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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 12:30

 

L’almanach du vendredi 18 février 2011.

 

Vous constaterez dans les jours qui suivent un certain lifting de cette rubrique « almanach ». Une rubrique qui me prend un temps fou et qui… est très peu lue. Bon, et me casser les valseuses pour un texte comme celui d’hier pour récolter 7 valeureux lecteurs…

 

L’essaim des Saints

Sainte Bernadette Soubirous, n’avait plus la même conception de l’immaculée. Quant à Saint Agapet, je vous le demande, comment peut-on maintenir un débat de qualité avec un nom pareil. J’appelle cela de la provocation. Aussi, je ne vous retiens pas. Partez. Glissez donc sur cette toile virtuelle, si bien cirée. Bon vent, monsieur Agapet.

 

Les mots du Dredi.

Tout d’abord quelques citations ultra connues de Jean Carmet :

"Celui qui dit qu’il est arrivé, c’est qu’il n’est pas allé bien loin."

"Boire ou conduire il faut choisir, mais on ne va tout de même pas rentrer à pied."

 "Un sous-marin, pour une baleine, c'est un gros suppositoire."

"C'est pas le cul qui mène le monde, mais la bite.. . car s'il y avait pas la bite, on parlerait pas du cul."

 

Entendu à la radio.

Belgique : le « pays » dépasse le record de l’Irak. 10 000 personnes défilent à moitié à poil en mangeant des frites dans les rues de Gand. Tout le monde sourit.

Iran : l’opposition manifeste au péril de sa liberté, de sa vie. Le pouvoir organise une contre-manifestation "de la haine et de la colère".

Conclusion : dans la vie il faut être souple. Le grand écart est quotidien.

 

Scoops du monde :

Exclusif : Non seulement Monsieur Kadhafi a un beau chapeau, mais il a le même esthéticien que les frères Bogdanov !

khadafi

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 11:38

 

L'almanach du jeudi 17 février 2011

 

L’essaim des Saints

En ce jeudi de février, nous fêtons les Alexis, les Bonose, tout, c’est à ça qu’on les reconnait. Les Marcien, qui voyant rouge, voudraient téléphoner à leur maison et enfin les Hermogéne, qu’on invite rarement, car quand ils sont là, il n’y a plus beaucoup de plaisir.

Mais je rends là l’antenne car on me dit que mon collègue Nicodème-Abélart, piaffe d’impatience de vous exploser sa vieille cathédrale… Ah non, de vous faire un exposé ex Cathedra

 

 

Très édifiante et fort vénérable

Encyclopédie picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers.

Thèse : "Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues".

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

 

Analyse exhaustive et globale autant que complète d’une œuvre poétique et philosophique majeure du Patrimoine Humain.

Avec le soutien :

de la Faculté de musicologie asinienne de Clermont-Ferrand

des préservatifs Ecoverge

(Le premier préservatif biodégradable qui peut aller au compost.)

 

1988. Souvenons-nous. Un autre temps. Un autre monde. Ronald Reagan rencontre Gorbatchev, encore maître d’une URSS qui a ses troupes en Afghanistan. Tout le monde gueule "quel scandale cette invasion ! C’est bien les cocos ça, aucune nation civilisée ne ferait un truc pareil !".

La CEE n’a encore que 12 membres (et c’est suffisamment excitant comme ça) et est enfin reconnue par les méchants soviétiques. Les cons, ils auraient pu s’abstenir, pour ce qui leur restait de temps à nous faire frémir sous la menace de leur puissance de frappe nucléaire…

En Belgique, en mai, Wilfried Martens réussit à former un gouvernement à l’issue d’une crise politique sans précédent. Elle a duré 5 mois… même pas 200 jours. Petits joueurs va !

En novembre, un obscur groupe d’experts pour le climat est créé : le GIEC.

En France, un socialiste est au pouvoir. Il n’a pourtant jamais inventé de mots stupides pendant sa campagne. Et il n’écoutait pas Laurie.

Le 18 avril, la France perd un de ses plus grands hommes, Pierre Desproges. Elle n’en a plus que des petits depuis. Il n'aura même pas vu la chute du mur. Il aurait bien ri.

Dans une morne ambiance de fin de millénaire, les rêves d’une génération se diluent dans les volutes de l’ennui. Quand, par un beau jour d’été, sur les ondes des radios de la République puis du monde entier retentissent les notes les plus audacieuses jamais osées par un être humain depuis le naufrage de l’orchestre du Titanic… Une ode à la révolte et une œuvre d’un syncrétisme vertigineux, une parabole profondément humaniste et visionnaire…

Un hymne qui sera écoulé à 1 300 000 exemplaires… Et oui… Et oui….

 

Nuit de folie par Les débuts de soirée, Sacha et Willy :

http://www.debut-de-soiree.com/

http://www.debut-de-soiree.com/index.php?page=disco

  disco5 Scan20019

Analysons ce poème virgilien.

 

"Y a pas de saison pour que vive la musique

Au fond pas de saison pour que vive le son"

Cet hommage clair à Vivaldi (et sa fameuse pizza) vibre d’émotion. En quelques mot,s les deux poètes nous dressent un portrait saisissant de réalisme de la campagne italienne au… euh… au temps de Vivaldi. Ils évoquent  discrètement la maltraitance animale en évoquant le son dont sont nourris les ânes, écrasés sous le joug du fardeau du travail abrutissant. Que c’est beau ! Certains analystes y voient un plaidoyer violent contre le capitalisme.

 

"En marchant tu donnes une cadence à tes pas

Tu sens la musique au bout de tes doigts"

Quelle puissance poétique ! L’Esprit est là. Ecce homo aurait pu dire le prophète durant la cène (qui avait lieu elle aussi en début de soirée, coïncidence ? Les esprits autorisés s’autorisent à s’interroger avec un muscadet).

C’est toute la condition humaine qui est ici résumée d’un coup de pinceau juste et saisissant. L’homme qui s’extrait de sa condition animale pour s’en aller (ceux qui marchent debout) et découvrir que l’existence n’est rien sans l’essence pour faire avancer la bagnole sur la route du destin que l’homme effleure du bout de ses doigts, de ses mains qui donnent vie à la glaise, pétrissent la chair molle d’un sein, se tâtent le boudin. Tout ça me file un de ces gourdins.

 

"Tu dis que la vie qu'on t'a donnée est faite pour ça

Tant de choses grâce au son tu connaîtras"

Hapax existentiel révélateur de l’essence du devenir de l’infatuation schomosoïque d’une subliminale hématopoïèse transhalieutique.  Vous ne comprenez pas. Normal, moi non plus, mais je trouve que ça en jette.

Dialogue émouvant avec celui qui crée, le Grand Architecte de mes deux, le roi de la façade bancale. Celui qui dit à l’homme :

"Plus tu t’en prendras plein la gueule sur terre, plus tu seras heureux, à la fin, que tes jours soient comptés."

L’auteur, généreux dans l’épiphanie qu’il nous propose, nous livre ici les clés de l’existence. Tu dois écouter dans l’ascèse (pas l’autoroute A 16) et la vie dans l’essence immanente d’un postdéterminisme anaphylactique te sera révélée.

A moins que l’auteur nous dise qu’en faisant son Lulu sur le dance florrrr, y a moyen de se lever des sacrées cailles avec des gros nichons. Les musicologues du monde entier se tâtent encore. Et ils aiment ça.

 

"Ton cœur est un saphir de pick-up

On a trouvé des décibels dans ton check-up"

Oui euh… là… les spécialistes se perdent en conjectures sur la signification réelle de ces propos sibyllins… "On a trouvé des décibels dans ton check up"… Une fois de plus quelle symphonie de mots, quelle aisance dans la métaphore poétique. J’en ai les gesticules qui frémissent. La rondelle qui papillonne !

Où l’on voit la préscience de l’artiste qui dans une envolée lyrique époustouflante nous prédit la fin du vinyle et la déshumanisation d’une humanité humaine sans âme dans l’os de l’homme. Car les hirondelles s’en sont allées. La rose de nuit à l’aube blafarde s’est fanée. La précision froide du laser a remplacé la chaude matérialité du saphir et nos cœurs desséchés ont cessé de battre l’unisson de la fraternité. Bordel je vois Yahvé !

 

Refrain  

"Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait

Et tu tapes tapes tapes c'est ta façon d'aimer"

On devinera ici une vibrante dénonciation de la violence conjugale tout en établissant quand même des circonstances atténuantes aux pauvres maris violents, victimes d’une incommunicabilité débilitante et imposée par une société injuste et carcérale. Et le bouton d’or qui éclot solitaire dans le champ de marguerites a plus d’ennemis que j’ai de poils à ma… tête

 

"Ce rythme qui t'entraîne jusqu'au bout de la nuit

Réveille en toi le tourbillon d'un vent de folie"

Nous atteignons ici le climax libérateur du poème. La montagne du destin cachée au cœur des terres du Milieu. La tempête se lève et transcende le temps, la lumière, les saucisses grillées. Le vent sacré est révélation, connaissance, odeur parfois. Ca pue ma biche.

En deux vers, deux seulement, le génial barde aux brumes de Tara  révélé à Eriu, nous évoque Céline, Ella Fitzgerald, Eole, L’Olympe, la soupe aux choux, la Denrée, le pétomane, Misou-Misou. Quand je vous parlais de syncrétisme, je n’évoquais pas une nouvelle discipline olympique tas de gnous syphilitiques. Merde, je sais ce que je dis quand même.

Ces deux vers sont d’une importance tellement capitale pour ce qu’il est convenu d’appeler le paradigme de la Civilisation Occidentale que Dan Brown, dans un nouvel opus intitulé « Jésus et Martine à la plage » expose la théorie osée suivante :  Gérard Bosch* (le célèbre peintre visionnaire d’Aachen qui dès le 15ème siècle peindit, peigna, pendu… a peint des scies sauteuses électriques alors même qu’on ne savait pas ce qu’était une sauteuse, Tia Hellebaut, la célèbre mangeuse de pizzas, n’étant pas encore née), que Bosch donc avait eu connaissance de l’existence des trous noirs (black holes, nigra trudipeta) et transmis ce savoir à une secte, les illuminatiti et Grosso mineto, secte dont les débuts de soirées seraient les ultimes avatars. Ces vers seraient alors la clé ouvrant la porte de la machination ou de la machine à sous. Je sais plus. J’ai la mémoire qui flanche. Je ne me souviens plus très bien.

 

Duo (chanté)

"Tu danses le monde musique américaine

La cadence du funk au plus haut t'emmène

Le tempo en délire si ce soir il fait chaud

C'est qu'on monte nos mains vers le point le plus haut"

Il est maintenant démontré par plusieurs spécialistes de la Faculté de Pigalle que les auteurs parlent déjà là,  in illo tampon jex, du réchauffement climatique avec non seulement ses conséquences mais aussi ses causes. L’allusion à l’Amérique de Bush (tu danses le monde…), au productivisme effréné (la cadence du funk), à une fin prochaine de l’humanité noyée par les flots suite à la fonte des culottes glaciaires (C'est qu'on monte nos mains vers le point le plus haut), le prouvent à toison, comme dirait la danseuse du Crazy-Horse allergique à la crème épilatoire.  Il est clair également que les débuts de soirées étaient versés comme des poissons dans l’eau dans la symbolique Maya la plus hermétique. Ils auraient même été apiculteurs.

 

Duo (parlé)

"Toi qui dessines au fond de ton ennui les notes d'une mélodie.

Une musique sans accord majeur c'est une piste sans danseur

Mais si tu ranges dans ces moments-là dans un placard tes idées noires

Les notes pourront danser et nous reviendrons les chanter"

 

Je vous prie de m’excuser mais je suis en pleurs. C’est tellement beau que j’en suis tout chamboulé de spasmes irrépressibles. C’est inéluctable et j’ai donc beaucoup de mal à l’élucter. C’est la détresse du monde moderne qui est dépeinte là dans toute sa nue crudité (moi je préfère les carottes râpées).

Une fois de plus les concepts fondamentaux, les bouffées de préscience tourneboulantes, et la peinture sans fard de la comédie humaine se télescopent et se bousculent, sans même me réveiller, comme d’habitude. L’ennui et la détresse de la jeunesse, la crise belge de 2010 qui est déjà subodorée à travers "l’accord majeur" et la mise au placard des problèmes (les idées noires) par le gouvernement Verhofstadt. Une vision Gaullienne, tout simplement.

 

"Quand le sucre est tombé choqué le café renversé

Je sentais bien que la journée était mal commencée"

Oui ! Le rythme de la chanson s’accélère et les auteurs ne se sentent plus. Il n’y a plus de tabous dans la dénonciation et la mise au pilori des pires dérives de notre société matérialiste et capitaliste. En deux vers, nos poètes éclairés mettent un camouflet inouï à la mondialisation et à la spoliation des richesses du Tiers-Monde. Sucre, choc, café,  l’association est relevante et à vrai dire révélante. Je ne m’en relève pas. Heureusement que je n’ai pas mal au cul, je peux m’asseoir dessus.

 

"Plus tard la caisse était cassée avant que craquent les chromes

Mettant la gomme j'avais détalé"

Unanimes, les plus fins exégètes de l’œuvre de Sasha et Willy, voient là une des plus belles allitérations en k de la littérature française. Plus belle encore que le "Coucou, coco a craqué un caca collant coulant à Kankoon" de Franz Petitboulet, le célèbre poète Fribourgeois.

Corneilles, racines et autres pwet pwet animaux et végétaux, vous pouvez remettre vos collants de chochottes et passer à la caisse. Vos maîtres sont là, coulés dans le bronze le plus pur.

 

"La musique était mon sourire, les vieux succès mes souvenirs

On sent tous son dernier soupir lorsqu'on va mourir"

Bon, il me semble évident que là, on touche au sommet. Il y en a des sommets dans cette œuvre ! Ce n’est plus une chanson, c’est les Alpes. Que voici de beaux pieds, que voilà des beaux vers. Avec des rimes en ir qui me font pleurir. D’un coup de fleuret, la pivoine se fane et notre dernière heure advient. A ces vers, j’aurais voulu voir ajouté "je reprendrais bien un peu de terrine", mais ça rime pas. C’est là tout le fossé entre le gourmand et le poète.

 

"Mais un souffle j'avais gardé car on ne peut pas trépasser

Chacun le sait, sans voir un disque jockey"

Personnellement, vous excuserez cet éclair de lucidité dans mon délire, mais voir le mot "trépasser" dans cette ritournelle stupide m’assied un petit peu. J’en ai le popotin qui flocule. 

J’aurais plus vu "on ne peut pas mourirer" pour la rime avec Jockey.  M’enfin faire rimer trépasser avec Jockey, je ne me lasse pas de m’esbaudir devant le tour de force. C’est plus les Alpes, c’est l’Everest par la face cachée de la lune.

 

"Et tu chantes danses jusqu'au bout de la nuit

Tes flashes en musique funky

Y a la basse qui frappe et la guitare qui choque

Et y a le batteur qui s'éclate et toi qui tiens le choc"

Djou, heureusement que ça se termine, sinon ils allaient nous pondre des rimes avec froc ou vieux schnock. Ca aurait eu plus de gueule. Je suis déçu. Moi je t’aurais pondu un

"Y a le Basque qui frappe et la Flandre qui choque

Et le vieux schnoque qui explose tout l’ bazar dans son froc."

Une allégorie des extrémismes nationalistes face aux anciennes générations qui ont bien connu la Bête !

 

Je vous remercie de votre attention. C’est ici que ce termine notre explosé. Dans un prochain billet nous vous exploserons l’influence sur la philosophie Occidentale post-Rémybriquesque et plus particulièrement la pensée néo-Nietzschéenne post-contemporaine de l’œuvre du chanteur Bézu.

Bonjour chez vous.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 17:04

L’essaim des Saints

Sainte Julienne.

"Ce faisant(coin coin)*, coupez court aux rumeurs brumeuses de la brunoise : Julienne n’est pas une paysanne comme les autres."

 

Saint Armentaire. On ne rit pas. Patron de Draguignan, il terrassa un dragon. Non mais. Sinon… entre Armentaire et fermentaire, il n’y a qu’un pas. Et puis, tu vois des dragons partout.

*Alors que même pas, le faisan, qui ne prend jamais le thé, criaille, glapit ou piaille, le soir, nu, au fond des bois de Boulogne. Il ne coincointe jamais.

 

 

 

Le site du mercredi.

Je devrais rebaptiser cette rubrique les visiteurs du mercredi.

Aujourd’hui, retour sur les anarchistes belges voulant joyeusement semer le bordel parmi les pompeux cornichons. Gloup Gloup.

C’est ici. http://www.gloupgloup.be/

 

Le Gloupier reçoit ses poteaux et ça dépote. Des poteaux comme Robert Dehoux.

Un extrait de la biographie de Robert Dehoux : « On n’en finirait pas d’énumérer les plus craquantes et plus corrosives frasques de cet agitateur magnifique. Nous l’avons vu saboter un congrès catho en sautant sur le râble des curetons qui prétendaient y prendre la parole, et coller nuitamment sur les murs d’un quartier populaire des dizaines de fausses affiches officielles si bêtes et si scandaleuses qu’une émeute éclatait, à l’aube, dès que les gens les lisaient. Quant au restau rigolo qu’il tint pendant des lustres dans la banlieue de Bruxelles, l’Estro Armonico, les rupins y raquaient des additions démesurées tandis que les gredins fauchés y ripaillaient gratos.

Dehoux, qui fut aussi « anti-libraire », directeur de revue (Alternative) et plein d’autres choses encore, avait un dada : boucher les serrures fâcheuses (banques, casernes, institutions, bâtiments officiels…) en y introduisant des allumettes coupées en deux dans le sens de la longueur. Essayez, vous verrez que c’est d’une efficacité étonnante. »

 

Parmi les autres potes : Gustave de Kervern, Benoit Delepine. Du très, très beau linge. De la finesse. Et de la poésie aussi, ne mâchons pas nos mots. Et puis ne manquez pas l’internationale pâtissière…

 

Et pédant ce temps, dans une morne tranquillité baveuse digne des pires manoirs d’oubli pour vieux délaissés, le printemps risque bien de snober février et de lui préférer mars. Mais, diable et cornebricouille, que fait le gouvernement ?

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 14:05

 

L'essaim des Saints

Ouf, la Saint Valentin est passée, vous pouvez reprendre une activité normale : être grossier, indifférent, goujat avec votre femme, ne plus vous essuyer les pieds en rentrant du jardin, la regarder faire la vaisselle en lui demandant de faire moins de bruit parce que merde, vous regardez le journal, vous glisser sous la couette en pétant…

Mais non, hein. Ca n’existe plus des blaireaux pareils. Hein ? Hein ?

Aujourd’hui, c’est la Saint Claude, la Sainte Claudine. Et je rappelle que…

« Saint Valentin à la praline, Sainte Claudine à la vaseline »

Sinon, dans un registre plus frais, nous fêtons également  le bienheureux Ange de Bourg (enfin, frais, ça va tout de même bien avec la vaseline), Saint Décorose, pour les midinettes, Saint Craton y Soupalognon, et j’en passe et des pires. Remerciez moi, j'épargne vos chastes oreilles.

 

Les aigreurs du mardi.

J’entends ce matin à la radio que la réédition de l’œuvre de Mark Twain, Huckleberry Finn, fait polémique aux Zétats-Zunis. Imaginez que dans la réédition les 219 occurrences du mot "nègre" ont été remplacées par "esclave".  C’est que Huckleberry, c’est une œuvre raciste probablement, et nègre, une insulte. Et donc, nombre d’écoles américaines ne voient plus ce livre immonde en classe.

On se demande si Mark Twain a pondu une œuvre raciste ou anti-raciste. On dit "nègre" c’est une insulte, alors on enlève. On peut pas !

Huckleberry a été écrit en 1884. A peu près 20 ans après l’abolition de l’esclavage, mais pas du mépris. Alors qu’on colonisait à tout va les peuples de la planète pour principalement leur apporter la lumière de la Civilisation Occidentale et accessoirement bien sûr, pour leur pomper un maximum de leurs richesses et s’en foutre plein les fouilles. En 1884, "nègre" faisait partie du langage courant, un nom commun infâmant pour des gens qu’on traitait de manière infâmante, pas une insulte. Comment pouvait-on d’ailleurs insulter une catégorie de la population qu’on considérait comme à peine humaine ? Insulte-t-on un chien parce qu’on dit un clebs ?

J’ai eu sous les yeux dans mon adolescence un journal belge de 1830, une revue coloniale intitulée le "Congo Belge", une revue qui servait apparemment à l’instruction des petits enfants de l’école primaire. C’est en vidant la bibliothèque de l’ancienne école de mon village qui allait être réhabilitée que j’ai découvert la revue. Une photo d’une famille Pygmée du Congo était légendée : "une nichée de nègres".

Et si les esprits les plus progressistes (et Twain en faisait partie) voyaient du racisme dans le traitement odieux qu’on infligeait aux blacks, aux indiens, aux asiatiques, la plupart des gens n’y voyaient rien d’autre que l’ordre normal des choses. Le Blanc était supérieur. Les autres, on se demandait seulement s’ils avaient une âme.

Pour en revenir à Twain, il est un des penseurs de son temps qui défendit les juifs. Quand il en parle, c’est positivement, mais c’est raciste quand même dans l’acceptation actuelle du terme qui nie l’existence de race. En effet Twain parle du Juif comme "de la seule race qui travaille entièrement avec son cerveau et pas avec ses mains" du racisme positif si on veut. Autre époque simplement, qu’il est vain de juger avec nos critères actuels. Juger est vain, mais comprendre et expliquer est salutaire.

 

Cela me fait penser à un autre écrivain. Et là, pas besoin de s’interroger sur les penchants du monsieur. Avec Louis-Ferdinand Céline, la France a un sacré problème : un type qui est à la fois un écrivain génial, une des inspirations de gens adulés comme Frédéric Dard ou Desproges, au style complètement décapant et un horrible antisémite. Un type qui a écrit des pamphlets abjects, mais qui les a bien écrit.

Il faut se rendre à l’évidence que la haine du juif n’était pas l’apanage des seuls nazis purs et durs, ni une idée minoritaire prônée par quelques extrémistes puants. Dans diverses mesures, c’est dans toute la société que diffusait, horriblement banal, l’antisémitisme.

Evidemment dans le genre antisémite, Céline est du genre plus catholique que le pape. Il ne fait pas preuve de racisme ordinaire mais appelle ouvertement au massacre (je ne sais pas si vous avez déjà eu sous les yeux « bagatelles pour un massacre » mais c’est glaçant à l’os). C’est justement là qu’est l’insupportable contradiction pour nos esprits d’autruches : on peut être abject et avoir un talent fou.

Alors, parce que (fort heureusement) nos mentalités ont changé il faudrait censurer, cacher ? Pourquoi ne pas montrer et dire simplement l’édifiante réalité ? Parce qu’elle est trop cruelle pour notre fierté occidentale ?

La vérité est pourtant simple. Pendant des siècles les occidentaux ont dominé le monde, asservi d’autres peuples, les ont amoindris, les ont jetés en esclavage, les ont massacré, leur ont refusé le simple statut d’humain. Et ce n’était pas le fait de quelques monstres. C’était un fait de société. Vos ancêtres, votre gentil grand-papa, le mien, nos parents ont pu penser des choses pareilles. Ils étaient de petits racistes ordinaires. Ca rampait partout dans la société, c’était banal. Et du raciste banal au génocidaire le plus brutal, c'était simplement le genre humain qui s'exprimait. Pas uniquement des monstres, mais des gens... comme vous, moi.

Mais on devrait ajouter que toujours, il y a eu des voix qui s’élevaient contre cette mentalité. Que ces voix ont fini par triompher. Qu’aujourd’hui, c’est l’égalitarisme qui semble banal et que petit à petit les idées de la honte font de nouveau leur chemin paraissant soudain nouvelles, allant à l’encontre de la "bien-pensance". Et parmi les gens ordinaires d'aujourd'hui, les bourreaux pourraient un jour renaître.

Et plutôt que de censurer, quelle chance n’avons-nous pas d’expliquer à nos enfants que le racisme, la haine, le mépris et la peur de l’autre c’est ça : un truc contagieux et banal qui peut frapper n’importe qui, même des gens sympas, même des gens avec du talent, même vos ancêtres sur la photo de la cheminée, même vous. Un truc tellement ancré en l’homme que si on l’ignore, si on le cache, il ressurgira. Et d’un terreau d’acceptation et de banalité, il pourrait à nouveau conduire aux pires atrocités.

Faisons lire Twain avec ses 219 "nègres" et Céline à nos enfants. Montrons leur ! C'est aussi leur histoire. Tant pis pour nos tronches si notre histoire, c'est pas Ken et Barbie.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:36

L’essaim des Saints

En ce 14 février, c’est la Saint Cyrille, la Saint Méthode, qui ferait bien de passer chez nous pour souffler quelques solutions miracles à notre informateur et la Saint Derien, merci beaucoup. Et c’est aussi la Saint Valentin, bien sûr. Difficile de l’oublier non ?

Alors bon, je voulais me fendre d’un petit historique avec les Lupercales et compagnie, mais on s’en fout un petit peu. Moi en tout cas. Enfin bon, la perspective de prêtres courant  demi nus dans les rues, priapiques, ivres morts et touchant les passantes pour leur assurer fertilité, ça me rend définitivement chose.

 

Florilège de la Belgique tracassière et ubuesque. La couillonade belge du lundi.

 

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/02/08/le-voorpost-a-la-menace.html#comments

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/02/10/le-voorpost-appelle-au-nettoyage-ethnique.html

On n’en parle guère du côté francophone dans les journaux et sur le web. Tout juste un peu. Tout juste un petit peu. Et on se demande d’ailleurs s’il faut accorder une quelconque attention aux délires de quelques groupuscules d’extrême droite. A voir. Car les provocations du Voorpost  (l’avant poste pour ceux qui ne pratiquent pas la langue de Von… de De Winter je veux dire –voir ici) ne sont que les avatars agités et agressifs d’un certain mode de pensée qui rampe depuis longtemps en Flandre. Un mode de pensée orienté… Comment le dire pour ne froisser personne, ne pas faire leur lit, et rester dans le ton politiquement correct et bisounoursien des médias francophones dans leur ensemble ? Un mode de pensée qui prend des autoroutes qui mènent vers des pays plutôt moches et sombres, tout bruns, sortie 39-45, si vous voyez ce que je veux dire. Et parce que la réponse moyenne francophone est molle, comme tout ce qui touche au communautaire depuis plusieurs mois. Comme si côté francophone, on s’habituait, petit à petit à l’inadmissible : un discours de droite larvé de populisme, de simplisme, de haine de l’autre, celui des indépendantistes flamingants. Un discours qui salit l’histoire d’un peuple à la culture et à l’histoire remarquables.

Le pire étant qu’au fil de ce genre de provocations, on sent la haine qui monte de chaque côté de la frontière linguistique. Lisez ces deux textes, lisez les commentaires. Regardez les vidéos. Un peu long peut-être mais édifiant.

 

Vous allez vous aimer bordel de merde ?

Après tant de bêtise, c’est un peu difficile d’embrayer sur un sujet aussi futile que la Saint Valentin. Encore que pour la fête de l’amour et de l’amitié, chaque francophone pourrait prendre une cible flamande et aller lui coller un gros bécot sur la bouche. Pas sûr que ça œuvre pour la paix des communautés. Si mon cousin Roger se met à déambuler dans les rues de Dendermonde, accoste Jan, 78 ans, retraité des postes et l’embrasse goulument sur la bouche avec échange de langues et de salive, j’imagine plutôt le casus belli. Surtout si Roger, comme à son habitude a accompagné son déjeuner composé de rollmops saupoudrés d’ail cru, d’une bière d’abbaye, d’un morceau de fromage de Herve et a terminé son plantureux repas par une « bonne petite cigarette ».  Gasp. 

La Saint Valentin. Il parait que c’est aussi la saint restaurateur, la saint fleuriste, la saint bijoutier, la saint corsetier et la saint parfumeur. Mais ce sont les mauvaises langues comme Roger qui disent cela.

Je croyais, sot que je suis, que c’était la fête des amoureux. J’apprends en furetant sur le net que c’est aussi la fête de l’amitié. J’en suis bien aise. Mais je me vois mal offrir un ballotin de pralines à mon pote Robert ou un bouquet de fleurs voir un nouveau trio de slips (neufs, je précise) à mon pote Marcel un 14 février. Je doute que ce soit bien reçu. Par mes potes comme par ma femme. Je prévois des changements brutaux et définitifs, dans ma vie comme dans la cartographie de ma gueule.

Bon n’empêche, c’est la Saint-Valentin. La fête des amoureux. C’est tellement beau. Coupons court aux insinuations et persiflages des éternels empêcheurs de consommer en rond qui dénigrent cette belle fête. Mais las, pas d’inspiration. La fête de l’amour m’emmerde.

Et comme c’est mon jour « Belgique », je vous renvoie une dernière fois au blog de Marcel Sel pour une déclaration d’amour/haine à la Belgique. Prenez le temps de lire…

http://blog.marcelsel.com/archive/2011/02/14/saint-valenthaine.html

Extrait :

« Pauvre idiote ! C’est même pas le Luxembourg ! Il y a des beaux coins, c’est vrai. On voit grand du haut de tes nichons, au loin, ce conifère, — j’y viendrai plus tard — ces reliefs tourmentés, qui finissent en vallée, puis Namur, ton téton bourgeois, que je lèche avidement, qui a un goût de fraise, Wépion ! Bordel, que j’aime ton téton de fraise, laisse-moi le sucer jusqu’à épuisement, puis je passerai à l’autre, comment tu l’appelles déjà ? Bastogne ! »

Et quand même, mon côté fleur bleue reprenant le dessus, je ne peux m’empêcher de vous soumettre le lyrisme échevelé, le romantisme singulier de mes vers mirlitontesques :

 

Je t’aime.

J’aime la douceur de tes lèvres

Et une bonne terrine de lièvre

J’aime la rondeur de tes seins

Et manger du bon boudin

J’aime la soie de ta peau bronzée

Et me tartiner le zob au pâté.

Quand je contemple le galbe de ton derrière

Ca me donne des envies charcutières.

 

Je cours de ce pas offrir des fleurs à mon boucher. On fête bien les fleuristes et les bijoutiers, pourquoi pas les bouchers ? Lui qui me concoctera quelques tranches de viande crue, saignante, coulante que je pourrais aimer ce soir, accompagnées de balsamique, de parmesan et de quelques gouttes de rouge soyeux.

 

Ceux qui avaient oublié que j’étais le Rustre, s’en souviendront désormais.

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:01

L’essaim des saints

C’est la sainte Béatrice. Pffff, j’ai l’impression que c’est au moins la quinzième fois depuis que je fais l’almanach des sourds et des malentendus. Par contre, figurez-vous qu’il y a eu un Saint Castor. On ne précise pas si son frère s’appelait Pollux. Ni s’il était bucheron ou politicien, rapport à la langue de bois. Tout juste qu’il est le patron de la ville de Koblenz et qu’il fut martyr du côté de la Moselle allemande vers le 4ème siècle.

Pour le repas du dimanche.

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_jcvd-et-sa-vision-de-la-belgique?id=5595173

Allez sur le site ci-dessus et cliquez sur les deux vidéos. La première, où Jean-Claude ne sait manifestement pas très bien ce qu'il fait là est assez savoureuse, mais la deuxième mes petits amis... 

La fin est grandiose : « y a pas que la Belgique… la Flandre avec les villages, tout ça superbe… »

JCVD, toujours aussi visionnaire !

 

Et pendant ce temps, dans les forêts touffues, des promeneurs à poil... 

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_arlon-des-randonnues-qui-degenerent?id=5595553

 

Et Z'enfin... je ne m'en lasse pas. Gloup gloup !

 

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 08:57

L’essaim des Saints

Sainte Ombelline (joli non ?) et Saint Felix. Un Saint Iranien probablement, qui aimait les chats et qui tirait un peu sur la corde. On l’appelait d’ailleurs le Chat Tirant. Pfiouuu…. Faire de l’humour de qualité quotidiennement n’est pas facile… La preuve !

 

Le Biesse off du samedi.

Où Le Rustre souffre du syndrome du Légo : citer soi-même ses meilleurs moments…

 

« Les mers avancent, les glaciers reculent, l’ours blanc crève sur son monticule. »

« 2010, c’est le futur réinventé, allégé de son passé, qui débarque aux portes du présent. Mieux encore, le futur antérieur est débarrassé du passé simple mais imparfait qu’il s’était composé. »

In http://lerustre.over-blog.com/article-2010-le-futur-est-definitivement-derriere-nous-44786310.html

« C’est dingue qu’à l’aire du numérique on vende encore du shampoing anti-pelliculaire ! »

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:54

L’essaim des Saints

Sainte Héloïse. Soit. Bonne fièsse mi p’tite feye ! Par contre, les saints moins connus du jour nous montrent une fois de plus l’étroitesse crasse de nos esprits. Plutôt que des Bart, Yves, Jan, Kevin, Koen d’une banalité affligeante pourquoi ne pas rendre hommage à Saint Calocer ? Et votre enfant passera son enfance, surtout s’il est nul en foot, à se faire poursuivre par des petits cons ballonisés et criant « Caleçon serré, caleçon serré ». Ce qui vous conduira à appeler votre second enfant d’après Saint Castrensis. Forcément. Car ne dit-on pas « caleçon serré en janvier couille trop mûre en juillet ? » Je vous le demande ! Hein ? Hein ? Ah ah… vous voilà muets !

Castrensis, un Saint Africain de vers 450 et des poussières qui débarqua en Italie (à Lampedusa ?) et y vécut. Certes. Ce qu’on sait moins c’est que ses détracteurs affirmaient qu’il n’avait pas de c… de testicules je veux dire (quand c’est une citation, je veux bien être grossier, pas quand je parle moi-même... L’éducation, vous comprenez ?). Il avait parait-il une fort jolie voix.

 

Les mots du vendredi.

« On entarte un insignifiant et il y a  un demi million de spectateurs alors que des gens font des trucs merveilleux et tout le monde s’en fout. »

« Maurice Gloup » un des entarteurs d’Eric Zemmour. Entendu ce matin sur la Première.

C’est moins le bruit des bottes qu’il nous faut craindre aujourd’hui que le silence des pantoufles »,

Robert Dehoux

http://www.gloupgloup.be/gloup.php?page=potes&id=16

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:51

 

L’essaim des Saints.

Sainte scolastique qui n’arrêta jamais d’aller et de venir et finit par se vautrer, se fracasser la tronche du haut d’un pont et qui déclara « y a pas, le chaut à l’élaschtique, ch’est dangereux ».

Que dire de Saint Prothade qui l’ayant petite aimait manger épicé mais jamais les deux en même temps ?

 P4260166

Saint Prothade s'en va en guerre. Eau Forte de Kronenbourg le Vieux (1542). Musée régional du cervelas à l'ail de Saint-Pierre-sur-Tripes.

 

Bon anniversaire !

Il y a exactement un an, j’osais jeter mon premier texte sur la toile… là où il pouvait être lu. Depuis, ce blog est devenu un vrai foutoir où tout se mélange, mais pas encore assez. Vin, recettes, Bart De Wever, chats, Gros saints… de tout.

 

Pour cette première année d’existence, je me permets d’initier une nouvelle rubrique au sein de l’almanach.

Trompettes Zet Tambours...

Le rustre en collaboration avec le Ministère des causes perdues, le soutien de la COCOF et de la toux tenace wallonne, ainsi qu’avec un clin d’œil appuyé de Ginette De Stikewael, ont l’insigne honneur de vous présenter la

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

 

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Docteur en branlocouillométrie expérimentale de l’Université de Villerupt-lez-Blanchon-sur-Lesse. Thèse : « Granulométrie en phase gazeuse des corn-flakes soumis à un rayonnement subatomique de spin de cheval positif ».

 

Biographie très sommaire de l’auteur

Où il sera signifié que si la valeur n’attend pas le nombre d’années, l’imbécilité ne s’éteint pas avec la jeunesse et Jean-François attend le train. Celui-ci est en retard, comme d’habitude.

Né le 31 juin 1925 à Baden-Baden-sur-Mad, en Lorraine. Décédé mortellement en l’an de graisse 1999 à Bora-Bora-sur-Meuse, toujours en Lorraine. L’a pas beaucoup bougé le bougre.

 

Florilège des connaissances humaines par ordre analphabétique et dans un désordre assumé.

Article premier : Roi.

Personne qui exerce la royauté, pratique  les promenades en calèche revêtu d’oripeaux ridicules mais coûteux et multipliant à loisir les coucheries rapicolantes bien qu’extraconjugales, médiatisées dans une presse pouvant servir au nettoyage des lieux d’aisance.

Le mot roi vient d’un radical indoeuropéen *rig- qui a donné raja en Inde, rex en latin et chez mon voisin qui a un berger allemand, rix en gaulois, rik en germanique guttural.

Exemple : « Et rik et rak, on va sketter l’barrak » (Roger Wagner-L’anneau des Nibelloupfgen).

Il n’y a qu’en France que roi se prononce président au terme d’une évolution phonétique un peu hasardeuse. Evolution d’autant plus incompréhensible que président , au départ, c’est le nom d’un camembert.

Que fait un roi ou un président ?

Il incarne la nation dans ce qu’elle a de grand, de civilisationnel. Dans ce cadre, il se doit de prononcer de grandes phrases qui marquent voire résument une époque.

Exemples :

« Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé. »- Charles de Gaulle

« En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer. » - Charles de Gaulle aussi.

« Dans la vie des nations alternent la grandeur et la médiocrité » - Georges pompidou.

« Casse toi pôv con » - Nicolas Sarkozy.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:38

L’essaim des Saints.

Sainte Appoline, mais je ne les connais pas moi les seins à Pauline… , Saint Maron n'était pas avocat ou politicien mais fut martyrisé sur le bûcher. Reniant sa foi, il fut sauvé in extremis. C’est depuis qu’est consacrée l’expression « retirer les marrons du feu ». Et enfin, Saint Braque n’était certes pas allemand. Par Contre Siegfried Bracke est un membre de la N-VA.  Je ne me braque pas contre ces gens là sauf quand ils s’appellent Siegfried, ces gens là campent trop sur leurs lignes…

 

Le blog de la semaine…

... Est politique, est belge, est partisan.

Même en le lisant avec l’esprit le plus critique du monde, j’ai du mal a ne pas frissonner devant la logique des propos, l’humanisme du type, bilingue de surcroît, qui refuse et combat le nationalisme mais aime les Flamands et la Flandre. Il faut dire que les arguments sont implacables et suivent voire précèdent l’actualité d’une manière troublante.

A lire absolument si on veut avoir une opinion plus tranchée que les propos mous habituels des médias (dont le mot d’ordre semble de plus en plus être "ne jetons pas d’huile sur le feu malheureux"…)

 

Le blog de Marcel Sel : http://blog.marcelsel.com/

 

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