tes superbes plants de patates, il y a une espèce de hachis de tiges jetées sans respect dans le fond des butes. En tâtonnant dans le noir, tu trouves des espèces de dentelles là où il y avait quelques heures avant des plants de courgettes.

Alors tu arrêtes. Demain sera un autre jour. Il sera toujours temps de voir ce que sont ces grandes tiges brisées. Il sera toujours temps, si la pluie cesse un jour. Si le soleil revient un jour.

Et alors, on se lèvera à l’aube, on chaussera ses bottes et on recommencera tiens…

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 06:43

035 (2)

 Attention, voici de l'humour qui cocotte et qui en plus ne présente rien de n'oeuf.

- Cette prunelle est simplement… Au plus que tu la goûtes au plus qu’elle te goûte ! Et la tarte se marie bien avec. Francis, Vous pouvez m’appeler Jean-ce que vous voulez, je vous z’aime !

-Je me demandais juste, Jean-Juste… Marcel Amon, c’était pas une divinité sur l’île de Ré ?

-Ah oui Marcel Amont, rapport au chapeau de Mireille, aux vents, à Eole, tout ça. Très fin Francis, mais je doute que nos auditeurs pigent.

-Pourtant Jean-Hippocrate, la Grèce antique, qui rappelons-le doit être changée parce que c’est cancérigène et pas bon pour la santé en plus, regorge de divinités éoliennes.

-Hé bé… et pourtant ces gens là n’avaient pas l’électricité.

-Tout à fait. Ils avaient déjà des champions d’athlétisme plus rapides que le vent, les frères Borée. Modernes en plus les Grecs en tic. Ils utilisaient déjà l’Euros. Mais pas pour payer, juste pour mettre dans les chansons de Jacques Brel quand il chantait en grec : Avec l’Euros, écoutez-le vouloir, le pays ruiné qui est le mien. (1)

-Si je puis me permettre Francis, vous commencez à me faire caguer avec votre culture là. Tiens prends celle-là : Quand ça sent le soufre en enfer, satan pète. Et si ça continue, il va Hécatonchire è Mouss !

-Bon Francis, Serge, on perd des auditeurs là, si on se cantonnait au « Ris basique ». Du bon caca pipi des familles ? Et donc sans transition, nous allons écouter maintenant la deuxième prestation de Mister Methane, en tant que candidat de la Suisse, avec le très poétique « Wind of change ». Un commentaire Jean-Pierre ?

-Non je pensais juste à l’artiste suivant qui va devoir récupérer le micro. Au fait de quel signe zodiacal tient ce monsieur ? Je penche pour Verseau ascendant Zéphyr.

-Je crois plus simplement qu’il est du signe du Scorpion, Jean-Pierre, ça me semble logique.

-Wind of change Jean-Olivier, qui est le nouvel hymne national du MR. Avec des paroles poignantes :

« Girouette, gentille girouette, girouette, je te chevaucherai ».

-Ah bon, moi je croyais que c’était tu veux ou tu veux pas ?

-Comment ça ?

-Ben oui, une fois on se fait une bouffe dans un resto chic, la fois d’après on ne veut plus négocier avec la N-VA, trois mois plus tard, on rêve de têtes à têtes avec Bart sous la couette en foutant des miettes de gaufre tout partout dans les draps bleus froissés, tout ça pendant qu’Olivier Maingain gueule partout que la N-VA c’est des fachos… Je m’excuse, mais le mouvement réformateur ça fait désordre. Limite Muppet Show, mais avec les rideaux en bleu si vous voulez.

-Certes mais revenons à notre chevalier du Foehn, avec Wind of change. Envolons nous sur les ailes de la légèreté.

Chocking It isn't ? Mais que fait-on du micro après ?

-Je dois dire qu’il m’a roulé dans la farine l’animal. Prions pour qu’heureux, il fêle Jacob. Un numéro tonitruant.

-Oui Jean-Louis, Tony le truand qui était un des parrains de la mafia des déchets à Palerme et qui lui aussi faisait dans le méthane. Et par ailleurs, comme on dit dans ch’nord « Mé ta nanorak, y drache ! ». Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn…

-N’empêche Jean-Pierre : ce n’est pas parce qu’on veut rester dans les annales qu’il faut l’avoir dans le cul. Pourtant je crois que nous avons une bonne tête de gagnant devant nous : la chorégraphie, le costume ringard avec des couleurs criardes et questions étincelles, on peut dire que ça pète des flammes.

-Je dirais même plus Jean-Philémon, les Pays-Bas ont mis la barre très haut. Une barre tellement haut qu’ils vont se mettre à faire des pubs pour Pizza Hut, si ça continue.

-Aaaahh, Francis, n’évoquez pas Tia, elle me botte.

-Non Jean-Epicure, je préfèrerais évoquer ces paroles définitives autant que consternantes du philosophe Pascal Mouton « Quand le gaz part, Melchior bat l’ bazar »

-C’est qui melchior ? Un roitelet ?

-Mais non ce n’est pas Melchior Roitelet, c’est un faux mage de Hollande qui avait un numéro de tulipes notiseurs.

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OTAN en emporte le vent du désert. Le bombardement de Tripoli. Au centre on distingue bien Kadhafi, tandis que les rebelles passent à l'action. Bien tapie dans l'ombre avec son casque (presqu'un parachute) doré Christine Lagarde qui meurt mais ne se rend pas. Et bien sûr la présence de Nicolas Sarkozy (le playmobil de droite) pose question quant aux agissements de la France et de ses féroces soldats.

-A propos de petomane, connaissez vous l’humoriste Vincent Lagaf’ qui officie sur TF1 Jean-Louis ?

-Boarf vous savez, moi les chaines privées, ce n’est pas comme vous hein Jean-Pierre, je n’en rêve pas la nuit… Mais Lagaf’ c’est le tondu qui anime des jeux ?

-C’est ça. Vous savez pourquoi Lagaf’ est chauve ?

-Non, mais je m’en fous.

-Parce qu’il a joué dans Spiderman et que l’araignée a pété !

-Ah… et ?

-Et ? L’araignée a pété et le gaz tond Lagaf’… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Elle est bonne non ? Gaston Lagaffe !

-Jean-Patachon, je suis sidéré. Ce type, c’est carrément Fantasio chez les ploucs.

-Francis, je crois que j’ai besoin d’une larme de prunelle.

-Volontiers mon bon Louis-Jeanne, c’est un calmant en plus.

-Sur ces paroles consternantes de notre ami Jean-Pierre, nous nous quittons encore une fois pour un peu de réclame poussive et vulgaire, bien plus qu'un malheureux petomane.

 

(1). Le lecteur voudra bien me pardonner cette parenthèse d’humour intello mais bon faut bien faire le yeux doux à la Communauté Française, ils vont peut-être me subsidier. Et puis ça me donne bonne conscience après les tonnes de caca pipi déversées ici. Une vraie manif d'agriculteurs. Et donc chez les Grecs, si tu vas t’y faire voir, tu verras Borée, le vent du Nord, Euros le vent d’Est et les Hécatonchires, les tempêtes.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:12

Almanach de la semaine du 20 au 26 juin.

 

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, en ce dimanche, plutôt qu’aller fol en messe, lisez-donc mes hagiographies. Je rappelle que tous les saints évoqués ici sont vrais de vrais. Peut-être l’église a-t-elle supprimé de ses calendriers officiels nombre de ces martyrs des premiers âges, mais soyez-en sûr quelque part dans les campagnes reculées de France ou de Hongrie, il existe encore des chapelles, des dictons, des neuvaines ou des légendes les concernant. Pour vérifier : www.nominis.fr.

 

Les saints :

 

Lundi le 20 juin : Si Saint Méthode était bordélique en diable, Saint Bain était très propre sur lui. Quant à Sainte Gemme c’était une femme brillante et précieuse qui enfilait les perles pour protéger ses bijoux de famille.

Mardi 21 juin, c’est l’été, le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année. Chouette. Cela signifie aussi que dès demain, les jours raccourciront nous emmenant inéluctablement vers les rigueurs de l’hiver : les petits matins glacés, le givre sur les pare-brises, le verglas et son lot de morts sur les routes, les vieux mourant seuls, de froid, oubliés de tous y compris d’eux-mêmes, les pauvres qui ne pourront plus se chauffer autrement qu’en foutant les doigts de leurs gosses dans le poêle, oh un ou deux doigts par gosse, ce qui arrange tout le monde, avec 8 ou 9 doigts on se débrouille encore et puis les pauvres ça a un tas de gosses alors ça fait un paquet de doigts pour l’hiver, les loups affamés dans Paris, la pestilence sur Marseille et le beaujolais nouveau sur Lyon. Cette note d’optimisme estival vous était offerte par les cordes « Le nœud coulant ».

Sinon, le 21, c’était la Saint Pelade. Il mourut en 518 d’un accident stupide. Pelade était doté d’une pilosité abondante et d’une barbe de patriarche. Il avait l’habitude de parler dans sa barbe et un jour, il avala de travers un reste de cuissot de chevreuil qu’il y avait stocké en vue d’une longue marche d’ascèse. Alors il s’assit sur sa çaise et il mouririt seul dans les bois parce qu’il n’y avait pas un pelé à la ronde. Enfin, c’était la Saint Leufroy, au Pays d’Evreux, en pleine Normandie, il picolait du calva, parce que disaient ses contemporains, « il eu froid »

Mercredi le 22 juin nous nous rappelions (enfin moi, tas de mécréants) Saint John Fisher qui était un pauvre pécheur et Sainte Prece qui mourut écrasée sous le poids de la foi, parce qu’elle écoutait trop Barrique White. Et à trop tâter de la barrique elle eu une crise de foi.

Et puis vendredi c’est pas pour dire du mal, mais bon la religion catholique ne pense pas au bonheur des enfants. Non mais, voyez donc ce qu’on nous propose aujourd’hui : Saints Agoard et Aglibert, Gohard, Rombaud, Simplice, Théodgar et Théodulphe… Alors qu’il y a de si beaux prénom : Justin, Kevin, Allison, Jennifer, Spiderman, Starsky et Hutch si ce sont des jumeaux.

Mais le ou plutôt la meilleure du jour reste la Bienheureuse Raingarde. Bon vu qu’elle vivait vers 1100, je veux bien qu’elle n’était pas à la page bien qu’elle dû en avoir quelques-uns à son service des pages, mais quand même. Vous imaginez votre femme ou votre mère s’appelant Raingarde vous ?

-Ta mère c’est une ringarde !

-Ben oui, c’est vrai. Comment tu le sais ?

Et enfin, en ce dimanche 26 juin, fêtons Saint Pélage et il en a bien besoin vu les températures ! Il paraît que Saint Pélage avait mauvaise haleine et se promenait souvent à poil. Quand il avait bu, il nageait souvent en eaux troubles Pélage, hic !

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Saint Pélage, le matin avant le rasoir... 

 

Rétro Rustre.

 

LA page Facebook de Jésus, rien de moins…

http://lerustre.over-blog.com/article-tres-breve-de-comptoir-56380947.html

 

 

La télé quelle plaie !

http://lerustre.over-blog.com/article-vacances-potins-et-page-blanche-56379499.html

 

« Oui, j’avoue m’être parfois gélifié le cerveau des heures durant devant Louis la Brocante, Joséphine et Julie Lescaut. J’aime les séries policières mais FBI portés disparus, à la cinquième diffusion, ça lasse, on voudrait que ça disparaisse. »

Et enfin, un texte juste à moitié drôle sur les pratiques et les enfantillages de certains prêtres…

http://lerustre.over-blog.com/article-les-enfants-du-bon-dieu-c-est-pas-des-canards-sauvages-57052874.html

 

« Et puis j’en voulais à mes parents : ils m’avaient tout avoué pour Saint-Nicolas, pourquoi pas pour Dieu ? De ce jour, je suis devenu un perturbateur du cours de religion, le genre qui faisait rire les copains en demandant si le diable existait, qui  à la question "qu’évoque l’église pour vous ?" répondait "les bûchers". Bref, révolte adolescente, un peu puérile, mais qu’est-ce qu’on a ri ! »

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:13

-Délicieuse cette petite prunelle, Francis… Elle me donne des idées de jeux de mots dégueulasses et…Oups, antenne.

-Et nous nous retrouvons en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, Jean-Louis Lahaye, Francis Ballast, Jean-Pierre Hautain et Serge le Lama pour ce concours eurovision des grosses klettes. Et justement voici le deuxième candidat. Représentant l’Angleterre, il part parmi les favoris, Jean-Pierre.

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Plus que les petits pois écossais et sans paraître avoir la gale, je préfère la panse de mouton farcie. Il ne faut pas confondre les perfides albiques qui farcissent des moutons et les fidèles de la légion qui farcissent des biques.

 

-Je crois qu’on peut le dire Jean-Louis. Plus encore qu’avec Natacha Tenfeu…

-Hé ! entre deux coups de prunelle, laissez moi vous dire…

-Oui Francis !

-A propos de Natacha Tenfeu…. La pauvre, elle souffre. Natacha a mal !

-Gné ?

-Natacha Hamal, l’actrice….

-Jean-Pierre, on va faire comme si on n’avait rien entendu et on va poursuivre. Lui répondre c’est l’encourager, et il ne faut pas.

Oui…donc… bref, Ou en étais-je ? Ah oui : Un des favoris de cette compétition, ce qui n’est pas difficile Jean-Louis. Vous verrez au cours de nos émissions que tous les condidats sont des favoris potentiels. Z’ont tous une belle tête de vainqueur. Mais ce que nous allons voir maintenant, mes bons amis, sort de tous les sentiers battus. Il s’agit d’une véritable quintessence de l’expression corporelle scénique. On touche même là au fondement de la dialectique gestuelle existentielle Sartrienne. Vous noterez que ce candidat reviendra tout à l’heure comme représentant des Pays-Bas, rapport aux moulins à vent.

-Ah bon ? On peut être candidat pour plusieurs pays ?

-Bien sûr. Cela n’est pas en contradiction avec le principe de l’Eurovision : toutes ces daubes ont tellement peu d’âme que tout est interchangeable, surtout les artistes. Tant qu’ils changent de costume et de pétasses qui dansent, vous savez... 

 P9040297 "Comme un ouragan, le typhon a un peu plié mes tournesols". Marcel Proust et Frédéric Mistral dans "Nick, ton Moulinsart va trop vite".

-Pour ma part les amis, je me méfie de la perfide Albion et de ses présents surtout quand les Brittons s’appellent Timéo ou Dona. Un jour, en Angleterre, une sorcière friande d’hirondelles à la noix de coco me transforma en triton !

-Vous allez mieux on dirait !

-Mieux ? Je suis un lama et vous trouvez que je vais mieux. Moi, j’aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro, celui de l’équilibriste le seul qui compte et qui consiste à pas tomber. Plutôt que lama j’aurais voulu être lamantin. C’est moins lamentable.

-Serge, votre histoire me rappelle quelque chose, mais quoi ? Voyons, Timéo et Dona… Oui c’est ça ! La déclaration d’Herman Van Rompuy : "les Grecs nous craignent surtout quand on leur fait des cadeaux".

-Un morceau de tarte les amis ?

-Oui Francis. Et le nom de cet artiste ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Méthane man, tout un programme. Ecoutons cette œuvre touchante intitulée "One perlouze in my froc".

 

 

-Vous ne mangez plus votre tarte Francis ?

-Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens une singulière baisse de l’appétit, Jean-Pilou.

-Je dois avouer que c’est une œuvre qui décoiffe. Bien que j'eusse préféré qu'il nous interprète "Comme un ouragan"

-Tout à fait Jean-Louis. Et il s’agit également d’une véritable performance physique qui fait souffler un vent de fraicheur sur la musique moderne. Un morceau qui marquera les anales.

-Oui, enfin de fraicheur, Môssieur Hautain, permettez-moi d’en douter. Si c’est de l’aérien, ça vole quand même bas. Et question énergies vertes, je préfère quand même le solar impulse à ce prout qui pulse.

-C’est clair : prout le bruit qui pulse ! Il y a un poème du Titicaca qui commence ainsi "Avec le vent du nord qui vient s'écarteler. Avec le vent du nord, écoutez le Condor passé. Le plateau Andin qui est le mien !"

-C'est beau Serge, c'est beau.

-Mouais, n’empêche… Il faut savoir néanmoins derechef OTAN que fer ce pneu, que dans le civil, Monsieur Méthane alias Hannibal Sphincter le péteur en série, est attaché du cabinet du ministre en charge des énergies renouvelables.

-C’est passionnant ça Francis.

-Et Oui Jean-Ermengarde, surtout quand on sait que ce monsieur a notamment en charge le développement du secteur de la bio-méthanisation et celui des éoliennes, ce qui est tout à fait dans ses cordes alors que lui, joue plutôt d’un instrument à vent.

-Réellement détonnant. On peut dire que ce monsieur a plusieurs cordes à son arc. Mais dites-moi, une question me taraude… Un pétomane ça doit acheter des quotas de CO2 ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn… Votre feinte, elle est éventée. En plus, je crois que le tir à l’arc, ce n’est pas dans ses cordes. Ouaip Guillaume, c’est tel que je vous le dis. Lui c’est plutôt l’instrument à vent. Un vent de gogues qui me coupe une oreille si vous me passez l’expression. Au point de me dégoutter de la trompette et du piston. De l’urticaire Jean-Louis.

-Si vous avez la guitare qui vous démange, grattez un petit peu Jean-Pierre.

-Malgré tout, Jean-Paltoquet, cette faculté d’alimenter les moulins à vent reste pour moi un don qui choque. Il sert vents d’aises celui-là.

-Personnellement, Je trouve qu’il poète plus haut que son cul. J’aime beaucoup sa poésie. C’est le plus fol et le plus magistral de la bande à Eole.

-Frédéric Mistral ?

-Non, Marcel Amont.

- Tiens, Marcel Amont il aval ? Moi j'aurais dis Gérard Lenorman (1)

-Pffff, Francis, avec vos jeux de mots vous me faites pleurer des rivières, alors que tout ce que je veux, c'est revoir ma Normandie. (1)

-Chapeau, Jean-Mireille, je vous félicite pour votre culture générale !

-Une page de pub et nous revenons pour de nouvelles fadaises !

 

(1) J'avoue que pour celle-là, faut soit être régional de l'étape, aimer jouer au ni oui ni non et aimer la cuisine au beurre. Cherchez un peu, merde. Tapez par exemple : http://nrm.wikipedia.org/wiki/Vent

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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