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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 08:25

« Faut pas être Saint Ture noire pour faire du Judo »

Le Grand Jojo, Vive les Saints.

 

 

Allez, mettez-moi ça en sourdine pendant la lecture. Vous aurez vraiment l'impression d'être dans un bistrot à la fin des années 80.

 

Amis et voisins, électriciens, électriques chiennes, mes chers compatriotes, les patriotes malins aussi, cher Olivier Maingain.

Alors évidemment, cet été, on peut difficilement faire l’impasse sur le massacre norvégien. C’est con hein, le jour même de l’attentat et de la fusillade, dans les premières heures dubitatives, mon cousin Roger et son pote Dédé, ils le savaient hein, que c’était un coup des musulmans ! Les barbus, ça a toujours quelque chose à se reprocher.

Non, sans rire, c’est vache. Le terrorisme musulman, ça nous facilitait la vie. C’est facile à reconnaitre, à stigmatiser et à fustiger un Musulman. C’est vachement plus confort pour te l’embarquer dans un charter vers les oubliettes de Cacaguano. C’est qu’avec ses airs suspects de franchement pas comme nous et même de carrément pas comme les autres non plus, il a une bonne tête de prétexte d’invasion le terroriste musulman.

Un petit blond tout propre sur lui avec ses p’tits polos de bourgeois de Wépion qui va à la messe le dimanche par contre… qui se méfierait ? Merde, avec Roger au café de la Renaissance, ils croyaient que terroriste ça prenait deux airs de barbe et de Nekhab, point c’est tout. Tout défoutus qu’ils étaient les mecs du bistrot.

Mais bon, il doit y avoir talon aiguille sous France Roche. Le Hans truc muche-là, ce doit être un abstinent ou un végétalien ou un truc comme ça. C’est pas un mec comme nous.

Un gars de chez nous qui descend sa chope, son ballon ou son jaune et qui s’enfile ses six saucisses piquantes, ses trois boulets maison et son dagobert à midi, ça te dézingue pas 60 personnes dans l’après-midi.

C’est pas les mecs qui te font une virée au Luxo pour acheter du pastaga et du péket chez Massen et qui te descendent une platée de palette fumée aux fèves sauce Roquefort au Keup avec un ou deux Picon-vin blanc à l’apéro et puis deux-trois « klench », des demi-litres, de Bofferding pour faire descendre le cochon fumé, qui se vautrent dans l’immolation aveugle et le génocide artisanal après. C’est juste des trucs d’excités de buveurs d’eau et de thé.

Mon cousin Roger est un grand théoricien de la psychologie abdomino-stomacale. Et je dois le dire, sa prose est souvent estomacante. Mais quelque part il a raison. Allez, vous voyez Michel Daerden au FN vous ?

Néanmoins, allez raconter ça à John de la Tourette Galliano, le mec qui défrise les moustaches d’Adolf dès qu’il a un verre dans le nez. Malheureusement, la preuve ultime de l’égalitarisme de l’humanité, c’est qu’il y a des cons partout, même chez les bons vivants. C’est trisssss hein monsieur !

Moi ça me conforte dans mes idées : A mes oreilles, le froufroutement des djellabas est plus doux que le martèlement du pas de l’oie.

 

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"Quand on arrive à l'extrémité des idées, on tombe dans le vide" allégorie du massacre norvégien par Anatole Legrain-Gallet (1830-1973). L'oeuvre nous dépeind les barbares fascistes assassinant la démocratie, représentée par un vieux dinosaure. Beaucoup d'Historiens de l'Art ont recherché, en vain, une gaufre allégorique qui serait cachée dans le tableau.

 

Et puis cet été, alors qu’il pleuvait de plus belle, le roi martela du poing sur la table (Ouah l’autre hé, l’enchaînement !). Le Roi fit donc vaciller la table. La fameuse table tellement tournante qui devait tellement tourner que ça allait tellement entrainer une révolution tellement copernicienne qu’on n’avait plus vu ça depuis Aristote.

Table tournante à laquelle depuis plus d’un an les grands mages des partis demandaient "Esprit es-tu là ?". Mais d’esprit, il n’y avait pas. Et personne ne se mettait autour de la table ronde qui était carrée pour voir Oui oui oui, pour voir non non non si l’accord est bon. Las, Arthur fait le camelot à la télé et Merlin s’en est allé meubler son ennui avec Leroy, ce qui enchante Tonton tapis, le génie des carpettes, (à ne pas confondre avec Ceaucescu qui était le génie des Carpates et qui n’avait pas de moustache).

Mais Albert, tout empourpré, tapa du poing sur la table et cria. Pas pour que Charlène revienne, ça c’est un autre Albert, Albert de mes deux bis. Et puis je l’ai déjà faite. Albert a crié, crié hé, pour que Bordel de merde, les partis se les bougent un peu, les parties, foert à la fin .

Enfin, il l’a pas dit comme ça Albèredeu. Mais l’effet fut fort. Alors les huit partis se mirent d’accord !

Enfin !

Après plus d’un an !

D’accord pour partir en vacances trois semaines en laissant l’élève Bart en rattrapage pour son cours de latin. C’est pour ça que Bart a latin pâle, parce qu’il n’a pas décroché la timbale.

En Belgique, on était content : c’était déjà une victoire. Finies les petites phrases assassines et rigolotes. On allait s’emmerder ferme.

Heureusement, à la fin de l’été, il y eut l’hospitalisation de Michel Daerden. Triste. J’ai compatis. Je lui ai envoyé des fleurs. Six roses. Mais attention, j’ai compatis, soit, mais pourtant on dit toujours que ce sont les meilleurs qui pâtissent en premier.

Le public se rabattit donc sur la fin lente de Khadafi. Et oui, c’est la fin lente de Khadafi, et il aura beau sortir des petits lapons de son chapeau magique, il a perdu les rennes du pouvoir. Sauf qu’évidemment depuis, il a disparu justement. Il est entré dans un de ses beaux chapeaux et abricot des bras, il est parti. Est-il sur l’île avec Gilbert Bicot et Michael Klaxon ? Mais ne nous moquons pas, le chômage est un fléau. Et il lui en faudra des entrevues d’orientation et des formations formatives pour retrouver un boulot à Mouammar. Décidément, c’est la crise pour les dictateurs. J’en profite d’ailleurs pour vous montrer une fois encore, la fiche signalétique de l’individu.

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Et puis, toujours aussi évidemment, il y eut le dénouement de la saga Strauss-Khan, la terreur des Sofitel, le faune priapique, le fléau de ces dames, le gourdin socialiste. On a bien fait de largement lui accorder la présomption d’innocence à celui-là. La preuve on a abandonné les charges, alors même que le problème résidait justement dans le fait qu’il y avait eu décharge (très fraiche, celle-là, j’avoue). Même si Gaïa va gueuler, moi je dis que castrer les porcelets pour éviter l’odeur de verrat, c’est pas si mal.

Et donc la morale de cette histoire, c’est que "Dominique, nique, nique, s’en allait tout simplement, routier, pas si pauvre, en chantant". Moi je dis qu’on lui en a fait assez baver à ce pauvre homme. Déjà aculé hâtivement par la soubrette, le voici encore accusé par Tristane, bah non alors !

Nénesse n’a pas tout compris de l’affaire DSK. Il est persuadé que DSK est poursuivi pour maltraitance envers les animaux et zoophilie. Il croit à une sombre affaire de triste âne et d’ânon. Quelle mule le Nénesse !

N’empêche qu’il saute soubrette, Sinclair et on voudrait qu’il soit un Saint ? Je dis que si mon Templar, genre Into the Dany Wilde, il ne faut pas s’étonner d’être aux sévices sucrés de sa majesté. Mais ça, c’est la Moore, comme dirait Roger avant d’ajouter amicalement : "à la vôtre".

Colas l’a dit qu’il trouvait ça étrange. Voyez-vous cet homme de pouvoir, promis aux plus hautes fonctions, fortuné au point d’avoir le loisir d’assouvir ses penchants les plus vils avec d’accortes autant que callipyges professionnelles tarifées à la fois compétentes et discrètes, se commettre dans une coucherie sordide au hasard d’une rencontre fortuite avec une femme de chambre finalement assez quelconque encore que ce soit là matière de goûts et de couleurs dont il ne faut pas discuter du bienfondé ?

Je dois à la vérité que Colas n’a pas présenté les choses de cette manière. Lui il a dit : Putain, le DSK c’est une bite sur pattes. Il pense avec sa queue. Le mec peut pas s’empêcher de quetter tout ce qui bouge, gros pourcê. Y verrait un chien avec un chapeau, il se le ferait encore. Quand je pense que ce gars là peut se payer les plus jolies carrosseries du monde et il saute le premier boudin qui passe. Et ça veut être président…. Hé bé… Remets moi une chope va Roger.

Vous avouerez que ma manière de présenter les choses est plus élégante…

 

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Bon, quand on le voit nu évidemment, on comprend les femmes. C'est qu'il est bien fourni l'animal...

 

Mais bien entendu, l’épée de dame aux caisses qui a plané sur l’Europe tel l’Hindenburg en flammes surgissant de nulle part tel un aigle noir, c’est le spectre du bardaf de la braderie économique. C’est que, je me tue à vous le dire, les bourses vont mal. Pas celles de DSK évidemment. Elles, elles se portent à vermeil, comme la carte. Fier comme l’obélisque, il monte Lagarde, le faune lubrique.

Non palsambleu ! Regardez donc les émeutes anglaises, les indignés espagnols, les insaturés de Grèce… L’Europe s’effondre mes amis. Notez qu’en Grèce, question ruines, ils ont l’habitude. C’est même un fond de commerce chez ces gens-là. L’Italie vacille. La Belgique dérive. L’Angleterre se soulève. La France râle (oui mais ça, bon, c’est un peu comme dire que le soleil se lève à l’est…). La Grèce s’effrite. L’Andalouse s’indigne. Le cornet à plus de deux euros tout de même ! C’est un signe de la fin du monde ça, madame. La prophétie de Maya l’abeille me semble inéluctable. Ca va être dur de l’élucter.

Et puis l’été se prolongea par le mois de septembre. Et oui, c’est en septembre chantait l’insupportable Gilbert Bécaud. Oui, celui-là même qui chantait les irritants tubes de "l’orange" et de "Nathalie". C’est en septembre que les feuilletons de l’été se dénouent. Que les BHV sont scindés, que les DSK sont blanchis, que les HIV sont toujours trop transmis, que les WTC effondrés soufflent des bougies, que la NVA défile avec le VB, le TAC, la SS, et toute la clique nazillonne flamoutche, que les ObCDE se mettent à nu.

Yves met le terme à sa carrière politique belge et part à l’OCDE. Enfin, Yves Leterme a trouvé les fameuses cinq minutes de courage politique qui lui manquaient pour s’avouer qu’il était incompétent dans son rôle de premier sinistre. L’OCDE n’a qu’à bien se tenir. Tiens quand ça va à l’étranger, ça descend dans quelle chaîne d’hôtel les gens de l’OCDE. Pas des sofitels au moins ? C’est quoi l’hymne national de l’OCDE ? Money for nothing and the chicks for free ? Ah non, ça c’est le FMI.

Enfin septembre, ce n’est pas encore tout à fait l’été, ce sera donc pour un prochain épisode.

Et en plus, avant-hier soir, François de Brigode annonçait officiellement, chiffres à la pluie, que l’été avait bien été pourri, au-delà des conversations de café du commerce disait-il… Ben merde alors… Hé Roger, Nénesse, Colas… vous n’aviez pas remarqué que le petit péteux du 19h30 de la RTBF là, il était passé pendre un pot lundi ?

Dans ces conditions de crise économique, vous ne serez pas surpris de constater que l’été ne pourra en aucun cas prolonger son contrat au-delà du 21 septembre. Mais que fait donc, foert zut, le gouvernement ?

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:18

 

Animé par un désir légitime de reconnaissance littéraire, j’agrémenterai dorénavant mes textes d’une grande autant que définitive citation en en-tête : poète, philosophe indispensable, écrivain révolutionnant la culture… que de l’essentiel avec Le Rustre.

 

"On l’appelait Jacques, Jacques, Jacques Cousteau. C’est beau la vie sous l’eau. Tous les poissons sont ses amis, les requins baleines aussi."

 

Plastic Bertrand

 

Amis et voisins, bouchers, bouchères, cher Yves Leterme. Quoi de mieux pour une rentrée sans vouloir se fouler qu’une petite revue pas pressée de l’actualité de l’été ? Enfin, l’été… si on veut ! Hein, parce que mon bon monsieur, les saisons, c’est plus ce que c’était !

Mais attention, pas n’importe quelle revue de presse à cinq balles qu’on vous assène du haut d’une quelconque carte de presse kinder surprise. C’est pas de la bête info Reuter à la sauce RTBF qu’il vous propose le Rustre.

Non, ma rédaction à moi, c’est du costaud les gars. Ca t’en débite à la mitraillette. A la pita ou au cervelas chaud même des fois. C’est mon cousin Roger et toute l’équipe du café la Renaissance fraternelle de Berdoule-en-Hesbaye qui vous livrera tout l’automne, de l’info chaude comme de la baraque à frites. Chaude mais parfois un peu défraichie, rance comme de la vieille huile de friteuse. C’est qu’au bistrot, ils sont lents à la détente.

Vous ne connaissez pas Roger ? Mais si Roger, mon cousin. Pas Roger Jouret. Roger Tout Court. Roger Jouret, c’est the artist formerly known as Plastic Bertrand. Mais siii ! Plastic Bertrand, ce roi de l’extase et de la poudre, et pas qu’aux yeux, qui déclarait "ça plane pour moi". Il faut cependant noter que ses plus fins exégètes disent cette déclaration apocryphe.

Plastic Bertrand, celui-là même qui lors de sa mort tragique écrivit sur un mur en longues trainées collantes et dégoulinantes "Radiateur m’a tuer". Je soumets ici à votre sagacité, l’extraordinaire finesse de mon humour décalé. D’une blague éculée du genre "Plastic Bertrand est mort. Il s’est assis sur un radiateur et il a fondu", j’arrive à tirer un mot d’humour transcendant les cultures populaires et renouvelant le genre.

Et quand j’écris éculé, c’est à dessein. J’écris éculé sans haine parce que je ne suis pas un sot d’homme. C’est vrai quoi, c’est pas parce qu’on veut finir dans les annales qu’il faut s’en prendre plein le cul.

Mais revenons au cœur de l’actualité passée et néanmoins estivale de ces derniers temps maussades. Ah ben oui, tiens, parlons-en du temps maussade, comme on dit aux services secrets israéliens.

Car l’info majeure de cet été, c’est évidemment le temps qu’était pourri. Comme dit Roger, il a fallu attendre le premier septembre pour avoir chaud aux fesses. Et comme continue Roger, c’est chouette parce qu’avec un si beau temps au début du printemps, ça promet pour l’été en décembre. Vivement les vacances qu’on en profite. Je me demande décidément si Roger ne devrait pas freiner un peu sur la Leffe Radieuse.

Quel foutre Dieu de bordel à cul de saloperie de temps pourri. Et c’est pas moi qui le dit, c’est Roger, alors je peux pour les gros mots. De la pluie, du froid. Du soleil tout timide et des orages. S’il y a eu une bonne nouvelle cet été, c’est la fin des lancements de la navette spatiale. Ils vont enfin arrêter de nous trouer la couche de la zone et nous faire rien qu’à détraquer le temps atmosphérique avec leurs expériences, là. Espérons que la zone ça cicatrise vite ! Enfin, Roger y dit toujours : faut voir quelle zone, parce que la zone d’érogène par exemple, elle est au-dessus. Parce que l’érogène c’est moins lourd que l’air qu’on se donne en rentrant dans les cercles autorisés des strates de hautes sphères. Enfin bon, c’est l’avis de Roger. Et aussi de Nénesse, qui chante souvent le Bia Bouquet en trempant son dentier dans sa chope, puis qui remet ses dents et se vide la bière d’un trait. C’est vous dire s’il s’y connait le Nénesse.

Non dans le genre pourri… Parlez-en aux mecs qui habitent Orp-le-Grand. Mais bon, il ne faut pas désespérer. Le Bourgmestre annonce des mesures drastiques : on va rebaptiser la rue principale « Avenue Jacques Cousteau ». L’inauguration sera parrainée par Plastic Bertrand, tiens, justement, qui chantera son tube : On l’appelait Jack Cousteau, c’est beau la vie sous l’eau. Dommage, le bourgmestre d’Orp-Jauche aurait voulu qu’on l’appelle Venise.

 

Génial non ? Plastic, avec son art du consommé, nous propose de jolies rimes en ouille. Mais il en manque une, lecteur sagace. Sauras-tu la retrouver ?

 

On rigole, mais à Orp ils ont été inondés 4 fois depuis le 28 juin. Au point que certains habitants n’ont plus de canapés dans leur salon mais des bouées.

Non, je ris mais c’est comme dit Colas au bistrot : S’il pleuvait des cordes, ils auraient pu pendre les politicards que c’est qui font rien. Nom di Dju ! Parce que hé, c’est qui font rien les hommes politiques. Ils laissent pleuvoir. Scandaleux ! Heureusement, arrivent les mesures métriques, systémiques et à vrai dire définitives : des bassins d’orages et des études très fines pour isoler les causes d’inondation. Les scientifiques se tâtent (les cochons) : certains esprits osés incriminent déjà la pluie comme coupable, étonnant non ?

Le parti socialiste en appelle cependant au respect de la présomption d’innocence. Nénesse, y dit qu'avec le PS, c'est plutôt de péremption d'innocence qu'il faut causer. Il est érudit hein Nénesse ?

Des représentants de la Fédération des agriculteurs Wallons ont analysé la région. Ils ne voient décidément pas d’où aurait pu provenir la boue qui a envahi les rues d’Orp. En attendant, un promoteur Flamand veut racheter le village pour en faire un parc d’Attraction. Ca s’appellerait le Monde de Nemo.

Question mauvais temps, le Pukkelpop gardera un mauvais souvenir de 2011. Des vents de 170 km/heure quand même. Plus rapide qu’un rôt de Michel Daerden lancé à pleine puissance. Environ 170 000 fois plus rapide qu’un bus des TECs. C’est vous dire si ça souffle ! Qu’en dire sinon…

Attention, insoutenables séquences érotiques !

 

Pour Roger et les potes du troquet, Gégé, c’est leur Dieu. Gégé, c’est le messie qui se prenait pour une lanterne même s’il avait pas l’air d’une lumière. Une lumière qui préfère rouler en Fiat luxe plutôt qu’en Ferrari sans options si vous voulez, même au JT de 20 heures sur TF1, hein. L’eau rance des râperies en terre arable (attention humour betteravier). Vous suivez toujours ? La betterave, les râperies avec des bassins de décantation, terres arables, Lawrence d’Arabie, Laurence Ferrari, fiat lux, latinisme, la lumière, les vessies tout ça… OK ? On continue.

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Ah ! désolé, je m'a trompu. C'est pas Gégé ça. C'est mon pote Nénesse qui vient de finir le Bia Bouquet et qui a remis ses dents en bouche. Il est content Nénesse.

 

Roger y dit que Gégé, c’est un des philosophes les plus importants depuis Zaza tousse pas, même que quand Gégé y tousse, t’as les anges qu’attrapent un rhume. Gégé, tu as la danse du monde qui brille dans ses yeux. Roger y dit que si Gégé débarquait au cafetar, les pompes à bière se changeraient en or. Gégé, y change l’eau en vin et le vin en pisse. Gégé, y s’en fout des mondanités et des convenances des culs coincés et des bénis oui-oui. Gégé c’est le dernier des Dieux Gaulois encore sur terre. Il descend cul sec des tonneaux de cervoise et mange des bœufs entiers d’une bouchée royale en s’en foutant des gaz à effet de serre, avant, pendant, après l’ingestion même si ça embête Madeleine. Parce que Gégé quand il vente, il se dit in Peto, tant pis si le gaz part, Proust pour Madeleine.

Moi j’y ai demandé à Roger à combien de Leffes Radieuses il était. 6 qu’il m’a répondu et pas cul sec parce que j’ai des problèmes de vessie. A 8 Leffes, je suis sûr qu’il va mettre une flûte de pan et des pattes de bouc à DSK. Il est comme ça Roger, c’est un poète comme Ovide : un homme de bonne Campanie qui sonne la Toscane pour tirer notre conscience vers la firme à Maman avec l’Apulie suspendue à la poutre de son âme bâtée. Tiens moi, la Leffe, ça ne me dit rien, je préfère l’Orval, ça me rend mystique. Quand j’en bois 6, je chante que Mathilde est revenue de Toscane, justement, comme je viens d’en causer avec Roger, ça tombe bien hein, de Toscane donc où elle était partie pêcher la truite dans un canal perdu dans un pays où il ne pleut que des perles de pluie avec un anneau d’or pour la cuire au court bouillon avec du chou vert pour son neveu Godefroid.

Cet humour vous laissera de glace si vous préférez les godes chauds et le gaz pas chaud à boire le bouillon ou la fugue de la mineure à la truite de chou vert.

Aïe, je ne me suis pas surveillé. J’ai recommencé à écrire des trucs incompréhensibles avec des jeux de mots au 23ème degré tarabiscotés comme pas possible. C’est pas demain la veille que je vais gagner le cœur des auditeurs de "On n’est pas rentré" sur la première.

Mais ont-ils seulement un cœur ceux-là ? Allez mon Roger remets moi donc un Orval. Et tu rajouteras une portion de saucisse piquante. Faut bien ça pour me remonter le moral. Quand je pense que le mois de septembre a failli quitter la table des négociations mais qu’on est finalement parvenu à un accord sur la scission de l’automne en trois mois, je me demande tout de même ce que fait le gouvernement !

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:59

 

Amis et voisins, lecteurs, lectrices, cher Albert II. Longtemps j’ai hésité à reprendre l’écriture de ce blog en berne depuis le 27 juillet. Plus mort encore qu’un pays sans gouvernement élu depuis près de 500 jours. Je me suis dit que mon dernier post pouvait servir d’adieu et que de toute façon, tout le monde se fichait de mes délires. Franchement, j’ai failli. Sans rire. Sans déconner.

Me trouer le cul à écrire des trucs pas possibles, que même moi je ne comprends plus en les relisant, pour me récolter une quarantaine de lecteurs par jour… Merde. J’ai quarante ans. Je veux percer moi et tout de suite. Je ne vais pas attendre mes 60 ans pour abandonner la Belgique et aller faire vomir de rire la France chez Drucker. D’autant plus que quand j’aurais 60 ans, Drucker il en aura… Mon Dieu, je doute qu’il ait encore une émission ailleurs qu’au Père Lachaise. J’exige mon quart d’heure de gloire et tout de suite. Rémunérée la gloire, merci.

Et encore, je vous parle de 40 lecteurs par jour, mais analysons leur provenance voulez-vous ? Plus de 50 % de mes visiteurs me sont envoyés par gogole. Alors si on enlève les jardiniers qui arrivent chez moi dans l’espoir de vraiment trouver une méthode efficace pour chasser les chats du potager, les amis des animaux alertés par un jardinier ami des chats qui viennent voir si sérieusement, il y a un mec sur la toile qui préconise de tirer les chats à la sarbacane pour les mijoter ensuite avec du sirop de Liège et de la Rochefort 10°, si on enlève les centaines de travestis bordelais qui continuellement viennent observer le retour des bordeaux travestis sur le blog, les personnes qui cherchent l’origine de l’expression « putain de bordel à cul de Satan de mes couilles », il ne reste plus grand monde de réellement intéressé par mes calembours au 25ème degré et mes phrases tellement à rallonge que moi-même je n’en vois que rarement le bout .

Et donc j’avais sérieusement envisagé d’abandonner un blog franchement pas au goût du jour : pas de vidéos, des textes très longs, plein de gros mots comme anachorète, myrmécéen, pleupleuter, zinzinuler. Des mots tellement gros qu’on croirait des inventions alors qu’ils existent vraiment, même si word me les souligne.

Mais que voulez-vous, la muse qui me bassine, c’est Rika Zaraï et elle ne l’entendait pas de cette oreille dans la ruelle borgne de mon esprit où mon surmoi en sous-vêtements l’avait encabanée.

C’est que les textes divers et variés s’accumulent quand même sur mon ordinateur. Peut-être pas des bons textes mais des textes sincères, spontanés. Je ne peux tout de même pas vous épargner des fulgurances telles que :

GAÏA préconise de laisser pendouiller vos valseuses le vendredi, non pas pour savoir, à l’instar de Visé ou de l’ineffable François Feldman, ce que deviennent ces fichues valses de Vienne, bordel à foutre queue, mais pour protester contre la castration des porcelets pour l’élevage. Conséquence : le lundi, les bourses chutent ! La débandade de l’économie n’est pas loin.

 

P8020072Et là, ça pendouille peut-être ?

 

Je me permets ici quelques petites remarques fort à propos quoique complètement éloignées du sujet. D’abord, c’est vrai quoi, que deviennent les valses de Vienne ? Et puis il ne faut pas confondre les valseuses viennoises avec les couilles de Jörg Haider. Et en plus si la tomme de Savoie a l’instar de Visé comment voulez-vous que le dernier tome d’Harry Pot de fleur casse trois pattes à un canard de Suez ? C’est logique non ? Non ?

D’accord, mais quand même. Depuis que je sais que notre roi des belges Albert II trompe paëlla avec Charlène Ingalls, je suis tout défoutu. Sans rire.

Mais laissons Charlène et revenons à nos moutons… Oui je sais. Mon humour n’est pas à bout de souffle, il est à perdre haleine, comme disait Woody quand il tenait le chandail alors que sa femme se tapait le fils de l’ébéniste.

Voilà, ça me reprend. Faut suivre et les gens ne suivent pas. Il faut connaitre les frasques du cinéaste avec la fille adoptive de sa femme, accepter le rapprochement foireux entre Woody, bois, ébéniste, savoir que les moutons ont en général mauvaise haleine et pas de plumes. Pire, si je vous dis que l’image de l’épouse d’Albert de Monaco m’assaille, vous me traiterez de Zulu, nom d’une vuvusella ! Et le pire, c’est la chandelle au milieu du champ d’ail.

P9100132Charlène au temps de l'apartheid...

 

Alors évidemment, une fois qu’on a posé ça… et croyez-moi, j’en suis fort aise parce que ça commençait à me faire un sacré poids sur la conscience. Une fois qu’on a lâché notre caisse donc, et qu’on compare cet humour écartelé entre le caca-pipi et l’intello torturé, au genre d’humour qui attire les foules sur les radios publiques, on n’est pas étonné d’avoir si peu d’auditeurs, surtout quand il s’agit d’écriture.

Oui, voilà, c’est ça. Je suis un humoriste maudit, incompris, de tous. En fait, je suis le seul à me trouver drôle. J’aurais du le comprendre depuis longtemps : alors que pendant des années je n’ai écrit que pour mes placards, jamais je ne les ai entendu grincer de rire.

D’où le fait que je sois dubitatif quant à l’aboutissement précoce de cette masturbation intellectuelle. Pourtant, avant les vacances, je voyais avec délectation mes audiences se dépasser les unes les autres dans une joyeuse course de relais dont les Borlée ‘s brothers n’auraient pas refusé de prendre le témoin. Mais en juin (y a plus de saisons), patatras, tout s’est tassé plus sûrement qu’une bourse mûre qui s’écrase comme un étron mou sur le pavé dur de l’inconscience des spéculateurs spoliateurs et fossoyeurs de nos rêves de monde meilleur.

Enfin, j’avais attiré l’attention polie d’un producteur radiophonique bien connu qui s’était même proposé de lire un de mes textes lors d’une émission humoristique cultissimale et pourtant infernale. Las et patatras, l’émission fut supprimée des antennes et remplacée par une autre où l’humour n’a plus voix au chapitre. Un complot vous dis-je.

Voilà. Ces longues lignes pour vous expliquer en définitive, que j’aime les tartines de pain blanc frais avec du beurre ET du Nutella. Comment ça, ça n’a rien à voir ? Non, mais dites-donc, je vous emmerde, moi. Non mais grossier personnage ! Et si vous me donnez du « surréalisme belge » à la con, je vous castre aussi sûrement qu’un porcelet.

Bon, et où veut-il en venir le Rustre ? Et bien c’est là le problème… Je ne sais plus trop, en fait…

Ah oui, et donc malgré le relatif manque de succès de mes écrits, malgré la galère, le bagne que constitue la bataille de la visibilité sur facebook et sur le net en général, j’ai décidé de continuer. N’oublions pas que Waterloo fut une grande victoire si on s’extrait du point de vue étroit et mesquin de nos voisins français. Et donc, en ce frileux mois de septembre qui présage d’un printemps qui à mon avis ne sera ni court ni joyeux, tant il est vrai que ô sanglochons des lionceaux de l’automne, et à votre plus grand regret, le Rustre revient d’entre les mots pour vous abêtir de calembours tellement boiteux qu’à côté de ça, Oscar Pistorius, c’est un kangourou. Ah, mais c’est un kangourou !

 

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Kevin Borlée, qu'est-ce qu'il prend ? Et Oscar Pistorius, jambons ou pistons ? 

 

J’ai décidé de continuer, mais avec des changements drastiques.

D’abord, la quotidienne, c’est fini et bien fini. Dorénavant, jusqu’à ce que je change d’avis, le Rustre se sera le lundi et le mercredi.

Ensuite, la taille des textes sera sévèrement contrôlée afin de rester dans une fourchette 8-12 000 signes, espaces compris. Si ça c’est pas du drastique. La lecture d’un 12 000 signes, c’est 7 minutes. La compréhension, c’est autre chose.

Cela signifie que je vais de plus en plus travailler sur le mode du feuilleton. Je songe beaucoup à engager Pamela Anderson pour un feuilleton porno humoristique sur les vieilles liposucées.

Pour continuer, il y a des sujets qui vont disparaître, parce qu’ils m’emmerdent. Causer de pinard par exemple me gonfle sérieusement.

Enfin, parlons un peu du contenu du blog dans les prochaines semaines.

Et bien il y aura de tout et de rien. Surtout du n’importe quoi. Vous ferez la connaissance de Georges, pas très recommandable. J’ai réécrit aussi en version plus compacte les deux épisodes de la saga des chats et j’en ai ajouté deux inédits. J’en écris un supplémentaire pour le moment. Vous y ferez le plein de politiquement pas très correct, sanguinolent et légèrement gerbatif. Il y aura la suite des comptes rendu d’eurovision. Vous découvrirez qu’il y a pire que le pétomane. Nous irons régulièrement nous faire expliquer l’actualité chez Roger, au café de la Renaissance. Vous retrouverez aussi Cécile, héroïne de la Chapelle. Il lui en arrive de belles ! Et enfin, je vous raconterai mes vacances, en sandales ET chaussettes et en compagnie d’Henri Dès. Bon, c’est déjà pas mal.

On refait un essai jusqu’à Noël et si je ne suis pas riche et célèbre d’ici là, je me lance dans la politique. Boulettisme tendance sauce lapin, pas mal comme idéal non ?

8934 caractères espaces et titre compris. C’est-y pas beau ?

Je trouve. Surtout quand on pense à septembre qui non seulement a le toupet de ne faire que 30 jours mais en plus a lourdement inspiré l’horrible Gilbert Bécaud.

Aïe 9104.

Et… merci de me lire, lecteurs fidèles. C’était pour du rire. Sans rancune.

Caramba, 9193.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 16:31

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Longtemps dans les affres de l’indécision j’ai erré. Que vous dire sur le sujet qui n’ait déjà été dit. Allais-je vous faire vomir de rire à bas prix sur mon petit pays, raillant grassement ses travers du port d’Anvers au clocher d’Arlon ?

Peu élégant.

Oui, j’ai hésité à vous pondre un nouvel article de l’encyclopédie picrocholine. Et c’aurait été fort à point tant les querelles qui agitent notre pays sont sottes et vaines si on prend la peine d’y réfléchir un petit peu. Du rire fin, gras et salvateur à la fois. Mais peine m’en a pris parce que rien n’est sorti. Vous rendez-vous compte ? Je ne me sens pas capable de faire rire de mon petit pays. Probablement parce que ses éternelles gesticulations et autres sempiternelles ratiocinations ne me font plus rire. Plus rire du tout. Ils m’emmerdent ces tas de klettes patentées tournant en rond comme des cons dans une farandole depuis 400 jours.

 

 

Allais-je pour autant tomber dans le pathos ridicule d’un patriotisme larmoyant évoquant pêle-mêle les mânes des anciens combattants, les premiers Belges, le génie Mosan, la dentelle et les matins automnaux de Bruges, les chocolats Galler, Sandra Kim et Roger Jouret, alias l’ineffable king of the divan ? En passant, j’aurais pu écrire là un fameux sketch parce que faire se côtoyer dans la même phrase l’Art Mosan et Plastic Bertrand, à part pour l’amour d’une rime pauvre, ça frise le vertigineux quand même.

J’aurais pu vous conter moult historiettes fort édifiantes. Vous dire comment, alors que Louis XIV, dans toute sa démesure étatique si Française, s’employait vaillamment à porter la guerre, le sang et les larmes dans toute l’Europe, incendiant et bombardant au passage les plus beaux joyaux architecturaux de mon pays, alors que ce paradigme de l’absolutisme obtus et égocentrique faisait son Attila donc, le petit village de Mortroux, dans le Pays de Herve était en ébullition.

C’est que suite aux déprédations perpétrées par l’infâme soldatesque française, le village est ruiné. Le Mayeur et les échevins, suite à la consultation de la population et résistant aux plaintes courroucées des bourgeois, nantis et nobliaux, décident d’abord de renflouer et aider les petites gens, les pauvres, les démunis, les familles, et s’il reste de l’argent, on pensera alors aux plus riches qui de toute façon ne sont guère à plaindre. J’eus pu. Mais cela aurait-il suffit à vous expliquer la spécificité de mon pays par rapport à son grand voisin du sud ? Petit pays qui n’a jamais aimé les pouvoirs centraux forts et proches. Petit pays qui même s’il ne portait pas le même nom que maintenant existait bel et bien avant 1830 et n’est pas tout à fait une construction artificielle des grandes puissances. Petit pays, où, depuis la nuit des temps latins, se cotoyaient plus ou moins pacifiquement non pas deux mais une dizaine de langues au moins.

 

 

J’aurais pu aussi vous décrire le martyr de mon village natal, Barchon, quand le vindicatif Teuton à pointe l’envahit en 1914, le brula, massacra sa population, le dos collé au mur, une balle dans le crâne. J’aurais embrayé sur la lutte héroïque digne d’une série à la Spielberg des forts de Liège et de Namur, les boches qui avaient déclaré qu’on rentrait dans le Belge comme dans du beurre se heurtant à une muraille de feu, perdant une semaine et permettant à la Belgique et aux Français de terminer leurs mobilisations et manœuvres. Il parait même que cette résistance a valu à mon village et à d’autres d’avoir leur nom donné à une rue de Bruxelles et à une autre de Paris.

J’aurais pu plutôt vous dire combien je l’aime ce petit pays. Pas pour ses faits héroïques, ses sillons emplis du sang des simples sacrifiés aux rêves de démesure des grands enfoirés de l’histoire, non. Je l’aime pour ses gens simples et chaleureux, un peu cons et mous mais tellement truculents. Pour ses paysages vallonnés, ses immenses platitudes où rien n’arrête le regard sinon le ciel lourd chargé de nuages noirs qui viennent du nord.

 

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Ses rivières et ses canaux pudiques cachés derrière des voiles de peupliers. Ses forêts profondes et ses vergers riants. Ses bières si fameuses et délicieuses qui innovent chaque jour même si le fleuron brassicole belge est Brésilien et n’a cure de nos querelles linguistiques d’hyménoptères sociables sans ailes, sauf les mâles de temps en temps quand ils s’envolent pour copuler et là, ça emmerde ma voisine. Mais je me perds sur les sentiers de traverse. C’est quoi l’adjectif relatif à fourmi bordel ?

Edit : C'est myrmécéen, crétin des Alpes. 

Vous dire à quel point la nonchalance belge, je l’aime. Ses interminables et tarabiscotés compromis, ses crises qui contre toute attente finissent par un accord abracadabrant mais dans la paix et la sérénité molle d’un peuple qui se dit juste :

"ouf ti, on a voté, on se rassied et on boit notre chope, ces cons de politicards n’ont qu’à se débrouiller."

Comme j’aime mes concitoyens hâbleurs, toujours prêts à refaire le monde tant qu'ils sont attablés à une terrasse, si prompts à déverser leur verve poujadiste sur les politicards, oubliant illico que ce sont eux qui en votant les ont mis là.

Combien j’aime ce pays et ses régiolectes savoureux, ces gars du Limbourg venant bosser à Liège qui roulaient les R et parlaient un sabir exotique (le Limbourgeois) qui fait encore frémir aujourd’hui l’échine rêche et tordue des gros Flamingants bouffeurs de gaufres intégristes.

Mes Italiens d’Outremeuse, savoureux Minga-ti chirophones* sur l’éternel, mes potes marocains qui becquetaient des sandwiches au jambon avec un clin d’œil malicieux, mes Liégeois, Namurois, Tournaisiens, Bruxellois aux accents si divers et savoureux.

Combien j’aime le pays perdu de mon grand père, un pays de dimanches aux bouquètes et aux dringuelles de Matante Mareye et d’a Mononk Marcel qui me disaient :

 "Mî Vî pèté coyon, vochal vosse pitite dringuelle pô aller querî des mâles tchiques". Orthographe non garantie. En gros "Ma vieille couille éclatée, voilà un peu de sous pour aller chercher des mauvais bonbons". J’avais 5 ans.

 

 

Oui j’aurais pu vous le dire. Ou alors verser dans un humanisme égalitaire de bon aloi. Vous dire que les Flamands sont sympas, au fond, tout au fond. Que cette crise qui nous étouffe, c’est de la faute à tout le monde. Que nous les Francophones sommes coupables de ne pas apprendre plus le Néerlandais, que nos politiciens sont tous pourris et électoralistes, que les gauchistes c’est de la racaille, que nous portons la faute de nos ancêtres Fransquillons qui opprimèrent les pauvres Flamands.

Mais là non, je ne peux pas. Parce que c’est de la vaste connerie.

Le problème de mon pays est pourtant simple. Moi, Francophone, je ne peux rien y faire hormis râler. Je peux descendre dans la rue, manifester.

Autant, péter sur un violon pour faire du saxophone. Parce que tant que plus de 50 % de la population flamande de ce pays votera pour des partis porteurs de projets national-populistes (y compris le Zélé Haine V), tant que des milliers de ces gens descendront dans les rues pour acclamer le leader charismatique à la bouche lippue et au regard torve, le grand latiniste amoureux de son cul, rien ne bougera.

Asinus asinum fricat ? L’âne frotte l’âne, les imbéciles se congratulent dans la sérénité exquise de leur profonde inconscience acquise aux anathèmes foireux d’une frange fangeuse et vengeuse de politicards sans envergure.

Car en ce 21 juillet, plutôt que de vous faire rigoler, je voudrais gueuler un bon coup. Ca soulage. Comme Bébert Deux, mais en moins poli. Et en ne tirant pas sur l’ambulance des partis qui ne veulent pas faire de concession. Je crois qu’il faut donner des noms. J’admets volontiers que si les Francophones avaient fait preuve de vision politique à long terme, de courage, de jugeote, ils auraient envisagé dès les résolutions unilatérales du parlement flamand en 1999 de prendre le taureau par les cornes au lieu de se murer dans un attentisme qui n’a fait que radicaliser ceux d’en face.

Mais rêvons un peu…

Que se passerait-il si des crânes rasés chaussés de bottines (comique ça des crânes chaussés de bottines) défilaient dans les rues en gueulant :

"Les juifs dehors, crève Israël, rats de juifs !"

Ai-je besoin de vous le dire ?

Dès lors, pourquoi quand des crétins au regard éteint, regard évacué de la moindre étincelle d’humanité défilent en gueulant :

"Wallen Buiten, Belgie barst, Franstalige ratten, eruit", le centre pour l’égalité des chances ferme-t-il sa gueule ? Le Francophone n’est pas assez exotique à défendre ? Mais, me direz-vous, il ne s’agit là que des slogans d’une poignée de nationalistes haineux et cons.

Mais si aux portes de Onfleur on lisait un panneau payé par la municipalité disant "Onfleur, où les Français sont chez eux". Je pense que ça le ferait moyennement. Par contre "Dilbeek, waar Vlamingen THUIS zijn", c’est du sentiment national, monsieur. 

Mais que se passerait-il donc dans un pays normal, si chaque semaine ou presque, les membres d’un parti représentant une vingtaine de pourcents des votes sortait des phrases du genre "Les Noirs sont paresseux, ils ont une vraie culture du hamac" ou "les Marocains ne sont pas intellectuellement capables d’apprendre le Français" ou encore "les Algériens sont des assistés, des parasites, des chômeurs professionnels" ? 

Moi je pense que les tribunaux seraient bien garnis.

Pas en Belgique, tant que vous mettez Wallons ou Francophones dans l’étable des boucs-émissaires. Non, en Belgique, ça traduit seulement un sentiment profond et légitime de la population Flamande, brimée depuis les siècles des siècles, amen.

Que diraient les bons démocrates Européens si un pays, mettons la Turquie, mettait comme condition préalable de négociation avec l’Europe, la non signature de la convention cadre sur la protection des minorités ? Quand c’est la Flandre, c’est normal.

Ne souriez pas, voisins Français. Ce qui gangrène la Belgique par l’intermédiaire de sa majorité flamande, c’est ce qui vous guette, ce qui nous guette tous. La pensée facile, le repli sur soi, le triomphe des idées identitaires et simplistes qui désignent, une couleur de peau, une religion, une langue comme étant la source de vos problèmes. Parce que comme source, c’est plus facile à reconnaitre et à éradiquer que les mystérieux "spéculateurs" obéissant à leur nébuleuse loi du marché. Parce que l’Arabe de la maison à côté ou le Wallon du village en face, c’est plus commode de lui péter sa gueule qu’à l’actionnaire sans visage de Côte d’Or qui veut casser le coût de production des Mignonettes pour s’en foutre un peu plus dans les fouilles et veut donc délocaliser la production en Lituanie.

C’est une recette vieille comme le monde qui fait des petits en Europe : Danemark, Pays-Bas, Italie du Nord, Hongrie, et en France avec une Marine Le Pen plus alpine que marine dans les sondages, avec un racisme à la petite semaine suintant comme du pus par tous les trous de l’UMP.

 

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Et donc chers voisins flamingants (vous noterez, l’emploi de cet épithète à connotation politique, m’évitant ainsi de taper sur tout un peuple), imaginez-vous vraiment que la cause de vos prétendus malheurs, prétentieux nantis occidentaux, ce sont les Francophones qui vivraient à vos crochets ? La fermeture d’Opel, la délocalisation des chokotoff vers la Lituanie, la crise des subprimes, la fin prochaine de l’Euro, Lernout et Hauspie (hi hi coup bas), vous vous en sortiriez mieux, habitants d’un minuscule confetti enflé d’orgueil, sans le boulet Belgo-Francomou au pied ? Vous rendriez la racaille de Standard & Pools, sans âme et sans cœur, l’œil morne fixé sur des écrans inhumains alignant d’hideuses colonnes de chiffres, soudain plus humaine à la seule vertu des doux accords de la langue de Vondel ?

Bande de cons va ! Vous qui en êtes encore à vos ratiocinages perfides et passéistes sur les oppresseurs Francophones qui vous spolièrent au 19ème siècle.

Mais crétins congénitaux, ceux qui vous mettaient le nez dans la boue à cette époque, c’était des puissants : patrons, aristocrates, bourgeois. Francophones qu’ils soient d’Anvers ou de Liège, mais Flamands, Wallons ou Bruxellois. Des nantis qui avaient fait une révolution avec le sang du peuple et qui avaient confortablement installé une "démocratie" censitaire dans laquelle ni le paysan limbourgeois ni le populo carolo n’avaient le droit de vote. Nous étions dans le même sac, idiots !

Et maintenant, la plupart de ceux qui chaque jour s’enrichissent en tirant sur notre gentil pouvoir d’achat, ils parlent probablement Anglais. Allez-vous pour la cause envahir l’Angleterre ?

Et dans les tranchées, quand ils se prenaient un obus dans la gueule, vous croyez que les Wallons, Anglais, Français et même Allemands trouvaient leur mort moins sotte qu’un patriote Flamand ?

Et quand bien même mes ancêtres vous auraient amoindris, est-ce de ma faute à moi, celle de mes enfants peut-être ? Je suis responsable de MON passé pas de celui de mes parents, ni même des vôtres.

Vous n’assassinez pas la Belgique, vous faites le lit d’une Flandre suçant la Belgique jusqu’à la moelle. Une Belgique Flamande pour les Flamands. Les autres, marchez ou crevez. C’est ça qui vous botte. Avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. La scission de la sécurité sociale mais pas des pensions. Rien que ça j’en ris.

Pauvres types qui a chaque élection mettez au pinacle non seulement les pires nationalistes identitaires mais aussi des gens d’une droite toute à droite, pour lesquels les méchants, les profiteurs, les parasites ce sont les pauvres, les chômeurs, les artistes, les ouvriers. Le Bien consistant évidemment à se lever tôt pour écraser la gueule des autres et se faire une max de blé. Lisez le programme de la NVA et vous verrez si je blague.

Et comme une bande de moutons bêlant vous applaudissez votre champion du Latin et de l’histoire à cinq balles, vous abreuvant de fierté nationale, de sentiments de supériorité infantile et des vieux clichés jaunis de votre sale nationalisme aux relents méphitiques de bruits de bottes et de pas de l’oie.

Putain ! Réveillez-vous ! Ecoutez ceux que votre Bart appelle les mauvais Flamands et qui sont de bons démocrates ! Réfléchissez, ça vous changera. Un jour, ce sera peut-être vous le mauvais Flamand !

Et méditez ceci… Une seule chanson du merveilleux groupe qu’est Laïs, jolies ondines de Kalmthout, fera bien plus pour la Flandre que tout ce que Bart De Wever pourra imposer. Une seule écoute de Doran ou de Dorothea me font trouver la Flandre plus belle que tous vos horribles drapeaux félins ne mettront jamais de couleur sur un étron.

 

 

J’aimais ce pays, mais il m’étouffe. Je n’en peux plus de le voir tourner comme un con de chien auquel on aurait cloué une patte. Je n’en peux plus d’entendre aboyer ce ramassis de nationalistes excités et qui n’ont que Flandre à la bouche. Je n’en peux plus des Francomous hébétés par tant de combativité. Avec à peine plus de conscience politique qu’une amibe dans une moule pas fraiche. Quand je lis les commentaires divers émis par des citoyens pourtant pas si cons et Francomous comme moi, ils en sont encore à faire du poujadisme de base et du droitisme de rigueur, fustigeant la Wallonie pourrie de socialisme, le fait qu’on ne devrait plus payer les politiciens, que le roi est bien malheureux monsieur, etc… Ils sont si peu à trembler comme moi devant la belle unanimité des faiseurs d’opinion, des politiques et de ceux qui votent pour eux au nord du pays. Un bloc infranchissable de haine, de rejet et d’incompréhension qui font du Francomou l’ennemi à abattre. Et de l’indépendance de la "Nation" Nationale-Populiste l’objectif ultime, l’appauvrissement de tous fut-il au bout du chemin.

 

 

Vraiment Belges, Belges… Je vous souhaite une bonne fête nationale, un bon défilé et tout. Moi, je cultiverai mon jardin.Je vais éteindre la télé et mon ordi. Je me servirai un Orval et puis une Westmalle Triple et j'écouterai Laïs, Arno et puis Les Gauff' et tant d'autres. 

Parce que les hymnes nationaux, même en reggae, ça m’a toujours fait gerber.

 

*Chirophone : qui parle avec les mains bien sûr !

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 15:34

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

 

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Très richement illustrée de gravures d’époque.

 

Aujourd'hui : La fête de la Communauté Flamande, un hymne à l'amour.  

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  Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811

 

Wallons, Wallonnes, Flamands, Flamandes, Bruxellois et oises, half en half et autres mélangés de proportionnalité diverse et variée, Belges, Belges, Bruxelles outragé, Bruxelles brisé mais Bruxelles libre, je vous ai compris : vous êtes des veaux.

Les autres, bonjour aussi.

Ce lundi 11 juillet, nos maîtres flamands, si beaux, si riches, si majoritaires en notre petit pays, commémorent leur fête nationale. Enfin communautaire. Bon, nationale quoi. A se demander pourquoi ce n’est pas encore officiellement la fête nationale Belge, le 11 juillet. C’est vrai qu’à dix jours près, on s’économiserait un feu d’artifice, ce dont mère nature qui n’aime pas avaler la fumée nous saurait gré. Et je ne vous parle pas de père portefeuille.

Mais, or, donc, en vérité… Ah non, je ne dois pas écrire comme ça. Ce que je vous raconte là n’est pas paroles d’évangile mais vérité nationale vraie dûment patentée par source autorisée. C’est dire.

Et donc en ce 11 juillet, nos sympathiques voisins Flamodurs font la fête. Rassurez-vous, je ne céderai pas aux sirènes lancinantes du poujadisme le plus gougnafier en me moquant lourdement des valeurs chères à nos voisins au pays si plat. C’est pas de leur faute non plus s’ils sont comme ça, il ne faut tout de même pas oublier que chez eux, tous les jours, il y a un canal qui se pend quand il ne se perd pas et que leurs uniques mâts de cocagnes n’inspirent quand même pas la gaudriole.

Mais quand même, ce n’est pas parce que 800 000 Flamodurs ont voté pour un gros gaufrier populiste tendance chemise brune que nous devons nous permettre un humour facile qui ne ferait que raviver nos rivalités. Ce n’est pas parce que plus de 45 % de ce charmant peuple vote pour des partis pêle-mêle identitaires, nationalistes, indépendantistes, populistes, racistes et tellement ouvertement que ça en donne des idées noires à défaut de chemises, que nous devons les fustiger sottement. Non, non : il y a quand même 55 % de Flamodurs qui votent pour des partis qui ne cultivent pas tout ce cortège nauséabond de termes en –iste, pas ouvertement en tout cas, et pas tout le temps.

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Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811 

 

Non, il y a encore des démocrates et des humanistes en Flandre. Bart De Wever les appelle les mauvais Flamands. De là à ce qu’il couse des lions jaunes sur leur guenilles de prisonniers, il reste encore, je l’espère, un grand pas de l’oie à franchir.

Ce n’est pas parce que le Grand Historien de Flandres, le leader charismatique de tous ceux à qui il est plus facile de faire avaler des couleuvres qu’un peu de bon sens, s’est fait acclamer tel Jésus Christ entrant à Courtrai alors qu’il bloque à lui seul quasiment la politique belge depuis bientôt 4 ans, qu’il faudrait s’imaginer que derrière quelques excités nationalistes, il y a toute une population militante et bêlante de "echte vlamingen".

Non, pas d’attaques faciles en ce 11 juillet donc. C’est la fête. Nous nous flagellerons, nous, les Francomous pour notre arrogance, notre paresse d’assistés immobiles, profiteurs, trop stupides pour apprendre le Néerlandais, que dis-je notre fainéantise flemmardière et prompte au hamac que nous reprochent avec tant de sollicitude amicale et amitieuse nos amis Flamodurs. Nous n’y verrons pas la haine ou la xénophobie que des esprits chagrins veulent y mettre mais plutôt les conseils avisés d’un père, sévère mais juste, à son enfant encore insouciant et immature.

Et non, nous ne dirons pas que si ces propos étaient adressés à une autre minorité ethnique que la bande de gros mous avachis que nous sommes, la voie des tribunaux serait plus ouverte qu’une autoroute teutonne à un défilé de panzers. Le fâcheux est tellement procédurier.

Non, nous ne ferons pas de procès d’intention à ce fier peuple martyr d’une Francomollie impérialiste et arrogante.

Mais que fêtent-donc les Flamodurs en ce 11 juillet ? Comme tous les peuples tout hérissés de gloriole nationale et de patriotisme flamboyant, ils fêtent une boucherie.

L’homme est un carnivore et parfois un loup pour lui-même. Comme déjà décrit ici, les Francomous, eux, font ça ensemble le 27 septembre. Eux aussi fêtent le déroulement d’une boucherie, mais une toute petite, même pas rigolote. Et en plus, si vous interrogez un Francomou sur les raisons de sa bouffée festive du 27 septembre, aucun ne pourra vous répondre. Bien plus, si vous trouvez un seul Francomou faisant la fête le jour de sa fête, vous serez fort aise. Parce que le jour de la fête de la Communauté Française, les paresseux Francomous travaillent.

Cependant, nos amis Flamodurs n’ont pas choisi n’importe quel événement sanglant. Ils ont choisi une tuerie toute décatie et policée par les siècles des siècles, amen. La bataille des Eperons d’Or en 1302.

Personnellement, je me verrais bien changer le motif, obscur, des fêtes de Wallonie ou celui, tout aussi flou, des Fêtes de la communauté molle. On choisirait la défaite (momentanée) des troupes de Jules par Ambiorix et ses Eburons. Ca aurait de la gueule non ? Et ce serait à peine plus moisi que le prétexte Flamodur.

Mais les Flamands eux préfèrent les éperons d’or. A en croire les observateurs peu scrupuleux de rigueur historique, la pauvre Flandre martyrisée commémore là sa victoire (qui se reproduira, n’en doutez pas, ta de rats Francomous) contre l’impérialisme français, pour ne pas dire francophone. Martyr qui perdure encore aujourd’hui.

Imaginez un peu : les 6 millions de Flamands chez qui sont réalisés la majorité des investissements dans les secteurs portuaires, routiers, ferroviaires, dont les ressortissants détiennent tous les postes de clés de l’état (premier ministre, ministres de l’intérieur, de la défense, de la justice, des affaires étrangères, du budget), la plupart des postes clés à l’armée et dans la police, et dont la situation économique est prétendument la plus belle de l’Univers, ces 6 millions de malheureux sont opprimés chaque jour par les vilains 4 millions de Francophones chômeurs, fraudeurs et arriérés. Un comble tout de même. Imaginez-vous que chaque année une famille Flamande est obligée d’offrir une voiture à chaque famille Francophone. Terrifiant. J’ai actuellement 8 Ferrari dans mon allée, c’est dire comme je profite. La dernière je l’ai même appelée Gerda en l’honneur du sacrifice flamand.

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"A la bataille de Courtrai les Français ont vu que derrière mon dos c'est de mon cul", eau forte de Van Kikooverenderbeek l'Ancien, Primitif Flamand, dépeignant la victoire Du Comte Guy de Weverus, autre primitif flamand,  sur Le Roi Elio le Bel. Musée de la vie Chère, Sofitel de New-York.

Au cours de cette sombre bagarre de Courtrai, les milices flamandes battirent les troupes françaises. Dans cette bataille il y avait tout le cœur saignant et l’âme éplorée des braves flamands qui bossent dur et se lèvent tôt hein, monsieur.

D’une sombre querelle pour des taxes sur des draps de bain, les Flamodurs tirèrent prétexte pour assassiner lâchement dans leur lit au petit matin de félons représentants de la France (hardi résumé des matines Brugeoises). Le roi de France s’en trouva offusqué. Lui, les nobles, les Grands Bourgeois, l’oppresseur Francophone quoi, et oui, tout petits déjà… envahirent la Flandre. Alors les Petites gens qui causaient le Flamand se défendirent et mirent une branlée mémorable aux oppresseurs Francophones au pied des murs de Courtrai. Car les arrogants Franco pas encore mous surestimaient déjà leur puissance et méprisaient les pauvres, pauvres néerlandophones, alors ils foncèrent comme des perdus, s’embourbèrent et furent massacrés sans pitié par une piétaille Flamo déjà dure (tout petits déjà, je vous dis) qui leur piqua leurs éperons d’or.

Depuis, les Francomous bassement rancuniers n’ont de cesse que de spolier, d’arroguer comme des arrogants, de faire rien qu’à éplorer les veuves dépossédées de la Kultuur Flamodure. Et Le Grand Leader Gaufrier d’aboyer les revendications Flamodures et Le Kris Peeters de hurler à la souveraineté du peuple élu, et le menu peuple des kleine mensen qui se lèvent tôt et travaillent dur pour s’offrir de la purée teintée de jus de betterave d’applaudir, de vociférer et d’éructer. Comme une belle bande de cons embrigadés. 

Bon… évidemment si on s’intéresse à l’histoire, les choses sont sans doute un peu moins caricaturales.

Parce qu’évidemment, le fait que cette bataille trouve sa place à la naissance du 14ème siècle, laisse peu de place aux élans patriotiques, linguistiques et romantiques d’un Henri Conscience au 19ème siècle qui comme beaucoup de ses contemporains voyait sottement de la noblesse là où il y en avait très peu.

Parce qu’évidemment, dans les forces en présence, l’appartenance linguistique comptait pour peau de balle.

Cette petite sauterie flamande trouve son origine dans plusieurs rivalités. La rivalité, tout d’abord, entre la Grande Bourgeoisie (pas nécessairement francophone, pas encore) de Bruges, détenant le monopole de l’importation de laine anglaise et des guildes, les métiers de Bruges, qui auraient bien fait affaire directement avec le roi d’Angleterre. Ensuite il y a la rivalité entre ce dernier et les rois de France. Et puis il y a la rivalité toute féodale entre les ambitions d’un Philippe le Bel, suzerain de Flandre et l’ambitieux Guy de Dampierre qui depuis des années essaye de se fabriquer son petit royaume nordique, y incluant notamment Namur. Mais bon, racontez ça à un nationaliste de base et il est perdu.

Que la grande bourgeoisie flamande s’allie au Roi Capétien.

Que des milices namuroises qui devaient aussi peu gouter le François que le Thiois mais plutôt s’exprimer en Wallon, que les Comtes de Dampierre, Namur, de Gueldre, d’Artois présents à la bataille et pas forcément tous dans le même camp, devaient parler selon les occasions le Thiois (ou une de ses formes), le François, le Latin voire le Picard, tout cela, le nationaliste de base s’en tape le popotin à fond de balle.

Qu’à cette époque là, les echte Vlamingen parlaient des langues tellement différentes les unes des autres qu’ils devaient avoir du mal à se comprendre : le Flamand, le Brabançon ou le Limbourgeois, qui correspondaient à de entités politiques différentes, on s’en tape.

Que le François, langue de cour et de littérature n’avait pas encore totalement détrôné dans le cœur des nobles et des grands bourgeois, le Latin et se retrouvait encore dans notre nord en compétition avec une autre grande langue d’Oïl, le Picard, on s’en fout.

Que les boucheries qui s’ensuivirent n’avaient rien à voir avec la Nation, la langue ou tout autre précepte dont les gens de 1300 se moquaient… peu importe aussi. Le bourrin Flamingant lui, il gueule le Vlaams Leuuw comme un con. Et il n’a pas besoin de comprendre, il a juste besoin d’un bouc émissaire, d’une bière, d’un De Wever.

Evidemment aussi, si tout bon Flamodur se souvient avec émotion de la bataille des Eperons d’Or, celle de Mons-en-Pévèle est nettement moins célébrée. C’est qu’en 1304, en assoiffant il est vrai les Flamands (une tactique à retenir ?), Philippe le Bel défait les Flamands et capture le Comte de Flandres, Guy de Dampierre qui mourra à Compiègne dans les geôles du Roi, qui finit par conclure un traité retirant définitivement à la Flandre Lille, Douai et Orchies. La branlée que se prennent les Flamodurs s’efface étrangement de la mémoire des historiens histrions et hérauts de la Grande Cause, tout occupés qu’ils sont de révisionnisme de l’Histoire, des chiffres, de tout ce qui ne leur plait pas en l’état.

Mais peu importe, ça c’est le remake historique. Les Flamodurs préfèrent la version remasterisée par Bul Kaisson, genre Taxi 8 : un taxi pour que j’te broute.

Heureusement, dès le 19ème siècle, les méchants Francomous (n’ayons pas peur des amalgames mes preux : les Wallons oui !) tenant sous leur joug spoliateur et français les rennes du Père Noël et les rênes de la Belgique, où ils mirent d’ailleurs une reine d’origine française, nos pauvres Flamodurs qui ne sont encore que des Flamoutchs se durcissent de tout partout, bandant dur l’arc de leur liberté farouche. Ils se souviennent émus de leurs ascendants brandissant, vengeurs et assassins sur la racaille française, le Lion rugissant des Flandres qui projète son ombre salvatrice sur la marée de l’usurpateur Francomou.

Ils écrivent d’ailleurs à ce propos une jolie chanson, le Vlaams Leeuw, qu’ils aiment à brailler la main sur le cœur quand elle n’est pas brandie vers le ciel, la bave aux lèvres, la rage rutilante en leur œil haineux. Vlaams Leeuw qui comme tant d’autres hymnes patriotiques fleure bon les sillons emplis du sang impur de féroces soldats voulant mugir dans nos compagnes. Jugeons-en en découvrant sa traduction (mais des extraits hein, faut pas déconner):

Ils ne le dompteront pas, le fier Lion de Flandre,

Quoiqu'ils menacent sa liberté par des chaînes et des cris.

Ils ne le dompteront pas, tant qu'un Flamand vivra,

Tant que le Lion pourra griffer, tant qu'il aura des dents.  

(…)

L'ennemi se met en campagne, en s'entourant de mort,

(….)

La lutte a déjà mille ans pour la liberté, le pays et Dieu,

(…)

Malheur à l'insensé, au traître et au faux frère

Qui caressera le Lion afin de l'assassiner.

(…)

La vengeance a sonné, et, las des agaceries,

L'œil en feu, furieux, il saute sur l'ennemi,

Déchire, détruit, écrase, couvert de sang, de vase

Et, triomphant, ricane sur le corps tremblant de l'ennemi.

 

 

 

Sympa non ? Y a pas à dire c’est un cri poignant de fraternité. Et au cas où, l'ennemi, c'est nous hein, les gars... 

Hé, ça en jette, tas de pleutres gauchistes. Autre chose que votre petite gayolle là… Et moi, ça me fait tout chose de me dire qu’en chantant cet hymne à l’amour et à la joie ce 11 juillet 2011, c’est un peu à moi, le rat francophone et à mes enfants que les plus excités de ces farouches défenseurs de Vondel pensent.

Ca fait chaud au cœur et froid dans le dos. Mais ne généralisons pas, tous les Flamodurs ne hurleront pas cet hymne à l’amour aujourd’hui. Noooonnn. C'est sûr il reste des gentils. Des mauvais Flamodurs comme les appelle Bart...

Dans une belle unanimité, nos politiques francomous en appellent à la raison, à l’amour, à la fraternité. Notez, cela fait quasi 400 jours que les politiques francophones négocient avec un parti (la NVA) qui déclare ceci depuis sa création :

« Sur le plan politique, la N-VA milite en faveur d’une république flamande, état membre d'une Confédération européenne démocratique. C’est la conviction profonde de notre parti que la meilleure manière de répondre aux défis du 21ième siècle est de disposer de communautés fortes d’une part, et d’une coopération internationale bien développée d'autre part. Le niveau gouvernemental belge se dissoudra entre ces deux niveaux, lui pour qui les principes de bonne gouvernance semblent d’ores et déjà hors de portée. »

 

Simple à lire, traduit gentiment en français, sans se cacher ni rien. Il n’y a qu’a lire on vous dit, le sympathique site de la NVA :

http://www.n-va.be/fran%C3%A7ais

Il n’y a qu’à écouter les déclarations du sympathique chef louveteau Vic Van Aelst ou encore simplement de songer aux prises de position de ce gentil parti comme un autre lorsqu’il s’agit d’immigration ou d’amnistie des collabos de 40-45.

Non, il ne faut pas s'alarmer. Pas quand en cherchant "Vlaamse leeuw" sur you tube, on tombe sur ça :  

 

Et après, on se demandera si notre beau petit pays a encore un avenir…

Cependant, il ne faut pas être négatif et sombrer dans les mêmes travers que les excités d’en face.

Sachons reconnaitre un gentil flamand d’un nationaliste. Sachons dire notre amour à nos voisins du nord !

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Source : http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=625811 

 

Je vous enjoins (même si l’air de rien, le mois de juillet tire un peu vers son milieu), en ce jour de liasses Flamodures versées aux francomous, de liesse Flamodure je veux dire, à donner un geste d’amour à un de nos voisins nordistes, chers sudistes.

Un geste qui servira à la fois de preuve de fraternité et de test. Allez de par les rues et les avenues de Bruxelles, de la vlaamse kust ou des campings de La Roche. Avisez un Flamodur déambulant, peu importe sa dégaine.

Choisissez une blonde accorte à forte poitrine, une brunette au sein menu et à la croupe altière, un barbu avachi et ventripotent, un fier bellâtre digne d’une pub pour dosette de café, faites selon vos goûts et tendres inclinaisons intimes, mais chopez-vous un ou une flamoutch. Criez-lui, non pas Aline pour qu’elle revienne, mais votre amour et votre envie de fraternité humaine :

Lancez lui un vibrant "Ik Hou van je, mijn broer" (ou mijn zus, ne vous trompez pas, ce serait mal pris). Et ensuite embrassez votre Flamoutch goulûment sur la bouche, si possible avec la langue. Si vous vous prenez une tarte dans la gueule, alors c’est sûr, vous avez à faire à un séparatiste.

J’espère avoir comblé vos envies populistes avec cette fresque Napoléonienne de la Geste Flamodure des étrons d’or, ayant dépeint l’épopée héroïque des hordes boueuses et veules de Thiois qui massacrèrent gaiement les Fransquillons de manière à la fois lyrique et primesautière, avec la fidélité d’un David pour son Empereur (bien que certaines sources historiques montrent un David entaché de collusions avec l’ennemi Britton puisque David, John l’attend pour les vacances, n’ayant pas changé d’adresse et à sauts d’homme veut tenir ses promesses.)

Jeudi, nous aborderons ensemble l’étude des raisons qui poussent nos voisins d’outre-Quiévrain à faire la fête un 14 juillet, quelle idée, et à célébrer une révolution, qui n’a jamais éliminé, ni la misère, ni l’exploitation, ta ta taaaaa et nous aborderons toute la symbolique Freudienne qu’il y a dans le fait que ce n’est pas l’homme qui prend sa mère, mais ta mère qui prend le home.

En vous remerciant de votre inattention et en espérant ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas, je vous conchie tous peu élégamment.

 

Bonsoir.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 14:33

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L’été commençant, je vois le nombre de mes lecteurs quotidiens fondre comme neige au soleil. Et c’est tant mieux ! Profitez bien de vos vacances les gars, où que vous soyez.

J’en profite pour vous signalez que si vous récoltez pendant vos vacances des anecdotes amusantes, des situations ubuesques, de consternantes manifestations de l’incommensurable légèreté de la condition humaine, voire des preuves que Dieu picole (peut-être de la Leffe, bande de Boyards), je suis preneur. Un petit message sur mon blog ou ma page FB et le tour est joué.

 

Mais si les lecteurs prennent des vacances, moi aussi. Et donc cet été, le rythme de publication sera plus espacé. Pas que ça à fiche non plus… non mais. Bien sûr vous verrez en direct différé la suite du concours de l’Eurovision, avec notamment une magnifique prestation scénique des bacs ail pisse. Nous serons en direct des grandes célébrations nationales. Nous prendrons le pastis à défaut de la Bastille.

Cependant, je vous prie d’ores et déjà d’excuser un rythme de publication moins soutenu. Je vous promets une rentrée plus que salée. Enfin, si je suis toujours en Belgique… J’ai comme des envies d’envol définitif.

D’autant plus lorsque j’entends ce matin Didier Reynders, l’ex-président du mouvement réformateur (sorte de parti libéral plein de transfuges et d’opportunistes pour nos amis français) à la radio publique tenir à peu près ce langage (et bien qu’en son bec il n’y eut aucun fromage, enfin je dis ça mais à la radio, on voit pas bien les images évidemment) :

"J’espère bien qu’on aura un gouvernement un de ces 4. Pour la rentrée parlementaire ce serait chouette… parce que je ne vois pas d’autres solutions. Et si on n’a toujours pas d’accord et donc pas de gouvernement ? Ah ben ça…

Il y aura deux solutions : Les élections. Mais on est contre, on ne voit pas trop à quoi ça sert les élections au MR. Ou alors on donne de vrais pouvoir au vieux gouvernement tout pourri pour qu’il vote le budget 2012."

Quand j’entends ça évidemment, j’ai envie de prendre des vacances et de ne plus revenir. Guatémaltèque c’est chouette comme nationalité ? Comme dirait l’autre, grattez moi l’TEC, peut-être que ça le fera bouger.

 

Et donc DJ Didier, lui, il pense que les élections en Belgique, on peut s’en passer. On peut continuer avec le vieux gouvernement. Dites-moi, DJ Didier… vous vous êtes mal exprimé hein ? Vous le pensez pas ça… parce que sinon, si au cas que… jusqu’à quand vous pensez qu’on peut se passer d’élections, et rester avec un vieux gouvernement tout pourri pas sorti des urnes ? 1 an, 10 ans ? Plus ? Vous comptez installer un couvre-feu en même temps ? Monsieur Didjé, aimez-vous le camping ? Non, je dis ça parce que je pense subitement à un mec comme ça avec des beaux chapeaux et de chouettes lunettes de soleil…

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Ah désolé, je m'a trompu de photo... je remets la bonne, mais avouez que la ressemblance est troublante :

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Sinon, au rayon "sauteries estivales", nous avons, bien entendu "l’affaire DSK" ou DSK et sa grosse affaire, comme on veut. De "DSK trempe dans une grosse affaire sordide" à "DSK sort sa grosse affaire pour la tremper, c’est sordide", il n’y a qu’un ravin que je n’oserais sauter.

Ouah ! Les feux de l’amour à côté, c’est une soirée de prière et de contemplation dans un couvent de Carmélites. C’est un puits inépuisable d’humour et de bons mots ce truc. Djou ! Voilà t’y pas que les sombres agissements d’une soubrette pas claire (travaillait-elle au noir ?) blanchissent DSK. Ah ben zut alors si votre soubrette lave plus blanc que blanc, je vous en échange deux barillets contre un baril White. My first, my last, my everything.

 

Mais attention hein ! L’essentiel reste la déontologie journalistique, le souci de l’info vérifiée et pertinente. Finalement qu’il ait couché, payé, violé… ou pas est secondaire. L’important est évidemment, "reviendra-t-il dans la course présidentielle pour 2012" ? L’Elysée fait déjà un appel d’offre pour renouveler le stock de cigares. Il paraitrait qu’ils ont trouvé un bon fournisseur aux USA, à Santa Monica. Mais ne soyons pas mauvaises langues…

Pertinence de l’info. Si vous en doutiez, lisez-donc cet article signé RTBF…

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_affaire-dsk-la-pression-s-accentue-sur-l-accusatrice?id=6398603

Où on apprend entre autres que :

"Une fois revenus dans leur maison de TriBeCa, ils ont reçu la visite du couple avec qui ils avaient dîné la veille dans un restaurant italien."

J’espère que je vais dormir cette nuit en sachant cela… C’est qu’on ne sait même pas s’ils ont partouzer après. Partouze ça prend une ou deux c…

209 (2)Ah que c'est bon la liberté des vacances ! 

 

Heureusement, cet été, maintenant que les footeux font dodo panier, ils vont nous lâcher la grappe avec le sport à la télé. Bien sûr, il y a le tour de France des officines et des dealers officiels, mais le Tour de France, c’est pas du sport, c’est un feuilleton judiciaire. 24 heures chrono par équipe. Fort Boyards.

Philippe Gilbert a gagné. Certes. Mais il court pour OMEGA PHARMA ! Et quand on veut être l’alpha avec OMEGA, il reste la pharma.

Alleeeez, je suis mauvaise langue. Tous les coureurs du Tour ne sont pas positifs… Il y en a qui voient la seringue à moitié vide. Non, je déconne, les coureurs ne trempent pas tous dans des affaires de dopage, non, juste tous les gagnants du tour depuis 1997 au moins, ou bien depuis que les contrôles sont performants, c’est selon.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/sport/20110703.OBS6345/100-des-vainqueurs-du-tour-convaincus-ou-soupconnes-de-dopage.html

P9100132Les cyclistes c'est comme les conducteurs ivres : quand l'haleine est positive, on te les retourne pour les mettre au frais. 

Non, vraiment, je suis cynique. N’empêche que Jean-Luc Delarue (encore lui, il va finir par péter un joint de culasse, par cracker quoi) a immédiatement rejoint la caravane du Tour avec la sienne dès son départ de Verviers, où sa tournée l'avait conduit pour son dernier joint le premier juin. C’est un signe qui ne trompe pas. Pour le maillot jaune, suivez la ligne blanche.

Mais chaque année, les mecs regardent ce truc à la télé. Puis quand éclatent les affaires, ils crient "tous pourris". Mais pas de souci, l’année d’après, ils ont tout oublié. M’enfin vous n’avez toujours pas intégré les principes de la branlocouillométrie ?

 

Et cet après-midi, Elio Di Rupo remet sa note au roi…

Je vous dis qu’on n’a pas fini de rire cet été…

Mais si la Gelbique éclate, il nous restera son âme… délectez-vous ! Et n’oubliez jamais, si des fois à la rentrée le pays avait fini son évaporation estivale caniculaire :

La Belgique est un plaisir et doit le rester !

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 10:14

Mesdames et messieurs, chers auditeurs, chères auditrices, nous sommes de retour en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, pour la suite de cette retransmission en Eurovision. Tout va bien Jean-Pierre, remis de la flambée intello de Francis ? Vos neurones tiennent le coup ?

-Va chier, Bozo !

-Elégant en diable, Jipé…

-Mais j’y pige rien à ses feintes grecques avec ses typhons, ses borées et ses Parthénons, jeunesse.

-Ah Jean-Pierre, ce fut pourtant une prestation homérique

-Ah oui OK, je pige maintenant. Homérique. Rapport aux Simpsons, tout ça ?

-Mais non crétin, Homère, l’Illiade, la mythologie Grecque, l’Odyssée, Ulysse…

-Ah, là, je pige :  Je suis Nono, le petit Robot… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn.

-Irrécupérable Jipé, bon pour le privé !

 Img0008 e7a En Islande, même en été, le fond de l'air est un peu frais...

-Je vous interromps Jean-Edern. Car pendant que vous discutez avec votre pote, Lady Glagla nous annonce le prochain candidat, pour la Moldavie.

-Tout à fait Francis. Voici maintenant le candidat Moldave. Sopranal.

-Moldave ? Mais je croyais qu’il venait du côté de Charleroi.

-Et alors, c’est pas en Moldavie Charleroi ?

-Ce doit bien être à l’Est de quelque chose en tout cas, mais pas à l’est d’Eden.

-M’en fout de votre Charleroi, Jean-Margoulin, c’est pas une ville ça Charleroi. Faut du passé et du sang versé, une âme polie à la meule de l’Histoire avec une grande Hache. Vous voulez de la ville ? Lîdge ! Asse veyou l’torê ? Esse-ti bê ?

-Tu m’étonnes John, saleté principautaire va ! C’est bien les Liégeois ça !

-Vous n’êtes pas d’origine liégeoise Jipé ?

-Je… non. Non non non. Ces Lîdgeux, centres de la Belgique avec leur Wallon, leur accent et leur histoire millénaire, ils me gonflent. Si ça ne tenait qu’à moi, on rebrulerait la ville tiens.

-Tiens à ce propos, Francis, vous pourriez nous faire un rappel historique ?

- Je ne sais plus qui a incendié Liège en 1465. Charles le Téméraire ou Charles Michel ? A moins que ce ne soit son père, Louis le Pieux, un homme tiré du bois dont faisait cent palettes. Le Pieux… comme dirait Charles Picqué, il est temps qu’on clôture, les limites sont dépassées.

-Bon, Sopranal, les amis. Ca relèvera le niveau. Sopranal qui pousse un cri d’amour émouvant et poétique : «J’ quette Jocelyne », Sopranal.

 

 

-Hé ben vous voyez, hein Jean-Claudine, quand je vous disais, à propos de Charleroi. Tous pourris !

-Francis… Poujadissss, sont des mots qui vont si bien ensemble.

-Hautain boudin sont des saucisses qui…

-Bon les enfants fin de la partie ! Francis : Liège question magouille politique, c’est pas clair, clair non plus hein… Parait même que le glaive de la justice, tout Seraing qu’il était, s’est Flémalle en tenant le sceau des lois par son Ans… C’est dire…

-Tous pourris de toute façon, j’vous dis Jean-André. Tous partout. En Belgique, en Allemagne, en Grèce, en Italie, en France…

-Francis, c’est plus du poujadisme là, c’est de la banalité. C’est pas pire, c’est juste plus con.

-Poujadisme ? MAM, DSK, TRON ? C’est des titres de jeux vidéos ?

-Ah oui ! Ce scandale avec le ministre Tron en France.

-Minestrone, Serge ? C’est pas plutôt Italien ?

-Ah, laissez-nous avec vos billevesées, Jean-Modeste, cette histoire sans queue ni tête d’homme tronc qui prenait son pied avec des panards me casse les couilles. J’en ai plein les fesses. Surtout que le gars a beau jouer les fiers à bras, il n’a pas les épaules assez larges que pour ne pas se casser l’échine.

-Vous pensez qu’on s’échine à l’épier ?

-Dites-donc, vous n’essaieriez pas de contrepéter Jean-Richard ?

-Pas du tout, tournez-le dans tous les sens, c’est à deux doigt de la contrepèterie mais deux doigts qui font toute la différence. Enfin... quoique.  

-Mouais… Enfin, cette affaire Tron toute étrange ne mériterait pas de marche blanche même pour un cas de podophilie saisi sur la tranche. Etrange cas d'étron car si j’ai déjà entendu parler d’estomac dans les talons je n’avais jamais ouï telle affaire de libido dans le talon, Jean-Achille.

-Ben, lui aussi on se demande s’il a zouï, hein Agnès ?.

-Si je puis me permettre, D’intervenir à l’aulne de...

-Allez-y Serge, dites quelque chose d’intelligent.

-Cette histoire me rappelle le livre passionnant de la romancière belge Amélie Poulain : Mieux vaut avoir l’étalon dans l’estomac que l’estomac dans les talons : réhabilitons les boucheries chevalines !

P8140249

En parlant de boucherie chevaline, j'me découperais bien un morceau de selle dans le gras mois. Ou alors un bon cheval melba. Henni soit qui mal y pense mais cheval dire à ma mère que tu as triché pendant la croupe du monde. 

-C’est pas du jeu Serge ! On avait dit intelligent ! Meeeeeerde. Jument fout de vos jeux de mots ! Mais heureusement, le prochain candidat arrive déjà et c’est du lourd. Du très lourd. De l’heavy merdal authentique de chez OTAN tique pour lequel je vous prierai de laisser vos commentaires à 5 balles au vestiaire. C’est la Suisse qui nous arrive. Et là respect. Vous allez voir qu’après ça, la seul commentaire qui convienne c’est le silence. Nous allons écouter la Suisse et ensuite une page de pub.

-C’est Lady Glagla en personne qui nous l’annonce, Jean-Blaise. Un groupe qui nous sert un rock musclé et une collaboration exceptionnelle entre des artistes majuscules.

-Oui, des majuscules qui avancent et qui reculent si bien qu’à la fin c’est nous qui nous retrouvons entubés.

-Je conseille cependant aux lecteurs de s'accrocher à leurs neurones, parce que là, ça va tondre des triangles de pelouse.

-Quel humour rase-mottes Francis ! 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:13

 

 P9100129

8 minutes. Juste 8 minutes. C’est le temps qu’a duré la grêle hier soir. Des grêlons énormes. La chaleur étouffante et puis tout à coup le vent, violent et froid, se lève. En quelques minutes, la pluie se met à tomber à grosses gouttes glacées. Le temps de rentrer et c’est le déluge. Et là impuissant, vous assistez à l’apocalypse.

Depuis le mois de mars, je m’échine au jardin. Pour la première fois en 6 ans, j’étais arrivé plus ou moins au résultat attendu : des massifs de fleurs sauvages, des dizaines de coloris, de feuillages, de « textures » différentes. Puis il y avait le potager évidemment. Bien sûr ce n’est pas mon gagne pain. Mais quand même, il fournit tous nos légumes entre le mois de juillet et celui de février par l’intermédiaire du congélateur.

Ce n’est pas mon gagne pain mais aujourd’hui, je ne peux m’empêcher de penser aux agriculteurs, aux viticulteurs qui subissent ça, eux qui en vivent, eux qui en remplissent leur assiette. Et qui voient tous leurs efforts d’une année vaporisés par un quart d’heure de grêle ou dix minutes de tornade dévastatrice.

Et face à eux, je pense à tous ces bobos et ces nantis, ces donneurs de leçon qui, dans le domaine du vin surtout, se permettent de prendre ces gens de la terre de haut, voire, pourquoi pas, les cons ça ose tout, de leur donner des conseils culturaux. Pro-bio, anti-bio, pro-nature, morpions collés aux parties du terroir, amateurs de risotto… Venez pas me poncer les burettes aujourd’hui, je suis pas d’humeur.

8 minutes. Et ces gros bouts de glace qui explosent contre la vitre de mon salon. Tout à coup de l’eau s’engouffre dans mon rez-de-chaussée et dans la cave, venue on ne sait pas trop d’où. Il faut écoper. Hé, vous saviez qu'une bouteille de vin, même à plus de trente euros, ça flotte pas ! Heureusement que l'eau arrive, parce que collé à ma fenêtre, les bras ballant, impuissant, j’enrageais. Trois mois de sueur : le matin avant d’aller bosser, souvent dès 5 heures. Le soir après le boulot, arroser comme un perdu avec cette foutue sécheresse, lutter contre les limaces quand il pleuvait. Le week-end. Le dimanche, grasse matinée : je me lève à 6 heures. Alors OK, en même temps, il y a le blog et tout. Mais n’empêche. Combien de fois serais-je bien rester sous les couvertures ? Combien de fois aurais-je pu jouer avec mes enfants au lieu d’aller biner, d’aller semer, d’aller finir mes tomates parce qu’on annonçait du vent, d’aller buter mes patates. Combien de fois ai-je envoyer ma femme sur les roses ? Et le mal de dos, les insolations, les courbatures, les heures, l’argent dépensé. Du travail tous les jours depuis mars. Des dizaines d’heures de labeur. Huit minutes pour tout détruire. Tout ? Aucune idée, je suis coincé comme un con à écoper.

Bien sûr, il y a les avantages : l’odeur de la terre en avril, quand elle se réchauffe, qu’elle devient amoureuse. A l’aurore, parfois tu t’arrêtes et tu t’appuies sur ta bêche. Tu es seul avec le joyeux tintamarre printanier des oiseaux, tu savoures l’air frais, tu caresses la rosée, tu t’amuses de petits papillons de brume qui volètent autour des troncs.

Les soirs de moiteur orange et rose, il y a les papillons et les hannetons partout autour de toi. Et alors que tu ranges tes outils, pensant à l’ambrée fraiche et mousseuse qui t’attend sur la terrasse, les lucioles et les chauve-souris sortent de leurs repaires de jolis petits vampires.

P4190078 

Il y a la joie de voir les feuilles puis les jeunes fruits. De se dire que cette année promet d’être magnifique. La joie de voir des plantes saines, vigoureuses et pourtant exemptes de tout phytosanitaire.

Il y a les légumes frais, saveur incomparable, que tu vas cueillir pour les cuire immédiatement. Ces tians délicieux, ces gratins d’aubergine, la moussaka de septembre, les pois sucrés que tu manges à même la cosse. Vous mangez quoi les enfants ce midi ? Du concombre ? OK, tu vas m’en cueillir un mon chou ?

Huit minutes… pour tout foutre en l’air. Sans espoir de retour, je suppose, pour certains légumes : trop tard pour semer. Trop de fierté pour aller acheter des plants en jardinerie.

Et moi, ce n’est pas mon gagne-pain. Mais comme tous ceux qui vivent, même un peu, de la terre, je suis à la merci des sautes d’humeur de notre charmante mère Nature que d’aucuns voudraient porter au pinacle de la bienveillance. Mais la Nature n’existe pas, c’est juste une collection d’animaux et de plantes qui vivent ensembles. A cela s’ajoute le climat, une machine aveugle, sans âme, sans cœur qui se fout comme de sa première culotte de nos agissements de nains de jardin.

Cette nature que chaque année, je trouve, nous prenons un peu plus de plein fouet dans la gueule. Mais, allez, on est un peu beaucoup responsables non ?

Huit minutes suffisent. Et puis parmi les internautes du vin, tu as encore des môôssieurs pas avares de conseils suite à leur dernière hardie dégustation, wouah les risques qu’ils prennent dis-donc. Sur les marchés tu as encore des peïs pour dire :

-Je m’en doute que vous respectez l’environnement monsieur mais vous n’êtes pas bio.

-Oui mais vous les avez goûtées mes fraises, vous les avez visitées mes serres, vous avez vu mes petites guêpes qui bouffent les pucerons ?

-Certes mais vous n’êtes pas bio. Certifiez-vous et on en reparlera.

Huit minutes. Et puis, dans le noir, tu vas quand même voir les dégâts. Tu t’accroches aux bonnes nouvelles : la serre semble ne rien avoir. Tu t’arrêtes devant le reste incrédule. A la place de tes superbes plants de patates, il y a une espèce de hachis de tiges jetées sans respect dans le fond des butes. En tâtonnant dans le noir, tu trouves des espèces de dentelles là où il y avait quelques heures avant des plants de courgettes.

Alors tu arrêtes. Demain sera un autre jour. Il sera toujours temps de voir ce que sont ces grandes tiges brisées. Il sera toujours temps, si la pluie cesse un jour. Si le soleil revient un jour.

Et alors, on se lèvera à l’aube, on chaussera ses bottes et on recommencera tiens…

 P6220002

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 06:43

035 (2)

 Attention, voici de l'humour qui cocotte et qui en plus ne présente rien de n'oeuf.

- Cette prunelle est simplement… Au plus que tu la goûtes au plus qu’elle te goûte ! Et la tarte se marie bien avec. Francis, Vous pouvez m’appeler Jean-ce que vous voulez, je vous z’aime !

-Je me demandais juste, Jean-Juste… Marcel Amon, c’était pas une divinité sur l’île de Ré ?

-Ah oui Marcel Amont, rapport au chapeau de Mireille, aux vents, à Eole, tout ça. Très fin Francis, mais je doute que nos auditeurs pigent.

-Pourtant Jean-Hippocrate, la Grèce antique, qui rappelons-le doit être changée parce que c’est cancérigène et pas bon pour la santé en plus, regorge de divinités éoliennes.

-Hé bé… et pourtant ces gens là n’avaient pas l’électricité.

-Tout à fait. Ils avaient déjà des champions d’athlétisme plus rapides que le vent, les frères Borée. Modernes en plus les Grecs en tic. Ils utilisaient déjà l’Euros. Mais pas pour payer, juste pour mettre dans les chansons de Jacques Brel quand il chantait en grec : Avec l’Euros, écoutez-le vouloir, le pays ruiné qui est le mien. (1)

-Si je puis me permettre Francis, vous commencez à me faire caguer avec votre culture là. Tiens prends celle-là : Quand ça sent le soufre en enfer, satan pète. Et si ça continue, il va Hécatonchire è Mouss !

-Bon Francis, Serge, on perd des auditeurs là, si on se cantonnait au « Ris basique ». Du bon caca pipi des familles ? Et donc sans transition, nous allons écouter maintenant la deuxième prestation de Mister Methane, en tant que candidat de la Suisse, avec le très poétique « Wind of change ». Un commentaire Jean-Pierre ?

-Non je pensais juste à l’artiste suivant qui va devoir récupérer le micro. Au fait de quel signe zodiacal tient ce monsieur ? Je penche pour Verseau ascendant Zéphyr.

-Je crois plus simplement qu’il est du signe du Scorpion, Jean-Pierre, ça me semble logique.

-Wind of change Jean-Olivier, qui est le nouvel hymne national du MR. Avec des paroles poignantes :

« Girouette, gentille girouette, girouette, je te chevaucherai ».

-Ah bon, moi je croyais que c’était tu veux ou tu veux pas ?

-Comment ça ?

-Ben oui, une fois on se fait une bouffe dans un resto chic, la fois d’après on ne veut plus négocier avec la N-VA, trois mois plus tard, on rêve de têtes à têtes avec Bart sous la couette en foutant des miettes de gaufre tout partout dans les draps bleus froissés, tout ça pendant qu’Olivier Maingain gueule partout que la N-VA c’est des fachos… Je m’excuse, mais le mouvement réformateur ça fait désordre. Limite Muppet Show, mais avec les rideaux en bleu si vous voulez.

-Certes mais revenons à notre chevalier du Foehn, avec Wind of change. Envolons nous sur les ailes de la légèreté.

Chocking It isn't ? Mais que fait-on du micro après ?

-Je dois dire qu’il m’a roulé dans la farine l’animal. Prions pour qu’heureux, il fêle Jacob. Un numéro tonitruant.

-Oui Jean-Louis, Tony le truand qui était un des parrains de la mafia des déchets à Palerme et qui lui aussi faisait dans le méthane. Et par ailleurs, comme on dit dans ch’nord « Mé ta nanorak, y drache ! ». Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn…

-N’empêche Jean-Pierre : ce n’est pas parce qu’on veut rester dans les annales qu’il faut l’avoir dans le cul. Pourtant je crois que nous avons une bonne tête de gagnant devant nous : la chorégraphie, le costume ringard avec des couleurs criardes et questions étincelles, on peut dire que ça pète des flammes.

-Je dirais même plus Jean-Philémon, les Pays-Bas ont mis la barre très haut. Une barre tellement haut qu’ils vont se mettre à faire des pubs pour Pizza Hut, si ça continue.

-Aaaahh, Francis, n’évoquez pas Tia, elle me botte.

-Non Jean-Epicure, je préfèrerais évoquer ces paroles définitives autant que consternantes du philosophe Pascal Mouton « Quand le gaz part, Melchior bat l’ bazar »

-C’est qui melchior ? Un roitelet ?

-Mais non ce n’est pas Melchior Roitelet, c’est un faux mage de Hollande qui avait un numéro de tulipes notiseurs.

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OTAN en emporte le vent du désert. Le bombardement de Tripoli. Au centre on distingue bien Kadhafi, tandis que les rebelles passent à l'action. Bien tapie dans l'ombre avec son casque (presqu'un parachute) doré Christine Lagarde qui meurt mais ne se rend pas. Et bien sûr la présence de Nicolas Sarkozy (le playmobil de droite) pose question quant aux agissements de la France et de ses féroces soldats.

-A propos de petomane, connaissez vous l’humoriste Vincent Lagaf’ qui officie sur TF1 Jean-Louis ?

-Boarf vous savez, moi les chaines privées, ce n’est pas comme vous hein Jean-Pierre, je n’en rêve pas la nuit… Mais Lagaf’ c’est le tondu qui anime des jeux ?

-C’est ça. Vous savez pourquoi Lagaf’ est chauve ?

-Non, mais je m’en fous.

-Parce qu’il a joué dans Spiderman et que l’araignée a pété !

-Ah… et ?

-Et ? L’araignée a pété et le gaz tond Lagaf’… Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Elle est bonne non ? Gaston Lagaffe !

-Jean-Patachon, je suis sidéré. Ce type, c’est carrément Fantasio chez les ploucs.

-Francis, je crois que j’ai besoin d’une larme de prunelle.

-Volontiers mon bon Louis-Jeanne, c’est un calmant en plus.

-Sur ces paroles consternantes de notre ami Jean-Pierre, nous nous quittons encore une fois pour un peu de réclame poussive et vulgaire, bien plus qu'un malheureux petomane.

 

(1). Le lecteur voudra bien me pardonner cette parenthèse d’humour intello mais bon faut bien faire le yeux doux à la Communauté Française, ils vont peut-être me subsidier. Et puis ça me donne bonne conscience après les tonnes de caca pipi déversées ici. Une vraie manif d'agriculteurs. Et donc chez les Grecs, si tu vas t’y faire voir, tu verras Borée, le vent du Nord, Euros le vent d’Est et les Hécatonchires, les tempêtes.

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Published by le rustre - dans Chroniques rustiques
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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:13

-Délicieuse cette petite prunelle, Francis… Elle me donne des idées de jeux de mots dégueulasses et…Oups, antenne.

-Et nous nous retrouvons en direct de Hunserkfundjrupdropgrotekeu, Jean-Louis Lahaye, Francis Ballast, Jean-Pierre Hautain et Serge le Lama pour ce concours eurovision des grosses klettes. Et justement voici le deuxième candidat. Représentant l’Angleterre, il part parmi les favoris, Jean-Pierre.

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Plus que les petits pois écossais et sans paraître avoir la gale, je préfère la panse de mouton farcie. Il ne faut pas confondre les perfides albiques qui farcissent des moutons et les fidèles de la légion qui farcissent des biques.

 

-Je crois qu’on peut le dire Jean-Louis. Plus encore qu’avec Natacha Tenfeu…

-Hé ! entre deux coups de prunelle, laissez moi vous dire…

-Oui Francis !

-A propos de Natacha Tenfeu…. La pauvre, elle souffre. Natacha a mal !

-Gné ?

-Natacha Hamal, l’actrice….

-Jean-Pierre, on va faire comme si on n’avait rien entendu et on va poursuivre. Lui répondre c’est l’encourager, et il ne faut pas.

Oui…donc… bref, Ou en étais-je ? Ah oui : Un des favoris de cette compétition, ce qui n’est pas difficile Jean-Louis. Vous verrez au cours de nos émissions que tous les condidats sont des favoris potentiels. Z’ont tous une belle tête de vainqueur. Mais ce que nous allons voir maintenant, mes bons amis, sort de tous les sentiers battus. Il s’agit d’une véritable quintessence de l’expression corporelle scénique. On touche même là au fondement de la dialectique gestuelle existentielle Sartrienne. Vous noterez que ce candidat reviendra tout à l’heure comme représentant des Pays-Bas, rapport aux moulins à vent.

-Ah bon ? On peut être candidat pour plusieurs pays ?

-Bien sûr. Cela n’est pas en contradiction avec le principe de l’Eurovision : toutes ces daubes ont tellement peu d’âme que tout est interchangeable, surtout les artistes. Tant qu’ils changent de costume et de pétasses qui dansent, vous savez... 

 P9040297 "Comme un ouragan, le typhon a un peu plié mes tournesols". Marcel Proust et Frédéric Mistral dans "Nick, ton Moulinsart va trop vite".

-Pour ma part les amis, je me méfie de la perfide Albion et de ses présents surtout quand les Brittons s’appellent Timéo ou Dona. Un jour, en Angleterre, une sorcière friande d’hirondelles à la noix de coco me transforma en triton !

-Vous allez mieux on dirait !

-Mieux ? Je suis un lama et vous trouvez que je vais mieux. Moi, j’aurais voulu être un artiste pour pouvoir faire mon numéro, celui de l’équilibriste le seul qui compte et qui consiste à pas tomber. Plutôt que lama j’aurais voulu être lamantin. C’est moins lamentable.

-Serge, votre histoire me rappelle quelque chose, mais quoi ? Voyons, Timéo et Dona… Oui c’est ça ! La déclaration d’Herman Van Rompuy : "les Grecs nous craignent surtout quand on leur fait des cadeaux".

-Un morceau de tarte les amis ?

-Oui Francis. Et le nom de cet artiste ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn. Méthane man, tout un programme. Ecoutons cette œuvre touchante intitulée "One perlouze in my froc".

 

 

-Vous ne mangez plus votre tarte Francis ?

-Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens une singulière baisse de l’appétit, Jean-Pilou.

-Je dois avouer que c’est une œuvre qui décoiffe. Bien que j'eusse préféré qu'il nous interprète "Comme un ouragan"

-Tout à fait Jean-Louis. Et il s’agit également d’une véritable performance physique qui fait souffler un vent de fraicheur sur la musique moderne. Un morceau qui marquera les anales.

-Oui, enfin de fraicheur, Môssieur Hautain, permettez-moi d’en douter. Si c’est de l’aérien, ça vole quand même bas. Et question énergies vertes, je préfère quand même le solar impulse à ce prout qui pulse.

-C’est clair : prout le bruit qui pulse ! Il y a un poème du Titicaca qui commence ainsi "Avec le vent du nord qui vient s'écarteler. Avec le vent du nord, écoutez le Condor passé. Le plateau Andin qui est le mien !"

-C'est beau Serge, c'est beau.

-Mouais, n’empêche… Il faut savoir néanmoins derechef OTAN que fer ce pneu, que dans le civil, Monsieur Méthane alias Hannibal Sphincter le péteur en série, est attaché du cabinet du ministre en charge des énergies renouvelables.

-C’est passionnant ça Francis.

-Et Oui Jean-Ermengarde, surtout quand on sait que ce monsieur a notamment en charge le développement du secteur de la bio-méthanisation et celui des éoliennes, ce qui est tout à fait dans ses cordes alors que lui, joue plutôt d’un instrument à vent.

-Réellement détonnant. On peut dire que ce monsieur a plusieurs cordes à son arc. Mais dites-moi, une question me taraude… Un pétomane ça doit acheter des quotas de CO2 ?

- Wa ha ha hin hin hiiiiiinnnnnn… Votre feinte, elle est éventée. En plus, je crois que le tir à l’arc, ce n’est pas dans ses cordes. Ouaip Guillaume, c’est tel que je vous le dis. Lui c’est plutôt l’instrument à vent. Un vent de gogues qui me coupe une oreille si vous me passez l’expression. Au point de me dégoutter de la trompette et du piston. De l’urticaire Jean-Louis.

-Si vous avez la guitare qui vous démange, grattez un petit peu Jean-Pierre.

-Malgré tout, Jean-Paltoquet, cette faculté d’alimenter les moulins à vent reste pour moi un don qui choque. Il sert vents d’aises celui-là.

-Personnellement, Je trouve qu’il poète plus haut que son cul. J’aime beaucoup sa poésie. C’est le plus fol et le plus magistral de la bande à Eole.

-Frédéric Mistral ?

-Non, Marcel Amont.

- Tiens, Marcel Amont il aval ? Moi j'aurais dis Gérard Lenorman (1)

-Pffff, Francis, avec vos jeux de mots vous me faites pleurer des rivières, alors que tout ce que je veux, c'est revoir ma Normandie. (1)

-Chapeau, Jean-Mireille, je vous félicite pour votre culture générale !

-Une page de pub et nous revenons pour de nouvelles fadaises !

 

(1) J'avoue que pour celle-là, faut soit être régional de l'étape, aimer jouer au ni oui ni non et aimer la cuisine au beurre. Cherchez un peu, merde. Tapez par exemple : http://nrm.wikipedia.org/wiki/Vent

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