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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 12:59

Il est des jours où il faut bien bosser, s’occuper de sa vie, de ses enfants, de son épouse et même accessoirement de soi-même. Ces derniers jours, j’ai un peu de mal à soutenir un rythme quotidien d’écriture et de publication. D’où un léger décalage qui fait paraître la rubrique du jeudi un vendredi. Vous voudrez bien m’en excuser ou mettre ce décalage sur le compte de ce foutu surréalisme belge à la con dont on nous bassine tant et plus. Mais je laisse maintenant la place aux écrits de l’Immmmense Professeur Nicodème-Abélard de la Tichauvent.

 

L’essaim des Saints

C’est Saint Vivien, Saint Victor et Saint Droctovée… mais qu’est-ce que ça peut fiche, ce sont les saints du jeudi 10 et on est le vendredi 11 , alors…

 

Encart publicitaire :

 

L’encyclopédie du jeudi vous est offerte par la ligne KILLER de RAPH LE LOUP.

 kadhafi 200b 03022009

La ligne Killer… cet été faites saigner le désert ! Et pendant qu'on vous bassine avec les droits de l'homme, pioncez sans en avoir l'air... avec Killer ! La ligne Killer... Recommandée par toutes les marques de sanguinaires !

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Biorhodographie sommaire et pas assommante de l’auteur pour prendre un peu de hauteur.

Où il sera signifié que si la valeur n’attend pas le nombre d’années, l’imbécilité ne s’éteint pas avec la jeunesse et Jean-François entend siffler le train. Que c’est triste un train qui siffle dans la nuit.

Né le 31 juin 1925 à Baden-Baden sur Mad, en Lorraine. Décédé mortellement en l’an de graisse 2099 à Bora-Bora sur Meuse, toujours en Lorraine.

Professeur émérite des Facultés Universitaire Notre-Dame-de-Cache-ta-joie de Azay-le-Rideau. Chaire de géométrie variable relative quantique du tire-bouchon. Auteur de la très célèbre thèse "Pute et putain, c’est des restes du latin".

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

 

Révolution :

Action de celui qui décrivant un cercle, revient à son point de départ. La révolution est le plus sûr moyen d’abattre les dictateurs, les rois et oppresseurs divers et variés. La révolution est aussi le plus sûr moyen de mettre un dictateur au pouvoir.

Souvent, on donne aux révolutions des noms de fleurs : Révolution des œillets, du jasmin, des tulipes, de la rose, du camembert bien fait. Ah non, pas du camembert, c'est un fromage à croûte fleurie, pas une fleur. 

Quand je dis "on", j’entends par là, non pas le poète, mais le plus souvent le journaliste, journaliste qui est à la poésie ce qu’Herta est au jambon. Manque cruel de réalisme que ces grotesqueries florifères alors que les seules fleurs dignes des révolutions, ce sont les pissenlits dont on vous envoie manger la racine ou les chrysanthèmes qu’on met par-dessus la fosse commune.

Notez bien que la Saint Valentin n’a rien à voir avec une révolution même si c’est la Saint Fleuriste. Le premier mai non plus. Bien que correspondant au jour du muguet et également jour de fanfaronnade politico-poujadiste institué par les tenants de la rose, il y a longtemps que le premier mai n’a plus rien de révolutionnaire. Les turpitudes des susdits marchands de roses et d’idées généreuses restant, elles, révoltantes.

Aussi étrange que cela paraisse, on parle aussi bien de révolution dans le cas d’astres en orbite (le cas de la constellation du cheval reste dans les annales de la jument) que dans celui de révolutionnaires survoltés. Surtout ceux qu’on travaille à la gégène.

Dans le cas de patineurs élégants ou de rats de l’opéra aimant les entrechats et toutes sortes d’autres animaux poilus et virils, on peut aussi dire qu’ils effectuent des révolutions mais on risque alors d’avoir l’air d’un abruti ou d’un pédant.

Plus communément, on dira des patineurs, des danseuses du Bolchoï ou de mon cousin Gérard quand il sort du bistrot bituré au muscadet de bas étage qu’ils font des ronds, qu’ils tournent en rond ou encore qu’ils sont rond. Mais on ne dira pas qu’ils font la Révolution. Gérard lui, il pourra à la limite foutre un petit peu le bordel, mais bon…

Quant au Na, c'est parfois un énervé, pas un révolutionnaire. Certainement un footeux. 

Quant au Paon, c'est un salaud doublé d’un imbécile, puisque non seulement son nom évoque à nos âmes éplorées dans la fin de l’hiver qui s’amuit sans bruit dans la nuit, la vente d’armes qui font pan aux pires dictateurs scélérats de la planète, mais qu’en plus, il n’y a pas de paon à l’Académie Française.

Quoique. Des mauvaises langues me disent que ça s'y pavane pas mal des fois.

Mais peu importe, le paon ne fait pas la révolution, trop planqué ou trop malin, même sans être académicien.

Non. Le paon lui, fait la roue pour exhiber bêtement les plumes colorées qu’il a fourrées sur le fion. Notons en passant que le paon a au moins pour lui et pour sa descendance le bon goût de ne pas pleupleuter.

Il laisse ça aux foutus pics le soir dans le lointain ou à ces imbéciles d’oryctéropes. Non, monsieur, le paon ne pleupleute pas, il tolstoïe. Je le suppose enfin puisqu'il gueule léon à tout propos. Oui... Je sais, c'est très fin comme humour. Enfin, ce n'est guère épais. 

Le cri du paon n'est donc pas pan mais Léon, que l'emplumé individu gueule à tout rompre dès qu’il exhibe son fion orné de couleurs tellement criardes qu’à côté de ça, le Carnaval de Rio, c’est le festival janséniste des paralysés des zygomatiques à Tourcoing un jour de pluie.

Pourquoi gueule-t-il Léon et pas Robert ? Allez savoir ! Avec un fion coloré, il pourrait crier François que ça ne m’émouvrait pas plus que ça… (c’est con, moi j'aurais préfèré écrire "ça ne m’émeuvrait pas plus que ça". Mais c’est une faute. On écrit je m’émeus, tu te casoar).

Mais revenons en à nos tours de manège si vous le voulez bien. Et puis, si vous ne voulez pas, la sortie c’est par là, le soir dans le lointain avec tous les pleupleuteurs de votre acabit (également remarquable dans la constellation du cheval), accablant personnage.

 

P4260166

"La prise de la Bastille par Michèle Alliot-Marie" Peinture au pus naturel sur toile de jute par Maxime Le Fox-Terrier. 1748. Musée du Louvres.

 

Bon et donc, la révolution , c‘est quand des gens vraiment pas contents foutent tout en l’air pour en finir avec le pouvoir en place, pouvoir spoliateur et opprimant des masses compressées, comprimées, cons décorés (un con décoré n’est pas forcément un général, c’est particulier).

Il ne faut pas confondre la révolution et ses révolutionnaires, termes derrières lesquels on entend mugir les féroces soldats et les notes épiques d’une Marseillaise bien tranchante, avec la révolte et ses révoltés, termes qui cachent mal la mesquinerie d’une fâcherie bassement alimentaire aux relents de barre chocolatée fourrée à la noix de coco. Nonobstant, j’ai bien aimé la version avec Mel Gibson et la musique de Vangelis.

Faire la révolution, c’est porter le changement mais aussi l’instabilité, ce qui est mauvais pour les affaires. Et le pognon est le seul dictateur qu’aucune révolution ne pourra jamais abattre.

Le dictateur étant souvent le plus court chemin pour que passe l’oléoduc, il arrive souvent que la révolution soit détournée. Et c’est ainsi qu’après beaucoup de bruit et de fureur, de sang et de larmes, la révolution aboutit souvent au remplacement d’un joug par un autre, d’une classe dirigeante injuste et spoliatrice par une autre, d’une classe écrasée sous la botte des sangsues par... la même chose. 

Entamer une révolution ne se fait donc pas à la légère. Il faut de bonnes raisons pour cela. En général de basses contingences matérielles comme la faim et le désespoir suffisent. Fichtre, c’est que le peuple à de bien piètres aspirations : du pain, du vin, un écran plat.

Et tout cela, avec de bonnes chances de voir quelqu’un de son entourage finir de façon douteuse, voire grossière, du genre soirée devant un peloton d'exécution ou fin de saison dans une fosse commune.

Car…

Ne dit-on pas...

"Révolution en octobre, pogrom en décembre ?"

"Bastille en juillet, novembre au gibet ?"

"En juillet fête à Robespierre, les têtes tombent tout l’hiver ?"

 

Ces dictons bien connus laissent à penser que faire la révolution est dangereux pour la santé du peuple. Et en effet, des études scientifiques menées de concert (et c’était très joli, surtout l’adagio au deuxième mouvement) par l’Institut Max Havelard de Pampelune et l’Université Franco Il Caudillo de Brest, que le révolutionnaire ne supporte que moyennement la guillotine, presque aussi mal que l’échafaud, à peine mieux le peloton d’exécution.

Diantre ! C’est qu’il est fragile de constitution le révolutionnaire. Fragile et rancunier. En effet, les mêmes études démontrent que moyennant son lot de souffrances quotidiennes, le révolutionnaire est du bois dont on fait les plus cruels dictateurs.

 

P4260166

"La révolution d'octobre au café Pouchkine avec Nathalie" Fusain Surinamais de Gilbert Bécaud. Musée du voley d'Orange. 1962.

 

Toutes autres choses étant égales, mon frigo étant pourtant bien rempli et mon écran plat ayant suffisamment de pouces de diagonale pour bien faire du stop, j’aurais bien fait la révolution aujourd’hui, histoire de mettre un gouvernement en place en Belgique. Mais tout compte fait, on verra demain. Je vais rester chez moi aujourd’hui. C’est que le fond de l’air des matins de mars est encore frais et peu propice au déversement de flots de sang d’oppresseurs pour abreuver nos sillons. Et puis, ce soir, il y a Nicolas Bedos à la télé, alors…

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:17

Suite à une action syndicale menée en front dégarni par le syndicat des machinistes chauves protestants de Seine-et-Marne, cet almanach du mercredi est diffusé un jeudi.

 

L'essaim des Saints

Aujourd’hui, les Saints du jour ne m’inspirent guère Sainte Françoise, Saint Pacien, Saint Botolf. Sauf que je me demande si Botolf, c’est pas le nom d’un chirurgien esthétique de Losse en Gélaisse qui refait des stars.

Heureusement, c’est le mercredi des cendres. Ce qui est logique. Puisque hier, mardi gras, c’était la journée de la femme. Comme je ne suis pas un goujat, je vous épargnerai le bons mots sur le rapport éventuel et improbable entre un mardi gras et la femme. Non, non, non, ce n’est pas le genre de la maison, ou si peu.

Par contre, la femme, surtout quand c’est sa journée, dit en général, "Chéri, tu montes ?" Ce à quoi en général toujours, mais un autre grade peut faire l'affaire aussi, le monsieur, toujours poli et distingué, répond : "ça dépend. C’est combien ?"

Et comme on est monté le mardi, il faut bien le mercredi descendre.

Sinon, comme c’est le début du carême de partage, nous ferons désormais dans l’humour léger, pas gras. Enfin on essaiera. Si on faute, on avisera. C’est ce qu’il y a de bien dans la religion Cathodique, c’est que quand on trébuche, il y a la pénitence et le repentir. Trois pâtés (mmmhhh avec des morilles) et deux averses et c’est reparti. Et puis des fois, quand vous trébuchez dans le pêcher, ce qui est logique quand on grimpe dans les branches d’un arbre, moins quand on pénètre dans un confessionnal, quand vous trébuchez dans le péché donc et que vous vous retrouvez à genoux devant votre conscience, il y a toujours une soutane relevée pour se soulager. A genoux, c’est pratique.

 

Et quand même un visiteur du mercredi…

 

Chaque jour, je vous expose les saints les plus loufoques et pourtant ils sont rigoureusement vrais et naturels, pas de silicone. Je vous livre la source de mon inspiration, ce qui vous permettra de voir que je ne raconte pas que des carabistouilles.

 

http://nominis.cef.fr/

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 07:20

L'essaim des Saints

 

Un Saint Jean parmi d’autres, celui là c’est de Dieu. Il aurait prénommé son fils Nom. Sinon, c’est la Saint Arien, ça devrait faire plaisir aux gars de la Marine.

 

Publicité : Cette rubrique vous est offerte par les lunettes RAPH Le LOUP.

La nouvelle ligne Raph le Loup pour l'été : KILLER.mouammar-kadhafi

 Avec la nouvelle ligne Raph Le Loup, toi aussi cet été sur les plage tu auras l'air d'un killer !

 

Ca.... Ca..... Ca ....... Carnaval...

Alleï Danseï !

 

 

 

Bon Mardi Gras à tous !

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 06:56

 

L'essaim des Saints

 

Saintes Félicité, Perpétue, Saints Saturus, Saturnin, Révocat et Secondin. Ouf. Outre le fait qu’ils ont des noms à coucher dehors, ils ont en commun d’avoir été emprisonnés et torturés à Carthage au temps de Septime Sévère vers 203. Massacrés dans l’arène par les lions, des sortes de mercenaires de l’époque. Ah bon, déjà en 203, tout petit déjà ?

 

La Belgitude du lundi : Lî gade a Magnî les boûkètes sô l’chinstrée podrî Neer Aubel

 

Je vous l’ai déjà dit, je proviens du Pays de Herve. Le titre de cet article mérite une explication et cette explication fera d’ailleurs l’essentiel de l’article.

Cela signifie ma chèvre a mangé les bouquettes sur la Chinstrée, derrière Neer Aubel. Vous n’avez toujours pas tout compris ? Bon Tonton Le Rustre va vous expliquer.

Mais d’abord, je vous rappelle les faits historiques, indéniables, inaliénables. La frontière linguistique en Belgique est d’essence divine. Au nord, il y a le Néerlandais, au sud le Français. Cette frontière suit la limite des implantations romaines et celle de l’avancée des farouches populations franques. Mais le Français, immonde et spoliateur, n’a eu de cesse de chasser les locuteurs du Néerlandais. Et corolairement, nous les Wallons sommes de beaux spécimens latins tout plein, t’as qu’à voir Frédéric François, et les Flamands, c’est des Germains hein. Ben oui des Germains, ça veut tout dire sur le plan intolérance, rigueur rigide et bizarreries diverses. Ne rigolez pas. Allumez d’abord votre télé, ouvrez des livres scolaires d’histoire…

Bon la Vérité étant établie, retournons dans mon beau bocage hervien, parfaitement francophone, latin, d’esprit totalement incompatible avec les germains et leurs langues si teutonnes que tu m’étonnes. Et à notre petite phrase.

Lî gade a magnî les boûkettes sô l’chinstrée podrî Neer Aubel .

Une gade (dites gatte), c’est de l’est Wallon, appelé un peu vite Wallon de Liège. Car nous les Herviens, fiers citoyens du Duché de Limbourg puis de celui de Bourgogne, n’avons jamais été, pour la plupart, inféodés à ces vils citoyens d’Empire que furent les Liégeois. Nous fûmes même de ceux, Limbourgeois, Brabançons et autres fidèles vassaux burgondes qui boutèrent le feu à la cité… ardente en 1468. N’empêche qu’une gatte en Wallon de Liège c’est une chèvre. Gade, qui se prononce gatte (d’où de nombreuses gattes recensées dans le folklore wallon) doit être évidemment rapprocher de l’anglais goat et du néerlandais geit… du Picard maguette. C’est un mot d’origine Germanique. Quoi de plus banal, en Français aussi il y a des mots d’origine Germanique.

Chinstrée est plus vicieux. Il y a pas mal de toponymes en strée ou en chin chez nous. Les deux veulent dire la même chose : le chemin. Chin est d’origine latine comme chemin. Strée est d’origine thioise, comme straat, street. Dans notre beau village de Dalhem (ancienne Comté), il y a un ancien chemin romain qui s’appelle Chinstrée. Il s’agit probablement d’un ancien toponyme latin désignant la route principale. Les Francs qui s’installèrent chez nous et créèrent Dalhem, gardèrent le nom et y accolèrent un strée qui voulait dire la même chose. On ne fait pas autre chose avec nos panneaux routiers bilingues. Y avait-il déjà des cons pour venir les taguer ?

Cela signifie aussi en passant que les "premiers" habitants du coin étaient Gallo-Romains, que des colons Francs se sont ensuite installés dans la région et qu'ensuite, Dalhem, fondation Franque en pays Gallo-Romain est devenue francophone.

Toujours à Dalhem, vous traverserez la Berwinne (la rivière des castors, un toponyme celtique) sur le Cromwez. Le gué (wez) dans la courbe (crom) avec un crom comme dans « Waarom zijn de bananen Krom ? »

Quand on remonte vers les Fourons, du côté d’Aubel notamment, les toponymes ne sont même plus tous francisés. Neer Aubel est un lieu-dit… près d’Aubel.

Quant aux bouquettes ou boûkètes en Wallon, ce sont des sortes de crêpes à pâte levée, garnies de pommes, raisins secs, cerises… On les fait de farine de sarasin ou simplement de farine de froment. En fait c’est l’équivalent du pancake anglo-saxon ou des pannekoeken… flamandes. Originellement, on mangeait ces bouquettes la veille de Noël. D’après ma Grand-Mère, les bouquettes existent depuis toujours. D’après wikipedia, elles furent importées depuis la Flandre au 18ème siècle via la Cour d’un Prince-Evêque de Liège qui provenait à cette époque de Looz, partie thioise de la Principauté. Il s’agirait alors de César-Constantin-François de Hoensbroeck, qui était originaire du Limbourg.

Parce que figurez vous que la principauté était bilingue, comme l’ancien Duché de Limbourg, et celui de Brabant. Quand je dis bilingue, cela signifie qu'on y parlait les langues thioises (Limbourgeois, Platt, Brabançon) et le (les Wallons). Et puis le Latin pour mettre tout le monde d'accord.

Et encore, je ne vous parle pas de l’amour des Liégeois pour la cannelle qui me semble bien Germain mon cousin.

Mais où le Rustre veut-il nous emmener ? A un constat simple. Les postures qui voudraient opposer deux communautés aux langues différentes sont ridicules et basées sur des préceptes historiques qui sont au mieux des raccourcis. Nous le verrons encore plus la semaine prochaine, depuis des temps immémoriaux, le Belge est le produit de la rencontre des cultures Latines et Germanique. Ce mélange donne une couleur particulière à notre peuple, à notre mentalité, à nos habitudes culinaires, à nos traditions. Ce mélange, je le reconnais lorsque je randonne en Lorraine ou en Alsace.

Cette culture qui nous est propre porte quelque chose de beaucoup plus profond que la langue que nous parlons qui au fond importe peu et est en perpétuelle évolution (une langue qui n'évolue plus est morte).

La langue d’un peuple n’est qu’une partie de sa culture et de sa personnalité. C’en est peut-être la partie la plus volatile, soumise qu’elle est aux modes, aux influences… Mais au fond, c’est le cas de la culture et de la personnalité d’un peuple. Ce ne sont pas des constantes, mais les produits d’une histoire, de rencontres, d’influences. Ceux qui voudraient opposés aujourd’hui les Flamands et les Wallons, avec les Bruxellois au milieu, sur base de la langue oublient cette histoire commune, mélangée, vieille de plusieurs siècles. Ces gens oublient qu’au-delà de la langue, nous avons des coutumes, des mentalités, des plaies et des cicatrices communes.

Mais dans une époque qui oublie ses racines et ses traditions à une vitesse ahurissante (il ne s’agit plus de rencontre mais de remplacement, et d’uniformisation), il est facile de faire oublier ce qui nous reste de commun à grands coups de médias et de raccourcis politiques.

 

 

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 01:41

Quand je vous dis que cet almanach est celui des sots et des malentendus...

 

L’essaim des Saints

 

Sainte Colette, oui, bon, soit. Saint Job, si vous pouviez être plus présents, surtout auprès des jeunes peu qualifiés. Et il est comment votre fils madame ? Il est gentil ? Oh si vous saviez, il est peu qualifié.

Saint Chrodegang et Saint Codroel. Bon, là on ne rit plus, deux saints qui sont passés par chez moi du côté de la Meuse pour finir du côté de la Moselle, à Metz ou à Gorze.

 

Mangeons avec appétit ! C’est dimanche, découpe le roastbeef bobonne ! Ca va saigner !

 

Musique ! Mets la gomme Roger !

 

 

 

 

Décidément le rustre sort scoop après scoop…

 

Des sources sûres et autorisées m’ont assuré que Nicolas Sarkozy et Bart De Wever, non seulement sont des amis de 50 ans, si pas 80, mais qu’en plus Joan Baez a chanté leur amitié… Incroyable. En plus il y a des preuves… en images et en son !

 

On peut se demander ce qu’ils mijotent.

 

  c est donc ton fr re universal

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 13:31

 

L’essaim des Saints

Sainte Olive était manifestement quelqu’un de haut placé. C’était une huile.  Saint Luperc, Luperque ou Lupercule, Saint du troisième siècle, c'est-à-dire d’un siècle encore Romain et Impérial où des mecs à demi-nus couraient dans Rome à la mi-février et faisaient des choses assez sympathiques de leur corps turgescent lors de fêtes appelées Lupercales.

En plus Lupercule est un saint en –ule.

Il me paraît donc hautement suspect. Mais quand on apprend qu’il était évêque en Aquitaine à Auch… son procès est fait : un Gascon, sus mes preux ! Sa légende raconte qu’il pèchait les poissons à coup de poings : Lupercule leur mettait l’uppercut dans l’opercule. . Saint Carthage l’Ancien, quant à lui, au 6ème siècle ne connaissait même pas encore l’existence de la FN d’Herstal..

   

SCOOP, frome Belgium witloof !

 

On croyait leurs carrières définitivement enterrées et ils font un come-back retentissant !

Tino Rossi et Michael Jackson enregistrent un duo !!!

  

 

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 Source : http://revolutiontunisie.wordpress.com/2009/11/16/a-rome-kadhafi-a-passe-la-soiree-avec-200-femmes/ 

 

 

Printemps et grosses bises glacées… En relisant mes post d’il y a un an, je me rends compte que l’hiver paraissait long, que j’appelais le printemps à chaque post et que le début du mois de mars était glacé comme celui-ci.

 

Le Biesse off du samedi ou Recyclage rustique

« Drame dans le monde du cirque : un homme canon épouse un boulet ! »

« Bref, en allant faire mes courses l’autre jour, chez Colruyt, quelle ne fut pas ma stupéfaction en voyant un rayon énorme rempli de bazookas défoliants, d’élixir anti-bébêtes pour tous les goûts, toutes les tailles, tous les nombres de pattes, d’anti-mousses etc…

Yeah, le printemps revient, on va pouvoir sortir les pulvérisateurs et dézinguer à tout va toute cette bon Dieu de création pleine de sales bestioles rampantes et volantes qui font rien qu’à mettre du désordre dans notre belle nature jardinière si bien rangée, taillée de près, avé des bô carrés et des pelouses bien vertes et impeccables. »

http://lerustre.over-blog.com/article-mon-potager-bio-protege-de-fa-on-durable-la-biodiversite-46350406.html

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 07:05

  

En ce vendredi, un almanach frais et gentil. Comme le ciel de ce début de mars. malgré le ciel bleu, je peux vous dire qu'en Hesbaye, on se caille au pays des perdrix.

    

L’essaim des Saints

Aujourd’hui les enfants, c’est la Saint Casimir.

 

Alors on chante tous ensemble les petites nenfants !

 


karaoke l'ile aux enfants casimir
envoyé par choccobbo. - Découvrez plus de vidéos créatives.

 

 

C’est aussi la Saint Roméo. Il ne s’agit pas du fils Copulé je suppose.

 

Les mots du jour.

 

Une pincée de Woody Allen

Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul

Il est impossible de se déplacer plus vite que la lumière, et ce serait idiot car on perdrait son chapeau en route.

L'argent est plus utile que la pauvreté, ne serait-ce que pour des questions financières.

  

Un soupçon d’hyper réalisme à la Georges W.Bush

De plus en plus de nos importations viennent de l'étranger.

 Si nous ne réussissons pas, nous courons le risque d'échouer.

 Je crois que vous m'avez mal sous-estimé.

 

Si je puis me permettre, il m’ôte les mots de la Bush (Le Rustre)

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:22

L’essaim des Saints

 

Ah ils sont copieux les Saints aujourd’hui. Il y a Saint Guénolé, certes. Mais si je vous parle de Saint Cléonique je vous vois venir nains lubriques. Et Saint Lamalisse ? Saint Eméthère et Saint Chélidoine ? Il y en aurait des choses à dire mais je dois m’éclipser car voici mon collègue Nico le Tich qui vient nous tailler les burnes avec son encyclopédie.

Je vous laisse en sa docte compagnie.

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : « Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues »

Grand Maître de l’Ordre du Chaud Cervelas à l’andalouse.

Professeur Honoris causa de l’Université Gnhon-al-rhatich de Tripoli.

 

Avec la collaboration des cartouches Pan dans la g’.

 

Dictateur.

Le dictateur est le dirigeant de la dictature.

La dictature est un régime politique sur lequel les démocraties occidentales peuvent souvent compter .

Le dictateur est un homme qui aime bien qu’on l’écoute. Il n’est pas partageur. Quand il y est, il y reste.

Souvent les dictateurs ont un beau chapeau. La reine Fabiola aussi. Mais elle n’est pas un dictateur. Elle allait régulièrement prendre le thé chez un dictateur, mais ce n’est pas pareil.

Les dictateurs sont des gens très fréquentables tant qu’ils restent discrets. Non seulement, ils habitent souvent des pays où le soleil brille tout le temps mais en plus leurs pelouses sont grandes et bien entretenues. En plus, quand le dictateur aime les chapeaux aussi, la reine Fabiola trouve la conversation intéressante. Quand le dictateur aime les James Bond, c’est chouette aussi. Valery a repris deux fois des frites avec son ragout de gosses et puis on a regardé "les diamants sont éternels". Chouette film.

 

Le dictateur est un homme qui dicte sa conduite au peuple parfois jusqu’à la manière de tenir sa cuiller sans le petit doigt à l’heure du thé. Notez que je parle ici de conduite dictée, pas de texte. Bernard Pivot n’est pas un dictateur.

Le dictateur peut cependant fortement conseiller des textes édifiant les masses abruties de son peuple bien aimé. Des textes généralement compilés sous la forme d’un petit livre vert, rouge, brun, souvent sale. Mais toujours un petit livre. Un dictateur n’écrit jamais de grand livre.

Sporadiquement, épisodiquement ou de façon plus suivie, beaucoup de dictateurs connaissent d’intenses périodes de créativité. Une créativité artistique débridée dans des domaines très variés : la mode, les vacances organisées populaires (dites déportations), la torture, les grands défilés populaires clinquant de bannières criardes qui résonnent de tambours et de trompettes comme un rassemblement de jeunes nationalistes flamingants enthousiastes… Le dictateur est avant tout un créatif qui aura à cœur de marquer le patrimoine humain, pourtant déjà bien chargé de ce point de vue, de sa patte, sa grosse patte pleine de sang.

Le dictateur n’aime pas trop la religion en général, sauf quand il est lui-même un religieux. Mais n’aimant pas la concurrence, il préfère qu’on le vénère lui.  Il a alors tendance à égratigner le bon goût en flanquant partout des portraits de sa tronche ou de ridicules statues équestres avec lui sur la bête. Le dictateur n’aimant pas l’espoir distillé par la prière, il ferme souvent les églises. Sauf à Cuba, où les églises sont fermées parce que les fidèles cassent trop.

 

Il existe plusieurs types de dictateurs : les mous, les mi-durs et les durs.

Le dictateur mou adhère assez peu aux partis. Il peut vite être parti si on le pousse dehors. C’est un dictateur agréable à fréquenter et à présenter à ses relations commerciales car il porte fier. Il organise régulièrement des simulacres d’élections. Sa répression est intelligemment menée : feutrée, discrète, peu génératrice d’élan journalistique. Dans la dictature molle, le flic est un orfèvre entrainé à tabasser en douceur, sans laisser de traces. Et si par malheur il y avait des traces, la dictature molle possède un art consommé de la fosse commune.

La dictature molle est bien pratique pour les démocraties occidentales. Le business reste possible jusqu’au bout avec des morts discrets qu’on cache sous la carpette, ce qui permet aux élites occidentales et à celles de la dictature molle de faire semblant jusqu’au bout, voire de boire des cocktails et de faire des tours d’hélico ou de jet.

La dictature mi-dure est plus floue et interlope. Nous n’en parlerons pas ici parce que nous détestons les faux culs.

La dictature dure est plus difficile à gérer pour une démocratie occidentale. Quoique avec du culot, tout passe, surtout quand ce sont des oléoducs. Le démocrate peut encore faire des affaires un temps, échanger des rivières de diamants, vendre des armes, faire mumuse sur le gazon dictatorial avec sa petite filleule dictatoriale. Cependant, il y a toujours un moment où ça commence à se voir. Et l’opinion publique des beaux pays de Liberté étant sotte et d’une sensiblerie grotesque, il y a toujours un moment où il ne fait plus soleil pour les affaires.

Démocrates, vous devez savoir que tous ces morts et ces opprimés étalés au grand jour par une presse peu scrupuleuse et un web qu’il faudra bien un jour se décider à étrangler, peuvent vous faire perdre votre poste avec tous ses avantages. Ce serait tout de même ballot.

Le démocrate averti en valant deux, ce qui rachète un peu d’éventuelles errances bras dessus bras dessous avec des tortionnaires, il vaut mieux savoir qu’un dictateur dur peut revêtir au début les oripeaux d’un monsieur presque respectable.

Démocrates, apprenons à reconnaitre du premier coup d’œil un dictateur dur afin de nous éviter de gênantes explications à posteriori ménageant la sensiblerie humaniste déplacée des abrutis qui votent pour nous et auxquels, malheureusement ,vous devez encore votre poste. Une fois le dictateur dur en devenir identifié, on pourra quand même faire du pognon avec lui, mais avec discrétion.

 

Premier indice.

Souvent, le dictateur en début de carrière est primesautier en diable. Il fait souvent de beaux discours enflammés devant des foules en délire, comme Patrick Bruel. Le dictateur parle bien, raconte des blagues, fait des calembours pleins de finesse bien qu’en général légèrement racistes, inhumains et glaçant pour l’échine de celui qui, bassement humaniste, est encore sensible à des valeurs aussi surannées que la tolérance ou la curiosité pour l’autre. Mais nous le savons tous, ces humanistes là ne sont jamais que des gauchistes basiques, rétifs au bon goût, au droit des peuples à disposer des autres et à la liberté d’expression des opinions les plus dégueulasses. Ces gens là qu’on appelle parfois « résistants sont des traitres, des mauvais sujets, des à peine moins cons que nos ennemis.

Le dictateur reste peu ébranlé par les remarques perfides de l’humaniste esseulé. C’est que devant lui, il a la foule des grands jours. Et il l’aime son public, le dictateur. Il le flatte d’importance. Le plus beau, le plus intelligent, le plus riche des publics c’est qui hein ?

C’est pas comme le public des cons d’à côté. Qu’ils soient Juifs, Tutsis, Wallons, Ricains, Katangais, Tibétains ou Arabes, les cons d’à côté sont vraiment cons. Et laids. Et vicieux. Et sales. Et paresseux. Et profiteurs. Et vraiment pas comme nous. Décidément, ces cons d’à côté, on n’en voudrait pas comme beaux-frères. Même pas comme voisins en fait. Surtout que des fois, le con d’à côté viendrait jusqu’à mugir dans nos bras que t’imagines même pas.

Heureusement, le dictateur propose des solutions, lui. Avec lui comme idole des jeunes, c’est sûr, les cons d’à côté vont morfler. Et vous Grand public Adoré, vous serez encore plus beaux, plus riches, plus intelligents, plus forts, plus supérieurs sans ces cons là pour dépareiller le paysage.

Et la foule en délire d’applaudir, de hurler, de scander, de mugir, comme n’importe quelle bande de veaux gras bien élevés s’en allant joyeusement à l’abattoir, la bave au mufle et l’œil éteint avec une inconscience bovine confinant au sublime. Un peu comme dans n’importe quel concert des Beatles.

Mais parfois, pas de chance, le con d’à côté n’est pas à côté mais parmi nous. Et ça c’est grave. Parce que si le con d’à côté est facile à identifier parce que géographiquement délimité, à côté, le con parmi nous est plus insidieux puisque parmi nous.

Heureusement, c’est là que l’apprenti dictateur montre pourquoi lui, il a la capacité, plus qu’un autre, de dicter sa conduite au tas de bivalves qui l’écoute. Parce que lui, le candidat dictateur, futé qu’il est, il les connait les moyens de reconnaître les cons parmi nous. Il suffit de laisser un mot doux sur leur carte d’identité, de leur coller une étoile jaune sur la veste, de les obliger à quémander les formulaires administratifs dans leur propre langue.

Et la foule en délire de ne plus se contenter d’applaudir et de scander, mais carrément de lever le bras et d’éructer. Un peu comme dans n’importe quel concert de Dieudonné.

 

Deuxième indice

Le dictateur est en général très beau. Enfin, il y en a qui trouvent. Tous les goûts sont dans la nature comme disait le bouledogue qui se léchait le derrière (elle est fine celle-là, je ne m’en lasse pas).

Il est beau quand sa petite moustache polissonne et sa mèche rebelle lui donnent un air sombre et habité.

Il est beau quand il est chauve et qu’il termine ses sketches en croisant les bras et en affichant l’air satisfait de lui-même du ruminant qui régurgite sa ration pour la mâcher une seconde fois.

Il est beau quand il est roi de la sape avec un beau chapeau, de belles lunettes de soleil, un bel uniforme, un peu comme Michael Jackson au temps de sa splendeur.

Il est beau quand il participe à des jeux télévisés et qu’il fait de bons mots à propos de son cul devant les caméras. Beau et intelligent. Rigolo et sympa.

Bref, la foule en pâmoison, encore plus pâmée que devant Johnny Depp ou la fille Hilton en string, s’empresse de donner les clés de la Mercedes au dictateur. Et quand ce n’est pas la foule, c’est l’armée ou les banquiers ou les industriels qui mangent au même râtelier, ou les pays démocratiques qui veulent un bon interlocuteur bien stable, un bon douanier qui filtre bien les crève la faim qui croient aux mirages engendrés par la faim, un bon barbier qui rase de près les barbus enturbannés divers et variés.

 

Troisième indice

Le dictateur aux commandes du pays, fait ce qu’il a dit qu’il ferait. Surtout aux cons parmi nous. On ne peut pas lui faire ce reproche. Pour le faire, il le fait. Il le fait tellement, qu’en général, il déborde un peu sur sa propre population. Surtout sur ces ingrats d’opposants.

Puis il s’énerve. C’est que les cons ne se laissent pas faire, qu’ils soient parmi nous ou à côté. C’est têtu ces bêtes là. C’est que ça t’affiche clairement sa mauvaise volonté de se laisser éradiquer. Du coup, quand le dictateur déborde un peu dans le flot de son élan purificateur, ça fait des tâches dans la foule en délire. C’est que c’est peu discriminant une mitrailleuse.

Le dictateur crie de plus en plus fort. Parfois même, il vocifère. Rien à faire, il faut s’y faire. Quant il vocifère par-dessus des puits pétrolifères les occidentaux pas fiers ne savent plus trop quoi faire.

Le dictateur commence a montré des signes inquiétants de perte de contact avec la réalité. Il se fait donner des titres grandiloquents et assez prout-prout. Fürher, Duce, Grand Timonier, Cavaliere, Allerslimste mens ter wereld. Ce sont là des signes qui ne trompent pas : quand on en est là, l’infréquentabilité n’est pas loin.

 

Voilà.

 

En espérant avoir été utile aux démocrates qui ne cerneraient pas bien la notion de dictature, je vous remercie de votre attention et vous fixe rendez-vous la semaine prochaine pour vous entretenir du pendant des dictatures, les révolutions.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:13

L’essaim des saints.

Les saints du jour ne m’inspirent guère même si leurs noms fleurent bon la tarte dans la gueule dans la cour de récré. Parce qu’un nom étrange est une raison suffisante pour donner à l’esprit humain, même s’il est encore imparfait dans l’art de la torture à l’âge du playmobil, d’exprimer toute sa créativité. Je suis pessimiste sur la nature humaine me direz-vous.

Voyez par vous-même notre choix du jour et cherchez l’intrus au jeu du prénom à coucher dehors. Saint Charles. Bienheureux Foulques, Sainte Piamoun, Saint Théodote, Saint Fergna. Oui, vous avez gagné. Il s’agit de Piamoun qui est un prénom féminin.

 

Aujourd’hui je devais me rendre à un colloque dans le domaine agricole. Soucieux d’environnement et de mon portefeuille, je me décidai, sot que je suis, à faire confiance aux services de notre compagnie ferroviaire nationale, la SNCB. J’ai pourtant été navetteur pendant 5 ans. Ma femme l’est toujours. Une demi heure de retard au colloque ! En ayant pris le train avec une heure et demi d’avance pour faire un trajet de trente minutes. Magnifique.

Bon, je le savais pourtant que le slogan de la SNCB c’est

"Avec la SNCB, t’es pas arrivé".

Quand ce n’est pas "Avec la SNCB, sois content d’arriver entier".

Bref, quand on pense que sur leurs billets, il est écrit "le respect mutuel, c’est la classe", ils pourraient ajouter que le respect, ça commence par la ponctualité.

 

Quant au colloque, il était garni de doctes ingénieurs agronomes qui y étalaient leurs recherches. Dans le contexte, c’était très intéressant mais mon esprit retors me dit que certains thèmes de recherches, certains titres, certaines phrases, sorties de leur contexte pourraient… euh… paraître étranges à quelqu’un d’extérieur au milieu. Tel ce chercheur qui monte une base de données de mammites. De mammites bovines s’entend.  Et ce groupe de recherche qui a mis au point un caisson de mesure des émanations de gaz à effet de serre d’un bovin. Moi j’appelle ça une caisse où qu’on met les vaches pour leur pomper les flatulences et les éructations. C’est donc une pompe à pet. Je trouve ça merveilleux.

Et tel autre groupe qui travaille à l’amélioration génétique de certaines races laitières et qui nous propose un graphique présentant les performances de leurs veaux de race supérieure. Au lieu de points sur le graphique, ce sont les noms des bêtes qui apparaissent. Le chercheur est chafouin tout de même . Ecolo, Rabbin, Caporal, Rizzoli, Liégeois, Gaffeur sont les noms de ces bestioles. Dommage, il n’y a pas Silvio.

 

Les visiteurs du mercredi

 

http://politictwist.blogs.lalibre.be/archive/2011/02/17/bart-un-petit-verre-on-a-soif.html#comments

 

Un bon petit blog rigolo et léger. Ca vous changera de mon sérieux sclérosant.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 13:41

 

L'almanach de ce mardi 1 mars vous est offert par les grasburgers Couic : Tu viens chez nous, tu bouffes un coup et ... Couic !

 

 

 

Tussilage 2

 

Premier jour du printemps météorologique. Je sais. Ce n’est pas encore la date officielle, mais ça fait du bien de dire ça. Printemps.

 

L'essaim des Saints

 

C’est la Saint Albin. Oui, comme dans la cage aux folles. C’est aussi la Saint Amant. Pas Amand, Amant, carrément. Heureusement qu’on ne fête pas le 14 février et les fleuristes aujourd’hui. Ca la foutrait mal.

 

C’est aussi la Sainte Domnine. Et là, pardonnez ma franchise, mais ça devient sale. Très sale. Oh oui, maîtresse, fesse moi avec une pelle !

Et après ça vient te faire la morale au confessionnal… Mais dans confessionnal, non seulement, il y a fesse, mais en plus il y a onal. C’est dé-gueu-lasse !

 

Malgré le printemps, une fleur s'est fermée… Elle cause plus, mais p’têt qu’elle flingue les anges et les saints ? Là bas aussi, ils doivent aimer les reliques, non ? 

 

 

L’aigreur du mardi. Et au milieu coule une rivière, de sang.

D’un côté, il y a les vierges effarouchées et ceux qui lavent plus blanc que blanc, de l’autre les pragmatiques et les cyniques.

Et au milieu, il y a des Libyens qui se prennent des bastos dans le bourrichon. Certaines de ces bastos sont Belges. Enfin chez nous, les flamingants disent que c’est des armes wallonnes hein. Faudrait pas s’empêcher de récupérer la moindre saloperie qui traine au fond d’un placard pour en faire du communautaire.

Et ben oui. La Fabrique Nationale de Herstal, fleuron de l’industrie Wallonne, exporte des armes vers la Libye. L’actionnaire principal, unique même je crois, est la Région Wallonne. Ca la fout mal.

Figurez-vous, qu’il paraitrait que peut-être, c’est du moins ce qu’on s’autorise à penser dans les milieux autorisés bien introduits, que les armes… Mon Dieu, je n’ose le dire tant la vérité est insoutenable. Les armes… seraient… J’ai bien utilisé le conditionnel. On ne sait jamais. Les armes seraient susceptibles d’être utilisées pour coller des pruneaux aux gens. A jeun et tout hein…

Pire, mais certaines sources autorisées se permettent de se questionner quant à ce sujet, mais il semblerait bien que les dictateurs sympathiques auxquels on vend des armes, s’en servent pour faire la guerre et tuer des innocents ! Bon, en même temps, on va pas leur reprocher de faire la guerre à ces braves gens. Sinon, il est probable qu’en cas de paix pacifique, ils en achèteraient moins… Des armes.

Moi, ce qui m’étonne, c’est qu’on s’étonne encore. Sur les plateaux télés, les indispensables philosophes et autres penseurs très cérébrés que toute émission politique se doit désormais d’exhiber pour paraître un tant soit peu couillue, se la pètent en nous expliquant ce qu’est la « real politic ». Ben zut ! Moi qui croyait que ça s’appelait politique du fric et que ça existait depuis toujours.

Ben merde ! Alors donc les démocrates fricoteraient avec des dictateurs voire carrément des tyrans ? Oh là là, Germaine, il serait peut-être temps de s’offusquer. Et donc, Kadhafi, sous ses dehors de représentant pour la gamme « soleil » d’Alain Afflelou, serait un méchant ?

Lockerbie, le Tchad, le méchant état voyou des années 90, ce n’était pas rien que des histoires pour faire peur aux petits américains ? Ben merde alors !

Moi qui croyait que c’était juste un gentil douanier aux portes de l’Europe et qu’avec Berlusconi, ils allaient faire un remake de « rien à déclarer ». Je tombe de haut.

Putain ! Dites, si ça se trouve, il n’est pas le seul... De méchant dictateur qui fait rien qu'à pas respecter les droits de l'homme et tout ça...

Si ça se trouve, d'autres partenaires économiques de nos gentilles démocraties toutes propres, la Chine, la Syrie, les monarchies pétrolières, tout ça, ben peut-être que c’est pas des télé tubbies non plus ?

Bon, je retourne regarder « Plus Belle la Vie », c’est moins cynique.

Et puis, vous voulez que je vous dise ma bonne dame ? Ben, le mois de mars, ça m'étonnerait qu'il voit Noël cette année. Que fait donc le gouvernement ?

 



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