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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 07:52

 

Invitation

Le Blog du Rustre

 

En collaboration avec

Les préservatifs en laine « Mammouth ».

Les Jeunesses centristes végétaliennes abstinentes de Bornéo

L’amicale des amateurs de défloraison de drosophiles consentantes passionnés d’oenophilie.

La quinte de toux Wallonne et la COCOF Bruxelloise

 

P4260166

 

Vous invitent

 

A la Première Université d’été de

Branlocouillométrie Théorique, expérimentale et appliquée

 

En accord avec les principes fondamentaux de la discipline, cette Université d’été débutera dès ce printemps. Le thème principal de nos débats promettra d’être passionnant :

 

La branlocouillométrie appliquée à l’écologie, au bio et à la biodynamie dans le domaine de l’agriculture, de la viticulture et de l’oenophilie.

Répercussions dans le domaine communautaire belge.

 

Dans la plus pure lignée de feu Anatole Legrain-Gallet « De tout, de rien mais surtout de n’importe quoi ».

 

Pour cette première, le Rustre est fier de déjà pouvoir vous annoncer la présence de sommités mondiales de la branlocouillométrie :

Dr Nicodème-Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent, de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse et des Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers.

Pr. Léon Kraspeck de l’Institut Rémy Brika de Issy-Mont-Petitmédor.

 P4260171Léon Kraspeck, génie illuminé, enluminure du XIIIème siècle.

 

Programme des conférences :

La branlocouillométrie : composante essentielle du paysage politique belge. Par le Docteur Ingrid Gastier-Leroy

La branlocouillométrie, définitions et implications par N.A. Leruth

Branlocouillométrie expérimentale : Le bio, cette arnaque, ce piège à cons par le Professeur Kraspeck

Branlocouillométrie expérimentale : Le bio, seul futur de l’agriculture. Par le professeur Isidore De Crayon, Ingénieur des Mines.

Branlocouillométrie expérimentale : L’agriculture conventionnelle nous empoisonne. Par le Dr René Biloutte

Branlocouillométrie expérimentale : L’agriculture conventionnelle nous sauve la vie. Par Roger Stuyvenaarkerzeel, Ingénieur Agronome.

Pesticides : la vérité vraie cachée ! par le Dr. Roger-Annie Cordy et le Dr. R. Brika

Pourquoi je jardine avec la lune. Par le Pr. Franck Vincent de l’Université-d’y-fait –beau-tout-le-temps de la Guadeloupe.

Pourquoi je ne jardine pas avec la lune. Par les Dr. Salvatore et Adamo de l’Institut (ne me demandez pas lequel, c’est l’Institut avec un grand I, c’est tout)

La problématique syntaxiale de l’herméneutique expiatoire dialectique dans la perspective d’une branlocouillométrie relative générale. Par le Pr. Alex Tension. Prix Zorba de Physique quantique 1975.

 

Et bien d’autres merveilles et fantasmagories qui passeront devant vos yeux attristés durant cette belle saison. Par Robert-Louis Aznavour.

Et c’est tout. Par Ronald Rigole

C’est tout j’ai dit. Par Thénogénèse

Ta gueule ! Par Tioski.

Premier article cet après-midi dans le cadre de la prestigieuse encyclopédie du micro-savoir, richement illustrée par le peintre espagnol Chantal Goya. Par Mesanrapé.

 

Par les moustaches de Plastic Bertrand, le Rustre est un fondu ! Mais il n'a pas de moustaches Bertrand ! Et alors ?

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:06

L’almanach

 Enfin une journée d’avril normale : hier de la grêle et un défilé de nuages noirs comme l’âme d’un financier et d’éclaircies plus lumineuses qu’un de mes articles. Sinon, faites quand même gaffe, c’est un mercredi 13…

 

L’essaim des Saints

Aujourd’hui les Saints à dormir debout ne manquent pas. Entre Saints Guinoc, Papylus et Caradoc, mon cœur balance. Saint Papylus, notamment, j’imagine qu’il vivait au pied des pylamides.

Mais sans conteste, quand on sait qu’aujourd’hui, 13 avril, c’est la Saint Mars, on se dit que non, décidément et sans vouloir cafter le moins du monde, les hideux de mars ne peuvent être remis aux calendres grecques. Ô Mercédes !

Cependant, la palme revient à un évêque de Ravenne décédé en 398 : Saint Ours de Ravenne. Non, pas ours des cavernes…

Et on a bâti 2000 ans de civilisation avec des trucs comme ça. Et on s’étonnera que ça va mal…

 

De tout et surtout de rien...

... Puisque hier, j’étais occupé en soirée à zapper de chaîne en chaîne. Pour que vous compreniez bien ce qui va suivre, il faut savoir que je n’ai pas eu d’autre chaîne de télé que la RTBF pendant 10 ans. J’ai quitté le vrai monde de la télé au temps de Dechavanne, de vidéo gag, de Michel Drucker, de Patrick Sébastien et de son grand cabaret, avant la télé réalité, le foisonnement incontrôlable de séries américaines clonées et avant Jacques Martin. Ah non, pas Jacques Martin.

Et je me regarde un enregistrement du Jardin extraordinaire, émission animalière de la RTBF. Un reportage superbe sur les tigres (pas de papier). Et je me retrouve 10 ou 15 ans plutôt, comme si j’avais appuyé sur pause et que je reprenne la lecture. Avec Arlette, non Claudine, qui commente avec Paul, à moins que ce ne soit Thierry.

-Et il faut dire à nos téléspectateurs que si la maman tigre tue cette biche, c’est strictement nécessaire, n’est-ce pas Paul ? C'est pour nourrir les petits. Elle n'est pas méchante.

-Tout à fait Géraldine

-Claudine…

-Ah oui, mais moi, c’est Thierry.

-C’est cruel mais ce sont les lois de la nature n’est-ce pas Robert ? La maman doit aussi nourrir ses petits…

-Oh oui, hein, madââââme. C’est trissss hein…. Rhôôô !

Bref… Mais voici que je zappe sur France 4, où on nous offre un autre regard sur l’animalité…

Tiens c’est comme vidéo gag dis-donc, mais ce n’est plus le même mec qui présente. Rien que le titre dis-donc… "Ces animaux qui nous font rire". Mais où vont-ils chercher tout ça. S’imagine-t-on le labeur harassant des "auteurs" qui se malaxent les méninges pour trouver des titres aussi recherchés. Ouaw… Tiens, il y a des vidéos que j’ai déjà vues il y a dix ans.

Et puis le présentateur les gars, avec sa p’tite cravate et son p’tit costard qui sentent la récup et le mal repassé. Le mec est génial, La bouche et le corps bougent mais pas les yeux qui affichent imperturbablement le même regard éteint…

Je zappe, zappe, zappe… et puis j’éteins la télé. Lamentable ! Il n'y a pas de meilleur moyen pour se sentir jeune. J'avais l'impression d'être 10 ans plus jeune même ! C'est pas que la télé n'a pas pris un pli, c'est qu'elle n'a pas bougé.

 

Visiteurs du mercredi.

Et ben tiens, à propos, et bien dans l’actualité en plus…

 

http://www.ina.fr/video/I08332235/nicolas-hulot-animateur-des-visiteurs-du-mercredi.fr.html

 

Avec Nicolas Culot mais aussi Soizic, cornes de bouc ! Toute mon enfance !

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:22

 

P8270044

 

Je vous le demande un peu. Je vous la pose la question. Non mais ! C’est vrai quoi. Ya pas à dire, dès que tu as une marée noire ou une centrale atomique qui pète, il faut qu’ils ramènent leur fraise.

Il en pleut pour le moment. Des écolos. A cœur joie qu’ils s’en donnent !

Les écolos. Les bobos. Les végétaliens macrobiotiques. Les barbus. Les doux rêveurs. Et vas-y que je te prétends que le nucléaire c’est dangereux, et vas-y que je te bassine avec le réchauffement climatique, et v’la t’y pas que je te les brise avec ton empreinte écologique et ta taxe carbone.

Bon, on ne peut pas tout à fait leur en vouloir aux écolos, ils sont malades.

Ils souffrent d’un syndrome malheureusement encore peu étudié, le syndrome de la pastèque. Bien vert à l’extérieur, mais rouge au cœur.

Et là, je vous le demande un peu, fidèles citoyens, loyaux républicains, traitreux royalistes, peut-on encore décemment être de gauche au 21ème siècle ? Alors même qu’il n’y a plus un seul gauchiste assumé sur terre,dans aucun parti rosâtre que ce soit, même pas dans le parti communiste chinois à vrai dire. Peut-on tolérer dès lors tant de rouge bien planqué sous cette carapace verte ?

Alors même que les vraies valeurs qui ont porté l’humanité depuis l’état fruste de l’âge de pierre jusqu’aux cathédrales financières des cités d’affaires de Honk-Kong ou de New-York triomphent ? Je veux parler ici de ces valeurs porteuses que sont l’appât du gain et l’envie de grimper sur la gueule du voisin.

P5190136 - Copie 

Ma réponse est non, trois fois non. Même six fois si vous voulez. Ou plus.

Car enfin que fait la science ? Le syndrome de la pastèque ne doit plus être une fatalité. Il faut faire quelque chose. Je ne sais pas moi, un concert caritatif avec tout plein des gueuleuses, des chanteurs à voix, des chanteurs à texte, des chanteurs à clous, Raphael. Un truc à la télé, un pastèque-thon.

Un pastèque-thon. Ca devrait bien marcher. Au moins en Belgique où on adore déjà les pêches au thon. Ah, je vois quelques lecteurs français afficher une mine dubitative (je n’ai pas dit une carrière d’éjaculateur précoce).

Oui, je sais, je sais. Mais ne nous leurrons pas, larrons : avec le roi, le foot et la bière, les dernières briques du ciment des belges, ce sont la tomate-crevette et la pêche au thon. Une demi pêche avec une salade de thon dedans.

Pas fraiche la pêche hein, non de la bonne en conserve, au jus si possible, pas au sirop. Puis il vous faut du thon, en boîte aussi, que vous allez mélanger avec de la mayonnaise (rangez moi ce fouet et ces œufs, cette huile, en tube la mayo, malheureux), des échalotes ou de la ciboulette. Et voilà un des fleurons de la gastronomie belge vite préparé. J’allais écrire de l’astronomie et je n’aurais pas été loin de la vérité. Non, mais vous vous rendez compte ? Des pêches au thon !

Et on eut voulu qu’on sauvât ce pays de la ruine de l’âme ? Et ensuite, on voudrait son unité ? On voudrait lui accorder pitié et amitié ? Que nenni mes preux, sus au Belge et à sa pêche au thon. Dans le Belge, de son canal pendu à ses ondulations ardennaises, rien n’est bon, contrairement au cochon.

Sabrons, saignons, n’épargnons point, qu’un sang impur exhalant des remugles de pêche et de thon, abreuve nos souillons ! Aux larmes citoyens, jetons les pêches au thon, coupons, guillotinons, c’est de bon ton.

Mais bon, je m’égare et j’é fé un créneau. Revenons à nos pastèques. Car cette digression régressive digestive (quoique la pêche au thon, question digestion...), ne doit pas nous éloigner de nos échalotes. Comment diable peut-on être écolo au 21 ème siècle ?

Fichtre foutre de cornegridouille de bisturlute à cul.

Si vous me passez l’expression. Tant que vous y êtes passez le sel aussi. Et le poivre. Merci.

Car n’oublions pas de dire merci ni le proverbe :

"Radium qui rayonne, écologiste qui claironne".

Et oui car en vérité !

Mais bien chers frères, mes bien chères sœurs (quoi mille balles pour une brouette népalaise inversée ?).

En vérité !

Aussi vrai que vous me voyez là devant vous.

Il suffit, d’une petite fuite radioactive de rien du tout, d’une toute petite tempête minuscule pour que l’écologiste exulte et nous serve son fond de commerce : "On vous l’avait bien dit, mais vous n’écoutez pas".

Plusieurs études très sérieuses l’ont montré (lire à ce propos la synthèse publiée par Poujade et Bistrot dans Journal of pools chemistry) : si on écoutait l’écolo, on vivrait dans des cavernes en s’éclairant à la bougie. Et on roulerait à cheval. Et on se brosserait les dents avec des herbes. Et on en fumerait, de l’herbe.

Et on boirait du vin biodynamique dans des cornes d’aurochs à la pleine lune. Et on se vêtirait de peaux de fougères, parce que tuer des bêtes, c’est pas gentil. Et on n’aurait plus de mœurs autres que dépravées, trainant dans nos grottes à lire l’Equipe en savates en écorce de bouleau parce qu’il n’y aurait rien d’autre à faire parce que le progrès et la croissance seraient proscrits et que nous resterions là, à nous demander pourquoi.

Et nous passerions notre temps à faire ripaille, à manger, boire, dormir et bien sûr à copuler frénétiquement et dans le plus grand désordre avec nos femmes, nos voisines et les sœurs de nos femmes et celles de nos voisines et je ne vous parle pas de leurs cousines….

Bon.

C’est où qu’on signe ?

 

PA080165

 

Car enfin, cela suffit, Cassandres de Havane que vous êtes. La modernité, c’est le progrès. Et le progrès, c’est la croissance. L’Homme est l’Homme parce qu’il a su s’extraire de sa gangue animale et avancer seul, fier, debout, la zigounette ou le pilou-pilou au vent sur le chemin de la liberté par le travail et la sueur dans les sillons, puis dans les mines, puis les chaines de montage, puis les allées mornes du FOREM ou de l’ANPE parce que c’est moins cher en Chine. Et vous voudriez qu’on fasse marche arrière ? Qu’on recule ?

Au prétexte de quoi ? Félons fêlés!

Qu’en 1900 nous n'étions même pas 2 milliards et qu’en 2050 nous serons entre 7 et 11 milliards, alors que cette foutue planète n’a pas grandi d’un pet de libellule entre-temps ?

Que nos principales sources d’énergie existent en quantités finies et qu’elles s’accordent donc mal avec un modèle de croissance constante et infinie, que Monsieur Marché en a les bourses toutes tremblotantes dès que la croissance se tasse un peu ? Songez donc que TOTAL, source très encline à faire dans l’écologisme primaire estime que le pic de production de pétrole, de 100 millions de barils par jour, sera atteint en 2020. Autant dire dans… ah merde, dans 9 ans. Peut-être sera-t-il toujours temps d’échanger un baril de pétrole contre deux barils d’uranium. Ce qui nous fera un sacré paquet de barils d’uranium. Il va falloir songer à acheter une seconde planète pour stocker les déchets. Allons-donc peccadille que tout cela. Roupie de Sansonnet.

Foutaises.

Et puis évidemment, vous viendrez nous casser les roubignoles avec votre nucléaire là. Comme quoi, il y aurait des risques, des déchets. Pffff…. Racontars que tout cela. Chez les autres peut-être, les Ruscofs avec leur Marxisme branlant là en 86, je ne dis pas, mais chez nous monsieur… Quoi ? le Japon. Oui mais hé, tremblement de terre hein, magnitude 9. Tsunami hein… Centrales en bord de mer et tout ça. Pas de ça chez nous hein… Oui, un peu en France, mais pas en Belgique. Quoi ? La Belgique c’est tellement à un prout de moineau de la France qu’un méchant atome tout irradiant il serait sournois et chafouin au point d’échapper aux contrôles aux frontières ? Ah Ah ! Je me gausse, on parle de les rétablir les contrôles pour choper les Tunisiens, alors les atomiques n’ont qu’à bien se tenir !

Hé, et puis, il faut bien avouer qu’apparemment, Fukushima c’était sécurité au rabais et économies de bouts de chandelles à tous les étages, tout ça pour faire du profit capitaliste tout plein. C’est bien les Japonais ça. C’est pas chez nous que ça arriverait, dans nos pays occidentaux qui sont pleins de moralité toute immaculée que ça t’en arracherait des larmes. Pas vrai ?

Mais Seigneur Tout Puissant qui m’émiette les amygdales du bas, au nom de quoi mettrions-nous la bride au progrès ?

Des glaciers qui reculent, des ours qui floculent et des libellules qui t’enculent ?

Des papillons, des abeilles, des pandas, des guépards, des éléphants, des chanteurs de charme qui disparaissent tellement inexorablement qu’au jour d’aujourd’hui personne ne sait encore comment l’exorer ?

Du nucléaire dont on subodore depuis Hiroshima que ça peut avoir des conséquences fâcheuses sur l’appétit des vieux et que pourtant personne ne se sort les doigts du cul pour trouver une autre solution ?

Du fait qu’en Belgique, alors que nos routes sont saturées depuis des années, le développement du transport ferroviaire ou fluvial ça reste peau de zob et que de dix ans en dix ans la SNCB crashe les rares trains qui ont un chauffeur ou qui ne sont pas en grève dans l’indifférence béate des décideurs politiques ?

Comment ? Nous surexploiterions la terre en hypothéquant l’avenir de nos enfants ? Pas du tout d’accord. Si on se débrouille bien, avec notre technologie et tout, on pourra la sucer encore plus loin que la moelle la Terre et on sauvera l’avenir de nos enfants. Bon, c’est nos petits-enfants qui seront emmerdés, mais bon.

 

Tenthrède commune 3

 

Mais allons, allons, messieurs les écologistes, n’exagérez pas.

Vous vous faites les chantres du développement durable. Mais notre développement, cela fait des millénaires qu’il perdure. Pourquoi voudriez-vous que cela s’arrête ?

Comment ? Vous prétendez que notre modèle économique ne pourra se perpétuer qu’en augmentant les inégalités, les tensions sociales, la précarité du plus grand nombre ? Fadaises ! Je reconnais bien là le gauchiste qui sommeille en vous.

Regardez donc la façon dont notre civilisation repart depuis la crise de 2008. On l’annonce partout à la radio les entreprises renouent avec le profit, les actionnaires avec les dividendes et les patrons avec les primes mirobolantes. Et même pour les "petites gens" hein, regardez en Belgique avec "l’accord interprofessionnel", la marge énorme d’augmentation des salaires possible en 2012 : 0,3 % c’est-y pas Byzance ?

Non j’vous le dis moi, ces gauchisses d’écolos ne sont que des extrémisses alarmisses.

Non non non, messieurs les écolos vous ne nous ramènerez pas à l’âge des cavernes. On y foncera bien sans votre aide, comme des grands !

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:49

L'essaim des saints

Je ne ferai aujourd’hui aucun jeu de mots saugrenu et tiré par les cheveux. Aucun calembour facile. Car la situation est grave. Voyez plutôt : Saint Barsanuphe, Saint callinique de Cernica (Genêt n’est guère niqué qu’à Guernica aurait dit Desproges), Sainte Godeberthe, Saint Pharmuthe… Voilà ce qu’on offre à notre vénération aujourd’hui. Comment peut-on admettre une religion pareille. Je vous le demande un peu. Protégeons nos enfants !

 

Conseil Belgicain du lundi : le compost.

 

En ce début de printemps, le jardinier désireux d’amender sainement son potager et de faire un geste pour l’environnement, ce jardinier responsable-là sera soucieux d’utiliser à bon escient son compost. Cependant, il faut prendre garde à ce qu’on ajoute au compost. Si l’ajout de viande, de pain peut attirer des indésirables désireux de vous indésirer dans le compost, le pire des gestes à proscrire est l’ajout de pelures d’oranges.

Surtout en Wallonie.

Encore pire dans le Hainaut.

Il ne faut jamais, au grand jamais jeter d’oranges au compost, sous peine d’y attirer des gilles de Binche. En effet, ces derniers sont irrésistiblement attirés par le jet d’oranges.

C’est déjà assez pénible, dans la nuit qui tombe, alors que le pic, imbécile et aviaire, pleupleute dans le lointain, de voir des gilles grouiller dans le compost alors que le crépuscule choit sur la lande déserte (je vous le répète), leurs plumes d’autruches dépassant du bac ou du tas. De votre maison, vous voyez ces plumets immenses se mouvoir étrangement parmi les détritus telles des pipes dans un stand de tir forain. C’est déjà flippant.

Mais à la nuit tombée, vous aurez du mal à trouver le sommeil quand les gilles commenceront à tenter l’accouplement avec les agrumes incriminés. Leur chant d’amour, une sorte de roulement sinistre faisant ratata tatata tata, ratata tatata tata de la vesprée au potron-minet aura vite fait de vous exaspérer. N’y tenant plus, vous prendrez votre mousquet ou votre hallebarde pour aller dégommer l’engeance compostière. Mais halte là, vous avez quand même à faire à un patrimoine immatériel de l’humanité. Et non seulement, l’immatériel, il est hardi de vouloir le bouter à coup d’arquebuse, mais en plus, c’est formellement interdit. L’Unesco est quelque peu rigide sur ce point. Elle n’admet qu’avec une parcimonie extrême l’extermination de l’humain qui soutien son patrimoine.

Et du coup vous voilà mal pris, car si vous, cela vous tirlipimpone la quiétude au niveau du vécu, je ne vous parle pas de vos voisins. Et ces cons-là souvent, non seulement expriment un mauvais goût certain quant à la tenue du carré d’herbes chiatique qu’ils osent appeler un jardin mais en plus sont procéduriers et friands de prétoires.

Donc suivez bien mon conseil, ne jetez jamais, jamais d’oranges au compost.

Vous serez prévenus, rustauds !

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 15:19

L’essaim des saints

 

Aujourd’hui, c’est la saint Gaucher et la saint Liboire. C’est l’histoire d’un fleuriste qui était gaucher. Il ne portait pas à droite mais il prêtait à rire, parce que gaucher, il ne vendait que des roses. Alors comme li triste, Liboire.

J’ai honte. Si vous me cherchez, je suis dans mon jardin. Vous me reconnaitrez facilement, je suis nu et je mange un chat à la crème.

 

Le Biesse of du samedi.

Comme presque tous les samedis, parce que sur le net, tout est si vite lu, si vite oublié, si vite perdu, je me permets de puiser dans les quelques 250 articles de ce blog pour vous faire rire ou pas, à bon marché et à moindre effort.

Du vin et du soleil.

Des images de couchers de soleil et 5 vins doux.

http://lerustre.over-blog.com/article-cinq-douceurs-en-hiver-cinq-rayons-de-soleil-45628781.html

Des rouges fruités pour les terrasses et les barbecues. Avouez que c’est d’actualité.

http://lerustre.over-blog.com/article-rouges-de-fruit-part-one-46371430.html

http://lerustre.over-blog.com/article-rouges-de-fruit-the-sequel-46551643.html

 

Vous noterez la finesse de l’expression « on se gèle les roubignoles alors on parle de gnoles rubis pleines de fruits ».

 

Et dans la droite ligne de ces articles :

« je voudrais attirer votre attention sur mes facultés de divination hors du commun, mes facultés de réflexion exceptionnelles et ma science climatologique admirable qui renvoient pêle-mêle Albert Einstein et Alain Gillot-Pétré au bac à sable, s'amuser au docteur non conventionné avec Marie Curie et Caroline Dossogne, pêle-mêle aussi (normal quand on joue au docteur). »

http://lerustre.over-blog.com/article-vvb-et-daube-46868072.html

Idées de daube caussenarde et explication de la VVB, vitesse de vidange de la bouteille.

 

Et enfin, il y a un an…

http://lerustre.over-blog.com/article-floraisons-precoces-pour-insectes-feroces-47734792.html

Pour les amateurs de jardins « au naturel ».

 

De plus, le Rustre, c’est aussi une page sur facebook.

http://www.facebook.com/pages/La-page-du-rustre/101286323246319

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 07:10

 

L’almanach.

 

Quel mois d’avril mes gens. Presqu’inquiétant ce soleil radieux. Je me fais un barbecue au césium ce dimanche.

 P3190117

 

 Anémone fausse renoncule détail

 

L’essaim des Saints (des 7 et 8 avril)

 

Si hier on fêtait les Jean-Baptiste, aujourd’hui c’est à Gauthier et à Julie qu’il faut offrir des fleurs, des pralines, une boutanche de pinard. Enfin, ce que vous voulez après tout, je men fous.

Par contre, la situation est grave les amis : il y a pénurie de saints rigolos. Oh ! J’eus pu vous esbaudir en vous servant du Saint Aphrate, ou du Saint Henri Walpole, mais il avait piscine. Ou encore du Saint Agabus, bien à l’abri, c’est le Saint Patron des transports en commun (situation assez saine que le transport en commun sinon ça devient de la masturbation). Bien sûr, j’eus pu me gausser grassement de Saint Phlégon, de Saint Niphont de Novgorod. Deux Phlégon et trois Agabus Niphont rien. Mais non, car je suis quelqu’un de sérieux. Hier, suite à la publication de la deuxième partie de la biographie d’Anatole Legrain-Gallet de mauvais coucheurs m’ont accusé de folie.

Je cesse donc toute tentative humoristique sur ce blog. Dorénavant, ce sera du sérieux ici madame. La suite vous laissera juge.

 

Les mots du dredi.

 

"Chameau qui pète n’amasse pas sable sur sa queue."

 

Proverbe Baudoin.

 

Bédouin, pardon.

 

Jean-Mi entarté : quelles conséquences pour l'environnement ?

 

 

Et je ne résiste pas à vous filer un lien vers le site du soir. Deux belles vidéos de Jean-Michel Javaux, le co-président toujours très télégénique d’écolo. Il s'est fait entarté, un entartage méchant et violent, pas à la Gloupier, avec farine, oeuf et quoi d'autre ? Vaution ou tarte au riz. Ce ne sont pas les pâtisseries qui manquent chez nos amis les "magneûs di dizinme" (c'est ainsi qu'on surnomme les Verviétois dans le Pays de Herve, rapport à una avarice légendaire, ah la saine ambiance des campagnes d'antan). Reste à espérer que la tarte était bio et issue du commerce locale. Je propose qu'on se penche sur le bilan carbone de l'entartage, et son empreinte écologique.

 

Pas contents les Verviétois (dont la locale écolo) qu’on construise un centre commercial (un de plus, probablement est-ce pour favoriser les circuits courts) de 25000 m² recouvrant partiellement la Vesdre. D’après le journal…

 

http://www.lesoir.be/regions/liege/2011-04-07/javaux-brutalement-entarte-a-verviers-833144.php

Evidemment si on se réfère aux quelques infos sur le net, on a de quoi rester perplexe : Refus initial du projet, projet final qui ne recouvrirait plus la Vesdre. Répétition à l’envi que le recouvrement de la rivière (sur 200 m, 100 m, rien du tout ?) va avoir des conséquences écologiques désastreuses (mais lesquelles ? Ca c’est plus flou. Un lien vers l'étude d'incidence des divers projets serait pourtant simple) que ceci, que cela… Paysage, "empoi*", logements et les petites gens ?

Bref, on retiendra que l’homme d’Amay, Jean-Mimi, le Daerden vert (rapport au fait qu’il est un bon client pour les shows télé) s’est fait entarté. Le reste de l’info est passé à la trappe, et tout le monde s’en fout.

Si vous voulez mon avis une belle application de la théorie de la branlocouillométrie !

Vous voulez en savoir plus sur cette discipline ?

Restez branchés sur mon blog dans les prochaines semaines, ça va décaper !

 

*Empoi : comme dans "Chers syndiquéééés, il faut sauver l'empoi. " ou comme dans

"Mes biens chers collègues députés, mesdames, messieurs les ministres, Robertine, Je vous le dis comme je le pense, le PS luttera pour conserver l'empoi !"

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:39

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Docteur en branlocouillométrie expérimentale de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse. Thèse : « Granulométrie en phase gazeuse des corn-flakes soumis à un rayonnement subatomique de spin de cheval positif ».

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : « Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues »

 

P9100132Anatole Legrain-Gallet lors de sa captivité à Cayenne (voir la première partie de l'article

 

Biographie d’un génie méconnu : Anatole Legrain-Gallet (1830-1973)

 

Pour une pensée du rien qui peut tout imaginer : l’œuvre philosophique, sociale et politique.

Dès sa plus tendre enfance, Anatole se pose des questions sur la destinée humaine. Tant d’idées et d’aspirations dans un corps pour les voir finir dans quoi ? Le néant, les ténèbres, le ventre des vers ?

Anatole s’interroge sur la merditude des choses, ce qui lui fera déclarer "Même Haut-Brion, ça finit par se pisser".

Durant son enfance de chœur, il reste très marqué par une foi mâtinée de crainte du châtiment divin et de tabou du touche-pipi. Pourtant, Anatole ne manque jamais de se le toucher, le zizi, et il ne voit vraiment pas ce que Dieu peut trouver à y redire. Dieu ne serait-il pas légèrement coincé des amygdales se demande-t-il dès l’âge de 12 ans ? Vers 15 ans, ayant connu le bonheur de maintes bottes de foins, il ne veut plus rester l’homme de paille d’un clergé qu’il trouve par trop ballot.

Pourtant, pendant de nombreuses années encore Anatole va balancer entre le rejet de Dieu et son acceptation résignée. Anatole, en 1881, finira par publier ce qui parait aujourd’hui comme l’essence de sa pensée religieuse :

"Dieu existe mais n’est pas fréquentable. Il va dans son nez et mange ses récoltes !"

Ce livre connaitra de nombreuses rééditions jusqu’en 1971, avec des modifications de la plume de l’auteur lui-même, modifications basées sur l’actualité et l’Histoire humaine, et qui, hélas, il faut bien voir les choses en face, ne remirent jamais le constat de départ d’Anatole en doute. Je ne résiste pas à vous lire un extrait de cette œuvre magistrale :

"Oui, je vous le dis en vérité, Dieu aime la bibine. Il picole. Et ça ne date pas d’hier. Le pinard est déjà une obsession dans l’Ancien Testament. Mais Dieu picole et ça se voit. Un être divin pourrait-il accepter d’héberger au sein de sa création, même au prétexte fallacieux de la diversité et du libre arbitre, les fans de Johnny Halliday ? Pourrait-il tolérer la dégaine pouilleuse de tous ces beatniks et autres petits peuples de l’herbe ? Je vous le demande en vérité, le monde connaitrait-il ces affres de chute civilisationnelle si Dieu n’était pas porté sur le pastaga et la Kro ? Et je ne vous parle pas des cigarettes qui font rire."

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Legrain-Gallet, une oeuvre qui vous laissera médusé.

Parce qu’il adore l’absinthe, les bistrots, le bal musette, les flonflons et les valses de Vienne, dont on ne sait toujours pas ce qu’elles deviennent, Anatole, en 143 ans, va côtoyer l’élite intellectuelle de Paris et de Vienne.

Il nous en parle dans son livre "J’ai très bien connu chose" : Freud, Victor Hugo le Boss (chanteur franco-américain célèbre qui chanta born in the parfumerie), et même cet emmerdeur ennuyeux de Marcel Proust avec qui il avait l’habitude de partager une boîte de madeleines de Commercy au café de Flore. Anatole ne manquait jamais de lui faire remarquer que ses histoires sur sa vieille mémé et ses madeleines commençaient à le gonfler. Il l’avait connue bibliquement la mémé, ce qui est quand même une expression au mieux rigolote au pire subversive, et elle ne savait pas cuisiner. Et donc… arrête ton char marcel !

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"Le lent gland du goéland et des goémons divers", Marcel et les marcelettes

 

Très tôt Anatole va faire office de précurseur avant tous les autres. Beaucoup de penseurs, de philosophes et d’écrivains passés, eux, à la postérité ont pompé sans vergogne dans l’œuvre d’Anatole et du vivant de celui-ci encore.

Ainsi en-est-il de cette œuvre magistrale d’un syncrétisme tout-au-bidet assez vertigineux qui inspira maints philosophes Teutons. Je parle bien sûr ici du fameux "Au Zoo parlait Zaza Pousse-pas", recueil de contes philosophiques contenant entre autres "les Esopiades", au rang desquelles figurent le fameux "l’Erable et le Lièvre" ou encore "le Hibou à 100 degrés."

Avec Zaza, Anatole Legrain-Gallet nous plonge dans son Univers réflectif étrange mais tellement éclairant sur nos destinées humaines. C’est sa "théorie du tout et du rien mais surtout du pas grand-chose". Dois-je rappeler aux lecteurs cultivés que vous êtes que sur cette théorie repose toute l’école Française de branlocouillométrie théorique et expérimentale ? Que Franz Dischpoufka s’appuya sur les travaux avant-gardistes d’Anatole pour développer son Université Populaire d’Herméneutique expiatoire dialectique des solides à Noyelles-en-Gers en 1894 ?

L’œuvre philosophique d’Anatole Legrain-Gallet, ne se lit pas, ne se dévore pas, elle se vomit. Car pour citer Anatole "Gerber dans une cuvette a des vertus insoupçonnées sur l’éclaircissement de la pensée".

Cependant on peut dire sans se tromper que tout part du constat suivant : la contemplation béate de la vie, de la création, si possible un verre de riesling en main est la base même du bonheur au détriment de la recherche du pognon et du pouvoir qui rendent l’homme singulièrement fâcheux. Mais Anatole l’explique mieux dans son texte "Le cerisier te tend son majeur" :

"La beauté de la nature vaut mieux que la recherche des richesses ou du pouvoir. La fleur de cerisier ne s’abaisse pas à te lécher les bourses ou à lorgner ta couronne. Le cervelas est bien meilleur chaud avec de l’andalouse".

Bien sûr, d’aucuns, esprits limités qui sont ceux-là même qui pensent invariablement surréalisme dès qu’on leur sert du Belge, ont voulu voir dans Anatole un précurseur du surréalisme Belge et de René Magritte. Or comme le déclarait Anatole, "C’est étrange, René Magritte ne sait pas dessiner les pipes alors que pourtant, il dessine très bien les femmes".

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Léon Blum rend hommage à Anatole Legrain-Gallet (source : Martine a ses congés payés, Le Havre 1936)

 

Mais sans conteste, c’est dans son autobiographie posthume intitulée "Je m’appelle Anatole et je t’emmerde" que le Grand Homme nous livre les clés de sa pensée complexe.

Il y distille des positions politiques sans compromis, en avance sur leur temps et très lucides :

Dès 1839 à propos de la reconnaissance tardive de la Belgique par les Pays-Bas. : "Heureusement qu’ils n’ont pas réclamé Binche, on leur aurait balancé des oranges".

En 1940 : "De Gaulle ? A mon sens, ce ne sera jamais un grand homme de radio. Il chante faux".

Datant de 1946 "Il y a encore eu une guerre mondiale ? Où ça ? Et qui a gagné ? Le Paris Saint Germain ? "

"Qu’Hitler fût un homme belliciste et mauvais, je l’ai su dès 1956".

Dès 1965 à propos de la Libye : "Je pense sincèrement que Mouammar est un brave type. Il ira loin et longtemps. Je pense cependant qu’il a une tête à chapeaux".

 

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" Ceci n'est pas une mâchoire" Ursule Magritte, 1924.

Lorsqu’on passe en revue les aphorismes de cet ouvrage, on reste confondu devant la fulgurance de son intellect. Jugez-en plutôt.

"Si tu apprends un homme à pécher, il en aura vite marre du poisson. Si tu lui arraches les deux bras, il aura du mal à tenir sa canne".

"Donne une pelle à trois hommes et tu en feras des ouvriers communaux, donne leur des lunettes et tu en feras des fonctionnaires".

"C’est à l’aune de la physique quantique et d’elle seule qu’on pourra expliquer qu’une pomme plus une pomme puisse donner trois poires voire quatre scoubidou bidou ha ! Et vice versa".

"En ce qui concerne l’éducation sexuelle, je suis pour une franchise totale. Il faut appeler un chat un chat et sa femelle, une vulve. Il faut abandonner les histoires d’abeilles et de fleurs. D’ailleurs si un jour les abeilles disparaissaient, l’humanité n’aurait plus que quatre ans pour trouver de nouvelles carabistouilles à faire ingurgiter aux enfants en matière de cul".

"Les abeilles parlons-en. Je pense qu’avec l’avènement d’une agriculture plus propre, plus saine, les abeilles se porteront mieux. Tenez, prenez par exemple l’utilisation du DDT, depuis qu’on en utilise massivement, les cultures sont plus belles, plus abondantes, mieux fleuries. Je suis certain que cela profitera aux petites butineuses" (déclaration de 1969).

 

"Tandis que l’homme banal se contente de vivre et d’en profiter, le philosophe lui, s’évertue à comprendre le sens de la vie. Pour penser, il faut avoir la panse remplie. N’emmerdez pas avec de la philosophie le pauvre qui a comme seule mesquine ambition de faire manger ses enfants, le sot vous rira au nez. Quant au bourgeois cossu, il est plus excusable de rester hermétique à l’ultime savoir. Lui au moins est en route ou est arrivé. Il lui reste à jouir pour peu que la soif d’argent n’ait pas trop étanché ses désirs". 

"Dès lors que l’essence de l’existence lui apparait, le philosophe jargonne pour que personne ne le comprenne. Vous imaginez-vous la catastrophe si les gens savaient" ?

La fin de sa vie est assombrie par une querelle judiciaire avec Sartre. Tout vient de la réfutation par Anatole des théories pompeuses de Sartre à propos de l’essence et de l’existence . Pour le premier et en opposition avec ce dernier, l’Essence se met dans le réservoir et précède le démarrage.

Suite à de nombreuses joutes radiophoniques et télévisuelles, Sartre trainera Anatole en justice pour diffamation et atteinte à la dignité humaine. Dans un souci de totale impartialité dans le cadre de notre œuvre encyclopédique, lisons l’avis d’Anatole en faisant fi de celui de l’autre casse-pied, là ! :

"C’est quand même mesquin de faire des misères aux honnêtes gens. Regarde l’autre, là, qui me met ses avocats au cul. Je lui ai juste dit que je subodorais en lui le débile profond, le con achevé, la tragédie d’imbécilité infinie, l’océan de stupidité, le continent de platitudes et de fadaises abruptes. Bon, ça a été colporté dans tous les journaux. Est-ce de ma faute si il y avait des journalistes lors de cette conférence de presse organisée expressément pour ça ? Alors, je suis d’accord, ça déborde légèrement de la sphère privée si on veut. Mais voilà que Môssieur se vexe, se fâche, parle d’insultes et de diffamation. D’abord, je ne l’ai pas insulté. J’ai posé un diagnostic ! Je lui cause médecine, il me répond tribunal. Ah ! Y a pas à dire, le con, c’est procédurier."

P4260166Anatole Lerain-Gallet contre Jean-Péloponèse Sartre, photo du verdict avec Maître Vergeture et Gros Nounours, qu'on reconnait bien à son oeil lubrique et carnassier.

La fin du Grand Homme

En 1973, Anatole participe au Marathon de New-York et décède accidentellement d’une rougeole à l’âge canonique de 143 ans. Lucide jusqu’au bout, Anatole déclara, la veille de sa disparition lors d’un diner avec son jeune ami Woody Allen.

"Vivre 143 ans, c’est très long, surtout vers la fin. Oui très long. C’est embêtant une vie aussi longue, ça me rabote mon éternité. Mais je vais te dire gamin, je ne serai pas mécontent de partir. Parce qu’en 143 ans, j’en ai croisé des cons, des fâcheux et des malfaisants et je peux te dire que les premiers que j’ai connu valaient bien les derniers, aucune amélioration que du contraire. La seule évolution , c’est qu’aujourd’hui, le progrès leur donne plus de moyens de nuire. J’en conclus qu’il n’y a rien à espérer de l’espèce humaine."

Une fois mort, il demanda à décéder à Modave, pas loin du moulin de son enfance pour que ses biographes puissent commencer leur biographie par "Anatole Legrain-Gallet est né à Vyle-Tharoul en 1830 et est mort à Modave en 1973. On pourrait croire qu’il n’a pas beaucoup bougé dans sa vie, 5 ou 6 malheureux kilomètres séparant les deux localités du Val de Hoyoux mais ce serait une erreur glauque".

 

Merci Anatole !

 

Encore une fois je vous remercie de votre inattention et j’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas.

 

Nicodème-Abélard Leruth vice-baron de la Motte,

Jo-Comte de Milo de la Tichauvent.

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:56

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Condensé d'almanachs du 1er au 6 avril 2011.

 

Comme vous l’aurez remarqué, les almanachs quotidiens sont un peu en berne ces derniers temps. Pire, vu que l’encyclopédie du jeudi est parue le lundi, on peut carrément dire que les almanachs sont en foufaille comme on dit près de chez moi. On dit aussi qu’à midi, on mange des nonuches. Et c’est quoi ? Des crottes de chien qu’on suce. Aucun rapport. Certes. Je l’admets volontiers.

Mais peut-être n’avez-vous rien remarqué, indifférents que vous êtes. Et là, c’est mon cœur d’archi chaud que vous faites saigner aux sanglots longs des violons de mon caleçon. Cruels, va !

C’est que ça sent le printemps jusqu’au cœur des frites les amis. Le jardin, le potager m’appellent, plus impérieux qu’un plancher pour un cabri, un Cabrel je veux dire !

 

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A-t-on déjà vu mois d’avril plus doux ?

Samedi, les températures estivales et le ciel bleu azur disaient que non. Moi je dis que si, en 2004 ou 2005, je sais plus.

Mais moi, ce sont des journées comme ses trois derniers jours que j’aime au printemps. Des jours avec un ciel gris argent festonné de petits rouleaux, de flammèches, de volutes et de damiers, avec des pluies droites et fraiches, de l’humidité qui sourd de partout et des fleurs resplendissantes : tapis d’Anémones sylvies, primevères délicates, et puis les haies et l’herbe qui reverdissent, gras et suintant la rosée. Les forêts respirent le vie à nouveau, candélabres blanc-rosâtre des merisiers, bosquets vert-jaune éclatant des érables, pruine verdâtre des bourgeons qui s'ouvrent. Et puis il y a ces odeurs de terre humide, ces parfums de sève, ces fragrances d’amande des haies de pruneliers à la vesprée tiède. La turlute matinale du merle et la scande du pinson. Un printemps de douceur de vivre, de calme, de création recréée.

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L’essaim des Saints

 

Florilège…

Le premier, jour piscicole : Saint Leucone. La, qu’on dit, d’abord. Une conne, un con. Pas difficile tout de même.

Le deux avril, Sainte Alexandrine à la lumière du phare, danse le Jerk de ses douze pieds. D’autre part c’est la Sainte Noflette, invoquée contre les rhumes tenaces

« Rhume à la Sainte Noflette, mange tes crottes de nez tout l’été ».

Mais peut-être me basé-je sur un régionalisme pour ma tentative humoritique. Chez vous aussi, ce qui sort du nez, la morve, qu’elle soit blanche, jaune ou verte, on appelle ça des snots ou des niflettes ? Et un mouchoir un tire-niflettes ?

Le 4, on frôle l’exotisme avec Saint Gwérir et Sainte Perboutha.

Perboutha qui hanta le 6ème siècle fut martyrisée avec sa soeur Sainte Mekadostha. Elles étaient toutes les deux vierges à ce qu’on dit. C’est con.

Elles furent accusées de sorcellerie par la reine de perse, à la suite d’une fuite probablement. Pour conjurer le sort des magiciennes chrétiennes la reine Babydry et son paon perse, durent passer entre les corps coupés des jeunes femmes qu’on avait attachées par les pieds écartés et suspendues nues entre des piquets, puis sciées en long.

Elles auraient pu faire appel à Gwérir ermite en Cornouailles, on sait pas trop quand, entre le 6 et le 9ème siècle, c’est vous dire la véracité vraisemblable du personnage. Surtout quand on ajoute  qu’Alfred roi du vrai sexe, ah non, du Wessex, obtint une guérison miraculeuse par son intercession. Gwérir qui guéri… quels rois du calembour ces chrétiens ! Et c’est authentique mesdames et messieurs ti pries Saint Gwérir et ti es Gwéri, et après, on m’accuse de calembourisation foireuse !

Il est dit que sa cellule d'ermite fut ensuite occupée par saint Néot. Saint Néot, fort vénéré au 19ème siècle où partout on voit fleurir des églises néo-gothiques, néo-romanes, néo-classiques…

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Aigreurs et cornichons du mardi.

On regarde par la fenêtre et c’est la jouissance de la saison neuve. Alors quand on allume le poste, le contraste est saisissant. Il y a les Japonais chafouins qui rejettent 11000 tonnes d’eau radioactive, mais pas trop hein, radioactive, dans la mer. Certes, on nous a emmerdé avec du tritium, de l’iode, du césium du bilouthérium 135 et autres cochonneries luminescentes pendant des semaines au moindre pet fumant de la centrale. Fumée blanche, grise ou noire au jour le jour. Ils faisaient quoi à Fukushima ? L’élection d’un pape ? Certes.

Maintenant, on ferme sa gueule sur le contenu exact de cette eau viciée. Probablement la réponse est-elle « un peu de tout ». Et débrouillez-vous avec ça. Nagasaki ne profite jamais comme chantait Sttellla.

Kadhafi s’accroche pire qu’un morpion aux parties. Et elle ne semble pas gagnée, la partie. Une fois de plus les forces militaires invincibles de l’occident tellement supérieur montrent leur supériorité invincible, imparable, inéluctable. Pas possible à élucter quoi. Comme en Afghanistan, en Irak, wouaw !

Par contre, la France est partout. Fallait voir le journal de TF1 hier soir, avec les "panneaux publicitaires" en "relief" et les chiffres en grand sur l’écran pendant les commentaires pour bien faire piger au Français moyen que la Nation ça prend un Grand N comme Nicolas. De Gaulle est revenu dis-donc. Il a rétréci au lavage mais bon. La Grande Nation au Destin Mondial est en marche. La fleur au char d’assaut et la baguette sous le bras. Super Bidochon s’en va en guerre.

Et ils feront comme l’orchestre du Titanic, ils resteront jusqu’à ce que le Gbagbo soit coulé.

Et pendant ce temps en Belgique, le ridicule, non seulement, ne tue plus mais n’intéresse plus personne. Tous les records seront bientôt pulvérisés. Les négociateurs s’enlisent dans l’inaction discrète et personne ne vient les secourir, alors même qu’ils hurlent Léo ! On se toise, on lance des petites phrases, on tape sur la tronche à Laurent, Prince des bébêtes à mémère, on réforme en profondeur la Communauté Française en changeant son nom. Subsidiés, vous allez devoir changer vos logos, fonctionnaires vous allez devoir changer votre papier à en-tête. Magnifique, maintenant que la Communauté Française va s’appeler Fédération Wallonie Bruxelles je sens déjà pousser des ailes à la culture et à l’enseignement. Les budgets vont pleuvoir ! Bon, cela dit, je pense qu’on aurait pu faire des économies en sautant une étape et en appelant ça directement Département d’Ourthe-et-Meuse, mais bon…

Dites m’sieur Sarko, si on imagine une formule trois en un avec la Libye et la Côte d’Ivoire, vous pouvez pas nous faire un prix de gros ? Non non, ne gueulez pas. Songez aux avantages ! Quand le Premier ministre chantera la marseillaise le jour de la fête nationale, on ne nous emmerdera plus pendant 4 ans à nous le repasser en boucle ! Et puis les cons de Wallonie pourront voter Le Pen. Alors que les pauvres, on spolie leur liberté de vote actuellement !

C’est donc le moment de rappeler cette sentence de Desproges : Nous n’avons plus de grand homme mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect.

 

Et pendant ce temps, dans l’indifférence générale, avril se découvre de tous ses fils, au point qu’on se croirait dans un bar louche de Munich en compagnie de Horst Tapette. Mais que fait le gouvernement ? Bordel à cul de Satan de mes couilles ! Comment ça il fait mumuse avec des F-16 ?

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 07:19

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Très richement illustrée de gravures d'époque. 

Par le Très Estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Professeur émérite des Facultés Universitaire Notre-Dame-de-Cache-ta-joie de Azay-le-Rideau. Chaire de géométrie variable relative quantique du tire-bouchon. Auteur de la très célèbre thèse "Pute et putain, c’est des restes du latin ".

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Extrait bibliographique :

"Quand on a des talonnettes, on crie plus fort : la dérive sécuritaire de la droite ".

"L’influence de la pensée Nietzschéenne sur la production de croquettes pour chiens parfum banane."

 

*Encart publicitaire* 

 

Un article produit avec le soutien (inconditionnel) : des préservatifs en laine « mammouth », des factions dissidentes de l’armée rouge révolutionnaire des îles Fidji, et bien sûr les Lunettes Killer de Raph le Loup (voir photo-encart publicitaire)

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Raph le Loup est partout : Nestor et le général Alcazar lors de leur visite au musée du Chien blanc (copyright Olif)

 

 

Biographie d’un génie méconnu : Anatole Legrain-Gallet (1830-1973)

 

Il est des hommes que l’histoire a injustement encensé et d’autres qu’elle a lâchement oublié. Anatole Legrain-Gallet, Grand inventeur et Philosophe de l’extrême est de ces derniers.

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Le Grand Anatole Legrain-Gallet lors de son discours devant la société des Nations en 1921.

 

Alors qu’un Nietzsche ânonnait encore à peine ses théories poussives sur le surplis et le crochet double à point losange, Anatole, lui, déclarait déjà en 1878 que, je cite, "Oufti, le cervelas c’est meilleur chaud sais-tu m’fi ?".

Il devint ipso facto l’instigateur de l’Ordre du Chaud cervelas à l’Andalouse dont je suis actuellement le Grand maître. C’est donc un peu à mon père spirituel que je rends hommage aujourd’hui. Vous pardonnerez donc d’éventuelles envolées lyriques.

 

Sa vie en trois lignes (un peu plus allez !)

Anatole Legrain-Gallet est né à Vyle-Tharoul en 1830 et est mort à Modave en 1973. On pourrait croire qu’il n’a pas beaucoup bougé dans sa vie, 5 ou 6 malheureux kilomètres séparant les deux localités du Val de Hoyoux mais ce serait une erreur glauque. Décédé à l’âge respectable de 143 ans, dans la discrétion la plus absolue et oublié de tous, il reste cependant un des plus grands penseurs contemporains, ayant prestement fait fermer leur boîte à camembert à des messieurs je sais tout tels Nietzsche, Albert Einstein ou Amanda Lear. Dire qu’à des broutilles de siècles près, il aurait pu connaître Louis XIV ou Platon. Les destinées humaines ne sont que fils ténus.

 

L’enfance heureuse.

Anatole Legrain-Gallet est né à Vyle-Tharoul dans la vallée du Hoyoux en 1830 dans une famille de meuniers poètes zingueurs, alors que le Fransquillon boutait l’Orange en Batavie. Son Père André-Modeste Legrain est peu connu lui aussi, alors qu’il proposa le premier hymne national Belge. Pour ceux que l’histoire passionne, ça donnait à peu près ceci :

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange "

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange en marchant"

"sur Bruxelles" ?

Mais bon, allez savoir pourquoi, ce ne fut pas retenu par les insurgés. Par contre ce qu’on sait moins, c’est que le texte fut retrouvé et repris avec le succès que l’on sait par un célèbre chanteur électrifié. Mais André-Modeste, déjà, était un visionnaire en avance sur son temps. Enfin en avance… ça dépend. Je ne m’étendrai pas trop sur son combat contre le chemin de fer en Belgique dont il estimait qu’il allait faire tourner le lait des vaches en sillonnant les campagnes et contre lequel il écrivit un pamphlet féroce intitulé "Casser la voie", écrit qui n’eut aucune postérité. Un jour, en manifestant contre le chemin de fer dans une campagne, André-Modeste allait rencontrer son destin et par là, sceller celui d’Anatole.

 

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Jacqueries anti-SNCB en 1828 à Angleur. Peinture de Jean-Louis Aubert-Villié Bonaparte.

 

La mère d’Anatole, Ernestine Gallet, était une femme aimante, sur les pôles de laquelle on pouvait s’appuyer. Descendante du célèbre flibustier des rives de l’Ourthe et de l’Amblève, Racaille de Bouge, elle vouait une véritable passion pour la mécanique et la modernité en marche. Ceci n’ayant rien à voir avec cela me direz-vous. Pour une fois, je louerais presque votre sagacité intrusive. Effectivement, sa parenté lointaine avec un boucanier Ardennais n’a que fort peu avoir avec sa passion mécanique. Certes. Mais est-ce que je vous en pose moi des questions tas de pleupleuteurs anachorètes ?

Je reprends. C’est d’ailleurs cette passion qui… ah ben oui, là, le gag va un peu tomber à l’eau puisqu’il était sensé suivre l’histoire de la modernité en marche.

C’est d’ailleurs cette passion qui lui fit rencontrer son futur époux alors qu’elle l’avait pris en marche, le train du progrès, pas son mari. Ca ce ne serait que plus tard, on était encore au 19ème siècle, enfin, une époque encore bénie où on ne frotifroufroutait pas à tout propos et en plein jour sur les banquettes des trains entre inconnus de passage. Non, monsieur, on demandait la permission avant en ce temps-là. C’était encore le temps des cerises et comme chacun le sait, les cerises, c’est meilleur quand on les cueille avec la queue. Quelle prouesse !

Et à Eléonore qui demandait à Charles, "Dites-moi Charles, vous souvient-il de cette après-midi exquise que nous passâmes à gaudrioler prestement dans l’herbe ? "

Charles répondit : "Bien sûr Eugénie ma chère, j’en ai encore l’arc raidit et d’ailleurs il eut phallus que vous alliez vite pour me le demander deux fois "

"Oui, et bien rangez votre tire-bouchons Charles, je suis en cloques".

"Ah ! Ta gueule Emeltrude ! "

 Bon trêve de balivernes, au fait, au fait…

 

Je reprends.

En 1830, ayant donc pris le train en avance, et vachement encore puisque la première ligne Belge date de 1835, Ernestine rencontra André-Modeste qui était en retard sur son temps, manifestant avec un troupeau meuglant d’excités réactionnaires contre le passage du monstre de fer.

André-Modeste dérailla pour l’arrière-train d’Ernestine qui n’avait pas oublié d’être accorte, callipyge et œil-de-bichesque. Il jeta son panneau revendicateur aux orties ; elle, sa vertu aux chardons. Les manifestations battaient leur plein qu’André-Modeste et Ernestine tournoyaient déjà dans les affres délicieuses des tourments bénis de l’amour passion. "Oh, oui, encore, oui, oui"… et toutes ces sortes de choses.

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Une des rares photos montrant André-Modeste. Ici lors de son mariage.

 

J’en vois déjà qui tiquent. Oui, les manifestations battaient leur plein et non "son plein". "Battre son plein" au pluriel, je trouve ça cloche. Et, suivant Littré, je préfère monter avec la marée qu’avec la vieille Gertrude qu’est un peu cloche.

Et donc je dis qu’on écrit "les manifestations battaient leur plein" et pas "les manifestations battaient son plein", de même qu’on écrit "Roger s’en battait les couilles" et non pas "Bernard s’en gesticulait le testicule". Quoiqu’au final, je ne connaisse pas Bernard personnellement.

Ainsi fut donc conçu Anatole. Au bord d’une voie, dans les voix et les vociférations d’une manifestation. Ernestine emménagea dans le moulin-zinguerie de son mari. Ils vécurent heureux dans le cliquetis des engrenages, le feulement des rouages et le bruit de l’eau qui donne envie de faire pipi au milieu de la nuit. Ernestine était la 14ème enfant d’une fratrie de 22.

C’eut têté chouette pour jouer au foot, si seulement celui-ci avait déjà été connu en Belgique. Ca l’était moins pour partager l’unique pièce de 4 mètres sur deux qui leur servait de masure à Pailhe, dans le Condroz. C’est vous dire si elle fut heureuse de quitter Bruno (masure) pour Commissaire (Moulin). Heureuse comme un ver dans un sac de farine, elle se dit que le propriétaire d’un moulin valait bien un commissaire, fut-il d’une grande ville de l’Escaut.

Le petit Anatole grandit donc parmi les roues et les aubes d’un moulin à eau, en pleine Wallonie rurale. Il fréquente l’école du village, y côtoyant de petits rustauds qui n’avaient pas encore le football ou la roue de la fortune pour assouvir leurs instincts bestiaux primaires. Ils n'avaient que le flot et la roue du moulin, à laquelle il liaient Anatole pour le voir tourner et tomber sur la case banqueroute.

Quant à Anatole, son intellect supérieur se manifeste très tôt et ne suscite que haine et mépris de la part de ses condisciples, parce que dans condisciple, il n’y a pas que dix slips. Quolibets, "kots" dans le cou, tartes dans la gueule, rien n’est épargné à Anatole. Pensez-vous, à 7 ans, il sait déjà lire et compter jusqu’à cent. C’est plus que suspect, c’est discriminant.

Cependant, Anatole, déjà, est un être merveilleux, empli de ressources insoupçonnées. Osaka au plus haut des cieux, Hare Hare cervelas chaud à l’andalouse !

Tripotant des engrenages, des bobines et du fil de cuivre dans une resserre du moulin parental, il découvre l’électricité par hasard (mais les voies du Seigneur ne sont-elles pas impénétrables, à l’instar de celles de Benoit IxeVé i?). Il en trouve également tout de suite l’application la plus saine et la plus évidente, l’électrochoc.

Sa première invention, la chaise à remettre les idées droites, n’a pas été retenue par la fade histoire officielle, celle-là même qui tentera de nous faire croire dans quelques années que la Belgique a connu des hommes politiques responsables et ayant le sens commun au début du troisième millénaire (que diantre que le temps passe vite).

Pourtant, à l’époque, la trouvaille fit grand bruit parmi les petits camarades rustiques d’Anatole. Après quelques décharges judicieusement appliquées, entre ceux qu’on ne revit jamais et ceux dont seul un œil exercé aurait pu deviner qu’ils étaient encore plus courgeo-patatesques après passage sur la chaise qu’avant, Anatole fut bientôt auréolé d’une aura magique de crainte supernicieuse pour la plupart de ses petits condisciples.

L’autre événement de son enfance qui failli bien faire basculer le destin de l’inventeur fut le concert que lui et ses petits camarades donnèrent en la Chapelle du Château de Modave en l’an de grâce 1838 pour Noël.

Anatole ayant une voix suraigüe (qui lui avait valu le sobriquet fort sot de "grosse tarlouze par sa bouche" auprès de ses copains avant l’invention de la chaise), il était soliste dans la chorale de la paroisse.

Mais en ce jour de concert, ce n’est pas sa voix qui inquiète Anatole, mais plutôt l’énorme platée de chou qu’il a avalé la veille. Platée qui lentement mais sûrement fait son chemin dans l’entrelacs de ses intestins. Selon les points de vue, ce récital de Noël fut une véritable honte pour de bonnes âmes chrétiennes ou une réussite avant-gardiste jamais vue. Mais la version prout-prout "d'il est né le divin enfant" d’Anatole, si elle lui valut l’exclusion de la chorale et le fait de ne plus pouvoir poser son cul sur une chaise pendant 15 jours, lui amena également un véritable succès, plus que d’estime, des jeunes critiques musicaux du village, notamment des filles.

Anatole, enfin, entrevoyait sa voie grâce non pas à sa voix mais à ses voies. Pour quelqu’un conçu au bord d’un rail, quel destin !

Il sera donc inventeur ou bien chanteur de Rock’and Roll. Mais, injustice de ces temps troubles, pour sa carrière dans le rock, vers 1840, il ne trouve que des portes closes. Il choisit alors inventeur. On se tape moins de gonzesses et de bitures, mais c’est pas si mal au fond.

 

Un inventeur de génie.

Bien vite, il se rend néanmoins compte que ce n’est pas en restant enterré dans son bled de bouseux qu’il atteindra la gloire. C’est ici que le rail pose de nouveau une bille maîtresse dans son destin. C’est le rail qui le conduit à la Gloire des Feux de la Rampe Parisiens. Pas le rail de coke, mais celui du chemin de fer, imbécile. Comme tant de Belges talentueux, le pays devient vite trop petit pour son ambition démesurée. Et même s’il n’aime guère les chats et les Champs Elysées, il abandonne son pays. Il fera de brillantes études à la Faculté Polytechnique de Pétasilles-sur-Loir.

Dès la sortie de l’école, il s’associe à deux amis qu’il a rencontré dans les dortoirs et sous la douche, Roger Eiffel et Franckie Bartoldi, avec lesquels il entame une prolifique œuvre sculpturale, utilisant les possibilités d’un matériau moderne, l’acier.

C’est ainsi qu’en 1855, ils proposent à la ville de New-York une statue intitulée "La Fraternité Rassemble le Monde", œuvre avant-gardiste et visionnaire réalisée pour le 79ème anniversaire de l’Indépendance Américaine. Elle représentait une femme affublée d’un bonnet à la mode de l’aristocratie du sud des Etats-Unis se pâmant d’extase sous les assauts virils et l’étreinte brûlante d’un homme dans la force de l’âge, au muscle saillant, Afro-Américain. Sans que les Historiens  ne puissent l’expliquer, l’œuvre fut refusée par le gouvernement du Pays de la Liberté. On se demande vraiment pourquoi.

Pugnaces, les trois artistes modifient leur œuvre et l’intitule "Les Hommes Unis" et l’exposent lors des célébrations du cinquantenaire de la Belgique. Extraordinairement audacieux dans leur propos, les trois visionnaires laissent l’homme de couleur mais remplacent la femme en pâmoison par une sculpture saisissante de réalisme du Roi des Belges Léopold II tout aussi pâmé.

La statue crée un certain intérêt. Et même un intérêt certain. Ainsi que quelques crises d’apoplexie. Il faut dire que la beauté et le réalisme de l’œuvre sont ahurissantes. Peu de temps après, disons trois heures environ, Anatole Legrain-Gallet est arrêté et interné à l’hôpital "Notre-Dame de la Camisole-Joyeuse", d’Anvers. Quant à ses deux compères restés en France lors de l’exposition, "parce qu’ils avaient piscine" d’après les dires de Legrain-Gallet, ils disparaitront 6 jours plus tard, se suicidant en plongeant dans la Seine à Paris, les mains attachées dans le dos et les pieds lestés de fonte, une balle dans le crâne. Ce que c’est que la détermination tout de même.

Anatole profite des largesses de l’Etat Belge pendant 20 ans. Il en profite pour voyager. D’abord employé bénévole à la construction des chemins de fer qui sillonneront bientôt le Congo Belge, il se fera vite remarquer par son génie inventif.

Pendant 20 ans, il offre au pays quantité d’inventions diversement appréciées par l’administration coloniale, qui manquait tout de même sérieusement de vision à long terme et d’humour. Inventions parmi lesquelles il faut citer la hutte réveil-matin, qui envoie des décharges électriques aux habitants quand il est temps d’aller se faire exploiter, le tube cathodique à vapeur (dont on se demanda à quoi il pouvait bien servir avant qu’on imagine mettre un écran autour et des émissions dedans dans les années 50), le train à roue carrées, antidérapant mais pas très mobile.

Durant sa captivité, son séjour je veux dire, Anatole propose également des réformes à l’administration coloniale, des réformes qualifiées par les responsables de l’époque "d’idées d’abruti fini, défoncé à l’opium et à l’absinthe" : le droit de vote universel, l’autodétermination des peuples, enfin des conneries comme ça quoi.

Après 20 ans donc, l’administration coloniale Belge fait don d’Anatole à l’Etat Français qui l’envoie prodiguer ses conseils éclairés à Cayenne. On sait peu de choses quant à son séjour sous les cocotiers. Il est cependant probable que c’est à cette époque qu’il écrit son roman "Sous un porche à Cayenne". Ainsi que ses poèmes "les portes se sont refermées sur mon pénis entier" et "coucou Kourou coucou". Il parait évident à ses hagiographes que c’est également en Guyane qu’il propose une de ses inventions les plus controversées : la guillotine tison, qui cautérise la plaie du condamné après le passage de la lame afin d’éviter la gangrène, fréquente sous les tropiques.

Bien que cette période soit peu évoquée dans l’autobiographie du génie, on suppose que vers 1880, il revient en Belgique. Etrangement, vers cette époque, on relève une épidémie de folie et de suicides parmi le personnel du centre de vacances Guyanais où séjournait Anatole.

En 1889, il invente le premier la bombe à neutrons, mais son invention ne rencontra aucun succès, personne en 1889, lui le premier, ne sachant très bien au juste ce qu’était un neutron.

Puis Anatole va surtout s’orienter vers le débat philosophique et politique dans un monde où la tension entre les nations est chaque jour plus palpable. Tu la sens là ma haute tension ?

Comprenant que l’homme est un loup pour l’homme, il veut lui jouer un tour de cochon pour le faire devenir doux comme un agneau. La croisade des cochons est lancée.

Lorsqu’éclate l’affaire Dreyfus. Anatole Legrain-Gallet est farouchement dreyfusard puis dreyfusiste et enfin dreyfuseau, horreur ! Pas qu’il soit particulièrement pour Dreyfus, ou qu’il soit moins antisémite ou qu’il aime plus la choucroute qu’un autre. Quelle idée saugrenue de ne pas être antisémite à cette époque là d’ailleurs, une idée de pseudo intellectuel crypto réactionnaire parvenu ou d’humoriste pratiquant le second degré ultime, peut-on subodorer. Et quelle idée d’aimer la choucroute, ce légume rance et vulgaire qui n’évoque que saucisses grasses répandant leur jus tiède entre deux miches offertes, pantalonnades Bavaroises et dépravations Strasbourgeoises.

Non. D’ailleurs Anatole a tenté d’être dreyfusard dès 1882, mais il fut très peu suivi. Ce n’est qu’en 1899, que ses thèses radicales trouvent un écho dans la population. Anatole estime qu’on se trompe de cible. Le Juif n’est pas l’ennemi. Non, L’ennemi, le vrai, c’est le Breton. Car de son biniou jusque dans sa bigoudène, dans le Breton rien n’est bon, contrairement au cochon. Hélas en 1899, il y a encore plus de Bretons que de cochons en Bretagne. Heureusement, Anatole va faire évoluer la situation et ce n’est plus le cas aujourd’hui, faisant de la Bretagne, enfin plus peuplée de cochons que de Bretons, la région la plus verte de France, surtout dans ses criques et sur ces grèves illimitées où le regard s’embrume dans le vague de l’infini et ou le nez se retrousse tellement ça pue, ma biche.

Sentant bien que la réflexion se doit d’être Européenne, et que l’ennemi, le véritable ennemi, c’est simplement l’autre, Anatole parcourt salons et cercles politiques d’Europe pour y lever de bonnes âmes. En Belgique notamment, il pressent la montée de l’identité Flamande. Il propose là aussi, le remplacement du Flamand par le cochon. De ses vagues de dunes à ses canaux pendus et jusqu’à ses mâts de cocagne, rien n’est bon dans le Flamand, contrairement au cochon.

Il ajoute à ce propos "Aussi rose qu’un Flamand, au moins le cochon se mange-t-il et parle-t-il la même langue que nous". Son succès est mitigé. Non seulement de nos jours, il y a plus de cochons en Flandre que de flamands, mais en plus les cochons votent séparatiste !

 

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Anatole legrain-Gallet opposé à Pasteur au cours d'une partie endiablée de crapette vitesse à deux bandes. Photo prise lors d'un meeting dans le Jura. 

 

Il portera encore le verbe haut sur les bord de la Garonne, prenant l’Aquitain en marche et le poulet Basque d’aise. Encore un fois sa rhétorique brillante subjugue les foules :

"Dans le Bordelais, de sa Gironde à sa Périgourdine, rien ne donne le gourdin comme un bon boudin, rien n’est bon contrairement au cochon ! Entre ses deux mères (quelle abjection !), entre ses côtes bordelaises (indignité !), gavé de médocs et autres potions (déchéance) le Bordelais est au bord du gouffre ce que l’aquitain est au bord des Landes ! Vive les cochons ! Vive le lisier épurateur !"

C’est un des rares échecs d’Anatole Legrain-Gallet. Les aquitains ne s’acquittent de rien et au cochon, ils préfèrent le canon, celui de rouge comme celui de blanc.

Mais las, dans une Europe de plus en plus hérissée de miradors et de forts avec le vent du nord qui soufflait fort et poussait les bateaux au port, ce qui devait arriver arriva. Un jour, il y faudra bien qu'il y ait la guerre, on n’y peut rien , on dit, c’est le destin.

Et voici Anatole de retour dans sa Belgique natale, capitaine dans le génie militaire. Et de génie, il va en faire preuve notre avant-gardiste trop en avance sur son époque d’attardés. Pensez donc, c’est à lui qu’on doit autant de pétulances de l’esprit telles que le canon à Bretons, qui tirait des Bigoudènes en tenue, la frite de tranchée, qui allait si bien avec le gaz moutarde, ou l’idée totalement saugrenue de faire donner des ordres en Flamand aux soldats flamands, arguant que c’est toujours plus agréable de mourir pour rien en comprenant qu’on est mort pour rien.

Vu ces faits d’armes, on ne le sait que trop peu, Anatole Legrain-Gallet fit partie de ceux qui assistèrent à la signature de l’armistice dans un wagon à Compiègne. C’est en ce 11 novembre 1918 que la vie d’Anatole prend un tournant décisif bien qu’inattendu. Les voies du Seigneur sont impénétrables contrairement à celles d’Anatole.

En effet, Anatole, courageux, génial, mais grand distrait comme tous les inventeurs, tout à la signature d’un acte, qui, il le sent, amène enfin le monde sur la voie d’une longue période de paix et de prospérité, ne voit pas que le général major Detlof von Winterfeldt de la délégation Prussienne,  a déposé négligemment son casque à pointe sur une chaise. Anatole s’assied…

 

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La signature de l'armistice, le 11 novembre 1918, en présence du maréchal Floche qui avait tiré la queue du Mickey pour refaire un tour gratuit (il ne l'eurent qu'en 40), d'Anatole legrain-Gallet et de Mireille Matthieu.

 

C’est au cours d’un long séjour de convalescence dans le service proctologie de l’hôpital Notre-Dame-des-Causes-Profondes d’Entube, d’Antibes, pardon, que notre inventeur Wallon produit ce qu’on peut appeler son œuvre majeure, qu’il dédia à son postérieur, ah non, à la postérité je veux dire. Une œuvre culottée qui entrera dans le annales de l’histoire des sciences.

C’est bien sûr pendant ce séjour qu’Anatole invente le mange-debout. C’est également durant cette période qu’il crée trois œuvres écrites majeures, un roman d’anticipation "Histoires à dormir debout ", un essai sur le patriotisme : "je préfère mourir debout que vivre couché", et un traité d’anatomie, "L’épine dorsale".

Mais parmi moult inventions magnifiques et remarquables de ce séjour fécond, il en est une qui est à la vie moderne ce que l’air est au poumon. Particulièrement indispensable à l’heure actuelle à de nombreux adeptes des forums, aux spécialistes de service et de tout poil, aux permanents du débat politique télévisé, aux philosophes cathodiques divers.

Je veux bien entendu parler de l’enfile-mouches. Comment imaginer en effet un bon débat de pinailleurs sans ce petit appareil en forme d’entonnoir muni d’une partie adaptable à l’humain et d’un tout petit, tout petit petit, tiny petit bout à l’opposé. Imaginez vos écrans d’ordinateur ou de télévision qui deviendraient illisibles, constellés de restes de drosophiles et autres syrphes et éristales, explosées crûment et sans autre forme de procès. Sans l’enfile-mouche Legrain-Gallet, il ne serait plus possible au débatteur moderne de sodomiser les diptères sans coup férir. Et vous internautes passionnés de vin, que serait votre verve féconde sans l’enfile-mouches. Combien d’interminables joutes sur la minéralité pointue du cru de la race du terroir se termineraient en

"Fichtrement goutu celui-là."

"Tu trouves ?"

Si la paternité de l’invention est tombée dans les oubliettes de l’Histoire, on se souvient pourtant du slogan publicitaire qui accompagna la sortie de l’objet en 1932.

"Avec l’enfile-mouches Legrain-Gallet, de la surprise le diptère se remet !"

Anatole Legrain-Gallet est également un des penseurs les plus ahurissants du 20ème siècle. Dans un prochain épisode, nous résumerons sa pensée vertigineuse.

Je vous remercie de votre inattention et j’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas.

 

Nicodème Abélard Leruth baron de la motte sous-comte de la Tichauvent

 

P.S. : aujourd'hui, c'était moitié prix sur les majuscules, alors j'en ai foutu partout. Prout ! 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 14:15

Les mots du vendredi.

 

"Frituring" Vyviane Courtoy et François Desperriers, personnes pleines d'esprit et d'humour, chose sufisamment rare que pour être soulignée.

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 Voici une Girelle prénommée Gisèle et pô Sidonie, mais non ! (source : wikipedia, auteur : Jérémie pierron)

 

L’annonce de mon départ pour les mers du sud ce matin provoque des remous sur facebook. Des remous ? Que dis-je ? Une vive polémique Victor ! J’en ai encore les pôles endoloris.

Mais que voulez vous ? Ne dit-on pas :

"Poisson en avril, mets ton asticot au fil. En mai remonte ton filet" ?

Par Flétan qui courent, rire un peu fait du bien. Regardez donc, l’actualité est morose, le temps est MOSSAD, comme on dit à Tel-Aviv.

Mais revenons en à l’annonce de mon départ. Bande de salauds va ! Pas un qui s’inquiète. C’est qu’ils seraient contents ! Fichtre les rustres !

Sur le site social "biquette callipyge", Vyviane Courtoy me réplique :

"Tu nous dis ça sur quel Thon? Tu t'en vas pour tenir un Bar ou faire le Maquereau avec des Morues? Gardon espoir et tendons-lui la Perche! Je suis sûre qu'il renaîtra de ses Sandres. Quand il sera Requin-qué, il nous reviendra. Il n'y a pas Lieu de s'en faire."

La dessus, je prends la mouche, ça m’asticote, grand pécheur devant l’Eternel que je suis. Et je réplique, point à la ligne. Allez, ça houle ma poulpe !

"Ah les Mulets ! C’est qu’ils me Rascasse mon poisson d’avril  ! Par Saint-Pierre, ils me torpillent ! Manquerait plus que je me fasse Grondin ! D’accord, je vous ai tendu la Perche. Mais vous ne vous inquiétez même pas de mon Sar ! J’en Blennie. Pire je dé Gobie ! Alors j’émissole. Je vous chante Girelle revoir ma Normandie ; Et vous riez ?

Je vous raconte des Tanches de vie et vous vous moquez ?

Mais Chevesnes dire à ma mer !

Bon, je veux bien arrondir les Rotengles. Vous jouer une Oblade. Nous Vairon bien ! Mais re-Gardon (sans vouloir jouer les Poissons Perroquets Vyviane) la vérité en face. Pour moi, Silure, il faut que j’arête.

Regardez moi : j’ai le teint Brème, je ne suis plus que l’Omble de moi-même. Et… non je ne peux pas dire ça… Allez, si J’Alose, sans feinte, si je n’étais pas une Vieille Coquette, je dirais que j’ai les Loches qui pendent. Mais en quelle langue faut il le dire ? Hé, No Ablette Espagnol ! Laissez moi donc, ne criez plus au Loup, car tant va la Sardine allô qu’à la fin elle sonne !

Comment ça, il est Saumon jeu de mots ?"

J’aurais du me Murène dans le silence : répliquer, la controverse ça la Limande ! Mais c’est qu’ils sont Cousteau les mecs ! La mort hue, le tort tue ! Et l’hippo campe sur ses positions ! Et c’est mon pote Amont qui l’aval, comme disait Marcel de mer ! Je ne vais pas tomber dans leurs filets. Je fais retentir la sirène ! Mais je sais mes calembours sont Lamantins ! Pire ils sont vaseux, voire carrés mangroves !

Incroyable ! Quelle férocité ! Pour paraphraser François Desperriers : Moi, j’y callypige rien, j’étais même pané ! Faut pas me rouler dans la farine ! Nous ne sommes pas des moutons de panure !

Pas Callypige, CALLIPYGE, comme dans Libye !

Mais la marée monte et féroces, les jeux de mots pointus tombent de canine en syllabe :

Vyviane Courtoy à nouveau :

"Belle Tanche de vie mais comme les Tsars dînent à l'huile, à la fin, elle fait tache!"

 

N’étant pas d’une nature à faire des vagues, je jette l’éponge. Je ne voudrais pas que cette quenelle se transforme en règlement de pontes  à OK Corail, qu’on en vienne au bain de sang, pire à l’Holothurie ! C’est vrai quoi, aquarium toute cette écume  pour quelques nénuphars ?  Le Sauret-on un jour ? Ah, les beaux Iris d’Evian !

Non, je n’ai pas dit que nu j’étais tombé nez à nez avec un far breton sur la côte de maille.

On me demande mais que prend-il ? De l’iode ou du césium ? Géranium ? Ni l’un ni l’autre.

Ce soir, ce sera un entre-deux-mers ou rien !

P.S. : Et si vous continuez, je vous retape mes histoires de petits pois sont rouges !

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