Almanach des sots et des malentendus

Jeudi 14 juillet 4 14 /07 /Juil 11:07

 

Très édifiante et fort vénérable encyclopédie

Picrocholine du micro savoir.

 

Par le très estimé

Professeur Nicodème Abélard Leruth de la Motte de la Tichauvent

(Nico le Tich pour les intimes mais il y en a peu)

Très richement illustrée de gravures d’époque.

 

Bibliographie sommaire et pas assommante de l’auteur pour prendre un peu de hauteur.

Né le 31 juin 1925 à Baden-Baden sur Mad, en Lorraine. Décédé mortellement en 1999 à Bora-Bora sur Meuse, toujours en Lorraine et toujours en pleine forme en ce mois de mars 2011, même qu’on est en avril.

Le lecteur lira avec avantage l’ouvrage que l’auteur commis sur sa terre natale : « Un homme frais, beau gars, aimait la Lorraine bancale » 2003. Ed. du touche-pipi.

Professeur ordinaire à la Faculté de Micrométrie hasardeuse de Boulogne-Billancourt.

Professeur extraordinaire à l’Institut Florent Pagny d’Audun-le-Tiche

Détenteur de la chaire Duran-Duran à l’Université Yéwéné-Yéwéné de Baden-Baden et auteur de la Thèse « Boutros-Boutros Gali et le pili-pili à Bora-Bora ».

Docteur Honoris cauda (avec la mention queue honorable) à l’Université Notre-Dame-de-serre-les-genoux-ma-fille de Saint-Pancrace-lès-Biloute. Et auteur de la thèse « Scolastique du haut du Pont du Gard : de l’importance de la longueur de l’élastique. »

Docteur en Herméneutique expiatoire dialectique des solides aux Facultés Notre-Dame de la Vertu relative de Noyelles-en-Gers. Thèse : « Flexibilité ondulatoire de l’appendice caudal bovin dans l’optique d’un diachronisme syntaxique utérin en milieu à queues ».

 

 

 

Coupez leur la tête, ça leur fera les pieds 

Les origines méconnues du 14 juillet, fête nationale des Français.

  

P6150122Variation sur le bleu-blanc-rouge. 

Le 14 juillet, les Français s’abreuvent de bals populaires, de feux d’artifices et de flonflons car ils aiment les airs de bal musette et d’accordéon, pour commémorer une révolution qui n’a jamais éliminé la misère et l’exploitation alors même qu’au fronton de leurs mairies, il ne faudrait tout de même pas oublier qu’il y a écrit Liberté Egalité Fraternité. Je m’excuse d’emblée auprès de Renaud, de Jacques Brel et de Benabar pour l’utilisation éhontée de leurs chansons. Mais ça s’appelle un hommage, alors je peux. Et encore, parlant de révolution Française j’aurais pu évoquer les chansons de Jean-Louis Marat et de Roger Pierre.

Le 14 juillet, les Liégeois aussi font la fête. Parce que d’abord tout est prétexte à la picole chez le Liégeois. Parce qu’ensuite, le Liégeois est tout fier d’avoir pété sa cathédrale en 1789, ouvrant la voie aux célèbres travaux et au non moins célèbre trou qui firent la renommée de leur place et de leur ville pendant des décennies. Sont tout de même cons ceux là. J’eus voulu faire partie des milices de Herve fidèles au Burgonde qui mirent à sac cette ville de Nanesses en 1467.

Mais me direz-vous, jeunes incultes qui me lisez (mon corps velu et viril attire fortement les midinettes de moins de 20 ans et les minets de moins de 50), Cé koi ki fétes pour été PTDR MDR LOL, le 14 jwillés lé francé ?

Et je ne prendrai même pas la peine de vous répondre. Je vous enjoindrai plutôt d’aller rejoindre la plèbe liégeoise sur sa place pour y aller vous échanger quelque seringues. Dégénérés !

Pour le reste de mon lectorat, je suppose que vous connaissez la version officielle de cette histoire de régime, de prise de pastilles et de couperets ? Je vous parle ici de la Révolution Française, cette fantastique cavalcade qui pendant 20 ans fit environ 16000 guillotinés (et encore jusqu’à la fin de la terreur, je ne vous parle pas du petit Corse), des paquets de chouans et de Vendéens morts de par le globe, et qui conduisit les Français sur tous les champs de bataille de l’Europe, les menant à l’envahir cette Europe, plus sûrement qu’une autoroute allemande mène des panzers sur les Champs-Elysées.

A envahir l’Europe, en ce compris notre petit pays, qui du subir la cocarde, le bonnet frigide, la conscription obligatoire, les impôts révolutionnaires, le son de la carmagnole et celui de la guillotine, l’accent déplorable à nos oreilles nordiques de fonctionnaires parisiens obtus et bouchers à la petite semaine, petit pays qui y perdit une superbe cathédrale pour la remplacer par un parvis à drogués et y gagna l’idée imbécile qu’on pourrait un jour et sans dommage psychologiques rattacher sa partie Francophone à une république de grandiveux dont les ressortissants nous cassent les couilles depuis des années avec leurs blagues éculées sur les « petits » Belges.

Cela étant dit en toute cordialité, amis Français dont j’aime tant les contrées vertes et primesautières, plaisantes à l’œil et gouleyantes au gosier. Dieu fit de la France le plus beau pays du monde. Pour compenser, il y mit les Français.

Introduisons donc ici le sujet. Quand je parle de sujet, j’évoque bien sûr la Révolution, pas, par exemple, Marie-Antoinette. Il parait que la pauvre a perdu la tête et je ne fraie pas avec les fous. Ils pourraient reconnaitre en moi une âme sœur. Si pas un hameçon et je déteste les moules.

Revenons à notre révolution.

La France en l’an de graisse 1789.

Le Français moyen n’a plus les moyens, alors il râle. Le gouvernement veut retarder l’âge de la retraite. Les Français sont dans la rue.

Ah non, je vous présente toutes mes confuses, je me suis trompé de dossier. J’ai pris celui que j’utiliserai pour la nécrologie de Sarko.

Or donc, en 1789, les Français crèvent de faim, d’envie ou de rage. Ca dépend de leur état. Pas de leur état de santé, banane, mais de leur position dans la société : noblesse, clergé, les autres. La France connait une crise institutionnelle et financière grave, situation qu’heureusement, nos démocraties modernes basées sur les droits de l’homme ont aboli définitivement.

C’est que c’est le bordel sous Louis XVI (qui n’est pas un arrondissement mais un roi, ô lecteurs jeunes qui avez de la chance que je daigne encore relever votre inconsistance crasse). La loi, ce sont les privilèges. Et les privilèges ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Chose impensable de nos jours.

Que vous fûtes noble, bourgeois, paysan, de Caen ou de Metz ou de Navarre, vous n’aviez ni les mêmes droits ni les mêmes devoirs. Il y avait quand même un droit qui revenait plus souvent que d’autres : celui de fermer sa gueule. Un monarque divin de droit absolu, (rien que ça, question gros cou font jamais les choses à moitié les Français) ça plaisante pas avec ces choses là.

Et voilà que dans une ambiance tendue, les récoltes se font mauvaises, le pain cher, le blackberry hors de prix. La ménagère de moins de 50 ans, à qui on fait appel dès qu’il s’agit de vanter les mérites d’une poudre à lessiver, mais qu’on laisse crever dès qu’il s’agit de faire lever la miche, réclame du pain et du frais s’il-vous-plait.

Les pauvres, décidément, ne changeront jamais. Parlez leur poésie, liberté de presse, philosophie ou quintessence de l’être divin sur le surmoi débilitant, ils n’en auront cure comme disait Robert Smith quand il allait dans son nez. Mais retirez-leur leur abonnement au foot, leur écran plat ou leur cara pils, là, ça te descend massivement dans la rue avec force banderoles et tout le saint Frusquin. Vils mesquins de nécessiteux va… Félonne populace emprunte de veulerie et de pauvreté crasse… Salauds de pauvres ! Quand tu penses que ces gueux-là, à leurs grillades carcinogènes graillonneuses d’été, ils affichent le mauvais goût de siffler des cubis de rosé Leader Price plutôt que d’oser le raffinement d’un Cheval-Blanc ou d’un Haut-Brion de noble facture. Quelle engeance !

Devant l’agitation croissante, bien normale dans le cadre d’une querelle boulangiste, cet enfariné de Louis Ixevéi décrète des élections anticipées pour envisager une réforme de l’état. Il vérifie d’abord qu’aucun député du Tiers-Etat ne s’appelle De Wever, parce qu’il n’a pas envie que sa réforme traine jusqu’au calendres grecques, parce qu’il préfère les voitures françaises.

Les députés se rassemblent et le tiers, qui pourtant vaut plus que le quart de la moitié est spolié et que les nobles et le roi ils font rien qu’à l’embêter, le tiers. En son souvenir, ces abrutis de Liégeois nommèrent même une rue : le Thier à Liège.

Alors, les grands agités qui pensent de la France qui se lève tôt tout en haut décide d’organiser un apéro jus de pommes dans la salle du même nom à Versailles. Ils se pokent via Facebook et par un prompt renfort, ils furent bientôt Saint-Saëns, comme disait Camille : Diderot, Marat des Bois, Mirabelle et Escabeau, ce judas de Lafayette, Jean-Pierre de la Roche Foucaut, Robespierre et Jean-Marc Thibault, Camomille Desmoulins, Albator, Rémy Bricka… enfin Rémy, je ne suis pas sûr. Je me demande s’il n’avait pas un spectacle en province. 

 

253 (2) "Les députés se paument dans le jeu de quille", 1836, eau forte sur écorce de bouleau d’Olafsonduttir Verlaine. Musée de la miche au pain. Ouagadougou.

 

Il y a même Anatole Legrain-Gallet qui, bien que ne devant naître qu’en 1832, voulait absolument voir Napoléon petit, jeune pardon. Mais Napoléon n’était pas encore là, il était dans les Andes à traquer le Cierge Lama à Lima. Et à propos de limer, durant ce séjour, passant au Sofitel de Lima, Napoléon prit la bonne à part pour une question de tringle à rideaux.

Et puis il y a Talleyrand, qui s’était taillé dans les rangs rangés du clergé. Talleyrand dont l’y et le d ainsi qu’un l surnuméraire m’embêtent pour jouer d’une anagramme avec râteliers, auxquels l’homme va tous manger dans les années qui vont suivre. Citons encore dans les députés, les représentants des colonies et des DOM-TOM. Il y a Barrique Obama, qui ne va pas tarder à se faire éjecter à cause de ses tendances violentes, il veut tout casser dans la baraque, et parce qu’il ne songe qu’à se retirer en fin de semaine dans son cottage normand avec son pote Gérard. Yes, week-end, scande-t-il sans cesse.

Très remarqué, il y a aussi Frankie Vincent. On ne le sait que trop peu mais c’est lui qui décide l’assemblée du Tiers dubitative, à agir précocement sans plus tarder. Il se déculotte (ce qui sera à l’origine du surnom des révolutionnaires, les sans-culottes) et montre son énorme zizi à toute la salle. Emerveillé par la vaillance de ce membre plus hardi que Laurel de l’assemblée, tout le monde se tait et écoute :

"Mes amis, cessons de ne rien branler. C’est à la force du poignet que nous investirons le jeu de paume".

Et ainsi fut fait.

Nos députés se rassemblent et dès lors, la France se retrouve dans le bordel pendant 20 ans. Partant de principes généreux mais un peu sots, l’Assemblée Nationale abolit les privilèges seigneuriaux, m’enfin pas trop non plus parce quand même il ne faudrait pas que les pauvres, ils prennent le pouvoir. Alors évidemment, ce serait vachement long à expliquer et je dois me rendre à une assemblée constituante très importante au bistrot avec des potes. Mais on peut résumer les choses par cette admirable ellipse du Père Ubu, qui assis à côté de Lafayette, voulait amuser la galerie : Pourquoi faire la révolution ? Ce n’est jamais que parcourir un grand cercle pour en revenir à son point de départ.

Sauf, Père Ubu, que cette révolution amena de grands changements à la tête de l’état parce que ceux qui y étaient la perdirent. Et plutôt que nobles et raffinées personnes, gardiennes des traditions millénaires de la Vraie France, on vit arriver à la tête du pays vils roturiers, marchands de tapis et autres saletés financières et usurières, qui aujourd’hui encore avec un manque total d’élégance et de charité chrétienne gèrent petitement et mesquinement plus les portefeuille que les hommes.

  

 P4260166

"Marat contre les fraises des bois sauve la petite Charlotte" 1515, Marinade. Peinture à l’huile de friture de Bruno Van Goghol, Musée des canaux perdus, Amsterdam

 

Certes. Mais pourquoi le 14 juillet me direz-vous ? Parce que ce 14 juillet là, à 5 heures du matin exactement, Paris se réveille et se dit dans un formidable élan de gouaille populaire, que sous les pavés, il y a la plage et qu’aujourd’hui est une journée magnifique pour promener des têtes sur des piques.

-Comment ça, déclara Arielle Dombasle, sur des piques ?

-Mais oui, lui répondit Michel Onfray qui avait toujours un avis sur tout. Tu prends une épée ou une hallebarde tu coupes la tête au mec et tu la plantes sur une pique puis tu déambules sur les boulevards et sous l’Arc de Triomphe en gueulant des trucs.

-Oooohhh le pauvre, ça doit faire mal et puis ça doit chatouiller dans le cou d’être au bout d’une pique.

C’est alors que Bernard-Henri les vit et que Dombasle s’exclama "Pierre, mon mari !". C'était le célèbre Pierre Dombasle. 

Les Parisiens vont mettre le feu aux poudres. On connait l’implication de ces fauteurs de troubles professionnels dans l’arrestation de Jésus. On connait moins leur responsabilité écrasante dans l’assassinat de Casimir.

Au début des échauffourées, les Parisiens restent dans les buissons, cherchant à se taillis, avec Bambi et sa mère aux yeux éplorés de biche aux abois, les poils de la touffe que ces animaux-là arborent au cul souillés par la laisse de panique qu’elle avait pondu, fumante et douloureuse aux naseaux des fins palais aux délicates papilles plus habituées aux Arbois qu’aux abois.

Mais bientôt un malheureux concours de circonstances va précipiter les choses. Parmi les manifestants, il y a Casimir, le célèbre monstre orange. Tout le monde l’aime et écoute ses avis. Mais ce jour là, Casimir a le nez bouché, mal à la gorge. Il voudrait prendre ses pastilles et se coucher. Mais enrhumé, cela donne cela…

"Oh guel rhube, je voudrais brendre ma bastille et…"

Il n’a pas le temps de terminer, la foule, bouleversée, lui passe dessus pour aller prendre la Bastille. Pauvre Casimir, tout plat et les tripes à l’air, c’est sûr il aura moins mal à la gorge. Heureusement qu’Arielle était encore là pour le relaver plus blanc qu’orange.

Toute cette journée du 14 juillet, sur les réseaux sociaux du tout Paris qui s’étonne, plus particulièrement sur Twitter, circule le code de ralliement des insurgés :

"Pom-Pom Pom-Pooom Aux longs sanglochons des violons de l’automne, le canari d’oncle Fernand s’est enrhumé".

Et c’est par centaines qu’arrivent les têtes de veaux devant la prison. D’autres têtes aimées des Parisiens se voient, pressées aux barreaux de la sinistre geôle qui donne à Paris grise mine : Francis Lalanne, Cadet Rousselle et Florent Pagny, trio de musiciens et poètes troupiers connus sous le nom de scène de "flying gugusses". Il y a aussi le poète régionaliste Jean-Pierre Pernod-Ricard, Mimie Mathy et Louis la Brocante. Le peuple laisse exploser sa colère.

Le Général De Gaulle qui commande la place hésite à faire tirer dans une foule armée de kalachnikovs, de cocktails Molotov et d’enregistrements vinyles de Gilbert Bécaud.

C’est alors que s’avance Paul Préboist, Boucher-zingueur de son état, qui a un cousin dans la prison. Le cousin s’est rallié à la cause populaire et doit ouvrir les portes du pénitencier lorsque son cousin lui répètera le mot de passe qui circule depuis le matin. Mais Paul Préboist vient de passer une soirée très arrosée dans un camp de nudistes du bois de Boulogne avec son curé, Don Camillo. Il a la mémoire qui flanche, il ne se souvient plus très bien. Et au lieu de commencer par Po-po po pôôô, il fait

-Toc toc toc

-Qui est là ?

-C’est la p’tite Charlotte.

Le cousin refuse d’ouvrir. L’émeute éclate.

Et c’est dans toute la vulgarité ordurière d’une populace abreuvée durant son enfance de sottes images de barricades et de gavroches s’étalant dans le caniveau, la mine encrassée par la poussière de charbon volant dans les assommoirs du ventre de la terre, que le peuple de Paris se rue à l’assaut des Soldes. Le Général de Gaulle, pas plus con qu’un autre, sentant l’oignon plus que de raison et sachant que sa femme lui avait fait des rillettes pour le midi, avec une sauce au madère en plus, s’empressa de changer de camp et de se mettre aux côtés des insurgés ayant ces mots historiques pour la postérité de mon postérieur :

-Pâââris, c’est une blonde ! Je vous ai compris, bande de veaux !

Et c’est ainsi que la Bastille bascula, que déjà, quelques têtes tombèrent et furent promenées jusque sous l’arc de triomphe. Mais les manifestants ne s’y attardèrent pas, l’arc étant en réfection à cette époque et le chantier étant très embryonnaire encore. L'Arc bandait peu, Jeanne. 

Voilà. C’est tout. Et comme à leur accoutumée, les Français en ont fait tout un foin. Mais cette messe dite dans la violence valait-elle un jour férié ?

Bien d’autres anecdotes mériteraient que je les racontasse, mais point le temps n’en ai. Je pourrais vous dire ces mots de Marie-Antoinette et de son gros Louis :

-qu’esse qui font ? C’est une révolte ?

-Non sire, une révolution

-Ach, mais Bourguoi ?

-Parce que Louise, Madame et parce qu’ils ont faim, ils veulent du pain.

-Ach, ils ont faim alors gue moi, j’ai de la brioche et de la cellulite.

-Aaaahhh, mais Cassez-vous Pôv Cons !

Ces paroles furent très mal interprétées par l’Histoire.

Je pourrais noircir des pages rougies par le sang bleu des atrocités qui de la terreur à Waterloo émaillèrent cette grande révolution, ce long circuit qui fit tournoyer la France sur elle-même pour renouveler un peu le sang des nantis et laisser le peuple heureux de crever devant les canons au son de la carmagnole. Parce que le peuple est con : un petit air de flonflons, une jolie histoire racontée à l’école, quelques noms qui brillent du strass de l’Histoire à cinq balles et le peuple, le voilà exultant de liesse qu’on dit toujours populaire. Je pourrais écrire des pages mais non, car comme toujours tout doit finir en chansons. 

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La brise de la Pastille. Gouache sur peau de zob de Jean-Bernard David. Musée de le Galinette cendrée, Tombouctou. Dans cette œuvre qui traduit bien la ferveur créatrice d’une époque de grands changements tourmentés aux tempêtes de l’Histoire, David nous montre Goliath et Jonathan terrassant la méchante bastille. L’observateur attentif remarquera la présence de Nicolas Sarkozy, le playmobil de droite.

Alors je me contenterai de vous conter brièvement la genèse de cet hymne cher à notre Premier Sinistre autoproclamé à vie, Yves Leterme, aux piles inusables, ce qui est étonnant, qu’un type aussi chiant soit duracell je veux dire. Je veux parler de la Marseillaise. Elle fut l’œuvre de deux frères, on ne le sait que trop peu.

Rouget et Désiré de Lille qui étaient de Marseille. Rouget, était un grondin, un gredin pardon, patron pécheur à Marseille mais peu prompt à la pratique du confessionnal. Personnage aux mœurs ondoyantes frayant avec les maquereaux des bas quartiers, terreurs des venelles, pétant la bouille à Blaise, terrorisant les catins, une vraie débandade de morues. Désiré, lui, tenait une baraque à frites dans le port d’Amsterdam, mais il en avait assez parce que des marins pissaient de l’huile de morue de ses friteuses noyant dans la bière les rêves qui les hantent parce que depuis que Mathilde était revenue un canal s’était pendu, sans compter les pertes financières, leurs grosses mains l’invitant à mettre des cornets en plus.

A la veille de partir combattre l’armée autruchienne et ses terribles panzers en 1792, ils sont attablés dans un café belge, la Taverne "Onze lieve Vrouw van mijn twee nootjes" d’Ypres. Désiré propose une version entrainante et gaie pour les troupes, une joyeuse chanson à boire qui donnerait le moral aux troufions.

 

253 (2)

Les panzers de l'armée autruchienne. Acrylique sur parchemin. 1475. Gilles de Binche. Musée de l'orange masquée, Troufiu-Lez-Balançoires.

En voici les paroles :

Allons enfants de mes parties

Le jour du foutre est arrivé

Contre nous de la ‘tite Annie, le braquemart de mon gland s’est levé.

Le braquemart de mon gland s’est levé

Entendez-vous dans nos compagnes, mugir ces féroces soldats ?

Ils viennent jusque dans nos draps dégorger leur vit, leur mat d’ cocagne.

Aux larmes citoyens

Rions comme des cochons

Mangeons, buvons, que vents impurs sortent de nos croupions.  

Mais Rouget, légèrement serré du cul, refusa ces paroles. Il en avait, disait-il, des plus didactiques et des plus adaptées à l’élan civilisateur de la République et à l’éclat terni par le sang poisseux de l’ennemi des lames de sabre aux vents aguerries. Six couplets sanglants qu’il avait pondu, emplis de mugissements, de sillons boueux de sang impur, d’ennemis expirant, de vils despotes. Un septième fut écrit le même soir par Pépète Verdonck, honteusement besognée par les deux frères dans l’arrière salle crasseuse aux relents nauséabonds de pisse et de bière du bistrot.

Heureusement de nos jours, on n’en retient qu’un, de couplet, le plus sanglant.

Ce que l’histoire a oublié aussi, c’est que Désiré, vexé, s’en alla faire des laquemants à Liège après cet épisode. Et ce que l’histoire n’a jamais su, c’est qu’à la table jouxtant celle des de Lille, se tenait avachi par la bière et le son de l’accordéon, Ernst-August Leterme, un ancêtre d’Yves, qui, impressionné par ces paroles s’en fit une sorte d’hymne familial, avant, lui aussi, d’aller retrouver Pépette dans l’arrière salle si sale. Voilà qui explique bien des bourdes ministérielles.

L’histoire tient à peu de choses quand même. Allez, abreuvez-vous bien de bière et de bals populaires. En attendant la prochaine révolution où je retournerai mon pantalon, je vous remercie de votre inattention et espère ne pas avoir répondu aux questions que vous ne vous posiez pas.  

Bonsoir.

Et puisque nous avons commencé par "Ascenseur pour l'échafaud", terminons par un autre morceau ayant rapport aux ascenseurs, mais autrement. Sans que cela vous outre...  Jean-Michel Jarre

 

Tous les calembours utilisés dans ce texte sont garantis, bio, sans colorants ni conservateurs, c'est pour ça qu'ils sont tout pourris.

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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Samedi 2 juillet 6 02 /07 /Juil 12:45

 

Almanach du 27 juin au 2 juillet

Alors que les stigmates de la tempête se referment lentement sur ma région, le soleil revient timidement, sans la chaleur. La végétation reprend fièrement le dessus. Les fruits grêlés tombent au sol ou pourrissent. La roue tourne quoi.

Et pendant ce temps là, DSK et sa grosse affaire n’en finissent pas de rebondir de matelas en matelas, de soubrettes en aventures new-yorkaises. Les preuves, les rumeurs continuent à courir, plus rapides que la vérité, pas celle avec un grand V qui est insaisissable à notre condition humaine ni même la judiciaire qui souvent laisse un goût amer de gâchis dans la bouche. Qu’importe au fond puisque quoiqu’il advienne, il restera ceux qui croient et ceux qui ne croient pas : à l’innocence ou au complot.

Au diable les faits, le recul, l’homme est animal de croyance et non pas de raison. Plus les moyens de communication avancent et plus les faits se reculent. Sans contrepet de contresens ridicule.

Branlocouillométrie que tout cela. Anatole Legrain-Gallet, j’en appelle à tes mânes, éclaire-nous de ta science !

253 (2)Dis Josiane, tu y arrives toi, à mettre ta tête dans le sable ? Non trop dur. C'est pas du sable. Je suis pas assez agile pour mettre ma tête dans l'argile. Et puis je ne sais pas si c'est une bonne idée de se cacher la tête en sortant le cul, y a DSK qui court à nouveau... 

 

L’essaim des Saints

Lundi : On fête Sainte Pome dont on ne sait rien de la vie mais dont on nous bassine pourtant le fondement avec la sainteté. On cultive même ses reliques dans l'église de Châlons-sur-Marne. Moi, je peux vous dire que c’était une martyre. Elle disait même « Dieu du ciel, les merdes, c’est toujours pour ma Pome »

Mercredi : Rien à dire sinon que Sainte Béate fut Sainte par son attitude hautaine. La Béate itude de l’altitude quoi. Et Sainte Chouchan qui était tout sucre tout miel avait une ferme en terre Chouanne à Châlon Chous-Cheine.

 

Jeudi : Rien non plus sinon Sainte Erentrude (6ème siècle). Rapport à DSK qui lui aussi dans les soubrettes aux sombres desseins rentre rude.

Vendredi : Saint Lunaire (évêque du 4ème siècle en Bretagne) qui, grand distrait, se promenait souvent les fesses à l’air.

Samedi : Sainte Monegonde vivait en ermite recluse (570). Originaire de Chartres qu’elle avait signée, elle s'en fut à Tours, mais à combien de kilomètres ? Sans doute peu puisqu’elle devint veuve et vécut dès lors des années recluse auprès du tombeau de Saint Martin.

Mais qu’importe puisque Monegonde était poitrinaire et que question Tours, celui de sa poitrine était formidable. D’ailleurs, la paroisse sainte Monégonde en Lochois perpétue son nom. Elle fait partie somme toute des gros saints de Touraine dont le Tours est évoqué à Nichon, à Chinon, pardon. Elle est très estimée dans le monastère par les doyens saints pères  de Loches. *1

 

*1, Allez, allez, cherchez : doyenné de Loches sur gougueule, vous verrez si je raconte des carabistouilles…

 

Et dimanche, dimanche, mes amis c’est la Saint Anatole. Alors même que DSK rebondit toujours. Signe du destin, de la Pleine Lune. Séléné Nez, de Loches, gros Saints de Poitou. Tout se tient. Fulgurance de la pétulance spirituelle à 40°. Aaaaaarghhhhhh….

 

NB : Je tiens à signaler que je ne suis sous l’influence d’aucune substance illicite. Illicite, j’ai dit. Cuvée Marie 2007 de Charles Hours (des Pyrénées), c’est pas illicite !

 035 (3) Le Rustre en personne ne l'entend pas de cette oreille !

Retrorustre.

Comme c’est la Saint Anatole aujourd’hui, je m’en voudrais de ne pas évoquer l’œuvre immense de ce génie méconnu de la branlocouillométrie… Et tant qu’on y est, quelques extraits de l’encyclopédie qui lui est dédiée.

 

Anatole Legrain-Gallet, sa vie, son œuvre.

http://lerustre.over-blog.com/article-l-encyclopedie-anatole-legrain-gallet-genie-meconnu-70940039.html

Et en deux parties en plus ! Comme une bonne grosse paire de… jumeaux.

http://lerustre.over-blog.com/article-encyclopedie-anatole-legrain-gallet-genie-meconnu-2-71190460.html

 

Deux articles assénant avec une gouaille débilitante des stupidités aussi définitives que :

« Décédé à l’âge respectable de 143 ans, dans la discrétion la plus absolue et oublié de tous, il reste cependant un des plus grands penseurs contemporains, ayant prestement fait fermer leur boîte à camembert à des messieurs je sais tout tels Nietzsche, Albert Einstein ou Amanda Lear. »

« Son Père André-Modeste Legrain est peu connu lui aussi, alors qu’il proposa le premier hymne national Belge. Pour ceux que l’histoire passionne, ça donnait à peu près ceci :

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange "

"Qui a bouté, a bouté, a bouté, a bouté l’orange en marchant"

"sur Bruxelles" ?

Mais bon, allez savoir pourquoi, ce ne fut pas retenu par les insurgés.

 

« En 1830, ayant donc pris le train en avance, et vachement encore puisque la première ligne Belge date de 1835, Ernestine rencontra André-Modeste qui était en retard sur son temps, manifestant avec un troupeau meuglant d’excités réactionnaires contre le passage du monstre de fer.

André-Modeste dérailla pour l’arrière-train d’Ernestine qui n’avait pas oublié d’être accorte, callipyge et œil-de-bichesque. Il jeta son panneau revendicateur aux orties ; elle, sa vertu aux chardons. Les manifestations battaient leur plein qu’André-Modeste et Ernestine tournoyaient déjà dans les affres délicieuses des tourments bénis de l’amour passion. "Oh, oui, encore, oui, oui"… et toutes ces sortes de choses.

« Il ajoute à ce propos : aussi rose qu’un Flamand, au moins le cochon se mange-t-il et parle-t-il la même langue que nous. Son succès est mitigé. Non seulement de nos jours, il y a plus de cochons en Flandre que de Flamands, mais en plus les cochons votent séparatiste ! »

 

Et enfin, les bases de la branlocouillométrie… 

http://lerustre.over-blog.com/article-encyclopedie-branlocouillometrie-definitions-et-implications-stellaires-71713064.html 

« Littéralement, la branlocouillométrie est donc l’art de dire n’importe quoi en ayant l’air sérieux et en se foutant de la gueule du monde.

La branlocouillométrie est née des travaux et réflexions de l’immense Anatole Legrain-Gallet (1830-1973). Dès 1772, celui-ci remarque que plus on explique quelque chose à un con et moins il comprend.

Corollairement, ou presque, plus il y a de cons dans une salle et moins on doit faire d’efforts pour qu’ils ne comprennent rien.

A partir de ces constats, il est aisé de démontrer qu’on peut se fiche de la poire du monde en racontant n’importe quoi pourvu que ça jargonne à qui mieux mieux. Non seulement, les mecs y pigent peau de zob mais en plus dans 5 minutes, ils auront tout oublié. »

« Ainsi, en 1928, il annonce sur son blog l’invasion de la terre par les troupes vénusiennes venues de Vienne, advienne que pourra. Il déclenche une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1933, il annonce l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. En 1935, il annonce le retour à l’Olympia de Chantal Goya, déclenchant une panique sans précédent : exode massif, achats compulsifs de sucre, strip-teases publics, viols collectifs, destruction des effigies de Nicolas Sarkozy. »

 

Bon sang, sacré Anatole !

Bon week-end. Euh… si vous lisez mon blog la semaine prochaine, prévoyez des cirés. Va y avoir des éclaboussures…

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Dimanche 26 juin 7 26 /06 /Juin 07:12

Almanach de la semaine du 20 au 26 juin.

 

Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs, en ce dimanche, plutôt qu’aller fol en messe, lisez-donc mes hagiographies. Je rappelle que tous les saints évoqués ici sont vrais de vrais. Peut-être l’église a-t-elle supprimé de ses calendriers officiels nombre de ces martyrs des premiers âges, mais soyez-en sûr quelque part dans les campagnes reculées de France ou de Hongrie, il existe encore des chapelles, des dictons, des neuvaines ou des légendes les concernant. Pour vérifier : www.nominis.fr.

 

Les saints :

 

Lundi le 20 juin : Si Saint Méthode était bordélique en diable, Saint Bain était très propre sur lui. Quant à Sainte Gemme c’était une femme brillante et précieuse qui enfilait les perles pour protéger ses bijoux de famille.

Mardi 21 juin, c’est l’été, le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année. Chouette. Cela signifie aussi que dès demain, les jours raccourciront nous emmenant inéluctablement vers les rigueurs de l’hiver : les petits matins glacés, le givre sur les pare-brises, le verglas et son lot de morts sur les routes, les vieux mourant seuls, de froid, oubliés de tous y compris d’eux-mêmes, les pauvres qui ne pourront plus se chauffer autrement qu’en foutant les doigts de leurs gosses dans le poêle, oh un ou deux doigts par gosse, ce qui arrange tout le monde, avec 8 ou 9 doigts on se débrouille encore et puis les pauvres ça a un tas de gosses alors ça fait un paquet de doigts pour l’hiver, les loups affamés dans Paris, la pestilence sur Marseille et le beaujolais nouveau sur Lyon. Cette note d’optimisme estival vous était offerte par les cordes « Le nœud coulant ».

Sinon, le 21, c’était la Saint Pelade. Il mourut en 518 d’un accident stupide. Pelade était doté d’une pilosité abondante et d’une barbe de patriarche. Il avait l’habitude de parler dans sa barbe et un jour, il avala de travers un reste de cuissot de chevreuil qu’il y avait stocké en vue d’une longue marche d’ascèse. Alors il s’assit sur sa çaise et il mouririt seul dans les bois parce qu’il n’y avait pas un pelé à la ronde. Enfin, c’était la Saint Leufroy, au Pays d’Evreux, en pleine Normandie, il picolait du calva, parce que disaient ses contemporains, « il eu froid »

Mercredi le 22 juin nous nous rappelions (enfin moi, tas de mécréants) Saint John Fisher qui était un pauvre pécheur et Sainte Prece qui mourut écrasée sous le poids de la foi, parce qu’elle écoutait trop Barrique White. Et à trop tâter de la barrique elle eu une crise de foi.

Et puis vendredi c’est pas pour dire du mal, mais bon la religion catholique ne pense pas au bonheur des enfants. Non mais, voyez donc ce qu’on nous propose aujourd’hui : Saints Agoard et Aglibert, Gohard, Rombaud, Simplice, Théodgar et Théodulphe… Alors qu’il y a de si beaux prénom : Justin, Kevin, Allison, Jennifer, Spiderman, Starsky et Hutch si ce sont des jumeaux.

Mais le ou plutôt la meilleure du jour reste la Bienheureuse Raingarde. Bon vu qu’elle vivait vers 1100, je veux bien qu’elle n’était pas à la page bien qu’elle dû en avoir quelques-uns à son service des pages, mais quand même. Vous imaginez votre femme ou votre mère s’appelant Raingarde vous ?

-Ta mère c’est une ringarde !

-Ben oui, c’est vrai. Comment tu le sais ?

Et enfin, en ce dimanche 26 juin, fêtons Saint Pélage et il en a bien besoin vu les températures ! Il paraît que Saint Pélage avait mauvaise haleine et se promenait souvent à poil. Quand il avait bu, il nageait souvent en eaux troubles Pélage, hic !

P4260171

Saint Pélage, le matin avant le rasoir... 

 

Rétro Rustre.

 

LA page Facebook de Jésus, rien de moins…

http://lerustre.over-blog.com/article-tres-breve-de-comptoir-56380947.html

 

 

La télé quelle plaie !

http://lerustre.over-blog.com/article-vacances-potins-et-page-blanche-56379499.html

 

« Oui, j’avoue m’être parfois gélifié le cerveau des heures durant devant Louis la Brocante, Joséphine et Julie Lescaut. J’aime les séries policières mais FBI portés disparus, à la cinquième diffusion, ça lasse, on voudrait que ça disparaisse. »

Et enfin, un texte juste à moitié drôle sur les pratiques et les enfantillages de certains prêtres…

http://lerustre.over-blog.com/article-les-enfants-du-bon-dieu-c-est-pas-des-canards-sauvages-57052874.html

 

« Et puis j’en voulais à mes parents : ils m’avaient tout avoué pour Saint-Nicolas, pourquoi pas pour Dieu ? De ce jour, je suis devenu un perturbateur du cours de religion, le genre qui faisait rire les copains en demandant si le diable existait, qui  à la question "qu’évoque l’église pour vous ?" répondait "les bûchers". Bref, révolte adolescente, un peu puérile, mais qu’est-ce qu’on a ri ! »

 

 

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Samedi 18 juin 6 18 /06 /Juin 15:52

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Quand reverrons-nous nos présidents de partis autour de la table cassant la graine de la discorde ?

C’est le week-ène, pas de sang pas de haine.

 

L’essaim auréolé (mais ça part à 40 degrés) de la semaine du 13 juin au 19 juin 2011.

 

En ce lundi de pentecôte, mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, répétez avec moi tous en cœur :

Gloire à Saint Fandila (bises). On me dit qu’il fut martyr vers 852. Je m’interroge. Fandila souffrant le martyr ? A son nom, je lui suspecte des fissures anales. Mais je suis salace. Fandila fut bien fendu mais de la tête et pas du fût. Prêtre à Cordoue, il fut décapité par les musulmans. Il aima le christ à en perdre la tête somme toute.

Et oyez mes preux, en ce lundi béni, nous nous souvenons aussi de Sainte Felicula morte d’une crise de foi vers 90… après Jésus Christ je suppose, sinon elle aurait pas pu si vous voulez.

Ou alors elle aurait été vachement en avance sur son époque. J’aime beaucoup. Car si j’eu avancé et que Félicula comment voulez-vous que nous nous percutâmes ? C’était une sainte avec des poils qu’on appelait la Félicule pileuse. Comme elle n’allait pas vite, on la disait propice (mais gaffe aux contrôles d'urine) au régime des coureurs du Tour de Gaule. En effet, tout le monde le sait, les cyclistes, il leur faut des féliculents.

Le 14 juin, mes bons manants, mes vils larrons, nous rappelons à nos âmes endolories du fardeau du péché qui nous écrase, en vérité je vous le dis, Saint Niphon, cané vers 1411. Adulé de ses contemporains, il était connu au moins autant que les Beatles (surtout en 1411). Chaque fois qu’il arrivait dans une ville on le conduisait au beffroi et la foule scandait "saint Niphon au balcon" ! Et quand il apparaissait, la foule continuait "Un Niphon, phon, phon, les petites marionnettes"… Signalons qu’il naquit en Epire et qu’il n’y a pas mieux pour faire fondre la graisse avant l’été.

Le 14 juin c’est aussi la Saint Prote. Saint Prote, dit aussi le nez fin (à ne pas confondre avec Néron qui avait pourtant le profil aquilin). D’ailleurs ne disait-on pas de Saint Prote "premier senteur, premier péteur ?" Lui répondait qui ne dit mot qu’on sent quand on a l’haleine fétide. Il fut martyr en Vénétie au 4ème siècle à Aquilée, un comble pour un nez fin.

Le 17 juin, c’est la Saint Blier.

 

Et évidemment je ne peux résister… Décidément les mecs, vous connaissez pas Raoul…

 

 

Et pour la bonne bouche…

 

 

Je ne m’en lasse pas.

Le 18 juin, en vérité, c’est la Saint Ethère. Un saint vaporeux qui monte à la tête je suppose.  Il fut tragiquement martyrisé à Nicomédie : ses bourreaux lui passèrent des torches sur tout le corps, l'accrochèrent par les narines et enfin le décapitèrent après quoi ils chantèrent "un petit cochon pendu au plafond…"

Moins drôle, c’est la Sainte Marine. Enfin moins drôle… ce fut une fille qui toute sa vie se fit passer pour un mec pour squatter un monastère. Je n’y vois aucun parallèle avec la fureur actuelle du FN, mais je subodore grave…

Et enfin, en ce 19 juin, rappelons nous de Saint Job de Moscou. Aujourd’hui on ne dit plus une jobeuse de Moscou mais une péripatéticienne Slave.

 

Rétrospective rustique

Dans la veine « Belgium 0 points » si vous le voulez bien...

Vous n’y comprenez rien aux fêtes nationales et régionales belges ? Rassurez vous, j’esssplique. Et le 21 juillet, y aura un complément pas Picqué des verres mon vieux Charles (ouh là, elle est costaude, celle-là).

"Et donc le 27 septembre, on fait la fête, enfin surtout les profs et les fonctionnaires, vu que tout le monde s’en fout, s’en cogne, ne sait pas ce que c’est et n’a pas congé ce jour là. En plus, après les fêtes de Wallonie, les réserves nationales étant vides, on ne sait même plus boire un bon petit péket. C’est dire si on s’emmerde le jour de la Fête de la Communauté Française de Belgique."

Nous noterons cette bucolique version de la p’tite gayole :

 

 

 

Et celle-ci… un peu moins bucolique…

 

 

 Ne vous contentez pas du résumé allez voir l'original :

http://lerustre.over-blog.com/article-le-27-septembre-c-est-la-fete-youpie-57808363.html

 

Et évidemment je vous ressers pour la nième fois…

http://lerustre.over-blog.com/article-belgique-f-r-iction-58314084.html

Oui, mais à chaque coup que je le remets il se trouve des gens qui ne l’ont jamais lu malgré mes rappels lourds et incessants sur facebook et sur divers blogs dont ceux de la rtbf. C’est dire la visibilité énorme de ce merveilleux outil qu’est le web 2.0.

"Samedi 9 octobre : 14h00 : Joelle Milquet en rajoute une couche : "le vaution est à prendre ou à laisser. Et si les flamands refusent, nous durcirons nos positions. Qu’ils prennent garde : nous pourrions mettre les cûtes peûres, la tarte al djôte et même la chimay bleue sur la table des négociations". Michel Daerden se dit prêt à recevoir des responsabilités de la part du roi pour être à table aussi.

15h00 : Laurette Onckelinckx en appelle à la collaboration du peuple et des élus flamands pour une Belgique "Tartine et Boterham".

15h30 : Bart De Wever réplique que "parle à mon cul,  les flamands ne collaboreront pas".

15h31 : "Ce serait bien la première fois" persifle Olivier Maingain."

 

Et enfin, pour finir ce week-end enfin pluvieux (et de la vraie qui mouille) :

Un almanach datant du 11 octobre

http://lerustre.over-blog.com/article-l-almanach-du-lundi-11-octobre-2010-77088295.html

où on apprend entre autres que…

 

"Ainsi, depuis 2007 nous avons vu défiler une série de personnages plus ou moins ventripotents et affables répondant à des fonctions assez variées… dans la forme, parce que sur le fond… : des démineurs, des éclaireurs, des facilitateurs, et maintenant, un clarificateur. Magnifique. Seulement le roi stresse. Que va-t-il bien pouvoir trouver pour la prochaine fois ? Sire, si vous me lisez : voici quelques suggestions…"

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Samedi 11 juin 6 11 /06 /Juin 06:00

 

Almanach pour un week-end de pentecôte.

L’essaim des Saints du lundi 6 juin au dimanche 12 juin 2011.

 Je suis triste. Cette semaine a manqué cruellement de saints rigolos.

Bon , il y a bien eu Saint Médard et Saint Barnabé et leur cortège de dictons météorologiques du genre

"S'il pleut pour la Saint Médard, il pleut quarante jours plus tard sauf si Saint Barnabé lui coupe l'herbe sous le pied."

ou encore

"S'il pleut à la Saint Médard et que la Saint Barnabé ne lui coupe le pied, il pleut quarante jours plus tard."

et le magnifique

"Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint Gervais (19 juin) sois beau, et tire Saint Médard de l’eau."

Ce qui signifie que s’il pleut le jour de Médard le pissard, il va dracher pendant 40 jours sauf s’il fait beau à la Saint Barnabé. Il a plu par endroits sur la Belgique le 8, jour de la Saint Médard. Nous pourrons donc vérifier la véracité de la sagesse ancestrale paysanne.

Dans son hagiographie, il y a un épisode où Saint Médard est protégé de la pluie par l’aile d’un aigle, d’ où son évocation au sujet de la pluie.

Pour le reste, rien, nada, ou si peu. Tout juste peut-on relever un Bienheureux Censure évêque d’Auxerre . Censure et Eglise sont des mots qui vont si… C’est pourtant vrai que je suis mauvaise langue. Que Censure soit évêque d’Auxerre ou Sancerre, ça sert à rien de susurrer des sous-entendus.

Je vous parlerais bien de Saint Onuphre qui était anachorète en Egypte mais il me faudrait alors évoquer le capitaine Haddock et j’aurais peur des procès des héritiers Hergé.

Précisons tout de même que l’anachorète est au religieux ce que le ténia est aux lombricidés : un solitaire. L’anachorète est le contraire du cénobite qui vit en groupes, mais ça devient dégueulasse et je préfère m’arrêter là. Une citation ? 

"Arrête Anachorète, dit le cénobite qui faisait la queue dans la file à l’ascète solitaire qui récitait des vers sans queue ni tête, sans chapeau ni braguette dans le désert."

Evangile selon saints Roger et Robert.

 P7050040

Sinon, c’est la pentecôte, mécréants !

"Prends l’ascension pour monter la pentecôte, c’est mieux que l’escalier."

Et de là, on peut se poser une question. Quand jésus à entrepris l’ascension de la pentecôte était-il dopé ? Certainement pas, la Pentecôte c’est férié, les pharmaciens sont fermés.

Ah… Ooooooohhhhh ! Désolé, je devrais dire en Belgique c’est encore férié, en France ça dépend. Dommage Eliane !

 

Retro Rustaud

 P7130043

En ce long week-end je vous conseille vivement les (re)lectures suivantes :

J’ai retrouvé cet article du 6 juillet. Ca me fait bizarre, parce que je pourrais écrire la même chose point pour point cette année : la sécheresse, le travail, le manque de temps pour le blog…

http://lerustre.over-blog.com/article-la-danse-de-la-pluie-53501470.html

"Tout le monde à l’air de s’en foutre pour le moment. La presse, les vacanciers, les cyclistes protestants de gauche, les footballeurs piémontais de droite…

C’est vrai qu’entre la Coupe déballonnée, les cyclistes à moteur qui râlent parce que, monsieur, quand y pleut ça glisse...

Les politiques belges qui s’amusent beaucoup en jouant à la chaise musicale (c’est tout de même pratique le fédéralisme, comme il y a plusieurs parlements et qu’on peut prêter serment, pas dans tous à la fois, mais on va y penser, il y a toujours un siège au chaud quelque part qui t’attend)...

Les politiciens français qui achètent avec de l’argent public des cigares cubains pour soudoyer les miliciens de l’oréal et obtenir la libération d’Ingrid Bettencourt… (enfin si j’ai bien compris…), ben les journalistes ont du pain sur la planche."

Et du coup je vous remet "en live" cette extraordinaire danse de la pluie.

 

 

Et un peu de bonheur…

http://lerustre.over-blog.com/article-le-bonheur-53647975.html

"J’ai encore des choses à ressentir et la vie est trop courte pour la diluer dans le sommeil… "

Et enfin, un petit article qui parle d’été, de rentrée, de temps qui passe et de promesses qui ne seront pas tenues par le rustre.

http://lerustre.over-blog.com/article-c-est-la-rentree-la-nuit-de-la-vengeance-du-retour-du-rustre-56378125.html

 

A bientôt, car lundi, nous fêtons un anniversaire…

Par le rustre - Publié dans : Almanach des sots et des malentendus - Communauté : Made in Belgium
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