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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 06:51

 

Un jour.

Mardi, de la pluie enfin. Alors que le temps du sureau se termine déjà, 15 jours à trois semaines à l’avance et que les camomilles s’ouvrent. mais la sécheresse n'a pas dit son dernier mot. 

Cet article est le 300ème post de ce blog. Et je dois vous remercier. Vous remercier de me lire chaque jour, de plus en plus nombreux. Bientôt, ce blog aura reçu 10 000 visiteurs depuis sa création.

Merci de me supporter et même, peut-être, d’apprécier. Vu que vous revenez !

 

Des mots

" Il était tellement timbré qu’il aurait pu faire le tour du monde par la poste."

 

Des photos

 

Et pas de mots sur ces photos ou si peu… le sureau s’en va, délicate fleur de muscat. Beignets, apéros divers et variés mais toujours roboratifs… La camomille arrive. Délicieuse macérée dans du vin blanc, les gens plus sages l’utiliseront en infusion. Mais peu importe. Ce qui est important c’est que les saisons déroulent leurs cortèges de fleurs, précoces comme cette année ou tardives, les floraisons s’égrènent marquant l’avance du temps. Mais pas n’importe quel temps. Le temps qui passe mais qui en même… temps, se renouvèle éternellement. C’est le temps cyclique de ceux qui sont encore en contact avec la terre, avec la nature. Un temps apaisant et rassurant. Un temps saisonnier. Saison des fraises, saison des cerises, des prunes, des potirons, des asperges…

 

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 06:36

 

Le mingati jeune en action.

 

Le mingati lorsqu’il n’a pas encore 16 ans dans les années 80, n’a pas de mobylette. Mobylette qui n’était pas une mobylette mais un Kamino. Donc le mingati doit s’occuper à autre chose. Hormis le glandage organisé, le mingati se complait dans la pratique d’un sport au moins aussi exaspérant que le foot, le "kots".

Plus tard viendraient les slows "skette braguette" là-dessus. En attendant, ça sortait en 1984. 

Faire un kots consiste à souffleter la nuque d’un congénère avec le revers de la main de façon à ce que la pointe des doigts et les ongles cinglent violemment la peau. C’est très drôle. Pour le mingati en tout cas : il a beau vous faire le coup tous les matins depuis 6 mois, il s’esclaffe encore comme une hyène quand vous vous mettez à gueuler de douleur.

Plus inoffensive, mais légèrement lassante, est sa traditionnelle blague du midi :

"Hé, minga sôôôr, y a ton lacet k’est détaché, trafiquant de sperme de lion".

Immanquablement vous regardez vos chaussures et le Mingatouzzzze de répliquer, finaud l’animal :

"Merci d’m’avoir saluer !"

Et de partir d’un rire éléphantesque, qui encore maintenant dans mon esprit n’est dépassé en exaspération que par le pleupleutement sonore d’un pic dans le lointain.

Evidemment, vous attendant quand même à cette réplique d’académicien après dix ou vingt réitérations du trait d'esprit, vous pourriez vous abstenir de baisser la tête, mais le mingati risquerait de le prendre mal et de vous foutre un kots pour vous apprendre le sens de l’humour.

Une autre activité routinière du mingati consiste à vous tendre la main dans le but manifeste d’entamer une poignée de main à connotation virile et pourtant pré-pubère. Lorsque vous faites mine de répondre à cette sollicitation, le mingati retire brusquement sa main en pointant le pouce vers le haut en hurlant "prends le bus !" Là également, il avait beau vous l’avoir fait 100 fois, il ne pouvait s’empêcher de s’écrouler d’hilarité à la 101ème.

Et de nouveau, un peu blindé après 100 fois, vous pouviez faire montre d’une résistance toute humaine à cet humour ravageur en l’envoyant se faire foutre ou simplement en n’entrant pas dans le jeu, mais alors sans coup férir, vous vous preniez... un kots évidemment.

Enfin, je me souviens d’une activité prenant place plutôt en cours que dans la cour. Et là, force m’est d’avouer que je participais volontiers à cette activité. Mais à force, nous étions tous un peu des mingatis.

Il s’agit du lancer de "tchoukets". Et là, amis et voisins, ouvrez votre esprit et admirez le génie humain. Le tchouket est un morceau allongé et plié en deux de papier compressé et mâché, volontairement baveux et collant, propulsé au moyen d’un ou de deux élastiques tendus entre le pouce et l’index.

Coefficient d’adhésion garanti et élevé surtout sur mur, plafond ou tableau noir. Les plafonds de nos classes étaient constellés de centaines, parfois de milliers, de ces petits bouts de papier, fixés là depuis des générations probablement. Peut-être même certains bouts de papiers provenaient-ils des versions originales d’évangiles apocryphes, voire des manuscrits volés de la Guerre des Gaules.

Evidemment, il y avait toujours un moment où, lassés des murs et des plafonds, on se les balançait dans la gueule, ce qui s’avérait douloureux et passablement dégueulasse et glaireux.

Parfois, nous laissions les tchoukets pour nous envoyer des élastiques tendus et propulsés au moyens de nos lattes, qui finissaient par exploser en pleine classe tant elles étaient sollicitées. C’était rarement au goût du prof je dois dire.

Vous savez, je regarde ça avec tendresse, mais qu’est-ce que c’est bon d’avoir grandi…

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:31

 

Parlons le minga ti.

 

 

 

 

L’expression "minga ti", que nous belges finissions par utiliser comme une interjection sans trop savoir de quoi il s’agissait, signifie littéralement "Sexe féminin, toi !" C’était l’équivalent italiote du très liégeois "Ouf ti", également répandu, mais moins.

Il s’agissait d’expressions interjectionnelles traduisant l’étonnement, le ravissement, l’approbation rude et virile. On pourrait rendre ces expressions par mazette, diantre, ou palsembleu.

Mais si vous disiez à un Piétrouze, "palsembleu" dans la cour de récréation, vous vous preniez une tatatne parce qu’il croyait que vous insultiez sa mère. Il fallait dire minga ti ! 

Minga ti admettait plusieurs variantes dans la cour de récréation. Variantes dont je m’explique mal les origines, les nuances et les significations.

Il y avait "Minga", tout court. Ou "Minga wash" ! Et encore "Minga saurrrrrrre". Le tout pouvait être ou pas assorti d’un sonore "ti".

Nous, les Belges du groupe, étions un peu exclus de la cour princière "des étrangers" à dominante italienne. Nous n’avions pas droit à nos noms en Ouze. Il fallait être du clan pour ça.

Moi par exemple, j’étais juste le "trafiquant de sperme de lion". Parce que je saoulais tout le monde de mes jeux de mots et de mes blagues et que pendant les heures d’étude je faisais circuler avec deux camarades de petites brochures pamphlétaires et rigolotes, constellées de dessins et de bons mots sur les profs. Mais pour le rapprochement sémantique exact entre cette activité et ce surnom, ne me le demandez pas, je ne l’ai jamais compris.

Pourtant, nous étions en admiration devant ces petits caïds et adoptions volontiers leurs habitudes dialectales. Par souci de prestige. En effet, comment ne pas brûler d’admiration béate devant la nonchalance et la classe "Grands seigneurs" de ces barons avant l’heure, affalés sur les bancs de la cour, jambes écartées, à se gratter les couilles en sirotant un coca tout en faisant des commentaires emplis de finesse et de respect égalitaire sur la gent féminine.

-Hééé, minga soorrrr, piétrouze, t’as vu Nathalie comment qu’elle est bonne ? 

-Oufti oui ti Minga wash, k’éééénne pour une paire de loches, ti !

Vous voyez le genre. Le mingati de 12-13 ans n’était pas plus fin dans son comportement, mais cela, c’est pour demain.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 06:15

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Mouettes-vous années de jeunesse ?

 

 

Comme je vous le disais l’autre jour, le fonctionnement d’une mémoire est fascinant quand elle navigue dans le brouillard du lointain. Ce qui vous touche, parmi des jours et des jours de vie, des choses futiles qui sont celles qui restent gravées et résument tout le reste.

Des chansons et des films...

 

  

Des noms aussi. Gennaro Tornincasa. Voilà le nom très improbable et pourtant tellement couleur locale du présentateur de « Liège matin » dans les années 80. Entendre son nom à la radio l’autre jour m’a immédiatement mis la gueule dans cette foutue brume d’un autre monde.

En 1984-1985, alors que je rentrais à l’Athénée Maurice Destenay de Liège. Je revois les trémies défiler et les bouchons s’égrener sur les quais de la Meuse alors que mon père m’emmenait à l’école. En écoutant Liège matin. Il y a des morceaux qui reviennent. Pourtant, je ne dois pas les avoir entendu sur Liège Matin mais plutôt sur des fêtes foraines, des manèges. Il y a Radio ga ga, Jump, la musique de Giogioz Moroder sur une histoire sans fin, SOS fantômes. Je ne sais pas pourquoi mais l’évocation de cette période lointaine invite immanquablement la pluie. La grisaille. La crasse. Je découvrais Liège et Outremeuse après une enfance strictement verte et campagnarde.

Mon père voulait absolument m’inscrire dans une « école convenable », où je pourrais apprendre le latin pour faire des grandes études après. Ben voyons. Quand il alla m’inscrire en août, la première chose qu’on lui demanda, c’était sa profession et son diplôme. Il répondit technicien, à l’Université siouplaît, et électricien pour la formation. On lui répondit alors qu’il était préférable pour son fils (moi) de suivre l’enseignement des sections dites « modernes » et pas celui des sections latines.

Le latin c’était pour d’autres types d’enfants et d’autres types de parents. Les sections « modernes » qui dans ma tête, ont toujours par la suite correspondu à un ensemble flou où on n’apprenait certes pas le latin, mais surtout où on reléguait tous ceux qui échouaient en sections latines, une sorte d’enseignement de seconde zone. Mon père s’emballa, cria, en appela aux droits de l’homme, exhiba mes bonnes notes d’école primaire, menaça d’aller m’inscrire ailleurs.

Le professeur qui procédait aux inscriptions céda. Remarquez en passant qu’il s’agissait d’un professeur de morale laïque, vous savez, ces cours où, entre autres, on tente de vous inculquer des foutaises comme le libre examen, l’égalité entre les hommes, la démocratie qui donne des chances équivalentes à tous ses enfants. Enfin des carabistouilles quoi.

Donc, il céda et m’inscrivit en classes latines. Mais pas dans n’importe quelle classe. Subtilement, enfin si on veut, la première année des sections latines étant divisée en 4 classes (1La, b, c et d), on m’orienta vers la classe 1Ld.

D, la dernière des 4.

Une classe de 36 élèves dont 80 pourcents étaient issus de l’immigration plus ou moins proche : essentiellement des Italiens, puis des Espagnols, des Marocains, un Allemand et un Français et des Belges, fils et filles « d’ouvriers », de « manuels ». A 12 ans c’était mon premier contact avec les concepts d’égalité et de non discrimination. Ca m’a beaucoup marqué.

Et j’ai donc passé ma première année de secondaire dans l’environnement très exotique des « Italiens de Seraing » comme on les appelait. Même si la plupart venaient de Liège ou de Bressoux, et des fabuleux immeubles de Droixhe, autre fleuron d’intégration belge (pour les Français, ces immeubles sont ou étaient ce qui se rapproche le plus de vos banlieues à pauvres).

Cette année m’a marqué donc. Elle fut loin d’être heureuse tous les jours tant je ne m’habituais ni à la ville ni aux caïds qui me prirent comme tête de Turc. Ca m’a pourri la vie et probablement orienté définitivement vers le côté obscur de la Force, même si je me soigne.

Mais aujourd’hui encore, quand je plonge, ce sont presqu’exclusivement les bons souvenirs qui remontent. Alors les gars, si vous désirez suivre un cours d’Italo-Liégeois des années 80. C’est demain. Sans l’accent parce que ça passe mal par écrit.

Et donc mes copains s’appelaient Salvatore, Pietro, Marcelino, Mohammed, Esméralda. Avouez-que ça a une autre gueule que Kévin ou Allison. Mais entre-eux ils se donnaient du Piétrouse, du Pardouse (du nom de famille Pardo), du Marchelouze… le tout en faisant trainer indéfiniment le "ouze". Ca donnait "Hé Piétrouuuuuuuzzzze" ! Ils s’en tapaient 5 ou se donnaient des bourrades viriles en se demandant des nouvelles "Hé Minga ti, Pardouuuuuuzzze, t’as vu le Standard la branlée de la mort qui z’y ont mis Minga soooooorrrr."

Demain, nous analyserons plus avant l’éthologie du mingati de 12 ans.

‘nga ti, kééénnn biesse ti ci là !

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 08:59

"Ils mangent le caviar à la louche. Sont cons. C’est même pas meilleur à la louche, d’abord."

Coluche.

209 (2)Vautrons-nous dans le stupre, le lucre, la luxure, le vice... 

La semaine dernière, dans la presse, on nous servait sur plateau fumant le dernier (mais pas l’ultime malheureusement) avatar de la glauque affaire DSK. Mais si, vous savez, le type qui aurait tenté de violer une femme dans une chambre d’hôtel. Une femme ? Mais si, vous connaissez. "Une" être humain, avec deux jambes, deux yeux, un cerveau, des sentiments, enfin, un être humain quoi. Comme un homme mais en femme, avec des trucs en plus en haut et des machins en moins en bas, et en général un salaire moindre pour la même fonction mais avec plus de boulot et de pression.

Mais oui, mais bon, c’était une bonne après tout, une noire en plus. J’en ai même entendu arguer que c’était une musulmane. On ne va tout de même pas traiter un homme de cette stature, Français en plus, comme un chien parce qu’il est amateur de saine gaudriole ? Puritains de Ricains va.

P5290053 Le financier et la soubrette, une fable pour corps de Lagarde. Les images exclusives qui ne laissent aucun doute quant aux responsabilités et culpabilités : elle sourit !

 

Tudieu, Géraldine ne poussez pas le bouchon trop loin avec votre féminisme à fleur de peau, j’en suis encore à me demander si vous avez une âme. Et la présomption d’innocence que diantre !

Bref, en deux semaines on a tout entendu, tout vu jusqu’à la nausée ou pire. Les "anges de la téléréalité" en passeraient presque pour une émission digne de Bernard Pivot, à côté de ça.

Bon, vous permettez un instant ? Il me faut déféquer un coup.

Personnellement, ce déferlement émétique m’a rappelé des paroles de Roger Waters :

“You make me feel with the urge to defecate”.

Mais je conviens qu’il ne s’agit pas des mêmes orifices et que la comparaison est boiteuse.

Nonobstant, depuis une semaine, on atteint des sommets dans les bas-fonds. Cela doit vouloir dire que tout ça est gratuit. Hein Chérie, si il y a nonobstant, on paie rien, non ?

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Mais quand même, on frémit devant la lubricité de ce regard. 

Car voilà t’y pas maintenant que le beau monde s’offusque devant le train de vie New-Yorkais du Grand Khan. Le gourou du machisme. Le Khan Gourou quoi. Un animal sauteur si vous voulez.

"Et t’as vu ce qu’y met comme fric dans un appart ?"

"Ah le salaud, il est plein aux as dis-donc."

Indécent. Un scandale. Et l’estocade finale, le vrai tomahawk dans la gueule à Khadafi : "il est socialiste pourtant."

Comme si un homme politique socialiste, ça devait forcément habiter des corons à Marcinelle ou à Bergues.

C’est bien connu. Tu es avocat, chef d’entreprise (une entreprise de révisorat à Ans pour prendre un exemple quelconque) MAIS tu es zomme de gauche, zomme politique de gauche d’abord en plus.

Alors t’es pauvre. Tu roules en deuch’ et tant qu’on y est tu fais les poubelles le matin pour te confectionner un vrai déjeuner du terroir. C'est que finalement t'es du côté des ouvriers, donc pauvre. Je signale à ceux-là qu'ils ont raté quelques épisodes depuis le front populaire.

Ah merde alors ! Non mais. On peut plus violer tranquille les femmes de chambres et en plus, il faudrait être pauvre comme zob ? Peau de job oui ! A quoi ça servirait d’être zomme de pouvoir alors ?

Pour conclure, je me permettrais ces révélations étonnantes aux offusqués faciles. Saviez-vous que notre monde voit des gens devenir riches alors que d’autres restent pauvres. Il en est même qui restent riches alors que d’autres deviennent pauvres.

Saviez-vous que certains patrons, peut-être même de patrons qui tirent à gauche, allez savoir, gagnent des millions d’euros chaque année alors qu’au pied des immeubles où ils gagnent ces sommes plantureuses, d’autres hommes, voire des hommes plutôt à droite dans leurs pensées les plus inavouables, n’ont même pas de quoi se payer les cartons qui leurs servent de couverture la nuit. Et on me susurre de source sûre que cet état de fait ne daterait pas d’hier. Ben dis-donc…

Je ne dis pas qu'il faut trouver ça normal mais bien qu'il ne faut pas s'en scandaliser uniquement en fonction des soubresauts de l'actualité. Il faut s'en indigner tous les jours.

A toute chose malheur est bon. Pendant que le monde visite virtuellement les apparts de DSK, les réacteurs de Fukushima peuvent fondre tranquillement, peinards, et la Libye peut tranquillement s’enfoncer dans la guerre civile. Au moins on ne nous emmerde plus avec le malheur de ces gens-là, non mais ! Laissez-moi manger ma banane, merde !

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 09:38

 

Almanach du lundi 23 mai au dimanche 29 mai.

 

150 (2)

Pour la première fois depuis trois mois, mon village a eu droit à une vraie pluie hier soir. De façon incroyable, la végétation réagit, certaines plantes prenant facilement 10 cm en une nuit. La terre cependant est encore sèche à quelques millimètres sous le niveau du sol. Avec le soleil, dès ce samedi midi, l’eau aura disparu. La sécheresse n’est pas terminée.

 

L’essaim des saints.

Cette semaine, ils se sont donné le mot. Il est des Saints pour lesquels je ne dois même pas me casser la nénette pour trouver des jeux de mots ridicules. Ils se débrouillent tout seuls : Saint Eutyche, Sainte Euphrosyne, Sainte Félicissime, Saint Athanase Bazzekuketta (le bazooka quetta, mieux connu dans le milieu comme Kikettor Irondick), Saintes Barbe Kim et Barbe Yi (sans compter leur sœur musulmane Barbe du prophète et leur frangin Barbe Iclauss),

Et puis il y a Saint Sénateur, qui aimait bien les trains…

Saint Simètre : Un des plus grand saints de la chrétienté. Suivi de près par Saint cinqmètresoixante.

Saint Canion : Ô il est beau le Canion

Saint Injurieux : C’était l’époux de Sainte Scholastique en Auvergne. Voulant sauter sa femme, il se rendit compte qu’elle était trop longue. Trop tard il avait déjà sauté. Il ne sortit pas indemne de cet accident, puisqu’il développa un syndrome de la Tourette, putain de bordel à cul de satan de mes couilles salope de bite à cul de foutre Dieu léonard De Wever. Moralité le Scho à l’élastique, c’est dangereux.

Saint Manvieux : Un homme assez carré dans ses idées et d’un grand âge, surtout vers la fin de sa vie. Il était carré, Manvieux.

Saint Zoël : pour ceux qui ont un cheveu sur la langue. Sa cousine s’appelait Zoélie, elle était femme de chambre. Et tous les clients lui disaient "tu es fort Zoélie, tu sais ce que c’est que l’inflation ?"

Bienheureux Lanfranc : Sa mère disait de lui qu’il était divin. D’ailleurs quand il est né, elle s’est écriée : Il est né le divin Lanfranc. Depuis quelques années, Rome a revu son culte : maintenant on fête Saint Laneuro.

 

Rétro rustre

Rappelez-vous, c’était en juin de l’année dernière. On ne causait que de vuvuselas. Et les Français nous donnaient un de ces spectacles impériaux dont ils ont le secret (Waterloo morne peine !).

Et en Belgique, les élections terminées, nous apprenions à vivre avec un gros dévoreur de gaufres.

http://lerustre.over-blog.com/article-la-pelle-du-18-juin-euh-du-17-52506585.html

"La Belgique est un plaisir et doit le rester... Pensez donc, voici un pays ou un homme politique républicain et séparatiste se voit chargé d'une mission d'information par le roi, dans le cadre de la formation du gouvernement d'un état fédéral. Magnifique !"

 

 

 

http://lerustre.over-blog.com/article-la-pelle-du-17-la-suite-52630623.html

 

http://lerustre.over-blog.com/article-la-coupe-du-monde-ideal-pour-le-jardin-52710914.html

Puis quand tu commences avec des "Meurs, vil félon", "Fluctuat mec, vergetures !", "J'vais t’épiler le fion avec les dents moi, espèce di magneu d’savion", (1, voir note en bas de page), "Vasse tchir ê mouss, on vêreut’t’ cou !" (2, idem), c'est clair, tu t’exclus toi-même de la lutte, ta dialectique ne te permettant plus de rester en contact avec la base."

Et j'ai failli oublié, ce lien essentiel où on découvre l'étendue du désastre intellectuel qu'est le Rustre, un mec qui ose quand même comparer Pierre Desproges, Jacques Brel et le Grand Jojo. Un article copieux à regarder le dimanche pendant l'apéro : farandoles garanties !

http://lerustre.over-blog.com/article-je-me-sentirais-moins-seul-quand-les-footeux-reclameront-ma-tete-52769812.html

 

BON WEEK-END A TOUS ! 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 11:39

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Pour voir les autres articles de ce VdV 36 :

Le blog de monsieur le Président.  

Le blog des VdV

La page facebook des VdV.

 

Il me reste des bouteilles du 20ème siècle en cave. Le problème est que pour la plupart, elles sont là parce qu’elles y ont été oubliées. Alors évidemment, c’est facile d’ouvrir une grande étiquette après 10 ou 20 ans et de faire un compte-rendu sublime. Le Rustre, mesdames et messieurs est d’une autre trempe. Rien ne lui fait peur. C’est qu’il est sévèrement burné le Rustre. Et donc, ça donne quoi des bouteilles plus communes après 10 ou 20 ans ?

La saine lecture de mon blog vous apportera des pistes. Chaussez donc vos bottines et travaillez votre planter de bâton. Important ça le planter de bâton. 

Un morgon de 97 définitivement sexuel.

Un gewurz de 94 qui en avait à redire à bien des plus jeunes, mais il était bien né.

 

Pourtant, aujourd’hui je voudrais vous relater une expérience rigoureusement vraie, tentée avec un ami. Rigoureusement vraie au niveau du nez. Pour le reste j’ai un peu brodé. Faut pas déconner non plus.

 

Beaujolais Nouveau estampillé « Delhaize » 1988. Dégusté en 2006.

 

Un beaujolais nouveau de 18 ans d’âge. Une vraie rareté. Avec un mien ami très cher, technicien en centrale nucléaire, un ingénieur brillant, surtout la nuit, nous avions fait cette trouvaille extraordinaire en explorant une cave qu’il avait rachetée à son propriétaire pour une bouchée de pain rassis. J’étais très excité à l’idée d’ouvrir cette bouteille ancestrale. Car à ce stade, on ne boit plus du vin mais de l’histoire. Songez que cette bouteille avait vu l’accès à la présidence du club de pétanque de Bledouille-lès-bouseux de José Verstraten et la victoire au 100 mètres cloche-pieds de Pépette Lekeu.

Il décida un geste fou. C’était fou fou fou. Mais quand on est passionné, on est un peu fou. Je me suis dit soyons fous. C’est fou, et je me suis envoyé un Perier.

Il décida donc d’ouvrir cette bouteille et de la partager avec moi. J’étais très touché par ce geste d’amitié exceptionnel d’autant plus que la somme qu’il en exigeait était très modique.

Je puis vous dire que j’étais excité, presqu’aussi excité que quand j’avais obtenu aux enchères une authentique bouteille de gris de Toul de 1869. Presqu’aussi excité que lorsque j’avais organisé une dégustation de Vins anciens du Pas-de-Calais pour un cher ami Japonais que j’ai, un homme d’affaire, brillant lui aussi, surtout depuis quelques semaines à vrai dire. Une dégustation organisée au château de la Touffauvent, en présence de personnes exquises, comme le directeur général de la Société des Préservatifs Mammouth, Jean-Albert Belpaire, régisseur du domaine de Logorrhée Contouche et de mon amie la Comtesse de Brulquigneu. Je me souviens, quelle ambiance, quelle folle intimité. Que nous avions pouffé entre gens comme il faut. Les soubrettes passaient à la casserole par bottes de douze. Madame la Comtesse avait des gaz et… mais revenons à notre Beaujolais.

Je convainquis… Qui ? Pas Kiki, non car c’est le kiki de tous les kikis, mais simplement mon ami de me laisser ouvrir la précieuse antiquité avec ma méthode brevetée éprouvée : le tire-bouchon.

Le bouchon présentait un état très acceptable au vu de mes expériences précédentes puisqu’il était vert et gluant et qu’il exhalait des parfums doucereux de chien crevé au soleil dans une décharge. Aussitôt, le parfum de l’histoire s’échappa de la bouteille et vint nous titiller délicatement les narines. Ma femme s’évanouit. Ma grand-mère, qui avait bien connu les tranchées fonçait partout à travers la pièce avec son fauteuil roulant, hystérique, vociférant en postillonnant "les boches sont là, les boches sont là, Gaz moutarde ! gaz moutarde". Mon chien hurlait à la mort. Mon canari se mourait lentement au fond de sa cage.

Mon ami me regarda. Il avait les larmes aux yeux. Moi aussi je dois dire. Ca piquait un peu, il faut le reconnaitre.

-On est dans le carrément bizarre, me dit-il.

-C’est certes là une boisson mâle, convenais-je.

Nous versâmes un peu du précieux nectar dans nos verres de dégustation du 14ème siècle.

La couleur oscillait entre le vert purin et le jaune pipi de deux semaines dans un pot de chambre fêlé. Des particules étranges ne se contentaient pas de flotter mais nageaient carrément au milieu du liquide dont la texture s’approchait de celle d’une morve issue d’une sinusite de trois semaines.

Je humai le vin, tout en maintenant ma narine droite et mon œil gauche qui sont fragiles de ma main droite (geste qui demande une expertise certaine) pour qu’ils ne tombent pas dans le verre. De puissantes effluves d’effluents de porcheries mêlées à des fragrances de dégueulis de mouton avarié, signaient un authentique nectar, une parcelle de grande Histoire, avec les batailles, les charniers, tout çà.

Nous étions à présent seuls dans la pièce ou presque, mon chien étant mort et ma grand-mère poussant ses derniers râles. Quant à ma femme, elle embarquait d’urgence nos enfants dans le break familial. Mon ami pleurait. De joie je suppose.

Je décidai alors, un peu fébrile, de soumettre le vénérable ancêtre au test ultime, celui de la bouche. Boire un vin très ancien est une expérience culturelle, une démarche sur soi et sur le temps qui passe et sur l’estomac qui se révolte. Une fois le liquide réagissant (assez violemment) avec mes papilles et mes muqueuses palatines, je me fis très mal au poignet en tapant dans le mur. Si vous avez vu les bronzés font du ski, vous visualiserez très bien notre attitude à mon ami et à moi dans les minutes qui suivirent ce premier contact. Mon ami avait les yeux rouges et pleurait abondamment.

- C’est étonnant, me dit il difficilement en recrachant le vin et deux dents, avec l’âge, ce beaujolais nouveau est resté très beaujolais nouveau mais il a incontestablement pris une dimension supplémentaire.  

-Ah, çha ch’est shûr que çha ch’est shûr, lui répondis-je, tout en essayant de décoller ma langue de mon palais, le vin ayant tendance à les dissoudre l’une dans l’autre.

-Il y a encore du vin dans la bouteille.

-Oui du vin, mais autre chose aussi, que je n’ose pas dire.

-Aaaaaahhh boire un beaujolpif nouveau de 20 ans et puis mourir .

-Mourir oui. Je ne vois pas comment faire autrement d’ailleurs. Ah maman, je voudrais te voir une dernière fois.

-Il est croquant ce vin. J’ai l’impression de croquer une boule puante. 

Mais la dégustation n’alla pas plus loin, car les verres fondaient à vue d’œil et puis…

Je me réveillai en clinique 8 jours plus tard par une belle matinée ensoleillée.

 

 

Bon trêve de plaisanterie. N’empêche que je m’en souviendrai de ce vin de 20 ans là…

Voici le vin du jour, un rouge de Loire, bonnes gens.

 

Bourgueil, Domaine de la Chevalerie, Vieilles Vignes 1996

 

Cerise 5 

Dans sa jeunesse, cette robe ne devait pas laisser place à l’imagination tant elle est encore quasi opaque aujourd’hui. Sa teinte, grenat foncé avec des reflets oranges et bruns, laisse deviner un âge mûr.

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Les vieux, ça met du temps à se livrer. Mais quand ils causent, on ne peut plus les arrêter. Si à l’ouverture, c’est élégant, ça reste pauvre sur un duo cassis/poivron qui fait un peu soupirer. La patience je vous dis, il n’y a que ça de vrai avec le vin. Après 4 heures, c’est ouvert et expressif : liqueur de cassis et de framboise. Cerise griotte, vanille. Encaustique, camphre, boîte à cigares pour le bouquet. Le tout donne une impression très mûre.

 

La bouche est fluide et fraiche, bien équilibrée, bien tendue. On ne s’ennuie pas.

Les tanins manquent de velouté mais soutiennent encore bien la structure. Question arômes, c’est modéré et élégant à l’ouverture mais là aussi, il faut attendre 4 heures pour voir la relève du poivron-cassis par la griotte, les épices et de nouveau des parfums de type balsamique, de la vanille. La finale sur environ 15 secondes est simple sur le poivron, le fruit noir et l’amertume.

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Le lendemain, si la structure reste plaisante quoiqu’un peu bourrue, l’aromatique s’effondre sur un trucmuche de fruits noirs et de poivronné léger, un peu ennuyeux.

Mais bon, qu’est-ce qu'il disait l’autre ? Ah oui, on ne peut pas être et avoir été. Et le premier jour, il était encore, je puis vous l'assurer.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 07:24

Un jour des mots.

 

Il parait qu’avant d’être fort comme un chêne, il faut être con comme un gland. Et ben, ce gars là, ça fera un bel arbre.

 

Des photos.

 

En parlant de chêne…

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La décennie qui a séparé mes trente ans de mes quarante fut extraordinaire. Ce fut celle du véritable passage à l’âge adulte. Celle des événements les plus marquants de ma vie. Ce fut aussi une période où un changement subtil mais définitif se produisit dans le fatras que constituait ma mémoire. Une sorte de passage de dimension. Un peu comme si on passait dans la quatrième mais en pire. Avant, il y avait le monde en devenir de l’adolescence, du célibat, des études, de la formation, relativement bien rangé et ordonné, aussi paradoxal que cela vous paraisse. Avec des souvenirs clairs et précis d’enfance, d’adolescence, de jeunesse, de sorties, de randonnées, de vacances, de filles, de potes… Un monde dont je connaissais parfaitement la cartographie et les légendes. Mon monde à moi. Après 30 ans, tout ce joli monde a doucement basculé dans le chaos, l’oubli partiel, le désordre. Un cataclysme digne de celui qui vit l’engloutissement de l’Atlantide suivi des brumes plus ou moins épaisses des âges de ténèbres qui succèdent en général à la débandade des grandes civilisations, brumes d’où émergent parfois des souvenirs comme des objets épars abandonnés dans les ruines de l’avant.

L’origine du tremblement de vie ? Une femme, du boulot, une maison, des enfants. Fukushima, disent les samouraïs japonais quand ils passent à l’attaque dans les films de bastonnade pacifique. A moins que ce ne soit Toyota. Je ne sais plus. La guerre du Pacifique, en voilà une pantalonnade langagière. Peu importe.

Parfois, à la faveur d’une musique, d’un film, d’une image, ressortent des sons, des ambiances, des bouts d’archive de ces temps révolus. Des bouffées de souvenances parfois assorties d’anachronismes je l’avoue, mais que voulez-vous, on ne peut jamais ressortir des objets tous secs de la brume.

C’est un processus assez musant et un peu sans queue ni tête que cette exhumation. Ainsi si vous me passez ceci au milieu d’une conversation, il se peut que je m’absente un bref instant :

 

Et durant cet instant, une odeur de sciure et de crottin de cheval m’envahira les narines.

Des bruits de luna park, le souvenir des heures que je passais sur ce jeu où il fallait dégommer des armadas de vaisseaux ennemis et dont j’ai oublié le nom. Alors qu’Alan Parson demande de ne pas lui répondre, je tourne et je tourne encore sur le dos d’un poney dans le cercle exigu d’un manège de fête foraine.

Odeurs de croustillons, l’odeur du dernier été de mon enfance. Celui entre l’école primaire de mon village tout auréolé d’innocence enfantine et l’athénée de la grande ville. Je revois des blés brûlants et des heures crépusculaires à regarder les renards avec mon pote Christophe, des expéditions au charbonnage de Trembleur pour en ramener des fossiles. Il ne faut jamais me faire écouter Don’t answer me, ça me nostalgise la journée bordel de Dieu. Toute mon enfance résumée à cet été 1984 et à cette chanson. Peut-être justement parce que je quittais l’école primaire et la bande de bourrins primitifs qui m’avaient pris comme souffre douleur pendant 6 ans. Tout ça en gros et en résumé, parce que je savais ce qu’étaient des microns et l’instit pas.

Et il y en à d’autres, des souvenirs, plus rigolos sans doute, mais ce sera pour la prochaine fois. Je suis une thérapie pour faire des textes plus courts…

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:27

 

Un jour des mots.

 

"Walt Disney avait Elliot et le Dragon. La Belgique a Elio et Bart. "

 

From Belgium Witloof :

 

"J’ai la taupe au guichet et je n’aime pas faire attendre le client".

Signifie

J’ai un besoin urgent… et un gros !

 

Une photo.

 

Chrysomèle sur Galeopsys

Deux chrysomèles s’accouplent sur une feuille de Galéopsys. Les chrysomèles sont de petits coléoptères (à ne pas confondre avec les morpions, qui sont des collés aux couilles) de la vaste famille des Chrysomélidés qui regroupe des coléos phytophages. Chaque espèce a un spectre de plantes hôtes plus ou moins étroit. Qu’on songe au célèbre doryphore et à la patate. Ici, il s’agit d’espèces du genre Chrysomela (paraitrait que certaines sont devenues Chrysolina suite à des attentats à la pudeur diptérienne de spécialistes mais moi, les spécialistes des fois, je les vouerais bien au sort des diptères) friandes de lamiacées comme la menthe, les Galeopsys (orties royales), la mélisse… On voit souvent les feuilles de ces plantes constellées de trous faits par ces animaux aux couleurs vives et brillantes, rouges, vertes, bleues. Peinture métallisée de série ! Comme beaucoup d’insectes vivement colorés, il s’agit d’un avertissement. Consommation risquée, guerre chimique en vue.

Si vous observez ces feuilles trouées, vous découvrirez les coupables, qui passent le plus clair de leur temps, lorsqu’ils ne se remplissent pas la panse, à copuler frénétiquement et à émettre moult* crottes ! Et pendant ce temps là, nous, on bosse et on galope… en même temps, j’ai aucun regrets. Je voudrais copuler au bord d’une feuille de menthe que je pourrais pas, alors…

 

*sur l'accord ou pas de moult nous aurons un de ces 4, une discussion essentielle.

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 07:00

 

Un jour.

Malédiction ? Des amis, de la famille me décrivent des pluies parfois copieuses, sur la Belgique ce week-end. Pas chez moi. 8 gouttes dimanche vers 6 heures puis plus rien. Hormis quelques averses sporadiques, ça fait deux mois qu’il n’a plus plu chez moi. La terre sèche et morte, les fruits qui tombent ou commencent à se momifier quand on arrose pas régulièrement. Catastrophe annoncée…

 

Des mots.

"Deviner la distance du 100 mètre est facile, sauf lorsque c’est un peu plus long."

 

Une photo

 Cirse capitule

Gros plan sur un capitule de cirse, un chardon dans une friche sauvage et humide (tout un programme, par Saint Dominique). Une plante rustique, sauvage, envahissante. Une foutue mauvaise herbe détestée, honnie, chassée, tondue, pulvérisée.

Une plante des friches… autrement appelées lieux incultes, terres perdues, chancres, terrains vagues. Des terres inutiles, improductives, politiquement incorrectes. A réhabiliter, à rentabiliser, à restructurer.

Chasser ce fouillis végétal que je ne saurais supporter.

Et pourtant, que de beauté, de délicatesse dans cette inflorescence de chardon, pour celui qui sait se pencher, prendre le temps de regarder, d’observer, de s’émerveiller.

Prendre le temps de s’émerveiller sur la beauté de l’inutile. Apprécier l’improductivité, qui n’a ce sens que pour l’homme. Et l’homme n’est pas seul. Ce simple chardon contient plus de philosophie que le plateau d’une émission de Ruquier. Mais ce n’est pas difficile.

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