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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:03

L’essaim des Saints.

Sainte Ninon ne m’inspire pas. Je ne vais tout de même pas m’abaisser à vous dire que demain, c’est la Sainte Nioui, sœur de Sainte Nitouche ?

 

L’aigreur du jour.

Belgium twelve points. International band of barakis contest.

Vous aussi soutenez les efforts de nos politiciens belges pour battre le record du monde de la période la plus longue sans gouvernement issu d’élections démocratiques. Le record est actuellement détenu par un Pays même pas aussi bien civilisé que nous, l’Irak, avec 289 jours. Notre concurrent le plus proche mais qu’on en n’a même pas peur, c’est un amateur dans le genre, la Côte d’Ivoire, avec 45 jours. La Belgique, avec ses 215 jours en ce vendredi peut y arriver. Vous me direz, que la Côte d’Ivoire, c’est pas du jeu, elle en a deux des gouvernements.

Peut-être. Mais si vous voulez jouer dans cette catégorie là, tas de cercopithèques pelés, je vous rétorquerais que en vrai et en comptant le gouvernement fédéral en affaire courante, la Belgique, elle en a 6 des gouvernements, sans compter le conseils des commissions genre COCOF et compagnie à Bruxelles dont je ne sais pas trop bien ce qu’ils foutent. Quelqu’un le sait-il vraiment d’ailleurs ?

Vous aussi soutenez la candidature de la Belgique en augmentant le ressentiment national belge. Envoyez des lettres d’insultes en français aux politiques flamands, en flamand aux politiques francophones. Peut-être qu’on récoltera en prime une bonne petite guerre civile bien polie. Ce qui est tout de même chouette, comme ça, on pourra s’indigner bien poliment sans déranger les vieux de la vieille.

Mais ne pavoisons pas trop vite, bientôt l’amour de février remplacera janvier dans nos cœur, sans un regard en arrière. Et dans le silence sépulcral des rues décimées par le froid, vidées par les loups affamées par un hiver sans fin, tout le monde s’en fout. Mais que fait donc le gouvernement ?

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:52

L’essaim des Saints

 

Saint hilaire et Sainte Yvette : rien d’hilarant pour Horner ce blog.

 

L’aigreur du jour : l’indignation facile.

Voyez ce billet de jeune journaliste sur les journalistes, qu’Hervé Lalau (encore lui) nous transmettait il y a quelques jours. Bon, vous avez lu ? Pertinent non ? Surtout quand elle évoque ces jeunes sans autre idéal que celui de décrocher un CDI. Et que ne l’entend-on pas cette rengaine. Les jeunes, plus rien ne les révolte. Leur seule révolte, c’est de pouvoir se trouver un boulot, ou à défaut, au moins un salaire pour  s’installer le cul vautré dans un divan devant un écran plat en pouvant choisir parmi une centaine de chaines de merde. Rentrer vite dans le moule et pouvoir se tailler sa part, voilà l’idéal du jour.

Certes.

Mais quand j’ai entendu l’autre samedi un de ces chroniqueurs des heures tardives de la télé, un de ces chroniqueurs ouvertement contre tout par posture ou plus simplement parce qu’il est payé pour ça, disserter sur la légitimité de la "révolte" d’un chanteur "le cul dans le beurre" (Raphaël en l’occurrence) par rapport à celle de Stéphane Hessel, 90 berges et des poussières, je me suis quand même posé des questions.

Alors nous avons quoi ? D’un côté les jeunes cons ne s’intéressent plus à autre chose qu’à leur gueule mais d’un autre côté, il faut avoir 90 ans, avoir connu deux guerres, avoir vécu le nazisme, la résistance pour atteindre une certaine légitimité dans l’indignation. Ben tant mieux alors, tout le monde est d’accord non ?

Vous me direz : facile aussi de s’indigner anonyme, le cul sur une chaise, les idées derrière un clavier.

Certes derechef.

Mais je vous répondrais qu’avec des arguments pareils, vous ne pourrez plus vous plaindre que rien ne bouge, que rien ne change. Il ne faut pas d’âge ni de diplôme pour s’indigner. Indignons nous . Toujours. Tout le temps. A tout propos.

Mouais... Mais c'est difficile de s'indigner. C’était "facile" de s’indigner contre Hitler et le nazisme. C’étaient des vrais méchants avec des contours bien nets. Et puis, on pouvait se faire tuer pour son indignation. Aujourd’hui, on se demande un peu contre qui s’indigner. Une nébuleuse de "traders" et de "marchés" sans âme et sans frontières ? Des politiques dont on a décidément du mal à cerner les idées et les combats ?

Et le pire, pour l’indignation pas pour l’indigné, c’est qu’au fond, on ne risque pas grand-chose à s’indigner. Pas la tôle ou la torture en tout cas. Brrr… peut-être de perdre ses amis facebook…

Oui indignons-nous. Parce descendre dans la rue, c’est bien beau mais il fait froid. Et puis on a vu l’efficacité de la chose dans une France face à Sarkozy…

Descendons dans la rue pour crier notre indignation face aux politiques avachis de Belgique lit-on de ci, de là. Et alors quoi ? Vous croyez que ça va franchement leur remuer le slip aux politiques ? Même avec 500 000 belges dans Bruxelles ? Même des belges de toutes les communautés. ? A part permettre aux organisateurs et à la police de réinventer les maths et donner une bonne occasion de page spéciale aux journalistes, à part quelques discours creux de type "je vous ai compris", j’ai quand même peur que ça ne fasse pas avancer le schmili, le scimili bili… enfin, vous voyez.

Parce que quelque soit le nombre de belges indignés, il n’en reste pas moins la terrible dictature des sondages, sondages qui disent que s’il y avait des élections, les tendances actuelles sortiraient renforcées, à savoir plus de NVA au nord et plus de roses au sud. Alors pourquoi voudriez-vous qu’ils quittent leurs postures nos bons dirigeants ? Tout baigne les gars.

Pourtant, j’en conviens, la situation est indigne, honteuse, ubuesque. Lassante aussi. Que faire ? Je n’en sais rien. Pour commencer, si vous êtes belge, qu’on vous interroge dans la rue sur vos intentions de vote, choisissez l’option "qu’ils aillent se faire foutre", même si vous ne le pensez pas. C’est un commencement.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:23

L’essaim des Saints

Bonne fête aux Marguerite et aux Tatiana. C’est aussi la Saint Satyre. Un saint d’actualité. Le patron de l’Eglise de Belgique ?

 

Le Blog de la semaine.

Dorénavant, le mercredi, ce sera le jour du blog de la semaine. Un blog dont j’aime la lecture et le propos. Dans un blog fourre-tout peut-être est-ce utile de faire connaître des blogs pointus à un public varié ?

Aujourd’hui, je commence par un blog vin dont on parle finalement peu dans la blogosphère : c’est celui de Pierre Radmacher. Entre autres choses, le monsieur parcourt le vignoble Alsacien en VTT. C’est déjà séduisant en soi mais en plus, il descend de son vélo pour descendre dans les caves descendre des bouteilles. Ce n’est pas pour cela que ce blog navigue dans le 36ème dessous.

Au contraire, chaque terroir profite d’une mise en lumière par un vigneron de l’appellation. C’est vraiment bien foutu.

Non négligeable, Pierre s’intéresse à tous les crus d’Alsace, y compris les plus au nord dont on parle assez peu en détail sur le net.

Maisil n'y a pas que cela, puisqu’on y parle de vins et de terroirs de l’Europe entière sur ce petit coin de toile. Toujours avec un souci du détail, des rencontres avec les vignerons, une humilité et un sens du doute qui font que ce blog est l’illustration parfaite que la blogosphère vineuse, ce n’est pas que des "pochtronades à chier".

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:10

L’essaim des Saints

Bonne fête Paulin. Quant à Saint Michel de Klops, qui brave honteusement les lois anti-tabac, sa brève hagiographie  n’a même pas besoin d’être embellie pour être drôle.  C’était un moine du monastère de Klops, près de Novgorod dont personne ne connaissait l’origine. Il ne répondait aux questions qu’on lui posait qu’en répétant la question. Il lui prenait parfois l’envie de dormir dans les champs ou sur un tas de fumier. Un jour, on a découvert qu’il était apparenté avec les Princes de Moscou. Pensez-donc, on en a sanctifié pour moins que ça !

Enfin, c’est la Saint Salve, martyr africain. Mort au champ d’honneur, probablement…

En parlant de tabac, je rappelle que c'est surtout un fléau pour les pauvres. C'est bien connu : Misère, c'est toujours sur les pauvres que tu tabac !

 

Mots du jour

Je repense à je ne sais quoi que j’ai lu je ne sais où. On peut être plus précis dans les références, certes. Mais ça parlait du temps qui passe, en ligne droite pour ceux qui courent après les mirages de la vie, toujours pressés d’arriver à l’étape suivante. Cyclique pour d’autres, comme les campagnards dans mon genre qui voient sans cesse revenir les saisons, leurs contraintes et leurs traditions. Et c’est vrai que depuis l’enfance quand l’hiver revient, ce sont les mêmes sensations qui me joignent en une chaine ininterrompue à mes jeunes années : le feu qui crépite dans le poêle, les odeurs de lait au miel, les pots de gelée de sureau qu’on sort de la remise, le lit glacé dans la chambre à dix degrés puis la couette qui se réchauffe délicieusement m’enveloppant de son haleine tiède alors que j’écoute en m’endormant les bruits du dehors qui chuchotent paisiblement, enrobés qu’ils sont de neige. Mais ma vie  a beau être une roue, c’est une roue qui tourne et qui avance et qui à chaque cycle est un peu plus loin sur la route.

Mais pourquoi diable vous raconter cela ? C’est que "quand janvier passe, février n’est pas loin". Et malgré cette urgence, le gouvernement belge ne fait rien.

 

Autres Mots du jour.

"Misère, c'est toujours sur les pauvres gens que tu t'acharnes obstinément

L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres, ce qui est bien la moindre des choses. Convenons-en."

Coluche.

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 08:00

Reprise du flambeau après deux semaines de congé imméritées mais prises sans arrière pensée.

 

L’essaim des Saints.

C’est la Saint Guillaume aujourd’hui. Et je m’en fous. Comme d’habitude, mes préférences vont aux petits saint méconnus pour amateurs éclairés. Des petits Saints pointus donc.

C’est la Sainte Floride, qui n’est pas patronne des retraités américains, mais une jeune martyre du 2ème siècle, morte à Dijon mais qui aurait voulu qu'on l'appelle Denise comme aurait déclaré son biographe, Julien Clerc de notaire. Sans doute une affaire de moutarde qui lui est montée au nez. Comme disait Monsieur P.D. dans son dictionnaire de savoir vivre à mon usage en plus de celui des malpolis :

"La nuit, les moeurs des Dijonnais sont tellement dissolues qu'on n'entend plus les couinements de leurs chats. Ils les couvrent de leurs hurlements d'extase impure qui montent sataniques et lugubres vers la lune, quand la nuit tombe et que l'amour tarde, de Dijon. Sus mes preux! mort aux Burgondes!"

C’est aussi la Saint Marcien, un petit homme vert de honte et rouge de rage. Et puis, la Saint Maurille me donne irrésistiblement envie de me poiler (d’accord, elle vient de loin celle-là).

 

Les mots du jour : Dégel et débâcle.

Un mois et demi sous la neige. On l’a vue arriver avec des yeux d’enfants, des yeux pleins de souvenirs de parties de luges avec papa ou les copains, pleins des images rabâchées de manteau blanc, d’ouate et de duvet.

Elle s’est installée, impérieuse, tyrannique, remplaçant les cordeaux humains, routes, clôtures, champs carrés par une uniformité pure et intimidante de douces ondulations. Un paysage sans contours précis, sans limites dans les matins laiteux où la brume et la neige faisaient se confondre ciel et sol. La courbe sensuelle remplaçait l’angle austère.

Elle a imposé sa loi inexorable à toute chose : jusqu’aux sons qu’elle a emmaillotés de douceur. Et les arbres devenaient des candélabres de glace, illuminant les nuits rougeoyantes et claires, à l’horizon des luminaires de nos autoroutes paralysées. Mais la neige est froide et cruelle : des arbres sont tombés, des oiseaux comme des sans abris sont morts. Et on ne peut pas jeter de graines et mettre des "boules" aux sans-abris. Ils les ont déjà assez comme ça du reste, les boules. De plus, et c’est bien connu des embourgeoisés impassibles, le SDF préfère le ballon à la boule.

Et entre les rires dans les yeux de mes enfants, de leurs bonshommes de neige et les grincements de dents des automobilistes coincés, des camionneurs bloqués, des bus paralysés, la neige a durablement transformé nos vies, nos fêtes, nos habitudes, nos folles envies de consommer. Il ramenait sensiblement moins sa gueule le fier homme pressé occidental.

Puis l’homme a repris le dessus aidé par le ciel plus clément. On a déblayé nos rues, rétabli l’électricité, dégagé nos routes, sorti les villages reculés de leur isolement. On a pu voir l’image grotesque, déprimante et un peu effrayante de passants affairés, munis de pelles et de brosses se faufilant, disparaissant entre des monceaux gigantesques de neige sale, parfois jusqu’à deux mètres, encombrant les trottoirs et les bords de route.

Nos nuits sont redevenues opaques. Et tout ce qui reste au final, la débâcle s’achevant dans les inondations et les torrents de boue, ce sont des congères sculptées de vaguelettes et de cuvettes comme dans les palais de glace bleue et argent des reportages de Nicolas Culot ou de Yann Artrand-Berthus. Sauf qu’ici les congères ne sont ni bleues ni argent mais simplement dégueulasses.

Et l’hiver, qui ne fait que commencer, remplace la blancheur amnésique et pure par les tons sales, gris, bruns, tristes. Des jaunes pisseux, des gris morbides, des bruns nauséabonds, des couleurs qui puent l’ennui. Hiver débutant à peine qui inonde les maisons de gens habitant le long des rivières. Car oui, la neige, ça fond, la pluie ça tombe vers le bas et les rivières ça peut sortir de son lit et inonder. "Mais que font les autorités" demandent les journaleux ? Ne serait-il pas possible d’établir des ordonnances de police enjoignant à la neige de fondre plus lentement, à la pluie de tomber moins drue ?  Mauvaises questions.

Car pendant ce temps, dans l’indifférence générale, janvier a la prétention de vouloir durer jusqu’au 31. Que fait donc le gouvernement belge ? pas grand-chose, je le crains fort.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 13:21

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"Quand la neige tombe d’abondance en décembre, ça commence à sentir le sapin dans la chambre."

Parce que j’ai perdu des heures et des heures de ma vie coincé avec mes pneus estivaux dans une neige "que ça fait 20 ans qu’on n’avait plus vu ça mon bon monsieur", mon blog est passé à  la trappe pendant quelques jours.

La neige tombe et rappelle aux quarantenaires les hivers de leur enfance. Les parties endiablées de luge, les hivers qui n’en finissaient pas, nos petites jambes dans nos petits après-ski qui disparaissaient dans la poudreuse jusqu’à hauteur de nos petits genoux. La neige tombe et me noie dans la mélancolie. Faut dire que j’ai la mélancolie facile.

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Et surtout, les flocons s’accumulent. Ca n’a l’air de rien ces flocons duveteux, plus légers que la vertu d’une fille de l’Est payée pour ça. Pourtant, tous ensembles unis, comme le dit si bien la devise à mourir de rire de mon petit pays, ils en pèsent un poids… Une pesanteur bien capable de faire vaciller sur ses bases notre belle civilisation si chère à mon cœur.

Imaginez donc, les millions d’Euros s’évaporant des camions bloqués au bord de routes, les  autres millions dégoulinant avec la fonte de neiges des trous dans nos chaussées meurtries.

Que les eurostars viennent à glisser, que le liquide de dégivrage des avions vienne à manquer et la panique s’installe. Comme quoi, tout ça ne tient qu’à un fil. Je ne vous cache pas que j’exulte. Les flocons, comme la cendre volcanique, qui rappellent à mes contemporains en costume cravate que la Nature, ce n’est ni une vue de l’esprit branchée, ni un argument marketing, ni une bonne Mère bienveillante, moi, ça me fait du bien, même si je suis emmerdé comme tout le monde par les heures perdues et les risques qui s’accumulent  en même temps que les flocons.

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Comme quoi, quelques flocons de neige ont plus de poids sur notre économie que toute la masse musculaire d’un Eric Cantonna.

Sinon, du côté de mes Saints, tout va bien. Fiers et altiers, redressés et vainqueurs face au froid, Saint Zéphyrin est bien dans le vent, Saint Isaac et Saint Jacob font dans l’oecuménisme, Saint Libéral, pfff… là non, pas possible. Libéral sanctifié ? Savoir ça, ça m’effondre.

Pour ma part, fin des émissions jusqu’en 2011. Non pas pour respecter une bête trève des confiseurs, mais parce que je suis crevé, vidé et que j'ai besoin de recul pour terminer une bonne dizaine de gros textes en souffrance. Demain, c’est Noël et les dindes n’ont qu’à bien se tenir. Comme je l'avais fait remarquer à une jeune et jolie blonde que je convoitais tout en la trouvant hérissante sur le plan intellectuel, comme je le lui avais dit donc, grillant par là toutes mes chances :

"Fais gaffe aux marrons qui passeraient par là ma belle, tu risquerais de te les prendre dans le cul en cette période de boules"

 

A ceux qui lisent régulièrement mes idioties, et qui, comble du mauvais goût (je ne vous félicite pas), apprécient plus ou moins, je vous dis merci.

Merci à vous Patrick, Giogioz, Cigalette, Hugues, Oliv,  Christian, Iris, The bicéphales brothers,  François et Aurélien en live… et tous les autres.

Merci pour votre présence, pour vos remarques, pour votre humour. Que ces fêtes vous soient roboratives. Ecoutez un petit Franckie Vincent pour moi. Que 2011 vous sourie, vous comble, vous rende heureux et vivants.

 

Et rassurez-vous, en 2011, il y a du très lourd de prévu. Dans tous les sens du terme.

Tel le village Gaulois, on résistera à la pression des temps cons. Surtout que...

"Un Gaulois vous manque et vous perdez tout le Celte de l'existence."

 

Et sinon, maintenant, j’en suis sûr, et ça ne me réjouis pas, mais Noël risque bien de tomber dans la neige.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:26

 

L’essaim des Saints.

Saint Urbain, initiateurs d’études intéressantes sur l’habitat et priapique reconnu.

Saint Timoléon ne peut m’inciter qu’à vous proposez cela . Et puis Saint Elie, coucou !

 

Rétro rustre.

Aujourd’hui, nous évoquerons les participations foireuses et consternantes du rustre aux Vendredis du Vin, tout en rendant hommage à la flamme vivante de cette institution, Iris Rutz-Rudel, vigneronne dont le site humaniste et vrai séduira même ceux qui n’entendent rien aux vins. Je ne connais pas personnellement cette Dame mais les traces écrites mesurées et sages qu’elle laisse sur le web méritent le D majuscule à Dame…

Et donc, successivement le Rustre, lamentable comme d’habitude, dans un français approximatif, pour tout dire dans une langue confuse qui se rapproche plus de celle de JCVD que de celle de Molière, va nous parler :

Des vins de copains, sujet proposé  par Anne-Laurence Chadronnier. Et vous faites par la même occasion connaissance avec le triste Justin, voisin du Rustre.

Du vin qui dope les sentiments, sujet proposé par Michel Smith. Et vous voilà gratifiés d’un titre débile évoquant, allez savoir pourquoi le Docteur Folamour et le Docteur Mabuse.

Du contenant mais pas que, sous les auspices sans doute Beaunoises de Bourgogne Live.

Du vin sexuel sous les hospices définitivement bi des céphalopodes buveurs. Mais pas de céphalée ce soir chérie.

Du vin et du Rock sous la houlette de l’Eva divine évinçant Evin sans Evian.

Et même si le rustre n'y a pas participé, soutenons les maniaques de l'Alsace et de l'oenotourisme.

Bon week-end tropical.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:19

 

L’essaim des Saints

Saint Gatien , premier Evêque de tours, dont on ne savait pas à combien de kilomètres de la ville il habitait, je veux bien. Mais apprendre qu’un Saint Namphamon martyr d’Afrique fut mis à mort à Madaure, en ai-je plus à faire que de savoir que Zeymour est mort d’amour à Rocamadour ? Je ne le pense pas.

 

Rétro rustre.

Le rustre picole sec, la suite, avec cette touchante évocation du grand Stupalacci et de Bordeaux et cette suite mémorable qui a boosté et booste toujours mon audience grâce aux hordes en bas résilles de travestis Girondins qui tombent chez moi grâce à Gogol. Et puis évidemment le rustre aime le poivron et les vins coquins qui ne sentent pas le frais en-dessous des bras.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 17:07

L’essaim des Saints

 

Si Saint Judicael ne m’inspire que le respect dû aux Grands rois de la Grande Nation bretonne spoliée par les vils Mérovingiens Belgicains, Sainte Yolande me file non pas le gourdin mais la nostalgie des rideaux de ferraille. Quant à  Sainte Begge d’Andenne si elle n’était pas du genre bis repetita, on pourrait espérer que ses lointains descendants spiritueux aux commandes de la ville soient un peu plus souvent muets.

 

Bluette primesautière.

Nous sommes le 17 décembre. Bientôt ce sera le beau Bonhomme hiver dans son joli manteau de frimas qui frappera à notre porte. Vivement que ce long automne se finisse et que les premières neiges arrivent. Croyez-vous que nous aurons de la neige cette année ?

Quoi ? j’aurais raté un épisode ? Non, rassurez-vous, c’était juste histoire de vous  donner du cœur au ventre, alors que l’hiver officiel ne commence que dans 5 jours, alors que nous avons déjà de la neige par-dessus la tête depuis près d’un mois. Ce sera long et rude et loups viendront dans Paris cette année, en même temps que les épidémies, la faim, le froid, les pannes de courants et les remises de diffusion de la finale de "secret story". Bref, c’est pas pour cafter, mais ça m’étonnerait que la civilisation passe l’hiver cette année, encore un coup des Flamands, des vignerons nature ou de Cantonna, c’est moi qui vous le dit.

 

Rétro rustre.

Aïe, la trêve des cons faiseurs et la fin de l’année approchent et je traine dans ma rétrospective. Passons donc rapidement en revue quelques délires rustiques divers avec le vin pour sujet. En effet, je rappelle que le rustre se pique d’être un illustre connoisseur en vin, un taste-vineur de première, aidé qu’il est de ses mentors : Rémy Brika, Frankie Vincent, le Grand Jojo et Pompon. Sans oublier évidemment que les vins sont dégustés par lui et par un collège de playmobils dont les sentences sont indiscutables.

C’est ainsi qu’au fil des mois le lecteur a appris que les petits bordeaux inconnus, ça pouvait truffé un max, que le Rustre a plein de vins dégueux en cave et qu’Arras-Boulogne en train avec un slipos qui te tire-bouchonne les valseuses, c’est pas le paradis, qu’un riesling peut amener le rustre à évoquer Goldorak, que 2005, c'est une pas trop mauvaise année et qu’enfin, on peut très bien faire un article sur les gewurztraminer illustré par une photo de rose sans même avoir honte…

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 07:20

 

Tombe encore la neige, tu ne viendras pas ce mois-ci...

 

L’essaim des Saints

Saintes Adélaïde et Alice. Mais aussi…. Saint Agée qui est mort jeune. Pensez donc, au 6ème siècle déjà. Saint Béan qui buvait comme un trou et Saint Marin qui aimait à faire des phrases.

 

 

Rétro Rustre

Et si aujourd’hui, quitte à nous attirer les foudres de Gaïa, montrant par là qu’on ne peut toujours pas rire de tout avec tout le monde, nous nous remémorions l’article sur les chats au potager ? C’est le plus lu et le plus commenté de mon blog. Cela démontre que sur le net, l’excès paie, qu’au plus c’est con, au plus on aime et que surtout un bon titre ça vous met en bonne position sur google. Et c’est bien là un vif plaisir : imaginer la tête des gens qui recherchent des solutions pour éloigner les chats du potager et qui tombent sur mes délires.

Tiens et après tout… si on en remettait une couche ?

 

Avertissement : le texte qui suit pourrait choquer les gens manquant d'humour, les sérieux, les coincés et les fâcheux en tout genre. Si vous lisez quand même et en êtes offusqués... On vous aura prévenu.

 

Les (bonnes ???) idées révoltantes du Père le Rustre

Et si demain… On mangeait tous les chats et les chiens ?

Oh là là, je vous entends déjà gémir et mugir, protester et militer, hurler et vitupérer. "Pauvres bêtes, elles ont des droits. Salauds, fascistes."

Et toutes ces sortes de choses… Bon, d’accord. Mais  quelques billevesées éthiques mises de côté et au-delà d’une mièvre sensiblerie grotesque, envisageons donc les aspects hygiéniques et salvateurs d’une telle démarche. D’abord, les chats et les chiens sont certes les meilleurs amis de l’homme (enfin que vous croyez, ils nous méprisent secrètement mais ils sont veules et rampants) mais ils puent, perdent leurs poils et font caca dans mon jardin, enfin ceux du quartier, pas tous.

Mais surtout ce sont des carnivores et ça c’est mal. Voyez-vous un carnivore, ça mange de la viande et c’est au sommet de la pyramide alimentaire. A la base de cette pyramide il y a les plantes, les producteurs qui utilisent l’énergie solaire, renouvelable pour croitre, vivre et forniquer honteusement. Les plantes sont vertes et votent écolo.

Puis, viennent les consommateurs d’herbe, les herbivores. Quand je dis consommateurs d’herbes, je parle de bambi, des vaches, des lapins, de la gazelle aux yeux de velours mais pas de votre fils de 17 ans qui se rend régulièrement à Maastricht.

Puis viennent les carnivores. Chaque niveau de la pyramide tire son énergie et ses éléments de croissance et ses envies fornicatrices primaires du niveau précédent. Mais parce que Dieu traine décidément trop dans les bistrots, le système n’est pas parfait et il y a déperdition d’énergie à chaque niveau. A cause de je ne sais plus quel principe de thermodynamique et du principe de ma main dans ta gueule si tu continues à me les briser avec des détails techniques à la con.

Bref. Donc, manger de la viande est plus préjudiciable en terme de gaspillage, d’émission de CO2 que de manger de l’herbe. Mais il y a pire bien sûr. Il y a des carnivores qui se nourrissent d’autres carnivores et il y en a qui mangent des carnivores qui mangent des carnivores qui mangent des herbivores qui mangent de l’herbe. Ce sont le super-prédateurs, de véritables gouffres caloriques.

Mais quand un super prédateur pullule, grouille comme de la vermine sur le globe et mange à peu près n’importe quoi, c’est vraiment une belle saloperie à éradiquer au plus vite. Heureusement, il n’y a pas beaucoup d’espèces comme ça… Il y a l’homme et…euh… la femme. C’est tout je crois.

Mouais… mais ne me détournez pas de ma croisade vengeresse tas de Phalaropes à queue rousse. Ce sont bien les chats et les chiens que je veux exterminer et becqueter. Car ça fera des carnivores en moins, des carnivores inventés, produits, élevés par l’homme, non pas dans un but alimentaire mais dans un but… de que dalle ! On les produit et ils restent là à bouffer des boulettes et des pâtées, à évaporer oisivement de la calorie si précieuse sur une planète de dimensions finies. Et donc sus mes preux, jouons du couperet et de la fourchette. En plus, et ce n’est pas négligeable, le chien et le chat, c’est comestible. Un tas de gens très bien en mange en Asie et en Europe dans les resto chinois. J’ai évoqué dans un billet précédent (voir ci-dessus, rétro rustre), le caractère tendre et parfumé du cuissot de chat mijoté dans une sauce chasseur, avec des frites et un Gevrey-Chambertin pour accompagner.

Alors évidemment, on me rétorquera que peut-être quelques petites filles aux yeux tristes vont pleurer leur animal, quelque militant à la fibre sociale mal placée m’objectera que probablement ma croisade tuera nombre de vieilles personnes esseulées qui n’avaient plus pour compagnie et réconfort qu’une petite boule de poil aux yeux tendres, rançon d’un monde ou le cadre pressé qui se fournit chez "daily traiteur" est plus préoccupé à la fin de sa journée par sa prochaine partie en ligne de "final fucking dwarf 4" et par une séance de tchatte avec "Bouboule gay 46" que par le sort de sa vieille voisine âgée qui crève de solitude dans une ville de 10 millions d’habitants.

Bon, d’accord, il y aura des désagréments. Surtout que mourir de chagrin, ça consomme du kleenex, et que c’est vachement préjudiciable à l’environnement. Mais pensez aussi aux millions de vies sauvées : mamies glissant sur les crottes citadines, enfants mordus, victimes de la toxoplasmose. Sans compter que les millions de tonnes de pâtées, croquettes, boulettes et autres saloperies odorantes qu’on donnait à ces parasites velus pourront sans peine nourrir les pauvres, exclus, sdf, prisonniers et divers affamés du tiers monde.

L’un ou l’autre militant de Gaïa, probablement pas assez occupé à emmerder le monde au moment des fêtes avec le sort des pauvres canards à foie gras, me dira, tout fier : "mais pensez aux rats et aux souris qui pulluleront et viendront mugir jusque dans vos bras, s’il n’y a plus de chats et de chiens sur terre". Mais, je m’y attendais, à cette sotte remarque, et j’avais préparé une parade imparable. Je vous répondrai, militant, en 4 points :

 

1. Après les chats et les chiens, ce serait bien de diversifier notre alimentation. Le rat, c’est pas mauvais non plus.

2. Finalement vous avez de la chance. Au départ, les rats et les souris n’étaient pas sur ma liste.

3. Et donc vous devriez être content parce que les prochains sur ma liste c’étaient les militants amis des animaux.

4. Commencez quand même à courir, on ne sait jamais.

Non mais !

C'est vrai quoi, est-ce que je viens militer pendant votre repas végétarien pour sauver le mois de décembre qui dépasse sa moitié dans l'indifférence générale d'un gouvernement qui ne balbutie même pas encore 6 mois après les élections, moi ?

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  • : Le Rustre est un peu dingue. Il a un avis sur tout bien sûr. Et quel avis ! Il a des mentors bien sûr. Et quels mentors ! Pompon, Rémy Bricka, Roger Tout court, Rika Zaraï, les chevaliers playmobils... C'est dire si l'avis du Rustre est pertinent !
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