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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:15

Ce 26 avril, deux anniversaires marquent les esprits : la démission du dernier gouvernement de droit en Belgique et la catastrophe de Tchernobyl.

 Mais pour l'heure, je préfère revenir à mes petites fleurs...

 

 

L'Azuré des nerpruns :

 

Azuré des nerpruns 1

 

Si vous avez une partie boisée dans le jardin. Le Tircis, un papillon du groupe des Satyres.

 

Tircis

 

Plus tard dans la saison, il viendra "butiner" les prunes tombées au sol et les fruits pourris en général : le Vulcain. Nombre des exemplaires qu'on voit arriver chez nous sont des individus migrateurs qui viennent du sud de la France. L'état de leurs ailes ne laisse aucun doute... 

 

Vulcain 1

 

 

Chenille d'un petit papillon de nuit, l'écaille du séneçon, sur un séneçon. Plante sauvage des lieux secs, des talus, elle peut former des tapis très décoratifs.

 

Ecaille du séneçon chenille 1

 

 

La Petite Tortue, comme une vingtaine d'autres papillons de nos régions pond ses oeufs sur les orties, plantes absolument nécessaires à la survie de cette espèce. L'adulte, lui butine volontiers sur les fleurs de Cardère. Ce n'est pas un chardon mais ça y ressemble. Une grande plante bisanuelle dont les feuilles qui engainent la tige creuse forment comme des coupelles qui retiennent l'eau de pluie. D'où son surnom de Cabaret des oiseaux.

 

Petite tortue

 

Magnifique mais mal aimé des jardiniers : la Piéride du Navet.

 

Piéride du navet mâle

 

Encore sur Cardère, encore un papillon dont la survie dépend des orties : le Paon du jour.

 

paon du jour 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:56

 

Le temps est élastique. Alors que nous étions étouffés d'hiver, il nous paraissait interminable. Maintenant que le printemps est là, c'est à peine si la mauvaise saison a duré un battement de cils. A nouveau nos jardins vont se revêtir de lumière.

 

Il est temps de semer la Sauge sclarée, une plante magnifique, solaire, mellifère et extrêmement aromatique. En quantité infinitésimale, cette plante donnera un parfum exceptionnel à vos penderies, vos vins blancs, vos infusions, vos pots-pourris. Choisissez. Mais en quantité plus importante, elle dégagera un parfum de sueur fauve assez désagréable. Cette plante est utilisée en parfumerie où elle remplace l'ambre gris qu'on tire de la graisse de cachalot.

 

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Déjà fleurissent les Coeurs de Marie, aux fleurs si particulières, à la floraison et à la culture facile.

 

 

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C'est de nouveau le temps de l'aubépine qui fleurit si élégamment les haies de nos bocages. Là encore, question de dose : délicat en petite quantité, le parfum des fleurs devient vite écoeurant, imitant un peu la pisse de chat sucrée.

 

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Et puis, voilà le mal aimé des jardins. Un soleil qu'on arrache avec dédain. Il y aura encore des crétins qui diront que ça vous fait faire au lit. Il est pourtant joli le pissenlit, seul ou en composition avec du muscari. Et puis il attire l'abeille, le bourdon, le papillon. Et puis, c'est qu'il est bon le bougre. Sa feuille dans les salades ou les potées, rissolée avec des patates et des lardons. Sa fleur, infusée et mise en gelée, ce qui donne un sorte de miel très parfumé.

 

pissenlit

 

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Bourdon sur cirse 1

 

J'aime le miel

 

C'est que les sauvages, les mal aimés, les rustres pour tout dire, ont leur charme, telle cette Cirse, un chardon simplement.

 

Cirse capitule

 

Puis, il y a les classiques, comme cette association genêt et lilas.

 

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Ou encore des sauvageonnes qui poussent où cela leur chante sans qu'on le leur demande. C'est le lierre terrestre, qui peut former de jolis tapis bleus qui prennent tout leur éclat lorsque le soleil se couche. Extrêmement mellifère, cette plante est aussi une aromatique puissante qui rappelle un peu le thym. A utiliser avec parcimonie, car son goût est puissant, dans les mescluns ou les omelettes, sur la viande grillée aussi.

 

Lierre terrestre

 

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Enfin, il y a les compositions fortuites comme ces choux frisés montés en fleur, avec comme fond un noisetier pourpre. Le jaune pâle du chou contraste de jolie manière avec le feuillage sombre. Viennent compléter le tableau, les vertes tendres et vaporeux du fenouil et du panais. Ce sera éphémère car les nouvelles cultures vont chasser les anciennes au potager.

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 14:39

L’essaim des saints

 

Bien sûr, c’est la Saint Georges aujourd’hui. Il est temps de courir sus à Marine Le Pen. Mais c’est aussi la Saint Ibar, missionnaire en Irlande, comme par hasard.

C’est un Saint qui était souvent sous pression. Ouh là, le vertige me prend. Vous vous rendez-compte ? Le Bar, c’est une unité de pression, dans tous les sens du terme ! Quelle révélation ! Les physiciens apprécieraient-ils les demis ?

C’est aussi, croyez-moi, la Saint Lazare le Bulgare, j’en suis hilare.

 

L’essaim de pollen.

 

Printemps bizarre, printemps estival. Des floraisons précoces et rapides, une vigne qui a débourré chez moi trois semaines à l’avance. La sécheresse qui s’installe et, enfin, des quantités invraisemblables de pollen dans l’air, déposant chaque jour sur les voitures et les meubles de jardin une couche conséquente. Un week-end de Pâques, où il faudra faire attention à la fonte des œufs en chocolats dans les jardins. Depuis 6 ou 7 ans, ces printemps chauds et secs me semblent se répéter souvent. Est-ce ça le réchauffement climatique ?

 

La rétrospective rustique du samedi.

 

Il y a un an…

 

Avec l’article « le silence des agneaux », très pascal dans son contenu, je prenais définitivement le chemin  de la folie. C’était l’article qui inaugurait les photos de playmobils et les jeux de mots foireux :

Quand l’agneau grésille au four, il ne bêle plus dans le pré !

Phrase attribuée au philosophe Pascal… Pascal Mouton, grand Céneur de l’agneau, celui, qui à l’église, reconstitue le repas de la dernière cène à Pâques.

« Quand il était gosse, il était doux de caractère. On l’appelait l’agneau, Pascal. Comme Mouton avait mauvaise haleine, des types en voulaient à sa peau. Il en était tout retourné le pauvre. Oui, je n’hésite pas à le dire, il a eu une vie difficile Mouton, cadet d’une famille nombreuse. »

Consternant…

Mais quelques jolis vins décrits quand même…

http://lerustre.over-blog.com/article-le-silence-des-agneaux-49355424.html

 

Il y a un an aussi le Gouvernement belge tombait sur une question communautaire, tiens donc… J’en avais la nausée :

« Dans tout groupe de primates, sauf chez les plus évolués, il y a des moments de tensions extrêmes dans le groupe quand les conflits atteignent des paroxysmes. Alors il faut évacuer la tension. Et ça court ans tous les sens, ça hurle, ça gesticule, ça se tape la poitrine, ça se renifle le pète, parfois le 'tit zizi. »

http://lerustre.over-blog.com/article-la-nausee-49116355.html

 

Enfin, en mai, je gerbais un article sur des fleurs dont la floraison signe typiquement avril… un peu en retard. Corydale, primevère, anémones. Cette année, en cette troisième semaine d’avril, il y a un bout de temps que ces floraisons ont été cuites par le soleil.

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http://lerustre.over-blog.com/article-corydale-primevere-et-anemone-sont-bien-jolies-50231414.html

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 09:06

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

 

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Très richement illustrée de gravures d’époque.

 

Docteur Honoris cauda (avec la mention queue honorable) à l’Université Notre-Dame-de-serre-les-genoux-ma-fille de Saint-Pancrace-lès-Biloute. Et auteur de la thèse "Scholastique du haut du Pont du Gard : de l’importance de la longueur de l’élastique."

 

 

La fête de Pâques enfin dévoilée.

Normal, c’est la loi maintenant.

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Mangeons-le ! Sale bête !

 

En cette fin de semaine Sainte alors qu’en la foi du Christ notre Saveur le peuple de Jésus s’apprête à célébrer le mystère de la résurrection (ça s’entend hein que j’ai été enfant de chœur ! Et non, ce n’était pas à Bruges), l’Encyclopédie picrocholine du Micro-Savoir se devait de rétablir la chronologie véritable des faits.

Car enfin, vous ne voulez pas savoir vous comment se sont déroulés des événements qui, sur trois ou quatre jours, ont transformé une poignée de VRP en paroles d’évangile en une des plus puissantes multinationales au monde et ce pendant 2000 ans ?

Pourtant, rien ne laissait présager de ce qui allait se passer ce dimanche de l’an 33 de notre ère, alors que Jésus de Nazareth, dit Jéjé le miracle, arrive à Jérusalem. Dans la force de l’âge, avec ses 33 ans après lui-même, il arbore un look détendu dans la droite ligne d’un John Lennon sur la fin de sa vie. Avec lui, toute une troupe de joyeux drilles : Pierre, Thomas, Simon, André, Paul, Jacques, Silvio et les autres. De joyeux drilles mais pas seulement puisque certains sont des criminels. Pensez-donc, il y a des types du fisc dans la bande. Eux aussi ont adopté le look flower power, cher aux culs de sac mal famés de San Francisco.

Tous, ils n’ont qu’un rêve, devenir aussi célèbres que les Beatles et aussi acheter une maison bleue accrochée à la colline. Vous me direz que ça fait deux rêves, mais il ne faut pas chicaner, quand on aime, on ne compte pas, man.

Et voilà que la troupe, accompagnée de toutes ses groupies, arrive dans Jérusalem en délire. "Let’s the sunshine in" reprennent en cœur les Jérusalemois en lançant sur les "Jesus’Christ revival boys" des rameaux d’olivier et des colombes crevées. Z’avaient une drôle de façon de souhaiter la bienvenue ces gens-là.

Jésus aurait du sentir l’oignon, car au milieu de la foule en liesse, des énergumènes balançaient des œufs pourris, des cloches et des lapins faisandés sur le cortège. A un moment, ils lancèrent même des oranges mais la police mit vite fin à ces débordements : on avait peur que ça attire des gilles de Binche. Les autorités de Jérusalem n’avaient aucune envie de passer une nuit blanche au son du rat ta ta ta ta ta des hommes-autruches.

 

253 (2)Carnaval de Binche : le rondeau. Chant traditionnel : "Il pleut des oranges quand l'émeu se casoar, nandou thé point."

 

Mais Jésus n’en avait cure même si c’est lui qui allait les inventer si on veut (warf !). Monsieur était trop pris à faire saigner le cœur des midinettes en reprenant a capella "Simpathy for the devil" des Stones.

Mais les voici déjà à aviser un resto sympa dans le haut de la ville. Là aussi, ils auraient pu ressentir une bouffée de précognition, mais nada, que dalle, ils avaient trop la dalle. Les poissons du lac de Tibériade, c’est gentil mais ça ne tient pas au corps de randonneurs impétueux.

Et pourtant, ce restaurant qui allait sceller leur perte avait un nom prédestiné pour des artistes maudits : La dernière Cène. On remarquera en passant qu’à l’époque, l’enseignement du Français laissait à désirer, preuve que l’Empire Romain connaissait déjà les premiers signes d’une décadence qui ne pouvait le mener qu’à l’asservissement par le Teuton vindicatif et toujours à l’affût (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c’est souvent vindicatif un Teuton. Ce doit être le casque à pointe, ça n’incite pas à arrondir les angles). En effet, il n’aura pas échappé à votre sagacité que Scène, ça commence par S. Parce que c’est toujours un endroit singulier qu’une scène alors que le pluriel se voit souvent accolé un S au cul.

Or donc, en vérité, Jésus et les siens remontaient la grande allée de Jérusalem sous les acclamations de la foule à l’exception de quelques pisse-froids qui les huaient. Or, ces pisse-froids n’étaient pas n’importe qui : c’était des Parisiens. C’est qu’en cette époque pas plus qu’en la nôtre présentement, la Palestine n’offrait les apparences d’un état paisible et uni. En Vérité (si on vous le dit, enfin), les factions rivales se menaient des querelles intestines fort gazeuses. Les zélés zélotes, les Judéens, les Nazaréens, les Samaritains et… les Parisiens. Ces derniers étaient les pires : sournois, bobos, prétentieux, aisés. Quoi ? Comment ça il manque un h ? Rien à foutre.

Les Parisiens donc, tenaient à une Palestine forte et indivisible. A propos de Jérusalem notamment, ils refusaient absolument les facilités que le gouvernement accordait aux habitants Samaritains. Chaque année, au moment de la Pâque, ils faisaient le tour de la périphérie de Jérusalem pour affirmer son caractère Judéen.

Les plus extrémistes avaient voulu nommer ce tour le Gordel. Mais les plus censés de ces abrutis avaient bridé ces aspirations. Il faut savoir qu’en Judéen, Gordel signifie "je te pisse à la raie". Et donc, ils avaient appelé ça le "Tour des six jours".

En fait c’était une course de char dans le désert avec essentiellement des concurrents palestiniens pourvu qu’ils soient Judéens. En général de prestigieux groupes folkloriques venaient ouvrir les festivités. Des groupes qui venaient de partout, sauf de Binche évidemment. On appréciait beaucoup pour l’inauguration des festivités la présence des groupes égyptiens. Mais après tout quoi de plus logique pour des Parisiens d’aimer que les gens des pyramides l’ouvrent.

 

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Concert d'Indochine lors de la Pâque de l'an 24, sur l'esplanade du temple de Salomon. 

 

Vous connaissez l’histoire de ce calembours qui avait mal aux cheveux à force de se les faire tirer ? Et bien on vient de vous la raconter. Mais le pire contre-attaque.

Or donc en ce temps-là et pourtant en vérité, Jésus professait des trucs énormes. Des foutaises, je vous dis pas. Du genre "aimez-vous les uns les autres". Tous hein, même un Samaritain, même un Romain, même un n…, une personne de couleur je veux dire, si ça se trouve. Même un gille de Binche dis-donc. Ah non, pas un gille de Binche, quand même pas. Même un pic qui pleupleuterait le soir dans le lointain, il faudrait l’aimer. N’importe quoi on vous dit.

Et donc, Jésus, y faisait rien qu’à faire du parabole sur les pentes du Mont des oliviers et tout ça. Et dans ces paraboles, il racontait des histoires avec des Samaritains sympas. Et ça les Parisiens ne pouvaient pas le supporter. Un Samaritain sympa. Laissez-nous nous gausser à nous en courber. Un noir, je ne dis pas, un Belge à la limite, mais un Samaritain, faut pas exagérer. Et donc, les Parisiens n’avaient qu’une envie : guillotiner Jésus sur une croix !

 

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Le parabole de Jésus part en vrille lors d'une descente dans le désert du Sinaï en 22 après lui-même. 

 

Car enfin, a-t-on jamais vu un bon Samaritain ? Tous les bons Parisiens concordent là-dessus : contrairement au cochon, dans le Samaritain, rien n’est bon, de ses soldes jusqu'à la Samaritaine, non, rien n’est bon. D’ailleurs, c’est bien simple, même Juifs, les Parisiens préfèrent manger un cochon plutôt que de serrer la main d’un Samaritain.

Or donc en Vérité sur ta mère, parmi les joyeux compagnons de Jésus qui vivaient avec lui dans la forêt de Sherwood, il y avait… Je vous le donne en mille, mesdames et messieurs qui me lisez, témoins des errances humaines, des vilénies de l’âme les plus noires, des tractations les plus sombres entre le cœur et l’appât du stupre… Il y avait un traître.

Un être blessé du cœur, flétri de l’âme et qui puait du bec en plus, aspiré tout jeune par le côté obscur de la force et un papa qui s’appelait Luc qui avait un papa qui s’appelait Vador, annihilé par la vie, les quolibets de ses camarades d’école, les niaiseries venimeuses du genre "Judas Bricot, Judas Bricot euh", et aussi par son incompréhension maladive des choses du foot. Tel était le traître Judas Bricka.

Or donc en vérité si je mens, Jésus et les siens partageaient le repas pascal : du pain, du vin et… un agneau pascal en cuisson lente cuit avec amour mais avec lenteur, avec son jus et avec des patates. Dieu que c’était bon. Enfin, si je puis me permettre ce petit blasphème sans risquer d’aller me faire griller les coucougnettes sur le grand barbec de Lucifer.

Fort heureusement Jésus n’était pas très friand de moules, sinon on ne pourrait pas communier les mois en R. Et puis, vous imaginez le boucan dans des églises dont l’acoustique laisse parfois à désirer, toutes ces coquilles jetées dans de grandes casseroles après la communion. Et les slurps des gens qui aspireraient la moule au lieu de la gober. Vous avez remarqué dans les restos de bord de mer, il y en a qui font ça, aspirer au lieu de gober. Et ça fait un potin d’enfer. Et je trouve ça dégueulasse, j’ai l’impression qu’ils se gargarisent de gros filets de morve verdâtre. Bref…

Et en plus, encore heureux qu’ils ne se tapaient pas un plat de tripes dis-donc les apôtres. Enfin quoi que… Vous imaginez ? Un boudin à la place des hosties. Un délice !

Mais pas des andouillettes, ah non. "Ceci est mon sang" et tout ça et puis, "Il prit l’andouillette et la rompit, l’andouillette de l’alliance nouvelle"… Non, vraiment, non.

Bon bref, le menu était bien choisi.

 

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La Dernière cène, peinture à l'huile de Léonardo Da Trentemarto, 1289. 

 

Ce repas entre mecs était fort gai et Judas, pour tout dire était pris de remords. Allait-il livrer son compagnon à la vindicte des Parisiens avec leur accent pointu ? Il se tâtait, Dieu le tripote, quand tout à coup ce bout en train de Simon entonna une mélopée qui allait signer l’arrêt de mort de Jésus plus sûrement qu’un bout de savon de Massalia pouvait laver les mains d’un Pilate.

"Agneau de Dieu qui enlève les pêchers du monde, mets-y plutôt des abricots" chanta-t-il, l’espiègle. Jésus reprit en chœur. Judas le prit pour lui, se sentit vexer. D’un œil morne, d’un geste mécanique, il sortit son portable et composa le numéro du chef de milice Parisien. Hé oui, évidemment que Judas avait un cellulaire. Il faisait partie du noyau dur de ceux qui croyaient à cette nouvelle invention. D’ailleurs, ne l’appelait-on pas Judas l’Eucaryote ? (note de "l’auteur" : je reconnais que celle-là vient de très loin. Mais méfiez vous, la suite est pire.)

En effet et toujours autant en vérité, avec Judas l’Eucaryote, nous tenons fermement une des clés du mystère de la fois… d’avant. Tout tournerait autour du fait que Judas Bricka était surnommé Judas Bricot, fruit à noyaux. Or Judas, loyal il ne l’était pas : c’était Judas l’aloyal. Ne soyez pas surpris, en ces temps huileux où on était friand de Grèce antique, on flanquait des a privatifs partout et des concierges dans l’escalier. Donc les Judas étaient aloyaux et à noyaux. Mais or donc justement, d’après le témoignage du Boucher de Judas qui taillait la bavette comme personne, Judas adorait l’aloyau, partie noble s’il en est. Or en plus car, Jésus, à cheval sur les principes, avait exigé de manger une selle d’agneau pour la dernière cène et pas de l’aloyau. Et donc, voilà parce que en fait.

A quoi les choses tiennent tout de même (non pas là, ça me fait mal). Car en vérité, imaginez un seul instant (pas plus sinon vous allez avoir mal à la tête), un seul instant que plutôt que Judas Bricot, on l’ait surnommé Judas Nana ? Peu probable me rétorquerez-vous avec véhémence mais moins avec justesse, vu que Bricka, ça fait plus Bricot que nana, que nenni ?

Mais allez savoir. Les gosses, c’est tellement con des fois. Et alors, en vérité, Judas rancunier envers la gent féminine, aurait dénoncé Marie-Madeleine et pas Jésus. Et au lieu d’un barbu, sur la croix, on aurait une fille aux seins nus, seins qu’elle avait fermes et généreux d’après l’évangile selon Saint Roger. Et de nos jours, on aurait une autre affluence dans les églises et le Saint Suaire aurait été en page centrale de Playboy.

Or donc… mais si vous ne me croyez pas vous pouvez toujours partir. Je ne retiens personne. Et Or donc en Vérité si je vous le dis c’est que c’est vrai, nom de Dieu, les Parisiens sautèrent sur Kolwezi, prirent la Bastille et firent irruption sur la cène du crime, enfin du repas. La scène étant cruciale, je vous la fais au ralentit. Vous allez avoir l’impression de regarder un épisode de Derrick. Ca vous donnera un avant-goût de la maison de retraite. Les Parisiens débarquèrent sur la scène plus avec la légèreté du panzer et du pachyderme qu’avec la lourdeur du bateau et de la mouche. Vous imaginez la scène de cette cène qu’on nous assène saine ou aussi sale que la Seine, c’est selon la source ?

 

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L'arrestation, gouache au marteau de Bruno Giordano, neveu du Sauveur, 883. 

 

"C’est qui Jésus ? C’est toi ?" demandèrent-ils à Pierre, qui faisant dans son froc comme pas possible répondit :

"Ah non, moi je suis venu apporter le pinard : des bulles et du Château Neuf, vous n’allez pas me chier une encyclique pour ça non ?"

Jésus, courageux, intervint :

"Laissez le, il n’est qu’un maçon. Il est ce Pierre qui bâtit des églises. Il n’ira pas loin. Il n’a pas le pied marin. C’est pas qu’il aime pas l’eau mais il ne supporte pas la promiscuité avec les marins, surtout les très jeunes : Pierre qui roule ne masse pas mousses ! C’est une bonne habitude que perdront ses successeurs."

Alors Judas s’approcha et le baisa.

Jésus s’en offusqua et intervint : "Non, mais dis donc, tu veux pas non plus qu’on se pacse taffiole ?"

"Ben t’avais dit aimez vous les uns les autres ?"

"Oui, mais pas avec la langue !"

Cette scène dramatique, prit fin lorsque les gendarmes emmenèrent le prophète vers son terrible destin.

 

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Judas rongé par les remords. Toile anonyme mais faite par un artiste qui n'était pas manchot. Admirez l'intensité des sentiments rendus par le regard torve du traître.

 

Ca me rappelle cette histoire de David qui terrassa un géant philistin du nom de Jonathan Pierrevivante le Goret lent. Jonathan qui devait avoir des ascendances dans la Belle Province avec un patronyme aussi fleuri, était en effet très fort mais surtout très lent et très sale. Quel rapport me direz-vous ? C’est une très bonne question qu’il ne fallait pas me poser parce que je n’en sais fichtre rien.

Euh… Ah oui ! Le rapport entre David, Jonathan, les Parisiens et le Christ ? Mais c’est élémentaire, mon cher Robert, le rapport, c’est qu’il faut bien partir un jour sans retour. Ce que fit le Christ, flanqué d'une garde ne prêtant rien, même pas à rire.

Et on l’emmena, et on l’interrogit, et on le fut souffrir et on le martyrisout.

Il tira la fève et fut roi avec une couronne d’épines sanglantes (et non pas une couronne de pines sans glands, attention aux accords majeurs car la musique est un cri qui vient de l’intérieur). Il tira sa croix sous les quolibets de la foule versatile. Un jour ça te crie vive Pétain, le lendemain vive De Gaulle et le surlendemain, ça s’engage dans la marine.

Et là en haut du Golgotha, il souffrit sa passion pour découvrir le véritable sens de sa vie. Là-haut sur la colline, on entendait siffler, non pas Joe Dassin ni même le train et pourtant, c’était triste comme un dimanche sans petits pains au chocolat. Ah Yaya ya yaaaaaaïe !

Non, celui qui sifflait, c’était un des compagnons d’infortune de Jésus, un chanteur du nom de Brian, Brian May qui trouvait l’air frisquet pour un matin d’avril. "Show must go on" répétait-il. Et pourtant, pas de jolie blonde à forte poitrine pour faire tourner la roue de l’infortune. Et puis c’était pas une roue mais une croix.

Et puis avec eux, il y avait Bartabax, un voleur de chevaux notoire. Et puis il y avait cet humoriste Abyssinien dont la descendance serait très rancunière, Dieudonnus.

 

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Ponce Pilate disant la sentence. Aquarelle au Césium. Anonyme. Musée de la dune du Pilat. 

 

Ponce Pilate, un mec qui s’usait les mains à force de les laver vint les trouver. Ponce, qui habitait un palais de papier, de verre, était d’origine chinoise. Il devait son nom à ses exploits passés dans la flibuste. C’était un pilate des Calaïbes. C’était un pâle politicien qui quand il ne maniait pas la langue de bois, enchainait les poncifs : "Bien fait pour vos tronches, c’est un beau jour pour mourir sur une croix. Et moi en ce lundi pascal, je vous crie Géronimo ! Parce que je suis le chef et que Géronimo, c’est un grand chef à Pâques !"

Alors Jésus dit : "Mon Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font et arrête le Picon-vin blanc avant 13h00 parce que ça commence à se voir là."

Puis, en vérité, il signifia, la foule en délire reprenant en Italique, normal pour l'époque :

"Sur le Mont Sinaï. Sur le Mont Sinaï."

"Le prophète Isaïe. Le prophète Isaïe."

Dit a son peuple réuni. Dit a son peuple réuni."

Allons les rougeeeeu, allons les rougeuuuu, allons les rouge et et blancs".

La foule n'ayant pas passé sa jeunesse dans les années 80 à Liège parmi une marmaille footeuse, elle ne comprenait pas grand chose.  

Et puis avant de se laisser glisser dans les ténèbres salvatrices il cria encore "I’ll be back".

Mais bon, les apôtres qui assistaient à la scène enfermés en sous-sol n’y croyaient plus trop. Thomas, qui ne voyait plus que les murs de la fosse, restait sceptique. Après tout… L’âme c’est quand même surfait, deux mois en terre, dix jours en politique ou deux heures dans la finance et il n’en reste plus rien.

Et, en vérité vraie craché, juré, on mit Jésus dans un linceul. Et le linceul dans un tombeau. Et le tombeau dans une caverne avec des bougies pour l’éclairer. Et Claude Allègre s’en trouva fort aise, de voir cet espèce d’anarchiste écolo en cet endroit d’ombres. Ca confirmait ses théories sur les écolos, les cavernes et les bougies.

Et en ce soir, ils pleurèrent beaucoup sur cette plage. Pierre cria même Aline, pour qu’elle revienne. Mais rien n’y fit.

Et le deuxième jour ils pleurèrent encore comme des Madeleines avec Marie. Et ces madeleines rappelaient beaucoup à Pierre les proust qu’il faisait petit alors qu’il débarquait des caisses dans le port d’Amsterdam. Un endroit sympa le port d’Amsterdam, avec des marins qui chantent, certes, mais des rêves qui les hantent aussi et tout ça. Il y a juste la cuisine qui laisse à désirer. Il paraît qu’ils font les frites dans l’huile de morue.

Et le troisième jour, ils trouvèrent le tombeau ouvert. Ils prirent leurs chars et foncèrent vers la ville. Ils se virent dépassés par le Prince Laurent qui avait entendu parler de tombeau ouvert et en profitait pour rouler un peu.

Vous connaissez la suite de l’histoire. Les apôtres s’en allèrent sur les chemins, sans bicyclette, pour répandre la bonne parole : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé".

Un message d’une simplicité désarmante que l’esprit retors des successeurs du Christ n’eut de cesse de dévoyer. Au cours des siècles, à ce message relativement concis, on ajouta des conciles, des petits caractères de bas de page qui finirent par la remplir la page : les femmes c’est pas comme nous, les hérétiques c’est inflammable, les musulmans et les juifs, ça ne supporte pas le fil de l’épée, la terre est plate et ferme ta gueule, j’y ai tripoté son zizi mais il était d’accord, l’a pas dit non en tout cas… Enfin des broutilles quoi.

Et en cette semaine Sainte, en vérité, je vous le dis, il serait peut-être temps d’en revenir à l’essentiel du message.

En espérant ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas, je vous souhaite à tous chères lectrices et chers lecteurs, de recevoir et de donner de l’amour tant et plus aux vôtres et aux autres. Et de tester la réalité de la résurrection le plus tard possible.

Allez dans la paix du Christ. Amen.

 

 

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 08:45

En cette semaine des 8 dimanches, semaine sainte entre toutes, dans la paix du Christ allez mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, reprenez avec moi tous en chœur…

 Excellent montage de Patrick Maréchal : http://youtu.be/RC2_Lq-nn34

 

En ce mois d’avril où les agriculteurs espèrent déjà une pluie qui fait cruellement défaut, nous fêtons en ce vendredi Saint, Opportune qui ne ratait jamais une bonne occasion. Vous verrez le nouveau Saint Epipode de votre série préférée, l’encyclopédie et quant à Saint Maryabh le Perse, il ne me semble pas très catholique.

Commençons ce week-end pascal dans la joie et la n… l’allégresse. Amen…

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 07:57

Comme souvent le samedi, je vais dormir trop tard. Je me fais violence pour ne pas regarder, éteindre cette foutue lucarne à foutaises. Mais rien n’y fait, je m’attarde devant l’émission de Ruquier. Et samedi, j’en ai eu pour mon argent avec le discours décidément très drôle du Grand pédagogue de la France en émoi, Claude Allègre.

Ce n’est pas qu’il dise n’importe quoi. C’est bien ça le pire. Le fond est censé mais partiel si pas partial. Le problème c’est cette spécialité de lâcher des phrases lourdes de sens, totalement hors contexte et sans approfondir. C’est le roi du pouf pouf.

Le monsieur nous dit que la France, comme l’Europe, ne peut pas se passer du nucléaire. Et effectivement, on voit mal comment à l’heure actuelle, alors qu’aucun effort conséquent n’est fait dans le sens de sources d’énergies alternatives et durables. Monsieur Allègre ne croit ni à l’éolien ni au solaire et du reste, dit-il, on ne va pas couvrir la France d’éoliennes ni couvrir un département entier de panneaux solaires. Soit, je veux bien.

Et l’homme de continuer : de toute façon , la peur du nucléaire est irraisonnée parce que c’est quelque chose qu’on ne voit pas. Mais nous avons tous de la radioactivité en nous, du carbone 14…

Ben oui, certes, et du tritium, de l’oxygène 18 et du potassium 40 dans les os. Bref, nous irradions tous.

Et plus loin, à Michel Fugain qui lui dit mais le nuage de Tchernobyl, on l’a pris en pleine tronche en Corse… il rétorque, magistral, de toute façon en Corse vous vous prenez des doses deux fois plus élevées qu’ailleurs. Et point, pas un développement de plus.

Personne pour répondre.

Alors est-ce que Claude Allègre insinue que la radioactivité, c’est naturel et que ce ne sont pas quelques centrales qui pètent qui vont changer quoi que ce soit ? Peut-être pas. Mais on ne le saura jamais. Parce que l’homme ne va pas plus loin.

Alors effectivement, il y a une radioactivité naturelle, un rayonnement ambiant qui est plus élevé sur les terres au sous-sol granitique. Mais hormis si vous prenez des bains de vapeurs de radon dans votre cave mal aérée, je ne vois pas ce que ça vient foutre ici. Cette radioactivité a toujours existé et elle a même tendance à diminuer depuis les débuts de la vie sur terre. La vie et nous, les humains, sommes adaptés à cette radioactivité, avec, par exemple des mécanismes compensatoires comme une capacité, dans une certaine mesure, de correction de petites erreurs intervenant dans la réplication de l’ADN. Notre espèce vit avec ça depuis des millions d’années. Cela ne peut être comparé évidemment à un nuage ou à d’autres rejets échappés d’une centrale.

Et effectivement, bien que les polémiques n’arrêtent pas de polémiquer à ce sujet, les retombées des nuages issus de Tchernobyl ou Fukushima n’auraient pas dépassés les seuils de la radioactivité naturelle en Europe. Bon. Peut-être. Je ne sais pas, je n’ai pas mesuré moi-même. Mais je pense qu’il faudrait aller raconter des trucs pareils aux Biélorusses et aux Ukrainiens, aux 600 000 liquidateurs qui oeuvrèrent au sarcophage de Tchernobyl. Là aussi, c’est le bordel en ce qui concerne les chiffres et les conséquences réelles sur l’incidence des cancers, malformations et autres joyeusetés.

Bon avec beaucoup de bonne volonté et de gentillesse, on veut bien lui accorder le bénéfice du doute. N'empêche que je voudrais le voir rester zen avec un accident à côté de chez lui. mais n'ayez crainte, la sécurité, c'est top en Europe. Il y a des contrôles. Je ne sais pas, mais moi qui n'ait pas confiance en l'humain, son appât du gain et sa malveillance chronique, j'ai quand même encore un doute.

Mais Monsieur Allègre y va plus allègrement encore lorsqu’il évoque notre avenir énergétique. Pas de soucis dit-il, des chiffres montrent qu’on a encore pour cent ans de pétrole et puis il y a le gaz de schiste. Et là encore, personne pour répondre, ou à peine. Vous me direz que sur un plateau ou certains commentateurs se réclament de De Gaulle quand ce n’est pas de Bonaparte, ce n’est pas étonnant. Mais bon…

Et donc, d’accord avec vous monsieur Allègre. Creusons plus loin , plus profond, plus onéreux, sous l’Alaska et pourquoi pas sous l’Antarctique. Et rejetons, rejetons du bon CO2. Ah mais j’oubliais, pour vous le réchauffement anthropique, c’est de la foutaise.

On en a encore pour cent ans de toute façon. Saignons la, vidons la. Prenons la jusqu’à l’os cette bonne vieille planète qui nous abrite. Persévérons dans notre comportement prédateur désinvolte. Nous on sera peinards, c’est nos petits-enfants qui l’auront dans le baba. Ca, c’est de la pensée prospective, ou je ne m'y connais pas. Creusons, brûlons, enfumons. Et comme la demande augmente et que le prix de production risque d'augmenter aussi, les voitures et le chauffage seront bientôt réservés à certaines catégories nanties. Magnifique.

Et puis, il y a le gaz de schiste évidemment. Gaz dont le sud de la France regorge. Chouette ! Voilà enfin le moteur de l’indépendance énergétique de la France. La grandeur Gaullienne de l’hexagone est assurée.

Et tant pis pour les causses, les Cévennes, les gorges… Et c’est vrai que ces forêts de puits de forage, Monsieur Allègre, auront probablement un impact visuel beaucoup plus décoratif que ces vilaines éoliennes qui souillent les paysages français. Mais là également j’imagine, affabulations écologistes.

Mais une fois de plus, ne remettons surtout pas en question les fondements de nos politiques énergétiques, malheureux ! Naaannnn ! Faut foncer les gars ! On s’en tape du futur !

Et bien sûr d’ajouter qu’il est un écologiste, mais pas de ceux qui veulent nous renvoyer à l’âge des cavernes. Ah, sacré âge des cavernes. Et on s’éclairera à la bougie peut-être ?

Je ne sais pas si je trahis ou pas la pensée de ce grand pédagogue. C’est difficile de juger sur quelques phrases tapées maladroitement et sans plus d’explication au milieu de la conversation.

Soit. Mais alors, je dirais simplement que quand on n’a pas le temps de développer et que vos propos risquent de prêter à confusion si ce n’est à rire, on ferme sa gueule.

 

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 12:58

 

Toutes nos excuses.

 

Dans le cadre de notre Université d’été de branlocouillométrie, madame Ingrid Gastier-Leroy, Docteur en Sciences politiques, devait nous entretenir du foutage de gueule institutionnel belge.

Pour des raisons diverses et variées et en tout cas indépendantes de notre volonté et de la volonté de madame Gastier-Leroy, raisons indépendantes entre elles de leur propre volonté et de celle des autres, nous ne pourrons diffuser cette intervention, ni hier, ni aujourd’hui.

En effet, et bien que ça ne vous regarde pas, madame Gastier-Leroy a du s’absenter en compagnie de son papa et de son frère, qui par ailleurs produit du vin dans le massif des Corbières et le nomme Bel Evêque en hommage à sa famille, pour une mission commerciale importante en Libye. En effet, issue d’une famille ou quand on ne porte pas la soutane, on met l’uniforme. Quand on ne joue pas du goupillon, on tâte de la goupille. Quand on ne tripote pas les burettes, on se pique de barrettes. Issue donc d’une famille de marchands d’armes, madame Gastier-Leroy se devait d’être présente auprès de sa famille pour aller saluer un ami Libyen qui sera peut-être bientôt au chômage et qui désirerait acheter une centaine de bazookas défoliants. Et il est con Léon, parce qu'en Libye, essentiellement, tu as du désert. Alors le défoliant... Et d'ailleurs ce salaud -là, s'il continue, il sera privé de désert.

Par ailleurs, précédemment à la diffusion de cet article, notre rédaction a reçu de nombreuses menaces assorties de jolis pots-de-vin, à la fois de groupuscules d’indépendantistes flamoutchs mais également de troupuscules de séparatistes mous walleux. Et comme je suis lâche et veule, j’ai décidé de ne rien publier avant la semaine prochaine. J’en profite pour signaler à ces immondes extrémistes castrateurs de liberté et censeurs et même sans frères, que jamais, jamais, je ne refuserais une petite augmentation.

Bref, pour nous excuser de ce désagrément, nous diffusons en exclusivité un extrait sonore du volet 11 de la saga du sorcier boutonneux Harry Potdefleurs, « Harry et l’Ordre du Poney qui Pogue ».

Le pitch : Lassé des rebuffades d’Hermione, qui n’est qu’une ânesse certes un peu sauvage, Harry décide de se venger et d’intégrer le maléfique Ordre maudit du poney qui pogue. Mais pour cela il doit franchir seul la terrible épreuve initiatique imposée par les cruels archi-chefs de l’Ordre : l’épreuve de l’haleine de poney.

Un extrait poignant tout de suite :

 

-Vas-y Harry prouve nous donc tes prétentions à intégrer notre ordre. As-tu une haleine de poney ? Envoie ton souffle au Grand Jury.

- Hhhhhhhhhhhuuhhhhhhhhh…..

-… Mhh…Ahhhhhhh… Gasp…. Snrflfrch… Oh boudiou, tous à vos masques !

- Oh mon salaud, qu’est-ce que tu fouettes ! Quelle engeance !

- Ai-je réussi l’épreuve ? Suis-je admis ?

-Admis ? Harry, avec un fouet pareil, tu vas passer chef d’escadrille tout de suite. Oh putain la vache ! Tu fais quoi pour refouler comme ça ? Tu te brosses les dents avec du pus ?

-Ai-je une haleine de poney, vraiment ?

-Ah ça ! Un peu mon neveu ! Une haleine de poney qui mange de l’ail ou ses crottes oui !

- Ah mon cochon, tu fouettes ! Mais qu’est-ce que tu bouffes pour schlinguer comme ça ? C’est pas possible tu t’es mis au cul d’un bouledogue et tu lui as sucé les pets ou bien ?

- Tu parles d’une fouettance Hortense ! Mon Harry, félicitations ! Tu nous fais dans le canidé là. Je ne saurais trancher entre l’haleine de chacal et celle de fennec mais tu refoules grave.

-Ah ah, dès lors ma vengeance sera terrible. Je vais la steacker grave, jamais elle ne s’en remettra.

 

Un extrait poignant qui augure du suspense insoutenable de l’épisode. Harry va-t-il réussir à embrasser Hermione avec la langue ? A lui fourrer son steack, comme il le dit de façon si romantique ? Vous le saurez en allant au cinoche payer un fauteuil bien cher pour regarder cette niaiserie.

A demain pour encore plus de finesse et d’élégance.

 

Hémione : âne sauvage d’Asie appelé aussi onagre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9mione

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:23

 

Petits potins de fin de semaine pour passer un bon week-haine...

 

L’almanach.

Encore un week-end propice aux barbecues. Du soleil. Réjouissant. Pour le jardinier que je suis pas trop : mes semis de fleurs sauvages ne bougent pas. La terre argileuse est dure et cassante. Les fleurs printanières fanent aussitôt fleuries. Encore un printemps particulièrement sec qui se profile ? Ca avait déjà été le cas l’année dernière (voir les articles d’il y a un an dans la rétro du samedi). On verra bien. J’ai la ferme intention dans les années à venir d’augmenter mes capacités de stockage d’eau de pluie.

pissenlit détail

 

L’essaim des Saints entre le 14 et le 17 avril.

 

Rions un peu des superstitions catholiques…

Saint Prétextat, martyr à Rouen vers 580. C’est bien connu, pour les curetons, tous les prétextes sont bons…

Vendredi, Saint César de Bus… prêtre à Avignon. Ouf, s’il avait été Wallon, il aurait pas bougé beaucoup de Bus.

Et c'est la Sainte Hune aussi qui a donné son nom au vin le plus onéreux d’Alsace. Un grand bonjour au sanglier pharmacien Helvético-belge.

Saint Maron, un martyr de plus. Peut-être l’a-t-on mis sur le bûcher. Après il n’y avait qu’à retirer le Maron du feu.

Samedi nous fêtons Sainte Galina : Elle en avait assez d’être une poule de luxe. Et les enfants chantaient : "Galina c’est une pouleuh" !

Et dimanche, l’église se souvient d’une vierge espagnole du 7ème siècle Sainte Potentienne. Dommage car d’anciens amis disaient d’elle : elle a du potentienne cette petite, elle ira loin.

Voilà… et donc au 7ème siècle, une vierge pour devenir Sainte n’avait qu’à rencontrer Dieu. De nos jours, pour rester vierge, il ne faut absolument pas qu’ une Sainte rencontre des représentants de Dieu.

Du copieux et du lourd. Certains trouveront que mes pirouettes langagières sur le dos des saints révérés et vénérés et des martyrs martyrisés sont de mauvais goût. Soit. Grossières. Soit. Vulgaires.

Là non, je dis non. Vulgaire, c’est quand cette déjection humaine de Monseigneur Van Gluant, ancien évêque de Bruges et pédophile à ses heures perdues, accorde une interview à je ne sais quelle télé privée flamande. Une interview où, la mine pateline, limite amusée, le gros dégueulasse avoue benoitement avoir tripoté deux de ses neveux, comme ça, par habitude, mais pas tout nu. Alors, c’est pas vraiment de la pédophilie.

Tout autant répugnant les journaleux qui filment sous prétexte d’information alors que ce type n’a droit qu’à une chose : fermer le clapet de son ignominie. Le voyeurisme conduit à émousser notre capacité d’indignation.

Et pourtant, les petits martyrs de cette histoire ne seront jamais canonisés.

Il doit y avoir moyen de poster une vidéo sur le blog mais ce serait gerbant et vulgaire et moi je ne suis que grossier.

Néanmoins deux liens pour vous rendre compte de l’histoire.

 

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_roger-vangheluwe-confesse-en-direct-ses-abus-sexuels?id=5951343

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_reactions-indignees-apres-la-confession-de-roger-vangheluwe?id=5953413

Et les ministres belges se disent écœurés. Et bien m’sieurs, dames, c’est peut-être le moment de vous sortir les doigts du cul et de penser à rendre les crimes de pédophilie non prescriptibles et rétroactivement encore.

209 (2) 

La rétro du samedi.

Un peu plus léger…

 

En période de primeurs

http://lerustre.over-blog.com/article-petit-bordeaux-grand-plaisir-47863946.html

 

Côté jardinage

Un petit topo sur l’angélique officinale avec même une recette de liqueur. Je compte bien mettre à jour dans les prochaines semaines en goûtant la liqueur ! Dure, la vie de blogueur…

angélique ombelle gros plan

 

http://lerustre.over-blog.com/article-l-angelique-officinale-54191138.html

 

Un peu de jardinage sans fiche de saletés sur les légumes…

http://lerustre.over-blog.com/article-jardiner-bio-en-dix-le-ons-pas-mon-truc-48727730.html

Et bien plus tard un bilan de saison qui revient sur certaines méthodes.

 

http://lerustre.over-blog.com/article-2010-anus-horribilis-du-jardin-paillage-arrosage-et-limaces-57225434.html

Ce qui m'avait permis d'écrire anus au lieu d'annus. Un rien m'amuse.

En ce qui concerne la protection des choux par des rideaux d’autres plantes, j’en reviens quand même un peu : mes choux étaient chétifs et j’ai quand même eu des chenilles sur certains (moins que d’habitude mais bon…)

 cerisier en fleur détail

Il y a un an…

C’était l’article sur les chats au potager : le plus lu de l’histoire de mon blog. La belle saison revenant, il est de nouveau consulté par de pauvres bougres qui croient trouver une solution sur google et tombent sur ce fatras d’horreurs. J’espère au moins qu’ils rient !.

http://lerustre.over-blog.com/article-une-methode-efficace-pour-eloigner-les-chats-du-potager-48604827.html

Et bien sûr, quelques mois plus tard, la suite :

http://lerustre.over-blog.com/article-une-methode-inedite-pour-chasser-les-chats-des-potagers-raminagrobis-contre-attaque-66866647.html

 

Mais surtout, il y a un an, le funketchup grötekeu, founschoup grössse keu, enfin bref, le volcan Islandais pétait et clouait l’aviation mondiale au sol, et moi, j’en avais des frissons de bonheur partout. Et en passant, c’était déjà un printemps beau et sec…

http://lerustre.over-blog.com/article-breve-mercredi-des-cendres-ciel-bleu-et-saucisses-grillees-48876747.html

 

Bourdon sur cirse 1

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:52

P7030016 - Copie

 

Le site du château ici :

http://www.exindre.fr/index.php?page=index

 

Dans l’Hérault, au Pays des Etangs, non loin de Frontignan et de Palavas-les-Flots, le Château d’Exindre, produit un des meilleurs muscat que j’ai jamais goûté dans la commune de Villeneuve-lès-Maguelone. La version 2005 du breuvage était quelque chose d’opulent, suave et léger à la fois. Je ne parlerais pas de fraicheur, mais quand même on est loin des sirops alcooleux que peuvent devenir ces breuvages bien souvent.

P4140054

 

Le château a un vieux passé viticole : villa romaine puis franque, on y trouve des vignes au moins depuis 1100 et des crottes d’âne. Le pot de chambre qui orne les étiquettes, ce sont des fonts baptismaux de la Paroisse de La Magedelaine qui sont ornés d’après google de motifs d’inspiration wisigothe. C’est pas comme à Bordeaux, où ce qui motive les agissements ce sont plutôt des motifs d’ostrogoth.

Quelle ne fut pas ma surprise, en passant dans une grande surface du nord du Luxembourg (Massen pour ceux qui connaissent) d’y trouver pour 7 euros et des poussières, le muscat et le Languedoc du domaine. Prenons et gloutons qui s’est dit Le Rustre.

 P4140056

 

En coteaux du Languedoc

Magdalia 2006

 

D’après le site du château, il s’agit principalement de vieux carignan et de syrah avec une pointe de grenache.

Au milieu d’une mer de larmes, la robe est invraisemblablement opaque, noire de noire. Il y a bien un peu de grenat sur la tranche, tirant sur le brun mais sinon plus d’espoir devant les portes de ce pénitencier.

Le nez est d’abord réduit, pas comme un cagibi avec des vieilles chaussettes rassurez-vous, mais ça sent le truc qu’on vient d’ouvrir et qui n’a pas encore repris de l’air. C’est sans fruit, mais avec des épices.

Puis, après une heure d’attente fébrile, ça s’ouvre joliment avec des impressions de fruits noirs confits, de girofle, d’oxo, de marinade, de sauge. Le tout est mesuré. Je parle bien d’impressions parce que l’arôme, il faut le débusquer. C’est assez plaisant et à l’aération un soupçon de violette égaie le tout.

Ne serait-ce les tanins virils, poilus et râpeux qui pour un peu prendraient l’accent rocailleux du sud, le vin est plaisant en bouche : rond sans excès, bien équilibré par une acidité fine qui relève la finale. C’est juste un poil trop alcooleux à mon goût. Ca exprime la discrétion mais quand même on ressent la griotte et le cassis très mûrs et même bien cuits, les épices de la garrigue. Il y a aussi une forte amertume finale un peu dans le genre d’un digestif aux plantes Italien qui accompagne le grain de café sur 15 secondes.

C’est typé sud et il faut aimer. Je trouve ça plaisant sur un moment, mais point trop n’en faut tout de même à mon palais de chochotte nordiste.

Sur deux jours ensuite, la structure ne va guère bouger mais les arômes vont se noyer dans le vague d’un brouillard de fruits noirs épicés trop mûrs.

 

Muscat de Mireval.

 

P4140057

 

Voilà bien une de ces appellations qu’on se demande mais d’où tu viens doudou dis-donc ? Ben à côté de l’appellation Muscat de Frontignan pardi. Ha bon ?

S’étendant sur les communes de Mireval et Vic-la-Gardiole, le vignoble de muscat à petits grains se tape le cagnard méditerranéen mais aussi le vent du large (et nous savons tous ce qui se passe quand le vent du large arrive depuis Pompon et la classe). Ca c’est d’après wikipedia. Maintenant soit Villeneuve fait partie de l’aire d’appellation aussi soit le château d’Exindre a des vignes sur une autre commune. Vous savez quoi ? je crois que ce n’est pas très important.

L’important, c’est que le muscat, son rendement de base doit être de 28Hl/Ha et que les sucres à la cueillette doivent afficher un taux de vignes de 252 g/l minimum. A moins que ce ne soit le contraire.

Encore un mot historique à propos de ce bon vieux Rabelais qu’on met à toutes les sauces dès qu’il s’agit de pinard ou de gaudriole. Mais le gaillard nous livre une des plus vieilles mentions des vins de Mireval lorsque passant à Montpellier vers 1520, il dit y rencontrer "bons vins de Mirevaux et joyeuse compagnie". Puis à Avigon il déclare y croiser des "femmes qui jouent volontiers du serre-croupière parce que c'est terre papale". Quel rustre celui-là !

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Vent d’Anges 2008.

 

Du muscat à petits grains cueilli au vent d’octobre. Et non Gilbert, les touristes sont partis mais ce n’est même plus en septembre, va t’en donc cueillir tes oranges.

Voilà de l’or franc qui donnerait envie d’être riche. C’est très lumineux, cristallin avec des larmes drues et grasses qui donneraient envie d’être gros (d’après ma femme mon envie est comblée…).

Le nez est aromatique mais sans excès, franc et très fruité, on joue entre le pamplemousse rose entêtant, la poire et le raisin sec. Il y a un fond muscaté. Une vraie gourmandise.

C’est suave, sucré, moelleux. Et absolument ni alcooleux ni lourd. C’est de la crème en bouche, veloutée et grasse. Cependant, inexplicablement, la matière reste légère. Une gourmandise avec des arômes expressifs de muscat , de raisin sec, de melon très mûr, d’épices et de réglisse. Et la longueur court sur un bon 25 secondes.

Un délice gourmand, pur qui se prolonge sur deux ou trois jours sans rien perdre de sa superbe.

 

Le Vent d’Anges 2005 m’avait laissé une sacrée impression aussi. Il est décrit dans cet article qui date d’il y a plus d’un an. C’est le troisième vin décrit.

http://lerustre.over-blog.com/article-cinq-douceurs-en-hiver-cinq-rayons-de-soleil-45628781.html

 

Je vais vous dire mas petits amis, ce vin là me ramène à ma passion pour le vin loin des discussions de tortionnaires de diptères du style "le fruité est-ce vulgaire ?", "la minéralité est-ce que ça existe ?" et "la complexité c’est quoi ?"

Non, ce muscat là te rive sur une chaise, sur une terrasse, au soleil avec des amis qui rient et des enfants qui courent. C’est la magie d’un fruit qui parvient à te mettre du pamplemousse rose, de la poire ou d’autres arômes entêtant dans un jus qui n’en a jamais contenu, du pamplemousse ou de la poire. C’est le bonheur quoi.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:54

 

Dans le cadre de l'Université d'été de Branlocouillométrie...

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Très richement illustrée de gravures d'époque.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Biographie très sommaire de l’auteur.

 

Biographie sommaire et pas assommante de l’auteur pour prendre un peu de hauteur.

Où il sera signifié que si la valeur n’attend pas le nombre d’années, l’imbécilité ne s’éteint pas avec la jeunesse et Jean-François attend le train. Celui-ci est en retard, comme d’habitude.

Né le 31 juin 1925 à Baden-Baden sur Mad, en Lorraine. Décédé mortellement en l’an de graisse 1999 à Bora-Bora sur Meuse, toujours en Lorraine et toujours en pleine forme en ce mois de mars 2011, même qu’on est en avril.

 

Professeur émérite des Facultés Universitaire Notre-Dame-de-Cache-ta-joie de Azay-le-Rideau. Chaire de géométrie variable relative quantique du tire-bouchon. Auteur de la très célèbre thèse « Pute et putain c’est des restes du latin »

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Professeur émérite à l’Université Presque-Libre-s’il-n’y-avait-les-sous de paliseul II.

Détenteur de la chaire Duran-Duran à l’Université Yéwéné-Yéwéné de Baden-Baden et auteur de la Thèse « Boutros-Boutros Gali et le pili-pili à Bora-Bora ».

Docteur en branlocouillométrie expérimentale de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse. Thèse : « Granulométrie en phase gazeuse des corn-flakes soumis à un rayonnement subatomique de spin de cheval positif ».

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : « Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues »

Grand Maître de l’Ordre du Chaud Cervelas à l’andalouse.

Professeur Honoris causa de l’Université Gnhon-al-rhatich de Tripoli.

Bibliographie très écourtée (il y a pire) :

« Quand on a des talonnettes, on crie plus fort : la dérive sécuritaire de la droite »

« L’influence de la pensée Nietzschéenne sur la production de croquettes pour chiens parfum banane ».

 

 

En guise de préambule je tiens à vous faire remarquer la richesse particulière des illustrations de cet exposé.

Ensuite je tiens à vous rassurer sur l'emploi du mot stellaire, c'est juste pour que les types qui tapent ce mot sur google arrivent ici, je trouve ça marrant.

  

Que nos lecteurs me permettent tout d’abord de remercier le professeur Le Rustre et tout le comité de lecture de la revue « le blog du rustre » de m’avoir invité à introduire cette université d’été. J’espère que cela ne lui fera pas trop mal.

Devant l’aéropage de sommités sommitales venues de loin et fraichement débarquées de l’aréoport, je voudrais d’abord dire que de la raie au porc, il n’y a qu’un pas pour un report l’air de rien.

Mais surtout, moi qui suis mort depuis près de 10 ans maintenant mais qui me porte comme un charme, je tiens frénétiquement à remercier le Recteur de mon Institut, qui m’a laissé sortir, sans camisole en plus, le professeur Legrain-Gallet sans qui je ne serais qu’un goémon divers échoué lamentablement sur la grève toujours en hiver de mon âme insipide, Franckie Vincent qui a un très beau zizi, Blèse de la Classe ainsi que ma maman qui me faisait de si bonnes tartines de Nutella quand j’étais petit et que surtout, elle réussissait vachement bien les madeleines. Enfin, je profite de la tribune qui m’est ici offerte pour remercier publiquement mes mécènes qui permettent la poursuite de mes recherches pourtant totalement inutiles : les lunettes Raph le Loup et les préservatifs mammouth. Et enfin, encore, je voudrais juste faire un petit coucou à mon pote Mouammar Kadhafi : Si tu nous lis Moumou, tiens le coup.

 

La branlocouillométrie messieurs, cette discipline si importante pour le futur de l’Humanité, pour la préservation de la biosphère et pour la perpétuation de la fatuité de la parlotte sans fin des comptoirs divers et commerces variés, fussent-ils virtuels ou vertueux, la branlocouillométrie avait besoin de cette Université d’été.

En effet, plus de cent ans après sa création, il était nécessaire de réaliser un état des lieux de nos connaissances en bêtise humaine et aussi de boire un pot avec les potes des autres instituts et ce, aux frais de la princesse. Z’inquiétez pas, on a prévu du lourd les gars. C’est pas demain que les scientifiques en colloque feront le beurre des végétariens, des anti-alcooliques et des vertueux tristes de tout bord. Y aura du fromage de tête, du foie gras, et du pinard de toutes les couleurs, y compris le jaune. Je vous prie néanmoins de rester à vos places jusqu’à ce que j’aie fini. Et je ne veux voir personne dans la piscine de ce charmant hôtel des pentes du Vésuve qui nous accueille pour le colloque avant la pause de midi. A propos du Vésuve, vous verriez la tronche d’un mérou quand on le fiche sur une grille de barbecue*… Restez assis j’ai dit !

Mais si vous le permettez, il me parait d’abord primordial d’en revenir aux bases et de redéfinir ce qu’est la branlocouillométrie. Je crois que c’est nécessaire au vu de la bande de farfelus qui roupille devant moi. Dans le fond, faites quand même gaffe de ne pas repartir avec les radiateurs collés au cul, ça fait toujours mauvais genre en sortant d’un colloque.

Qu’entend-on donc par branlocouillomérie ? Plus grand-chose si on en croit les légendes populaires courant sur l’onanisme… mais encore ?

Des racines grecques branlein : je me gausse d’importance de… , Couillos : la fadaise et Metron : tu arriveras en retard par les souterrains.

 

Littéralement, la branlocouillométrie est donc l’art de dire n’importe quoi en ayant l’air sérieux et en se foutant de la gueule du monde.

 

La branlocouillométrie est née des travaux et réflexions de l’immense Anatole Legrain-Gallet (1830-1973). Dès 1772, celui-ci remarque que plus on explique quelque chose à un con et moins il comprend.

Corollairement, ou presque, plus il y a de cons dans une salle et moins on doit faire d’efforts pour qu’ils ne comprennent rien.

A partir de ces constats, il est aisé de démontrer qu’on peut se fiche de la poire du monde en racontant n’importe quoi pourvu que ça jargonne à qui mieux mieux. Non seulement, les mecs y pigent peau de zob mais en plus dans 5 minutes, ils auront tout oublié. Et même si un spécialiste vient vous trucider, si vous le prenez avec suffisamment de culot, vous laisserez une impression indélébile dans l’esprit des gens.

Dans les années qui suivent, Anatole Legrain-Gallet jette les bases théoriques de la discipline.

In fine, la branlocouillométrie repose sur le fameux théorème « du tout, du rien mais surtout du n’importe quoi » qui peut s’énoncer ainsi :

« Au plus qu’il y a moins de discernement, au moins qu’il y plus de compréhension » ou

« Dans un débat, plus y a de contributeurs et plus les arguments sont techniques, moins il y a de types qui captent quelque chose au point que ça te fout un joyeux bordel digne d’un débat parlementaire. »

Dés 1932, Anatole Legrain-Gallet applique ses théories au web lors d’expériences restées célèbres dans les annales (ouille) et bien qu’à l’époque, le monde scientifique ne comprenne pas trop ce qu’était le web.

Ainsi, en 1928, il annonce sur son blog l’invasion de la terre par les troupes vénusiennes venues de Vienne, advienne que pourra. Il déclenche une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1933, il annonce l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1935, il annonce le retour à l’Olympia de Chantal Goya, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy.

J’en ai encore une vingtaine d’expériences comme ça, je vous en mets un peu plus ?

Peu importe, ce qu’il faut retenir ici, c’est le constat amer du scientifique : sur le net,

- le public étant immense et très varié et pas plus malin qu’un autre, c’est dire,

- la quantité d’information étant quasi infinie,

- le temps que les gens ont a consacrer au net et plus généralement à réfléchir étant limité,

on en tire donc que sur le net, on peut à peu près raconter n’importe quoi, de toute façon les gens, dans 5 minutes, seront passés à autre chose et n’en auront plus rien à foutre.

Et plus vous argumenterez avec force détails techniques et jargon obscur à force de se vouloir éclairé, plus les gens feront oui-oui comme des imbéciles ou non-non comme des couillons, ne captant rien, juste contents que le gars qui cause ait l’air de s’y connaître parce qu’il à l’air d’en toucher une.

De toute façon, peu seront ceux qui iront vérifier et puis de toute façon, dans 5 minutes, ils n’en auront plus rien à fiche, c’est vrai que je me répète mais c’est pour que vous reteniez quelque chose.

Les applications de la branlocouillométrie sont nombreuses à l’heure actuelle et à vrai dire infinies.

Dans le domaine du vin, un excellent exemple de branlocouillométrie, ce sont les primeurs bordelais et les commentaires qu’ils suscitent sur le net. Passionnés, immodérés, désespérés, ce sont pourtant invariablement les mêmes d’année en année. A croire, que d’une année sur l’autre, les gens oublient ce qu’ils ont dit et ce qu’on leur a dit. A croire que les explications des spécialistes sur le système des primeurs leur fait autant d’effet qu’un pou lancé à 100 à l’heure sur une bottine.

Et pourtant, chaque année, c’est le même cirque : le millésime magnifique ou plein de finesse, les dégustations sur raisin presque frais pour donner une note sur un vin qui, ne vous inquiétez pas, s’épanouira dans la force des âges canoniques où s’épanouissent ces crus d’exception, les prix de dingues de bouteilles qui valent leur pesant de doses de vaccins pour le tiers-monde, les amateurs courroucés et scandalisés par ces châteaux qui se foutent des amateurs, Français monsieur les amateurs, Français.

Amateurs qui pourtant jurent leurs grands Dieux que de toute façon, ils s’en foutent, qu’il y a moins cher et meilleur ailleurs, et enfin, viennent les spécialistes, éléments indispensables à une bonne branlocouillométrie digne de ce nom, qui expliquent doctement le marché, la loi de l’offre et de la demande, le principe de Spoels et la Loi de Fritsch (avec de la mayonnaise). Clac, c’est emballé. Gros buzz, migration de gnous, rififi à Paname. Et l’année d’après, je recommencerai, je veux qu’elles s’arrachent ma vertu et toutes ces sortes de choses.

Un magnifique exemple contemporain de branlocouillométrie, dans un domaine tout différent, ce qui démontre bien l’universalité de la discipline, réside bien sûr dans la politique Belge. Je ne veux pas empiéter sur l’exposé de mon collègue Ingrid qui vous détaillera ses détails anatomiques dès lundi avec sa belgitude si tellement nordiste qu’on dirait un coron transformé en baraque à frites sur un terril à Charleroi, mais quand même faut que je vous dise.

Depuis plus de trois cent jours, le même scénario se répète à l’envi : on nomme un type qui mène des entrevues discrètes et profitables avec d’autres mecs. Ils sortent en disant il faut se mettre autour de la table, qui est usée à force de les attendre parce que personne n'est jamais d'accord sur rien. Puis pfuitt, plus rien et on recommence avec les mêmes mecs mais dans un autre ordre. Avec entre-temps le traditionnel cortège folklorique des spécialistes en tout genre (vive Alain Chamfort !) : constitutionnalistes, experts fiscaux, sociologues, politologues, sociopathes, politopathes, Pathe Rick Sébastien… et va-y que ça jargonne ni vu ni connu je t’embrouille et ça te tient pendant 300 jours parce qu’à force, tout le monde, fatigué, exténué, lassé, s’en fout comme de la mort du Caudillo ou de Mao.

La branlocouillométrie dans toute sa splendeur ! Et pourtant, mesdames et messieurs, word me souligne le mot en rouge. Décidément, quel abruti basique celui-là.

Je ne poursuivrai pas plus avant cet exposé pour ne pas déflorer mes collègues, enfin, leurs exposés, cela va de soi. Et puis ça commence à fleurer bon la grillade et les bouchons qui sautent là dehors. Cependant, permettez moi encore d’attirer votre attention sur l’importance de la branlocouillométrie dans le monde actuel, au point que cela a inspiré ces paroles magnifiques au grand philosophe Roger Jouret-Onchaud : « la branlocouillométrie, c’est le monde tel qu’il tourne en rectangle »

Durant les semaines qui vont suivre, ce blog se fera l’écho de nos, de vos exposés. Et le temps de l’oubli passant, et en accord avec les principes fondamentaux de la branlocouillométrie, nous avons beau avoir annoncé la couleur dans pas moins de deux articles aujourd’hui, il reste à parier que quand paraitra un article au titre tapageur tel que « Le bio, cette arnaque, ce piège à cons » par le Professeur Kraspeck, ça fera un sacré ram-dam. Idem trois jours après quand un article défendant la thèse contraire, mais avec les mêmes arguments sera publié. Car voici la plus belle pièce de l’assemblage branlocouillométrique : les thèses invraisemblables et mirlitontesques avancées s’appuient autant sur des carabistouilles éléphantesques que sur des chiffres avérés, les unes parfois, valant bien les autres.

 

Je vous remercie, chers collègues, de votre inattention et j’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas. J’attire votre attention sur les macarons aux miel et à la noix de pécan durant la pause café et à l’hôtesse qui les sert. Sacré mil’ti dju. Rhôôôôô !

 

*vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’une expérience vécue ! La recherche a du bon, surtout en biologie : faut tester le matos ! Et le matos, c’est souvent des bestioles comestibles.

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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