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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 07:19

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Très richement illustrée de gravures d'époque. 

Par le Très Estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Professeur émérite des Facultés Universitaire Notre-Dame-de-Cache-ta-joie de Azay-le-Rideau. Chaire de géométrie variable relative quantique du tire-bouchon. Auteur de la très célèbre thèse "Pute et putain, c’est des restes du latin ".

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Extrait bibliographique :

"Quand on a des talonnettes, on crie plus fort : la dérive sécuritaire de la droite ".

"L’influence de la pensée Nietzschéenne sur la production de croquettes pour chiens parfum banane."

 

*Encart publicitaire* 

 

Un article produit avec le soutien (inconditionnel) : des préservatifs en laine « mammouth », des factions dissidentes de l’armée rouge révolutionnaire des îles Fidji, et bien sûr les Lunettes Killer de Raph le Loup (voir photo-encart publicitaire)

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Raph le Loup est partout : Nestor et le général Alcazar lors de leur visite au musée du Chien blanc (copyright Olif)

 

 

Biographie d’un génie méconnu : Anatole Legrain-Gallet (1830-1973)

 

Il est des hommes que l’histoire a injustement encensé et d’autres qu’elle a lâchement oublié. Anatole Legrain-Gallet, Grand inventeur et Philosophe de l’extrême est de ces derniers.

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Le Grand Anatole Legrain-Gallet lors de son discours devant la société des Nations en 1921.

 

Alors qu’un Nietzsche ânonnait encore à peine ses théories poussives sur le surplis et le crochet double à point losange, Anatole, lui, déclarait déjà en 1878 que, je cite, "Oufti, le cervelas c’est meilleur chaud sais-tu m’fi ?".

Il devint ipso facto l’instigateur de l’Ordre du Chaud cervelas à l’Andalouse dont je suis actuellement le Grand maître. C’est donc un peu à mon père spirituel que je rends hommage aujourd’hui. Vous pardonnerez donc d’éventuelles envolées lyriques.

 

Sa vie en trois lignes (un peu plus allez !)

Anatole Legrain-Gallet est né à Vyle-Tharoul en 1830 et est mort à Modave en 1973. On pourrait croire qu’il n’a pas beaucoup bougé dans sa vie, 5 ou 6 malheureux kilomètres séparant les deux localités du Val de Hoyoux mais ce serait une erreur glauque. Décédé à l’âge respectable de 143 ans, dans la discrétion la plus absolue et oublié de tous, il reste cependant un des plus grands penseurs contemporains, ayant prestement fait fermer leur boîte à camembert à des messieurs je sais tout tels Nietzsche, Albert Einstein ou Amanda Lear. Dire qu’à des broutilles de siècles près, il aurait pu connaître Louis XIV ou Platon. Les destinées humaines ne sont que fils ténus.

 

L’enfance heureuse.

Anatole Legrain-Gallet est né à Vyle-Tharoul dans la vallée du Hoyoux en 1830 dans une famille de meuniers poètes zingueurs, alors que le Fransquillon boutait l’Orange en Batavie. Son Père André-Modeste Legrain est peu connu lui aussi, alors qu’il proposa le premier hymne national Belge. Pour ceux que l’histoire passionne, ça donnait à peu près ceci :

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange "

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange en marchant"

"sur Bruxelles" ?

Mais bon, allez savoir pourquoi, ce ne fut pas retenu par les insurgés. Par contre ce qu’on sait moins, c’est que le texte fut retrouvé et repris avec le succès que l’on sait par un célèbre chanteur électrifié. Mais André-Modeste, déjà, était un visionnaire en avance sur son temps. Enfin en avance… ça dépend. Je ne m’étendrai pas trop sur son combat contre le chemin de fer en Belgique dont il estimait qu’il allait faire tourner le lait des vaches en sillonnant les campagnes et contre lequel il écrivit un pamphlet féroce intitulé "Casser la voie", écrit qui n’eut aucune postérité. Un jour, en manifestant contre le chemin de fer dans une campagne, André-Modeste allait rencontrer son destin et par là, sceller celui d’Anatole.

 

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Jacqueries anti-SNCB en 1828 à Angleur. Peinture de Jean-Louis Aubert-Villié Bonaparte.

 

La mère d’Anatole, Ernestine Gallet, était une femme aimante, sur les pôles de laquelle on pouvait s’appuyer. Descendante du célèbre flibustier des rives de l’Ourthe et de l’Amblève, Racaille de Bouge, elle vouait une véritable passion pour la mécanique et la modernité en marche. Ceci n’ayant rien à voir avec cela me direz-vous. Pour une fois, je louerais presque votre sagacité intrusive. Effectivement, sa parenté lointaine avec un boucanier Ardennais n’a que fort peu avoir avec sa passion mécanique. Certes. Mais est-ce que je vous en pose moi des questions tas de pleupleuteurs anachorètes ?

Je reprends. C’est d’ailleurs cette passion qui… ah ben oui, là, le gag va un peu tomber à l’eau puisqu’il était sensé suivre l’histoire de la modernité en marche.

C’est d’ailleurs cette passion qui lui fit rencontrer son futur époux alors qu’elle l’avait pris en marche, le train du progrès, pas son mari. Ca ce ne serait que plus tard, on était encore au 19ème siècle, enfin, une époque encore bénie où on ne frotifroufroutait pas à tout propos et en plein jour sur les banquettes des trains entre inconnus de passage. Non, monsieur, on demandait la permission avant en ce temps-là. C’était encore le temps des cerises et comme chacun le sait, les cerises, c’est meilleur quand on les cueille avec la queue. Quelle prouesse !

Et à Eléonore qui demandait à Charles, "Dites-moi Charles, vous souvient-il de cette après-midi exquise que nous passâmes à gaudrioler prestement dans l’herbe ? "

Charles répondit : "Bien sûr Eugénie ma chère, j’en ai encore l’arc raidit et d’ailleurs il eut phallus que vous alliez vite pour me le demander deux fois "

"Oui, et bien rangez votre tire-bouchons Charles, je suis en cloques".

"Ah ! Ta gueule Emeltrude ! "

 Bon trêve de balivernes, au fait, au fait…

 

Je reprends.

En 1830, ayant donc pris le train en avance, et vachement encore puisque la première ligne Belge date de 1835, Ernestine rencontra André-Modeste qui était en retard sur son temps, manifestant avec un troupeau meuglant d’excités réactionnaires contre le passage du monstre de fer.

André-Modeste dérailla pour l’arrière-train d’Ernestine qui n’avait pas oublié d’être accorte, callipyge et œil-de-bichesque. Il jeta son panneau revendicateur aux orties ; elle, sa vertu aux chardons. Les manifestations battaient leur plein qu’André-Modeste et Ernestine tournoyaient déjà dans les affres délicieuses des tourments bénis de l’amour passion. "Oh, oui, encore, oui, oui"… et toutes ces sortes de choses.

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Une des rares photos montrant André-Modeste. Ici lors de son mariage.

 

J’en vois déjà qui tiquent. Oui, les manifestations battaient leur plein et non "son plein". "Battre son plein" au pluriel, je trouve ça cloche. Et, suivant Littré, je préfère monter avec la marée qu’avec la vieille Gertrude qu’est un peu cloche.

Et donc je dis qu’on écrit "les manifestations battaient leur plein" et pas "les manifestations battaient son plein", de même qu’on écrit "Roger s’en battait les couilles" et non pas "Bernard s’en gesticulait le testicule". Quoiqu’au final, je ne connaisse pas Bernard personnellement.

Ainsi fut donc conçu Anatole. Au bord d’une voie, dans les voix et les vociférations d’une manifestation. Ernestine emménagea dans le moulin-zinguerie de son mari. Ils vécurent heureux dans le cliquetis des engrenages, le feulement des rouages et le bruit de l’eau qui donne envie de faire pipi au milieu de la nuit. Ernestine était la 14ème enfant d’une fratrie de 22.

C’eut têté chouette pour jouer au foot, si seulement celui-ci avait déjà été connu en Belgique. Ca l’était moins pour partager l’unique pièce de 4 mètres sur deux qui leur servait de masure à Pailhe, dans le Condroz. C’est vous dire si elle fut heureuse de quitter Bruno (masure) pour Commissaire (Moulin). Heureuse comme un ver dans un sac de farine, elle se dit que le propriétaire d’un moulin valait bien un commissaire, fut-il d’une grande ville de l’Escaut.

Le petit Anatole grandit donc parmi les roues et les aubes d’un moulin à eau, en pleine Wallonie rurale. Il fréquente l’école du village, y côtoyant de petits rustauds qui n’avaient pas encore le football ou la roue de la fortune pour assouvir leurs instincts bestiaux primaires. Ils n'avaient que le flot et la roue du moulin, à laquelle il liaient Anatole pour le voir tourner et tomber sur la case banqueroute.

Quant à Anatole, son intellect supérieur se manifeste très tôt et ne suscite que haine et mépris de la part de ses condisciples, parce que dans condisciple, il n’y a pas que dix slips. Quolibets, "kots" dans le cou, tartes dans la gueule, rien n’est épargné à Anatole. Pensez-vous, à 7 ans, il sait déjà lire et compter jusqu’à cent. C’est plus que suspect, c’est discriminant.

Cependant, Anatole, déjà, est un être merveilleux, empli de ressources insoupçonnées. Osaka au plus haut des cieux, Hare Hare cervelas chaud à l’andalouse !

Tripotant des engrenages, des bobines et du fil de cuivre dans une resserre du moulin parental, il découvre l’électricité par hasard (mais les voies du Seigneur ne sont-elles pas impénétrables, à l’instar de celles de Benoit IxeVé i?). Il en trouve également tout de suite l’application la plus saine et la plus évidente, l’électrochoc.

Sa première invention, la chaise à remettre les idées droites, n’a pas été retenue par la fade histoire officielle, celle-là même qui tentera de nous faire croire dans quelques années que la Belgique a connu des hommes politiques responsables et ayant le sens commun au début du troisième millénaire (que diantre que le temps passe vite).

Pourtant, à l’époque, la trouvaille fit grand bruit parmi les petits camarades rustiques d’Anatole. Après quelques décharges judicieusement appliquées, entre ceux qu’on ne revit jamais et ceux dont seul un œil exercé aurait pu deviner qu’ils étaient encore plus courgeo-patatesques après passage sur la chaise qu’avant, Anatole fut bientôt auréolé d’une aura magique de crainte supernicieuse pour la plupart de ses petits condisciples.

L’autre événement de son enfance qui failli bien faire basculer le destin de l’inventeur fut le concert que lui et ses petits camarades donnèrent en la Chapelle du Château de Modave en l’an de grâce 1838 pour Noël.

Anatole ayant une voix suraigüe (qui lui avait valu le sobriquet fort sot de "grosse tarlouze par sa bouche" auprès de ses copains avant l’invention de la chaise), il était soliste dans la chorale de la paroisse.

Mais en ce jour de concert, ce n’est pas sa voix qui inquiète Anatole, mais plutôt l’énorme platée de chou qu’il a avalé la veille. Platée qui lentement mais sûrement fait son chemin dans l’entrelacs de ses intestins. Selon les points de vue, ce récital de Noël fut une véritable honte pour de bonnes âmes chrétiennes ou une réussite avant-gardiste jamais vue. Mais la version prout-prout "d'il est né le divin enfant" d’Anatole, si elle lui valut l’exclusion de la chorale et le fait de ne plus pouvoir poser son cul sur une chaise pendant 15 jours, lui amena également un véritable succès, plus que d’estime, des jeunes critiques musicaux du village, notamment des filles.

Anatole, enfin, entrevoyait sa voie grâce non pas à sa voix mais à ses voies. Pour quelqu’un conçu au bord d’un rail, quel destin !

Il sera donc inventeur ou bien chanteur de Rock’and Roll. Mais, injustice de ces temps troubles, pour sa carrière dans le rock, vers 1840, il ne trouve que des portes closes. Il choisit alors inventeur. On se tape moins de gonzesses et de bitures, mais c’est pas si mal au fond.

 

Un inventeur de génie.

Bien vite, il se rend néanmoins compte que ce n’est pas en restant enterré dans son bled de bouseux qu’il atteindra la gloire. C’est ici que le rail pose de nouveau une bille maîtresse dans son destin. C’est le rail qui le conduit à la Gloire des Feux de la Rampe Parisiens. Pas le rail de coke, mais celui du chemin de fer, imbécile. Comme tant de Belges talentueux, le pays devient vite trop petit pour son ambition démesurée. Et même s’il n’aime guère les chats et les Champs Elysées, il abandonne son pays. Il fera de brillantes études à la Faculté Polytechnique de Pétasilles-sur-Loir.

Dès la sortie de l’école, il s’associe à deux amis qu’il a rencontré dans les dortoirs et sous la douche, Roger Eiffel et Franckie Bartoldi, avec lesquels il entame une prolifique œuvre sculpturale, utilisant les possibilités d’un matériau moderne, l’acier.

C’est ainsi qu’en 1855, ils proposent à la ville de New-York une statue intitulée "La Fraternité Rassemble le Monde", œuvre avant-gardiste et visionnaire réalisée pour le 79ème anniversaire de l’Indépendance Américaine. Elle représentait une femme affublée d’un bonnet à la mode de l’aristocratie du sud des Etats-Unis se pâmant d’extase sous les assauts virils et l’étreinte brûlante d’un homme dans la force de l’âge, au muscle saillant, Afro-Américain. Sans que les Historiens  ne puissent l’expliquer, l’œuvre fut refusée par le gouvernement du Pays de la Liberté. On se demande vraiment pourquoi.

Pugnaces, les trois artistes modifient leur œuvre et l’intitule "Les Hommes Unis" et l’exposent lors des célébrations du cinquantenaire de la Belgique. Extraordinairement audacieux dans leur propos, les trois visionnaires laissent l’homme de couleur mais remplacent la femme en pâmoison par une sculpture saisissante de réalisme du Roi des Belges Léopold II tout aussi pâmé.

La statue crée un certain intérêt. Et même un intérêt certain. Ainsi que quelques crises d’apoplexie. Il faut dire que la beauté et le réalisme de l’œuvre sont ahurissantes. Peu de temps après, disons trois heures environ, Anatole Legrain-Gallet est arrêté et interné à l’hôpital "Notre-Dame de la Camisole-Joyeuse", d’Anvers. Quant à ses deux compères restés en France lors de l’exposition, "parce qu’ils avaient piscine" d’après les dires de Legrain-Gallet, ils disparaitront 6 jours plus tard, se suicidant en plongeant dans la Seine à Paris, les mains attachées dans le dos et les pieds lestés de fonte, une balle dans le crâne. Ce que c’est que la détermination tout de même.

Anatole profite des largesses de l’Etat Belge pendant 20 ans. Il en profite pour voyager. D’abord employé bénévole à la construction des chemins de fer qui sillonneront bientôt le Congo Belge, il se fera vite remarquer par son génie inventif.

Pendant 20 ans, il offre au pays quantité d’inventions diversement appréciées par l’administration coloniale, qui manquait tout de même sérieusement de vision à long terme et d’humour. Inventions parmi lesquelles il faut citer la hutte réveil-matin, qui envoie des décharges électriques aux habitants quand il est temps d’aller se faire exploiter, le tube cathodique à vapeur (dont on se demanda à quoi il pouvait bien servir avant qu’on imagine mettre un écran autour et des émissions dedans dans les années 50), le train à roue carrées, antidérapant mais pas très mobile.

Durant sa captivité, son séjour je veux dire, Anatole propose également des réformes à l’administration coloniale, des réformes qualifiées par les responsables de l’époque "d’idées d’abruti fini, défoncé à l’opium et à l’absinthe" : le droit de vote universel, l’autodétermination des peuples, enfin des conneries comme ça quoi.

Après 20 ans donc, l’administration coloniale Belge fait don d’Anatole à l’Etat Français qui l’envoie prodiguer ses conseils éclairés à Cayenne. On sait peu de choses quant à son séjour sous les cocotiers. Il est cependant probable que c’est à cette époque qu’il écrit son roman "Sous un porche à Cayenne". Ainsi que ses poèmes "les portes se sont refermées sur mon pénis entier" et "coucou Kourou coucou". Il parait évident à ses hagiographes que c’est également en Guyane qu’il propose une de ses inventions les plus controversées : la guillotine tison, qui cautérise la plaie du condamné après le passage de la lame afin d’éviter la gangrène, fréquente sous les tropiques.

Bien que cette période soit peu évoquée dans l’autobiographie du génie, on suppose que vers 1880, il revient en Belgique. Etrangement, vers cette époque, on relève une épidémie de folie et de suicides parmi le personnel du centre de vacances Guyanais où séjournait Anatole.

En 1889, il invente le premier la bombe à neutrons, mais son invention ne rencontra aucun succès, personne en 1889, lui le premier, ne sachant très bien au juste ce qu’était un neutron.

Puis Anatole va surtout s’orienter vers le débat philosophique et politique dans un monde où la tension entre les nations est chaque jour plus palpable. Tu la sens là ma haute tension ?

Comprenant que l’homme est un loup pour l’homme, il veut lui jouer un tour de cochon pour le faire devenir doux comme un agneau. La croisade des cochons est lancée.

Lorsqu’éclate l’affaire Dreyfus. Anatole Legrain-Gallet est farouchement dreyfusard puis dreyfusiste et enfin dreyfuseau, horreur ! Pas qu’il soit particulièrement pour Dreyfus, ou qu’il soit moins antisémite ou qu’il aime plus la choucroute qu’un autre. Quelle idée saugrenue de ne pas être antisémite à cette époque là d’ailleurs, une idée de pseudo intellectuel crypto réactionnaire parvenu ou d’humoriste pratiquant le second degré ultime, peut-on subodorer. Et quelle idée d’aimer la choucroute, ce légume rance et vulgaire qui n’évoque que saucisses grasses répandant leur jus tiède entre deux miches offertes, pantalonnades Bavaroises et dépravations Strasbourgeoises.

Non. D’ailleurs Anatole a tenté d’être dreyfusard dès 1882, mais il fut très peu suivi. Ce n’est qu’en 1899, que ses thèses radicales trouvent un écho dans la population. Anatole estime qu’on se trompe de cible. Le Juif n’est pas l’ennemi. Non, L’ennemi, le vrai, c’est le Breton. Car de son biniou jusque dans sa bigoudène, dans le Breton rien n’est bon, contrairement au cochon. Hélas en 1899, il y a encore plus de Bretons que de cochons en Bretagne. Heureusement, Anatole va faire évoluer la situation et ce n’est plus le cas aujourd’hui, faisant de la Bretagne, enfin plus peuplée de cochons que de Bretons, la région la plus verte de France, surtout dans ses criques et sur ces grèves illimitées où le regard s’embrume dans le vague de l’infini et ou le nez se retrousse tellement ça pue, ma biche.

Sentant bien que la réflexion se doit d’être Européenne, et que l’ennemi, le véritable ennemi, c’est simplement l’autre, Anatole parcourt salons et cercles politiques d’Europe pour y lever de bonnes âmes. En Belgique notamment, il pressent la montée de l’identité Flamande. Il propose là aussi, le remplacement du Flamand par le cochon. De ses vagues de dunes à ses canaux pendus et jusqu’à ses mâts de cocagne, rien n’est bon dans le Flamand, contrairement au cochon.

Il ajoute à ce propos "Aussi rose qu’un Flamand, au moins le cochon se mange-t-il et parle-t-il la même langue que nous". Son succès est mitigé. Non seulement de nos jours, il y a plus de cochons en Flandre que de flamands, mais en plus les cochons votent séparatiste !

 

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Anatole legrain-Gallet opposé à Pasteur au cours d'une partie endiablée de crapette vitesse à deux bandes. Photo prise lors d'un meeting dans le Jura. 

 

Il portera encore le verbe haut sur les bord de la Garonne, prenant l’Aquitain en marche et le poulet Basque d’aise. Encore un fois sa rhétorique brillante subjugue les foules :

"Dans le Bordelais, de sa Gironde à sa Périgourdine, rien ne donne le gourdin comme un bon boudin, rien n’est bon contrairement au cochon ! Entre ses deux mères (quelle abjection !), entre ses côtes bordelaises (indignité !), gavé de médocs et autres potions (déchéance) le Bordelais est au bord du gouffre ce que l’aquitain est au bord des Landes ! Vive les cochons ! Vive le lisier épurateur !"

C’est un des rares échecs d’Anatole Legrain-Gallet. Les aquitains ne s’acquittent de rien et au cochon, ils préfèrent le canon, celui de rouge comme celui de blanc.

Mais las, dans une Europe de plus en plus hérissée de miradors et de forts avec le vent du nord qui soufflait fort et poussait les bateaux au port, ce qui devait arriver arriva. Un jour, il y faudra bien qu'il y ait la guerre, on n’y peut rien , on dit, c’est le destin.

Et voici Anatole de retour dans sa Belgique natale, capitaine dans le génie militaire. Et de génie, il va en faire preuve notre avant-gardiste trop en avance sur son époque d’attardés. Pensez donc, c’est à lui qu’on doit autant de pétulances de l’esprit telles que le canon à Bretons, qui tirait des Bigoudènes en tenue, la frite de tranchée, qui allait si bien avec le gaz moutarde, ou l’idée totalement saugrenue de faire donner des ordres en Flamand aux soldats flamands, arguant que c’est toujours plus agréable de mourir pour rien en comprenant qu’on est mort pour rien.

Vu ces faits d’armes, on ne le sait que trop peu, Anatole Legrain-Gallet fit partie de ceux qui assistèrent à la signature de l’armistice dans un wagon à Compiègne. C’est en ce 11 novembre 1918 que la vie d’Anatole prend un tournant décisif bien qu’inattendu. Les voies du Seigneur sont impénétrables contrairement à celles d’Anatole.

En effet, Anatole, courageux, génial, mais grand distrait comme tous les inventeurs, tout à la signature d’un acte, qui, il le sent, amène enfin le monde sur la voie d’une longue période de paix et de prospérité, ne voit pas que le général major Detlof von Winterfeldt de la délégation Prussienne,  a déposé négligemment son casque à pointe sur une chaise. Anatole s’assied…

 

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La signature de l'armistice, le 11 novembre 1918, en présence du maréchal Floche qui avait tiré la queue du Mickey pour refaire un tour gratuit (il ne l'eurent qu'en 40), d'Anatole legrain-Gallet et de Mireille Matthieu.

 

C’est au cours d’un long séjour de convalescence dans le service proctologie de l’hôpital Notre-Dame-des-Causes-Profondes d’Entube, d’Antibes, pardon, que notre inventeur Wallon produit ce qu’on peut appeler son œuvre majeure, qu’il dédia à son postérieur, ah non, à la postérité je veux dire. Une œuvre culottée qui entrera dans le annales de l’histoire des sciences.

C’est bien sûr pendant ce séjour qu’Anatole invente le mange-debout. C’est également durant cette période qu’il crée trois œuvres écrites majeures, un roman d’anticipation "Histoires à dormir debout ", un essai sur le patriotisme : "je préfère mourir debout que vivre couché", et un traité d’anatomie, "L’épine dorsale".

Mais parmi moult inventions magnifiques et remarquables de ce séjour fécond, il en est une qui est à la vie moderne ce que l’air est au poumon. Particulièrement indispensable à l’heure actuelle à de nombreux adeptes des forums, aux spécialistes de service et de tout poil, aux permanents du débat politique télévisé, aux philosophes cathodiques divers.

Je veux bien entendu parler de l’enfile-mouches. Comment imaginer en effet un bon débat de pinailleurs sans ce petit appareil en forme d’entonnoir muni d’une partie adaptable à l’humain et d’un tout petit, tout petit petit, tiny petit bout à l’opposé. Imaginez vos écrans d’ordinateur ou de télévision qui deviendraient illisibles, constellés de restes de drosophiles et autres syrphes et éristales, explosées crûment et sans autre forme de procès. Sans l’enfile-mouche Legrain-Gallet, il ne serait plus possible au débatteur moderne de sodomiser les diptères sans coup férir. Et vous internautes passionnés de vin, que serait votre verve féconde sans l’enfile-mouches. Combien d’interminables joutes sur la minéralité pointue du cru de la race du terroir se termineraient en

"Fichtrement goutu celui-là."

"Tu trouves ?"

Si la paternité de l’invention est tombée dans les oubliettes de l’Histoire, on se souvient pourtant du slogan publicitaire qui accompagna la sortie de l’objet en 1932.

"Avec l’enfile-mouches Legrain-Gallet, de la surprise le diptère se remet !"

Anatole Legrain-Gallet est également un des penseurs les plus ahurissants du 20ème siècle. Dans un prochain épisode, nous résumerons sa pensée vertigineuse.

Je vous remercie de votre inattention et j’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas.

 

Nicodème Abélard Leruth baron de la motte sous-comte de la Tichauvent

 

P.S. : aujourd'hui, c'était moitié prix sur les majuscules, alors j'en ai foutu partout. Prout ! 

 

 

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 14:15

Les mots du vendredi.

 

"Frituring" Vyviane Courtoy et François Desperriers, personnes pleines d'esprit et d'humour, chose sufisamment rare que pour être soulignée.

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 Voici une Girelle prénommée Gisèle et pô Sidonie, mais non ! (source : wikipedia, auteur : Jérémie pierron)

 

L’annonce de mon départ pour les mers du sud ce matin provoque des remous sur facebook. Des remous ? Que dis-je ? Une vive polémique Victor ! J’en ai encore les pôles endoloris.

Mais que voulez vous ? Ne dit-on pas :

"Poisson en avril, mets ton asticot au fil. En mai remonte ton filet" ?

Par Flétan qui courent, rire un peu fait du bien. Regardez donc, l’actualité est morose, le temps est MOSSAD, comme on dit à Tel-Aviv.

Mais revenons en à l’annonce de mon départ. Bande de salauds va ! Pas un qui s’inquiète. C’est qu’ils seraient contents ! Fichtre les rustres !

Sur le site social "biquette callipyge", Vyviane Courtoy me réplique :

"Tu nous dis ça sur quel Thon? Tu t'en vas pour tenir un Bar ou faire le Maquereau avec des Morues? Gardon espoir et tendons-lui la Perche! Je suis sûre qu'il renaîtra de ses Sandres. Quand il sera Requin-qué, il nous reviendra. Il n'y a pas Lieu de s'en faire."

La dessus, je prends la mouche, ça m’asticote, grand pécheur devant l’Eternel que je suis. Et je réplique, point à la ligne. Allez, ça houle ma poulpe !

"Ah les Mulets ! C’est qu’ils me Rascasse mon poisson d’avril  ! Par Saint-Pierre, ils me torpillent ! Manquerait plus que je me fasse Grondin ! D’accord, je vous ai tendu la Perche. Mais vous ne vous inquiétez même pas de mon Sar ! J’en Blennie. Pire je dé Gobie ! Alors j’émissole. Je vous chante Girelle revoir ma Normandie ; Et vous riez ?

Je vous raconte des Tanches de vie et vous vous moquez ?

Mais Chevesnes dire à ma mer !

Bon, je veux bien arrondir les Rotengles. Vous jouer une Oblade. Nous Vairon bien ! Mais re-Gardon (sans vouloir jouer les Poissons Perroquets Vyviane) la vérité en face. Pour moi, Silure, il faut que j’arête.

Regardez moi : j’ai le teint Brème, je ne suis plus que l’Omble de moi-même. Et… non je ne peux pas dire ça… Allez, si J’Alose, sans feinte, si je n’étais pas une Vieille Coquette, je dirais que j’ai les Loches qui pendent. Mais en quelle langue faut il le dire ? Hé, No Ablette Espagnol ! Laissez moi donc, ne criez plus au Loup, car tant va la Sardine allô qu’à la fin elle sonne !

Comment ça, il est Saumon jeu de mots ?"

J’aurais du me Murène dans le silence : répliquer, la controverse ça la Limande ! Mais c’est qu’ils sont Cousteau les mecs ! La mort hue, le tort tue ! Et l’hippo campe sur ses positions ! Et c’est mon pote Amont qui l’aval, comme disait Marcel de mer ! Je ne vais pas tomber dans leurs filets. Je fais retentir la sirène ! Mais je sais mes calembours sont Lamantins ! Pire ils sont vaseux, voire carrés mangroves !

Incroyable ! Quelle férocité ! Pour paraphraser François Desperriers : Moi, j’y callypige rien, j’étais même pané ! Faut pas me rouler dans la farine ! Nous ne sommes pas des moutons de panure !

Pas Callypige, CALLIPYGE, comme dans Libye !

Mais la marée monte et féroces, les jeux de mots pointus tombent de canine en syllabe :

Vyviane Courtoy à nouveau :

"Belle Tanche de vie mais comme les Tsars dînent à l'huile, à la fin, elle fait tache!"

 

N’étant pas d’une nature à faire des vagues, je jette l’éponge. Je ne voudrais pas que cette quenelle se transforme en règlement de pontes  à OK Corail, qu’on en vienne au bain de sang, pire à l’Holothurie ! C’est vrai quoi, aquarium toute cette écume  pour quelques nénuphars ?  Le Sauret-on un jour ? Ah, les beaux Iris d’Evian !

Non, je n’ai pas dit que nu j’étais tombé nez à nez avec un far breton sur la côte de maille.

On me demande mais que prend-il ? De l’iode ou du césium ? Géranium ? Ni l’un ni l’autre.

Ce soir, ce sera un entre-deux-mers ou rien !

P.S. : Et si vous continuez, je vous retape mes histoires de petits pois sont rouges !

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:52

Bonjour à tous,

 

Trop is te veel comme on dit chez nous.

 

Lors de mes derniers billets concernant le bio, le ton est monté trop haut à mon goût. Passez moi l'expression, mais cela a hérissé la peau de mes roustons.

 

C'est le lot d'un blog interlope, mais à force de nager en eaux troubles, ma détermination s'écaille. 

 

De plus, autant ma vie professionnelle que ma vie privée, me poussent à abandonner l'harangue. La passion n’y est plus. L’inspiration non plus. C’est pourquoi, c’est avec un regret réel que je choisis de devenir plus silencieux que la tombe, plus muet que la carpe. N’y voyez pas malice, il n’y a pas anguille sous roche.

 

Mais voilà, ma décision est prise, j’arrête mon blog.

 

Je remercie tous ceux qui m’ont lu, qui m’ont soutenu. Merci.

 

Mais je ne peux plus. Je trouve tout ça incongru. J’en ai ras la raie. Aussi, je mets les voiles, que dis-je le turbo et m’en vais vers d’autres lieux.

 

Content d’avoir fait ce bout de route avec vous

 

Amicalement

 

Le Rustre.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:32

L’essaim des saints.

Ces derniers jours les Saints ne sont pas terribles. Invraissemblables mais pas terribles. Lundi par exemple, c’était la Saint Castor (un saint Syrien ?) Castor… vous vous voyez vraiment appeler votre fils Castor vous ? Hier, avec Saint Barachise et Saint Armogaste… on atteignait des sommets. Combien de Kevin pour un Armogaste ? Et aujourd’hui, c’est la Saint Cligne, qui garde un œil sur vous. De là à dire qu’il vote très à droite…

Et enfin, je constate qu’en ce 30 mars, nous (enfin nous, je ne sais pas vraiment qui hormis le site nominis.fr…), nous rappelons du Bienheureux Dodo, un ermite de la Frise (doux comme un mouton)… je suppose qu’il repose du sommeil du juste.

 

C’est mercredi, il faut descendre…

J’ai des vertiges quand je pense que si Jésus de Nazareth avait eu un gros rhume le jour de la cène, au lieu du pain et du vin, on aurait peut-être des huîtres à la messe et au lieu de dire ceci est mon corps, ceci est mon sang, le curé dirait ceci est ma morve. On l’a échappé belle.

Et si Jésus avait été Savoyard ? Et bien on n’aurait pas dit "il prit le pain et le rompit" mais bien il prit la tomme et le rompit. Mais, ce serait une grave erreur langagière. Puisqu’on ne dit pas "il prit la tomme et le rompit" mais bien "il prit la tomme et en effectua la fission". Et dans ce cas, Jésus n’aurait pas fini ses jours sur le Mont Golgotha mais bien sur le Mont Fukushima.

Ce à quoi tient la destinée humaine tout de même !

 

Moyen-Orient : On parle de la Libye, mais on oublie la Syrie. Syrie, les tyrans restent de bois devant la contestation. Un pays dont les dirigeants scient la branche sur laquelle ils sont assis s’ils continuent d’user de langue de bois avec les contestataires. La Syrie, la démocratie y a attrapé un grume de cerneau.

 

Les visiteurs du mercredi.

Je vous mets sur la piste d'un blog qui chaque jour, présente un aphorisme. Aphorisme de célébrité passée, présente et même peut-être future puisque le blogueur y note les phrases mortellement tuantes qu’il entend autour de lui.

Allez voir, c’est ici :

http://laphrasequitue.over-blog.net/

 

Morceaux choisis :

 

Suite au succès de Roger Federer à l'Open d'Australie, un article de lequipe.fr titre :

"Chelem à la folie"

Ne les encouragez pas...

 

Interview de Lionnel Astier (Léodagan dans Kaamelott) :

"Je me souviens notamment, en famille, d'une tarte au chocolat sans chocolat, parce qu'il n'y avait plus de chocolat, mais que c'est pas parce qu'il n'y a plus de chocolat qu'on va se priver de tarte au chocolat."

 

La métaphore est tout un art, et certains sont plus à l'aise que d'autres dans cet exercice. En témoigne cette mystérieuse citation issue de l'émission L'Equipe du Soir, sur l'Equipe  TV.

"C'est quand on a tiré la chasse d'eau qu'il faut voir si le bidet est bien propre."

Il doit y avoir un sens mystique caché...

J’aime le style, la nonchalance, l’esprit du blog. Et il y en a 1000 des comme ça.

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 14:51

 

L'almanach du week-end.

 

Rustre biesse off

 

C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les confiotes les plus rustiques.

 

Il y a presque un an, sérieux comme un pape, je vous parlais de floraisons printanières et d’insectes. Un thème de saison. Recyclage.

 

Et sinon, vers la même époque, je me moquais des nids de poule…

http://lerustre.over-blog.com/article-breves-attentats-femmes-et-nids-de-poules-47673172.html

Une occasion de revoir "papa" en action !

"Il parait qu'en Allemagne, les citoyens peuvent "adopter" un nid de poule pour 50 euros. On répare le nid avec l'argent et le généreux citoyen voit son nom inscrit sur la réparation.

 On veut lancer la même opération en Belgique, mais on prévoit déjà l'échec. Avec 10 millions d'habitants seulement, ce n'est qu'une partie infime des nids de poules qui seraient bouchés."

 

Et qu’est ce qu’on dit un an après à nos autoroutes ?

 
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:07

L’essaim des Saints

C’est l’annonciation aujourd’hui. Une vaste fumisterie si vous voulez mon avis. Encore une abusée par le mirage de l’immatriculée contraception…

Sinon, ça ne s’invente pas, c’est la Saint Pelage et la Saint Tykhon… J’en les poils qui se dressent.

 

Les mots du jour

Comme je suis de mauvais poil, je vous fiche la verve du Grand Professeur à la gueule :

 

"Si nous étions en dictature, les choses seraient plus simples - du moment que ce serait moi le dictateur."

Ah, non, Désolé ! Ca, c’était Georges Bush…

 

Voici le Professeur Choron :

 

"Si tu veux connaître ton ami, baisse ton pantalon et mets-toi à quatre pattes au bord du chemin".

"Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non: "Qu'est-ce que tu bois ?"

"L'orphelin qui met les doigts dans son nez est obligé de se donner lui-même une bonne claque."

Et enfin :

"Tant qu'un homme n'a pas la tête tranchée, rien n'est perdu pour son chapeau."

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 16:12

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

 

Docteur en branlocouillométrie expérimentale de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse. Thèse : "Granulométrie en phase gazeuse des corn-flakes soumis à un rayonnement subatomique de spin de cheval positif".

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : "Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues".

 

Œdicnème Criard.

(Burhinus oedicnemus, ce qui est en soi tout un poème de virilité).

 800px-Burhinus oedicnemus 070403 POTSource : Wikipedia, Pascal Aleixandre

Animal muni d’un bec, de plumes et d’ailes, ce qui est d’une banalité confondante pour un oiseau.

Il ne doit pas être confondu avec ses cousins le furoncle bruyant et l’abcès-suintant-le-pus-tiède hurleur.

Œdicnème criard est un nom extrêmement rébarbatif à écrire quoiqu’il réjouisse en général l’œil du cruciverbiste taiseux et du scrabbleur aphone, nom étrange que mon logiciel word s’entête à souligner, parce que, bordel de merde au cul qui colle, le o n’est pas collé au e… Mais, fistule purulente, qu’est-ce que ça peut bien lui foutre ? De quoi se mêle-t-il celui-là ? Nom d’un greffon glaireux ? Ca les regarde non, le o et le e s’ils ne veulent pas être accolés ensemble, comme de vulgaires chiens dans une arrière-cour crasseuse, borgne et sourde à la misère humaine ?

Il y a quand même des trucs plus graves que ça non ? Nom d’une verrue moisie aux remugles de vieux camembert trop fait ! Est-ce que Kadhafi, il s’inquiète lui que le e et le o ne soient pas accolés dans une posture qu’il faut être grec pour apprécier ? Non monsieur, non… Il s’en fout Kadhafi, il a bien trop à faire avec les hordes de drogués révolutionnaires manipulés par Ben Laden et les slips Sloggi, piquousés jusqu’à la moelle d’héroïne frelatée mexicaine et avec les bataillons occidentaux surexcités à coup d’amphétamine de contrebande à la solde du capitalisme spoliateur mené tambour battant par Lady Gaga et Le Grand Président de la Nation de la Liberté de voter comme des abrutis !

Je m’excuse mais merde !

Croyez-vous que les Japonais vont avoir du mal  à s’endormir le soir parce que quand tu écris oedicnème criard, word te met du rouge ? D’ailleurs quand tu écris word, il souligne en rouge aussi. C’est vous dire s’il est con ! Le mec, il est même pas dans son propre dico !

Non bien sûr, les Japonais, encore tout secoués de la catastrophe récente, s’agitent et se débattent dans leurs cauchemars atroces peuplés de ponts broyés, d’os fracturés, d’abrutis de commentateurs européens bien planqués à Paris ou à Bruxelles ânonnant de leur petite bouche de prétentieux qui sait tout mieux que tout le monde que "le risque zéro ça n’existe pas", de mutants verts sortis tout droit d’une centrale nucléaire inoffensive et absolument nécessaire au bien-être moderne que sinon les cavernes et leurs bougies nous attendent.

Tas d’ignares. Au temps des cavernes d’abord, ils ne connaissaient même pas encore la bougie. C’est vous dire comment ils pleuraient toutes les larmes glacées de leur corps d’âge glaciaire les pauvres, sachant d’ores et déjà que sans bougies, ils auraient du mal à suivre la nouvelle ode au bon goût soyeux de l’humanité avec une grosse tache pétée dans les draps de TF1, carré de côtelettes VIP.

C’est vous dire comment Mammouth écrasait le prises en cette époque peu au courant des finesses de l’humanité moderne et où on se préoccupait plus de la pine de l’auroch que du spin de l’électron.

Voilà, mais Môssieur word lui, se plait à me souligner oedicnème parce que je n’accole pas le o et le e, alors que ce n’est même plus usité dans l’écrit moderne et que merde à la fin, il faut savoir ce qu’on veut : l’âge des cavernes sans bougies où on liait o et e pour rendre le oï grec qu’on ne savait même pas encore prononcer ou l’époque moderne où on s’éclaire à l’atome mais où on ne lie plus o et e. Il faut vivre avec son temps et mourir avec l’OTAN comme me disait l’autre jour un des fils Kadhafi.

Mais je m’égare comme disait Saint Lazare en mettant la langue à Jésus qui tentait le bouche à bouche pour le ranimer. "Je sais que c’est bon pour tes artères et que tu comptes vivre longtemps Jésus, dit Lazare, mais tu devrais arrêter l’ail cru au petit-dej, ça te fait une haleine de veau marin".

Bon et donc, que disais-je avant de m’égarer… Ah oui, c’est ça. Le o et le e d’oedicnème rechignent à l’accouplement, ce qui est leur droit le plus strict après tout. Si vous le permettez, dans la suite de cet exposé, nous appellerons l’oedicnème criard mâle "Roger" et sa femelle l’oedicmémère gueularde "Germaine". Au moins, dans Roger, le e et le o étant séparés par un G, ils sont moins tentés par un orgasme graffen…  graphologique.

Roger est donc un oiseau limicole des plaines de L’Eurasie….

Mouais… j’en vois qui ne suivent déjà plus. Quand je dis Roger, je parle de l’Oedicnème criard évidemment, suivant la convention dont au sujet de laquelle nous venons de digresser longuement et oisivement à l’instant. Je vous jure, vous ne suivez guère.

Roger donc, vit dans les grandes plaines d’Espagne, d’Ukraine, d’Inde… Non, je le répète, Roger est un oedicnème pas une dinde. Suivez, merde. Je vais finir par m’énerver et ne plus transmettre que les derniers potins de la téléréalité si vous continuez.

Roger vit donc dans les grandes plaines radioactives de l’est de L’Europe et même en Alsace, c’est vous dire s’il aime la choucroute. Il a bien résisté à Tchernobyl, hormis une ou deux pattes surnuméraires de-ci de-là. Roger est persuadé que là où il y a du Geiger, il n’y a pas de plaisir.

Roger vivant dans les plaines, il niche à terre, puisqu’il n’y a pas d’arbres. Il ne faut donc pas s’étonner des idées au ras des pâquerettes de Roger. Si vous l’aviez vu dans l’isoloir le jour des cantonales, Roger, vous eussiez entonné avec lui "C’est nous, les gars de la Marineeeuuuu". Mais que dis-je, un oiseau, ça ne vote pas. Ca a des choses bien moins sottes à faire.

Des choses moins sottes comme manger des vers, des insectes et ce qui traine dans la plaine. Car vous l’ai-je dis, de l’Afrique du Nord aux plaines Ukrainiennes en passant par l’Espagne et l’Alsace, Roger et Germaine vivent dans une plaine d’une platitude si morne qu’elle ferait regretter à Jacques Brel la pendaison d’un canal. Quand il veut se faire Germaine, Roger fait des mouvements vulgaires et disgracieux en criant comme un oedicnème, d’où son nom de Roger criard.

Evidemment, la question que tout le monde se pose c’est "est-ce que Roger pleupleute ?" tel le pic le soir dans le lointain ? La réponse est non. Comme son véritable nom l’indique, Roger se contente de crier, crier-er, Germaine pour qu’elle revienne et de pleurer, pleurer-er Oh j’avais trop de plaine.

Et je vais vous dire : le fait que Roger ne pleupleute pas me le rend déjà à moitié sympathique. Reste à savoir s’il est amateur de Ricard ou de 51 et une grande histoire d’amour inavouable entre Roger et moi pourrait débuter dans le matin gris assombri par les noirs nuages qui viennent du nord, terre brûlée aux landes de pierre, c’était le cornet d’Amora.

J’espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posez pas sur Roger et Germaine. En vous souhaitant une soirée atomique, à la semaine prochaine.

Nicodème Abélard Leruth Baron de la Motte, Marquis de la Tichauvent.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:01

Puisse l'âme du Professeur Choron planer sur cet almanach du mercredi. Professeur Choron, priez pour nous (blasphème, blasphème) !

 

L’essaim des Saints

 

Bonne fête aux Alphonse, aux Victorien, aux Annonciade. C’est aussi la Saint Nicon, Saint patron du Japon je suppose. Priez pour eux, ils en ont besoin. Faites aussi une prière pour nous. On ne sait jamais qu’un tsunami sur la Meuse submerge Tihange…

 

Brèves :

Japon : les Japonais sont habitués aux tremblements de terre. Le Gouvernement prépare de longue date la réaction. En 1995 par exemple, les habitants ont servi de Kobe pour tester les dégât possibles dans la population.

Exclusif : Japon, les retombées radioactives font déjà des dégâts !

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Source : http://www.tokiohotel.com/fr/#home/

 

Les visiteurs du mercredi.

Amateurs de journaux bêtes et méchants, voici LE site que vous ne pouvez pas rater aujourd'hui. C’est véritablement la chapelle ardente dédiée au Professeur Choron, notre père à tous. Celui dont la mamelle a servi de sein à Desproges, Coluche, Geluck et tant d’autres. Pour ce dernier (Geluck, pas tant d'autres, crétins) comparez ses livres comme le Petit Roger, un peu de tout… aux magnifiques cours du Professeur…

http://www.harakiri-choron.com/articles.php?lng=fr&pg=242

 

C’est ici :

http://www.harakiri-choron.com/

"Si ma tante en avait, on l’appellerait pour qu’elle nous les montre"

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:55

 

Aujourd'hui, l'almanach du mardi est aussi aigre que de la Grèce rancie, antique je veux dire. C'est qu'il y a une histoire pas claire de Grecs, là derrière. je me méfierais moi. Le Professeur Choron ne disait-il pas avec sa finesse habituelle "Quand tu pilerais le grec dans un mortier, son homosexualité ne se séparerait pas de lui". Ne dit-on pas aussi "Timéo donne l'os et Donna les fientes" ? Ne dit-on pas également que la perdrix brourit et que le pic pleupleute ? 

Aussi, je vous le dis "tant va la frite à l'huile, qu'à la graisse, elle se frise"

Non mais alors !

 

L’essaim des Saints.

Sainte Léa. Demain, c’est la Saint R2D2. C’est aussi la Saint Epaphrodite. Alors Hermaphrodite je sais ce que c’est. Mais Epaphrodite, ça me parait un peu dégueulasse. Googlons… Ben oui, il y a eu un Epaphrodite (pas le saint, un autre) qui était le secrétaire de Néron et d’après son nom (Ep = pour) aurait été destiné à la prêtrise d’Aphrodite. Il aida Néron à se suicider...

Toutes ces histoires de calendres grecques et de Roms en stock me font penser à Thomas Gunzig ce matin dans sa rubrique « Café serré » sur la Première. Il s’interroge sur les talents de ceux qui trouvent les noms des opérations militaires :

"Aube de l’odyssée ? On s’imagine un truc avec des tas de grecs en jupe qui se passe tôt le matin."

Ils auraient pu trouver un truc plus folichon et moins pédant. Opération Sirtaki, pourquoi pas ?

 

Aigre comme un mardi…

Lis bien on écrit Libye pas Lybie. Et un Libyen. Pas un Lybien. Encore une histoire de Grec droit comme un Y. Par contre on dit "ne joue pas avec mes billes" et pas "ne joue pas avec mes couilles".

Libye donc : les frappes aériennes ont pour but de protéger les civils. Oui. Mais si il y a des bavures, des dégâts collatéraux ? Le but sera atteint quand même. Avouez que les civils, une fois morts, Kadhafi ne peut plus rien leur faire. Donc même si on les tue nous-mêmes, mission accomplie ! 

Loi de la gravité : G=(Nombre de victimes*ampleur des dégâts)/ distance ²

La gravité ressentie d’une situation est proportionnelle au nombre de victimes multiplié par l’ampleur des dégâts et inversement proportionnelle au carré de la distance.

Exemple : après une semaine de cadavres noyés, de tueries désertiques, de miasmes radioactifs, quatre malheureux F16 belges font la une du JT belge. Il faut avouer que l’actualité était de taille. En effet, les chasseurs belges ont survolé la Libye. Vous vous rendez compte ? La vache ! L’armée belge a des beaux avions, même qu’ils volent dis-donc !

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 10:03

Après une semaine d'absence inaperçue, l'almanach des sots et des malentendus revient. Plus "incisif", concis, plus à la portée de l'abruti moyen. Plus vite lu, plus vite oublié. Dans l'air du temps quoi...

 

L’essaim des Saints.

Sainte Clémence, dont on aurait bien besoin en Libye. Saint Lupicin. Saint Sérapion. Saint Birille

"Tout ce qui birille n’est pas d’or. Il y a le plutonium dans le noir aussi."

"Or à la Saint Birille qui dort,  à la Saint Sérapion au radium te dore ."

"Qui s’endort à l’uranium se réveille avec les oreilles en bouche."

 

Le temps qui passe…

 

P5190136 - Copie

 

C’est le printemps. Profitons-en. Ce sera peut-être le dernier. Chouette. Les oiseaux chantent. Le ciel est bleu. Les fleurs… euh… fleurissent.

Ca c’est une nouvelle non ? Ca c’est de l’actualité. Ca c’est du bonheur. Et ce ne sont pas quelques dizaines de milliers de morts qui vont nous faire bouder notre plaisir. Non mais !

Je vous quitte, c’est l’heure de mes pastilles d’iode. Et puis, il faut que je change mon dosimètre. En plus, il faut que je fasse rentrer mes enfants. C’est vent d’est et le soleil prend une drôle de couleur verte. Il est temps de descendre à la cave. C’est le printemps, chouette !

 

La Belgitude du lundi.

201009021901-1 di-rupo-en-de-wever-in-gesprek 

Source : http://www.vandaag.be/binnenland/45620_di-rupo-en-de-wever-in-gesprek.html 

Tiens, il paraitrait qu’un gars nommé Wouter Beke aurait régulièrement des conversations discrètes avec deux autres types. Un gars qui aime les gaufres et un autre les nœuds papillons. Des sources informées vachement bien autorisées prétendent que le tremblement de terre japonais, c’est un coup de la N-VA et en Libye, on aurait vu, une semaine avant le soulèvement, un homme aux cheveux de jais et portant fier le noeud papillon haranguer les foules. Une tactique pour sortir les négociations belges des feux de l’actualité et permettre une discrétion totale. C’est plutôt réussi. Je me permets cependant de signaler que cela faisait longtemps que plus personne n’en avait rien à foutre. Fallait peut-être pas aller si loin.

Résultat : la Belgique entre en guerre (sans même un discours officiel du roi ou d’un ministre avec coupure des émissions normales, air grave et tout le saint frusquin). Tiens, c’est normal ça un gouvernement en affaires courantes qui part en guerre ?

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/03/20/la-belgique-a-enfin-un-gouvernement.html

Faites gaffe quand même. Des fois que le gouvernement en affaires courantes nous colle un état d’urgence pendant 30 ans. Ca c’est déjà vu vous savez…

Alors que pendant ce temps, les hideux de mars logent en Libye dans l'apathie générale des occidentaux avachis. Mais que fait le gouvernement ?

Ah ! tiens, non dites-donc. Il fait voler des navions le gouvernement !

Comme Jules, je répondrai aux hideux de mars ceci : tue le coq Philippe !

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